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Odorikuruu [Amaya+Magma]

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MessageSujet: Odorikuruu [Amaya+Magma] Jeu 2 Juil 2009 - 17:30

Le soleil se levait avec douceur, empiétant timidement sur les fins nuages pour les colorer d'une teinte orangée. Allongée sur mon lit, je me tournai en direction de la fenêtre et savourait le vent matinal qui s'y engouffrait. Les oiseaux piaillaient avec entrain tandis que l'odeur de l'herbe humide parvenait jusqu'à moi par délicates effluves. Je me levai d'un bond et m'étirai longuement, me contorsionnant dans tout les sens.
Des pas précipités résonnèrent sur le plancher du couloir, puis quelqu'un frappa à la porte.

- Entrez.

Une jeune femme, a peine plus âgée que moi, pénétra dans la pièce et s'inclina profondément avant de relever la tête.

- Amaya-sama, un message du Seigneur du Feu vient de vous parvenir.
- Du Seigneur du feu?
- Oui. Tenez.

La jeune femme s'approcha de moi et me tendit une lettre fermée à l'aide d'un sceau rouge. Je l'ouvris et la déplia.




A Amaya, le Guide des Nomades de l'Air,

J'ai l'immense honneur et le plaisir de vous annoncer votre invitation dans notre noble Nation du Feu, en vue du Festival qui aura lieu dans notre Cité Impériale dans exactement cinq jours.
Votre invitation a pour but de renforcer les liens entre nos deux peuples, et de vous offrir l'opportunité de découvrir notre royaume.

En espérant votre accord, je vous souhaite de passer une bonne journée et prie pour que votre séjour, si il y a, soit inoubliable.

Magma, Seigneur du Feu





- Un séjour dans la Nation du Feu hein?...répétai-je à vois basse. Je vais y réfléchir, merci.

La jeune femme s'inclina de nouveau et sortit de la chambre en courant. Je l'entendis dévaler les escaliers, jusqu'à ce que ses pas disparaissent.
Je restai un instant sans bouger, puis rangai la lettre dans ma sacoche. Je m'emparai des vêtements propres sur ma chaise et les enfilai avant de me laver. Je nattai mes cheveux et enroulait mes deux tresses de tissus, les allongeant encore de plusieurs centimètres. C'est presque si elles frolaient le sol.
Une fois préparée, je bondis par la fenêtre, comme j'avais l'habitude de le faire, puis sautait de toit en toit, appréciant la fraicheur du matin et son silence.
Que je comprenais, en parfaite harmonie avec son chant que me soufflait le vent.
Je fermai les yeux quelques secondes, rendant mes perceptions encore plus intenses. Et toute la matinée, j'errai dans la cité du Temple, sautant, courant, m'enfonçant, grimpant sur les toits, les ruelles, les murs, les gouttières...Je retrouvais dans ces activités une part de l'enfance que j'avais perdue, que l'on m'avait volée.
Cette liberté, cette solitude, cette insouciance.
Je m'arrêtai au sommet de la colline après être sortie de la cité. Je m'installai sur l'un des rochers, en tailleur, et posai un paume contre la pierre, l'autre tournée vers le ciel.
Puis m'évadai. Dans mes longues méditations quotidiennes durant lesquelles je m'ouvrais sur le monde et sur moi-même. Pendant des heures, sans en éprouver le moindre ennui ou la moindre fatigue. Ces méditations faisaient partie intégrante de mon âme et de mon corps.
Ce ne fus que la chaleur de l'air qui m'indiqua que l'après midi touchait à sa fin. J'ouvris les yeux, revenant sur la terre ferme, et me relevai avec légèreté, avant de m'étirer de nouveau. Une fois remise d'aplomb, je sortis une pomme de ma sacoche et croquai dedans avec fougue. J'avais beau avoir l'habitude de ne rien manger pendant deux heures, je la savourai avec gourmandise.
Le soleil couchant étendit ses couleurs chaudes sur le ciel et éparpilla ses derniers rayons sur le monde. Sur la Terre.
Je me rendis, par le long chemin de pavés, à l'abri des bisons. A peine entrai-je dans l'enclos que Tomoo vint à moi et m'envoya un coup de langue qui me tanguer.
Je ris en caressant son épaisse fourure sur laquelle je me calai en soupirant.

- Aujourd'hui, le Seigneur du Feu m'a proposée de séjourner dans sa nation. Il y a un festival là-bas...

Des flashs douloureux me revinrent en mémoire et je fermai les yeux pour y échapper. Ils n'étaient plus comme ça...

- Je vais accepter. Attends moi ici, car cette nuit, nous partons.

Je vis dans ses yeux qu'il comprit. Il poussa un petit grognement approbateur tandis que je me téléportait jusqu'à ma chambre. J'emballai dans un sac quelques vêtements, fourrai dans la sacoche que j'avais toujours à la taille plusieurs fruits avant de passer la canne d'Aru dans mon dos. Après un dernier coup d'oeil autour de moi, je sortis de la pièce. Les deux maitres de l'Air qui gardaient ma chambre s'inclinèrent et s'exclamèrent en chœur :

- Nous vous accompagnons Amaya-sama!

- Entendu.

Je posai mes mains sur leurs épaules et nous téléporta vers Tomoo. Comme prévu, il m'attendait devant l'enclo, machonant de l'herbe. A ma vue, il se redressa et rugit de bonheur. Il allait pouvoir voler.
Les deux Maitres de l'Air et moi montâmes sur la selle.

- Yip yip !

Tomoo rugit de nouveau et frappa le sol de sa queue avant de s'envoler. Nous nous retrouvâmes vite haut dans le ciel. Mon élément. Là où j'étais la plus apaisée.
Tomoo fonça vers la Nation du Feu.

Le voyage dura un peu plus de quatre jours. Nous survolâmes tout ce temps la Mer, jour et nuit, ne nous arrêtant que lorsque c'était nécessaire.
Puis bientôt, la silhouette voluptueuse des Iles fumantes se dessina.
Nous étions arrivés.
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Mar 7 Juil 2009 - 0:11






Les premiers rayons de soleil perçaient déjà le voile nuageux gris blanc qui s'étandait sur toute la nation du feu. Les gouttes d'eau de la rosée du matin perlaient des branches des arbres et chutait sur les rochers froids dans un "ploc" mélodieux. Les oiseaux volaient et se laissaient porter par le souffle du vent joueur et enjoleur. L'ensemble de la nation du feu était encore profondément endormie, tandis que l'on s'agittait déjà au palais de la flamboyante nation.


Un petit homme maigrichon était chargé d'organiser et de préparer le grand festivale du feu. Il faisait partit de la minorité de gens qui gagnait un grade haut placé dans la nation du feu alors qu'il n'était que simple servant. Ses petites lunette carrées tombaient sur son long nez fin et menaçaient de tomber à tout moment. Souffrant d'insomnie depuis que le seigneur du feu lui avait confié cette lourde tâche, il s'efforçait de prouver sa valeur. Pensant qu'il était le seul homme du palais debout à cette heure du matin il s'activait déjà pour tout préparer.
Il repassait au peigne fin la liste des invités au festival et fut choqué en apercevant "Amaya, guide des nomades de l'air" située en tête de liste. Lui qui avait participé à la dernière guerre opposant la nation du feu au royaume de la terre allié au nomades de l'air. Ne pu refouller un frisson de dégout. Il tenait à en toucher mot au seigneur du feu lui même.
Il se mit alors en quête du jeune chef de nation montant les escaliers qui menaient à ses appartements à toute allure. Il frappa à la grande porte du conseil de guerre ou il pensait trouver le seigneur du feu, aucune réponse. Il poussa la porte, la salle était vide il hélait les servants du palais pour savoir ou était partit le jeune seigneur. Il croisa une jeune femme qui portait des vêtements sâles, il s'adressa à elle d'un ton supérieur:

- Dis moi femme ou est ce que je peux trouver le seigneur du feu, Magma?
- Le seigneur du feu est au dojo d'entrainements, monsieur répondit respectueusement la jeune femme appeurée.
- Aux dojos de si bonne heure? Mais qu'est ce qu'il peut bien y faire?

Cette dernière question resta entre ses dents car même s'il n'avait aucun respect pour ceux qui avait été à sa place jadis. Il craignait et vénérait le seigneur du feu malgré sa jeunesse et sa fougue qui avait le don de l'exaspérer.
D'un pas déssidé il se dirigea vers les dojos en traversant les multitudes de jardins de la nation. Ceux-ci étaient magnifiques, les architectes et les jardinniers du feu s'étaient alliers pour offrir aux visiteurs et à leur seigneur les plus beaux jardins jamais conçue. Le sol de la nation étant en grande partie constituée de terre volcanique il se trouvait être relativement fertile et recepteur de toutes graines. C'est ainsi que toutes les plantes du Sekai furent rassemblées dans les jardins de la nation du feu. Les fontaines et lagon des jardins armonisaient l'atmosphère de la zone.
L'homme chargé de l'organisation du festival du feu, traversa ces merveilles sans même lever le nez de ses notes. Il était encore sous le choc de sa découverte et n'arrivait pas à saisir les intentions du seigneur du feu. Mais il pourrait avoir les réponses à ses questions trés bientôt. Il remonta ses lunettes sur son nez et leva la tête de ses notes alors qu'il arrivait aux portes du dojo personnel du seigneur du feu. Il calla ses notes sous son bras et poussa la porte de bois du dojo et se glissa à l'interieur.
Le seigneur du feu était au centre du dojo, il tournait le dos au nouvel arrivant, celui-ci allait héler le seigneur du feu pour lui signaler sa présence quand un vieil homme l'interrompit en chuchotant:

- Si vous êtes venu pour parler au seigneur du feu je vous déconseille vivement de ne pas interférer dans son entrainement matinal, il serait de trés mauvaise humeur pour le reste de la journée.

Le maigirchon réajusta ses lunettes et observa calmement le seigneur du feu en silence.
Il était vêtu d'une longue veste blanche à col, qui chutait jusqu'au niveau de ses genoux. Dans son dos y était inscrit "OSHIERU", ce qui signifiait enseignement en japonais. Ses cheveux blonds mi long lui tombait devant les yeux qu'il gardait clos, les poings serré plaqués les uns contre les autres il était dans une position de concentration extrême. Le vieil homme assis à coté du registreur frappa du plat de sa main sur le tambourin qu'il maintenait entre ses cuisses. LA peau de l'instrument tonna et résonna dans le dojo, immédiatement Magma s'élança, il effectuait de mouvements gracieux avec ses bras. L'instrument du vieil homme imposait le rythme et le seigneur du feu, yeux clos se laissait porter par le son tonnant du tambourin. Genoux fléchies il rapprochait son centre de gravité du sol, désserant ses poings, il ouvrit les mains. Le vieil homme accélerra et frappa plus violemment sur l'instrument. Magma se lança dans une danse folle propulsant ses bras dans des mouvements parfaitement fluide de droite et de gauche tout en maintenant ses pieds plantés dans le sol. Il tournoyait autour de son tronc et de sa main droite il projetta une langue de flamme, il répetta la maneuvre de l'autre coté et de sa pain gauche il fit jaillir une nouvelle langue de feu. Il déposa ses mains sur le sol du dojo et dans une flexion des genoux il se projetta dans les airs, dans une vrille parfaite sa longue veste blanche tournoyait autour de lui. Les bras tendu de chaque coté deson torse, paume en avant il faisait jaillir un flux continu de flamme qui pris la forme d'un cyclone de flamme sous la vitesse de rotation du seigneur du feu.

*Heureusement qu'il n'y a pas de plafond* pensa l'homme maigrichon à lunettes.
La tornade de flamme tournoyait autour du seigneur du feu qui se receptionnait en souplesse. Sa longue veste toucha le sol quelques secondes après lui et claquant des doigts il se teleporta dans une langue de flamme réapparaissant dans un coin de la salle d'entrainement il se reteleportait dans un autre coin de la pièce à une vitesse incriyable que le vieil homme et le maigrichon ne parvenait pas à le suivre des yeux. Le vieil homme cessa de marteler son instrument et dans une dernière notte il frappa violemment sur la peau du tambourin qui émis une puissante vibration. Le seigneur du feu était réaparu au centre du dojo, il projetta sa tête vers les cieux et cracha un jet de flamme large et puissant qu'il coupa au bout d'une minute.
Il replaça ses poings devant sa poitrine s'inclina salua, se releva et salua à nouveau. Seulement il ouvrait les yeux et dévisagea le vieil homme en ignorant le maigrichon.

- Maître Yago comment était-ce? demanda poliement le jeune homme.
- C'était pas mal seigneur, il manque cependant un poil de force dans tes appuis. Tu es encore un peu trop juste dans tes figures mais sinon c'était excellent. Je crois que ce monsieur est là pour toi je vais donc vous laisser. A plus jeune poussin.

Il s'éclipsa en jettant un clin d'oeil à son petit protégé. L'homme maigrichon n'en croyait pas ses yeux comment une telle performance pouvait avoir des défauts en plus pas une seule goutte de sueur ne perlait de son front. Il était vraiment d'un tout autre niveau que les soldats tel que lui. Le jeune homme s'avança vers lui et plongeant ses mains dans les poches de sa veste il attendit qu'il prenne la parole. Le maigrichon remontta ses lunettes sur son nez et enfin déclara:

- Vous m'avez chargez d'une lourde mission seigneur, celle de m'occuper de l'organisation du festival du feu de cette année. Ce qui comprenait également la liste des invités n'est ce pas?
- ABsolument Tamerlan mais ou veux tu en venir? Demanda le jeune chef de nation en froncant les sourcils.

- Et bien ce matin je faisais le bilan des personnes invitées au festival et mon regard à été attiré par le nom d'un nomade de l'air Amaya. J'ai pensé à une erreur de votre part car ce sont ces ... Il fut interrompu par le regard foudroyant du seigneur du feu.

- Je t'interdit de parler de la sorte de l'invité le plus gradé de ce festival. Elle est mon égale et j'exige que chacun la traite comme si c'était moi. Ce festival est un moyen de renouer des liens avec les nomades de l'air je ne tolérerais aucun manque de respect envers un seul nomade. Me suis je bien fais comprendre Tamerlan? OU bien souhaite tu que je te remplace par quelqu'un de moins géné que toi?

- Non seigneur. Excusez moi seigneur! Il s'inclina en s'excusant.

- Tu peux te retirer Tamerlan et tu peux transmettre le message à ceux qui penserais comme toi!

Le seigneur du feu claqua des doigts et se téléporta dans une langue de feu sur le toit du palais de la nation du feu. Il s'alongea sur une pente du toit en tuile, et observait les nuages qui prenait lentement la forme d'une femme. Une femme aux nattes si longues qu'elle risquait de trébucher dedans à tout moment. Tout était grâce chez cette femme et Magma adorerait la rencontrer si seulement ca n'avait pas été qu'un simple nuage...
Il avait donné ses ordres dès l'arrivée du guide des nomades ses gardes personnels devraient l'excorter jusqu'à ses quartiers situés dans l'aile nord du palais de la nation. Elle ne tarderait surement plus cela faisait quelques jours déjà qu'il lui avait envoyé l'invitation et les derniers préparatifs pour le festival s'achevait. Ils étaient dans les temps. La conscience agitée il s'endormit avec la vision de cette femme magnifique dans la tête...
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Mer 8 Juil 2009 - 20:46



Nous posâmes pieds à terre. Une terre chaude, empreinte de puissance et de gloire.
Immédiatement, plusieurs soldats du feu coururent jusqu'à nous et s'inclinèrent, posant un poing sur la paume. Nous fîmes de même.

- Nous sommes heureux de vous savoir ici, Amaya-sama, et avons pour ordre de vous accompagner jusqu'aux appartements de notre Chef.

L'un des soldats se retourna et fit signe à plusieurs personnes de venir. A en juger par leurs vêtements et leurs allure, ce n'étaient pas des soldats. Plutôt des artisans, ou simplement des villageois venus aider.

- Occupez-vous du bison de Madame.
- Tout de suite Monsieur.

La première personne à s'approcher de Tomoo fut une femme, apeurée.

- Ne vous inquiétez pas, il n'est pas féroce. C'est surement la plus gentille créature de la contrée, dis-je avec un sourire, caressant sa fourrure. Sois-sage. A tout à l'heure.

Il poussa un petit rugissement qui fit sursauter la femme, puis suivit la suivit, plusieurs mètres derrière elle. J'attendis qu'il disparaisse de ma vue avant de me concentrer sur les soldats du feu.

- Nous pouvons y aller, dirent-ils en chœur.

Les Maitres de l'Air qui m'accompagnaient se rapprochèrent de moi discrètement, puis nous suivîmes nos accueillants.
Nous parcourûmes les chemins de terre bouillonnante, tandis que la chaleur du matin était déjà cuisante. J'ignorai comment les soldats du feu, vêtus ainsi, pouvaient survivre...Les rues de la Cité étaient larges, le sol de terre fut remplacé par d'épaisses dalles de pierre, une aura ardente émanaient des maisons et bâtiments aussi imposants les uns que les autres. Les passants, artisans ou soldats qui passaient près de nous nous suivaient les yeux, et ceux au courant de mon arrivée s'inclinaient poliment. Sans un mot, j'observai les alentours, intéressée par l'architecture très différente de la notre. Les toits semblaient recourbés, les coins s'élevant vers le ciel en pointe acérée, de couleur changeantes, passant du rouge sombre au vert. J'observais aussi les passants que nous croisions, vêtus d'une tout autre manière, et tous ou presque, de rouge.
Le rouge, couleur du Soleil, de l'ardeur, du courage. De la passion. De la colère.
Perdue dans mes pensées, je ne me rendis même pas compte que les environs changèrent. Il n'y avait plus autant de maisons, mais surtout des casernes. Les soldats du Feu affluaient ici et là, s'inclinant à notre passage. Puis le portail du Palais Impérial se dressa devant nous, porteur de puissance. Derrière les barreaux dorés, un jardin. Immense jardin. Magnifique jardins. Deux gardes ouvrirent le portail et nous laissèrent pénétrer dans l'enceinte du Palais. Une atmosphère différente y régnait, un calme presque reposant. Nous traversâmes le jardin où poussaient de grands arbres aux troncs majestueux, d'épais buissons qui bordaient les allées, de grosses fleurs aux couleurs chaudes dont les parfums envoutants parvenaient jusqu'à moi avec délicatesse. Au lieu d'entrer dans le Palais, nous le contournâmes, longeant ses murs et les buissons feuillus.

- Le Seigneur Magma souhaite vous rencontrer dans ses appartements. Il réside à l'aile nord du Palais.

Je hochai la tête, observant à nouveau l'environnement étrangement chaleureux qui m'entourait. Et plus nous nous approchions de l'aile Nord, plus le calme se faisait sentir, agréable et reposant. Les jardins changèrent eux-aussi, devenant plus majestueux, où des fontaines élégantes reposaient au milieu de fleurs aux couleurs du soleil.
Une porte de bois rouge et noir s'imposa et de nouveaux, deux gardes l'ouvrirent, s'inclinant. Le même frisson désagréable me parcouru la nuque lorsque je voyais ces hommes et ces femmes se courber devant moi...
L'intérieur était sublime. Simple d'un côté, somptueux de l'autre. De grandes parures pourpres s'étalaient sur les murs beiges où brillait magistralement l'insigne du Feu. Puis les soldats s'arrêtèrent et s'inclinèrent, posant un genou sur le sol. Je ne compris leur réaction qu'en reportant mon attention droit devant moi, découvrant le Seigneur du Feu.
Nos regards se rencontrèrent et restèrent bloqués un instant. A peine plus âgé que moi, peut-être même avions-nous le même âge...L'allure fière, impressionnante même, la longue veste d'un blanc parfait au col relevé lui donnait encore plus de grandeur. Ses cheveux d'un blond lumineux contrastaient intensément avec la sombreur de ses yeux de nuit. Il fit quelque pas vers moi, et, dans un synchronisme parfait, nous nous saluâmes.
Les soldats du feu se relevèrent et reculèrent d'un pas, la tête toujours baissée, puis firent demi-tour. Mes deux acolytes s'échangèrent un regard et l'un deux commença à parler :

- Maitre...

- C'est bon, vous pouvez y aller.
- Bien. Nous serons dehors.

Il s'inclinèrent à leur tour devant le Seigneur du Feu et sortirent du Palais. Un silence étrange s'installa dans l'immense pièce. Le Seigneur du Feu sourit et m'invita à venir s'asseoir à ses côtés. Je m'approchai et nous nous installâmes sur les gros fauteuils rouges, parfaitement l'un en face de l'autre. Il fut le premier à parler :

- Je suis honoré et ravi que vous soyez venus. Cela ne peut être que bénéfique pour nos deux peuples.
- Je suis d'accord.
- Alors, comment trouvez vous notre Palais? dit-il en s'enfonçant plus le fauteuil, me toisant avec intérêt, avide de ma réaction.
- Somptueux. Tout est si différent des Temples de l'Air !

Je vis son visage s'illuminer, ravi.

- Et vous n'avez encore rien vu. Le Canyon de Vedrano est aussi surprenant, ainsi que les Iles Jumelles ou les Iles Fumantes. La Chaine des Monts Brulants est cependant la chose la plus spectaculaire de notre Royaume.
- Je compte bien visiter tout ça ^^ Et ou se déroule exactement la Festival?
- Dans la Cité. Sur la Grande Place, dans la ville, puis s'étend sur beaucoup de rues. Mes hommes ont fait un travail remarquable.
- Je n'en doute pas une seule seconde.

Nous nous tûmes et nos regards se croisèrent de nouveaux. Nos deux corps et nos deux esprits semblaient parfaitement opposés. Il toussa en se relevant :

- Hum...je suppose que le voyage a été long et difficile, je ne vais pas vous retenir davantage et vais vous accompagner jusqu'à vos appartements.

Je souris et me levai à mon tour. Nous sortîmes du Palais, rejoignant mes compagnons.

- Suivez-moi, je vais vous mener à vos appartements, répéta Magma.

Nous longeâmes de nouveau les murs du Palais, et nous arrêtâmes devant une autre porte, surveillée par deux gardes. Magma pénétra dans cette enceinte du Palais et nous le suivimes, presque pressés d'y découvrir notre demeure. Nous entrâmes dans un grand salon, presque aussi grand que le précedant, décoré et meublé de la même façon. Deux portes donnaient sur les côtés.

- Voici votre chambre Messieurs, déclara Magma et montrant la porte de droite, et voici la votre, le doit pointé sur le porte de gauche. Je vous laisse prendre du repos et n'hésitez pas à découvrir la ville. Je sais que les Nomades sont...plutôt indépendant pour ça ^^ Je viendrais vous chercher ce soir.

Il s'inclina avec un sourire radieux, et sortit de la pièce. Mes compagnons et moi nous retrouvâmes seuls dans la pièce. Aucun ne parla, mais nous fûmes tout trois d'accord : notre voyage allait être mémorable.
Nous nous dirigeâmes respectivement dans nos chambres où nos affaires étaient déjà disposées et rangées. Un colis attira mon attention, posé sur le lit. Je m'en approchai et découvrait avec stupéfaction une tenue, élaborée spécialement pour moi. Je m'en emparai et la soulevai, l'observant avec un sourire. C'était une robe traditionnelle de la Nation du feu, d'un rouge sombre. Différente cependant des autres, de par la spirale beige brodée sur le devant. Je souris de nouveau, la reposa sur le lit, et m'approcha de la fenêtre qui donnait sur le jardin. Nous étions en début d'après midi, et j'avais plusieurs heures devant moi pour découvrir le maximum de choses. Je me téléportai à l'extérieur, devant le portail. Les gardes sursautèrent et pointèrent leur lance sur la "chose" qui venait d'apparaitre.

- Tou...toutes nos excuses Madame, nous ignorions que c'était vous!
- Ce n'est pas grave, c'est de ma faute.

Je souris et m'éloignai du Palais. Un frisson de plaisir me secoua lorsque je m'engouffrai dans les ruelles de la Cité.

***



Assise sur le bord de ma fenêtre, je fermai les yeux. L'après-midi avait été...fatigante. Mais surtout pleine de surprises et plaisir. J'avais parcouru la Cité en dévalant les marchés, pénétrant dans les boutiques, furetant ça et là, toujours aussi avide de savoir. Puis lorsque le soleil s'était couché, j'étais passée voir Tomoo avant de rentrer ici. J'inspirai une grande bouffée d'air avant de bondir de la fenêtre, m'approchant du lit. Une angoisse m'avait saisit quelques minutes plut tôt, au sujet du festival. Une angoisse que je connaissais, pour l'avoir déjà éprouvée maintes fois auparavant. Je ris. Puis me déshabilla pour revetir la robe.
Elle était parfaitement taillée, et m'allait à merveille. Je m'approchai du grand miroir accroché au mur, et m'observai. Bouche bée, je pus étudier réellement la robe.
Elle était magnifique.
Le haut me serrait les épaules avant de tomber en un léger décolleté. Une simple bande de tissu le liait au bas, ouvert jusqu'au cuisses, dévoilant le short noir que j'avais en dessous. Mon ventre et mon dos étaient ainsi nus, mes jambes également. Jamais encore je n'avais vu de vêtement aussi beau. Je me tournai plusieurs fois devant la glace, m'observant avec étonnement. Je remarquai que le soleil brûlant de l'après-midi avait bruni davantage ma peau, la rendait encore plus matte.
J'enfilai mes sandales noires, montant jusqu'au mollets par de fines cordes de cuir. Puis je sorti de la pièce. Les deux Maitres de l'Air m'observèrent avec des yeux ronds, eux aussi vêtus de costumes rouges. Je souris, quand la porte s'ouvrit. Magma, accompagné de deux soldats du Feu, entrèrent dans la pièce. Le Seigneur du Feu écarquilla une seconde les yeux en me voyant puis souris :

- Vous êtes ravissante. Cette robe vous va à merveille.

Une sensation désagréable de chaleur monta jusqu'à mes joues, et je ne pus que sourire.

- Et...si on y allait? dit-il en rigolant.
- C'est parti.

Nous sortîmes de la pièce et nous dirigeâmes vers la ville, dont le brouhaha festif nous parvenait déjà.
La nuit allait agitée. Le Festival allait commencer.
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Dim 12 Juil 2009 - 18:28



Les nomades de l'air et leur guide étaient enfin arrivés, cela faisait maintenant plus de sept heures. Alors qu'ils traversaient les rues de la nation du feu pour visiter la nation, les villageois les dévisageaient surpris de les voir au sein de leur pays. Leurs regards furent nettement attirés par la femme qui prenait la tête du petit groupe. Elle était d'une beauté sans égale. Les courbes de son corps s'armonisait parfaitement avec la légèreté de ses vêtements, qui se collaient à elle comme s'il voulait veiller à sa sécurité et la garder pour eux seuls. Le matte de sa peau faisait ressortir les couleurs de ses vêtements et la rendait étincellante. Ses cheveux d'un noir foncé tombaient de chaque coté de son visage, comme s'ils ne voulaient recouvrir la pureté de ses traits. Deux longues nattes entièrement bandées d'un tissu blanc ocre chutaient jusqu'à ses chevilles. Les fils et filles du feu restèrent figés devant la prestance que la jeune femme dégagait, certains s'inclinaient tandis que les membres de certains refusaient de répondre aux ordres de leur esprit embrumé par l'image de la guide des nomades.
Des marchands hélait déjà les fils de l'air pour leur vendre tout un tas d'objets qui d'après eux étaient le symbole de la puissance de la nation du feu. Amaya ne pu retenir un sourir à l'égard de ses gens qui il y a quelques instants étaient comme figés. Le festival du feu devait commencer dans quelques heures et les derniers préparatifs se terminaient.

Le guide des nomades de l'air dessida de rentrer au palais pour se préparer pour la grande fête de la nation du feu. Elle se devait de faire bonne figure pour l'avenir des liens entre les deux grandes nations, elle esperait silencieusement que tout se déroulerait sans encombre. Certains fils du feu éprouvaient encore de la haine en vers le peuple qui s'était opposé à la nation pendant la guerre fâce au royaume de la terre. Elle traversa de nouveau les jardins de la nation du feu dont le parfum des fleurs montait déjà à ses narines. Elle ferma les yeux un instant pour savourer l'agréable odeur des plantes, elle inspira profondément puis entrouvrit les paupières. Elle n'aurait jamais pensée qu'un jardin aussi beau existait au sein de la nation du feu, elle rentra lentement dans ses appartements, elle referma la porte derrière elle et entreprit de vêtir la robe offerte par le seigneur du feu.
Dans ses appartements le seigneur du feu faisait les cents pas et repassait avec son vieux maître les couptûmes des nomades de l'air.


Le vieux Yago l'interrompi dans son marrathon de pas:
- Cesse donc de te faire du souci, et viens te préparer pour le festival, tonna l'homme d'une voix douce mais autoritaire.
- Et si ça ce passait mal? poursuivait Magma.
- Tout se passera bien jeune homme! Vous avez pratiquement le même âge tout deux, je pense que vous vous entendrez à merveille, rassura Yago.
- Comment cela peut il bien se passer si à chaque fois que je la regarde je rougis comme un fruit trop mûr?

Tandis que Yago aidait le seigneur du feu à se vêtir il tentait de le rassurer. Il n'avait jamais vu son élève dans un tel état de stress et d'excitation:
- Magma arrette de te poser trop de questions et amuse toi. Ce soir est le soir de chaque fils du feu, profite de cette soirée comme n'importe qui d'autre et oublie un moment le grade de tes invités et le tien. Je t'assure que tout se passera bien!

Le seigneur du feu reprenait confiance en lui, remercia le vieil homme et l'invita à l'attendre dehors. Il souhaitait rester seul un moment. Yago obéis et s'éclipsa d'un pas lent lorsqu'il referma la porte derrière lui il jetta un dernier regard vers son élève.

Un léger claquement signifia que Yago avait quitté la pièce. Magma était seul et il se contemplait dans le mirroir fâce à lui, il se plongea dans le reflet de ses yeux bleus azur et s'oublia un instant. Une mèche de cheveux blonds chutta devant ses yeux et le ramena à la réalité. Il secoua la tête de gauche à droite comme pour chasser de son esprit toutes pensées néfastes. Il se concentra sur le festival et hotta sa longue veste blanche et l'ensemble de ses vêtements. Entièrement nue il revêti lentement sa tenue pour la soirée. Il enfilla un pantalon léger d'un noir nuit, ses jambes semblait flotter à l'interieur du tissu large. Il chaussa rapidement une paire de botte mis haute qui maintenait ses chevilles. Le pantalon glissé dans ses chausses il se redressa et contempla de nouveau son reflet dans le mirroir. Son torse nue était strillé de muscles parfaitement dévellopés. Il se saisit d'un vêtement noir sans manche et l'enfilla. Entièrement vêtu de noir il passa sur ses épaules une longue veste rouge sang qui chuttait jusqu'à ses chevilles. Le rouge et le noir s'armonisait parfaitement et rendait le seigneur du feu encore plus imposant qu'à l'ordinaire. Il passa un main dans ses cheveux blonds d'or et les ébouriffa rapidement. Enfin prêt il se rendit à présent vers les appartements de ses invités, ou il devait conduire Amaya et ses amis au coeur du festival.




Accompagné de deux soldats du feu, il arriva devant les appartements de la maîtresse de l'air et attendit que celle-ci soit prête. Après quelques minutes de patience la porte de bois rouge coulissa et révella une femme à l'allure magnifique. Elle avait vêtu la robe offerte par le seigneur du feu et Magma s'en voyait honoré, elle lui allait à merveille. Il resta un instant bouche bée devant la beautée de la jeune femme, Yago qui l'avait accompagné lui murmura à l'oreille:

- Je comprend maintenant ton inquiètude jeune élève, tu as en effet du souci à te faire, chuchotta t'il avec un sourire au lèvre. Il salua la guide des nomades de l'air en s'inclinant respectueusement. Magma avait foudroyé son vieux maître du regard et se tourna de nouveau vers Amaya et la complimenta:

- Vous êtes ravissante. Cette robe vous va à merveille.

Le seigneur du feu vit le teint de la jeune femme se teindre de rouge afin de remédier à une situation ambarassante il rompit le silence qui s'était installé:
- Et si on y allait?

Amaya semblait ravis de voir une oportunité pour se sortir de son ambarat et déclara avec anthousiasme: Le festival allait commencer
- C'est partit!

Le festival allait commencer et le seigneur du feu devait prononcer un discours pour déclarer l'ouverture du festival. Magma tendit sa main fine à Amaya, elle s'en saisit toute fois étonnée par le geste du seigneur du feu. Ils prenaient tout deux la tête du groupe des quatres soldats chargés de leurs sécurités. Lorsque les portes du palais s'ouvrirent, les clameurs de la foule s'étant rassemblées devant celui-ci, montèrent à leurs oreilles. Toute la nation du feu s'était rassemblée pour attendre la sortie du seigneur du feu. Des soldats maintenait une allée entre la foule pour qu'il puisse circuler sans encombre. Amaya observait du coin de l'oeil le seigneur du feu qui saluait son peuple de la main, sa prestance l'étonna, tout le monde semblait aimer le jeune homme.
Puis son regard se porta sur les décorations apportées au maisons et au rues de la nation, partout on pouvait observer des guirlandes lumineuse, des lanternes, des banderoles et bon nombre d'autres choses. Magma la conduisait vers une estrade gigantesque située au centre de la grande place de la nation. La population s'était rassemblée autour de l'estrade et la place était bombée de monde. Les jeunes chefs de nations montèrent les marches de l'estrade et Magma lacha lentement la main de la jeune femme en lui adressant un sourire. Il s'avanca au centre de l'estrade et leva les mains pour réclamer le calme, tout le monde fit silence et attendit que le seigneur du feu prenne la parole.
Magma toussota et commença:

- Fils et Fille du feu nous sommes rassemblés en ce jour pour célébrer le centième festival du feu. Aujourd'hui mes frères, ce ne serra pas un festival comme les autres car aujourd'hui nous partagerons notre culture et notre fête avec nos amis des nomades de l'air. Nos deux nations ce sont trop souvent fait la guerre pour bon nombres de raisons inutiles. Je sais que certains d'entre vous ne comprennent pas mon choix pour avoir invité au festival du feu le guide des nomades de l'air. J'aimerais dire à ses gens que aujourd'hui la guerre est terminée et que une période de paix doit commencer. Nos deux nations peuvent pérdurer pendant des années si toute fois nous nous allions.
Regarder derrière moi!
Le seigneur du feu désigna Amaya qui demeurait figée sur l'arrière de l'estrade. Il tendit sa main et celle-ci s'approcha pour la saisir puis reprit:
- Que voyez vous? Moi je vois une femme, belle et forte dont la prestance pourrait faire chavirer mon coeur à chaque regard. Nous sommes tous de la même origine nous respirons tous le même air, buvons tous la même eau, exploitons tous la même terre et nous brûlons tous du même amour de l'Homme. Nous sommes pareil! Alors pourquoi rejetter l'idée d'une alliance entre nos deux peuples?
Aujourd'hui la nation du feu révolutionnera son Histoire. Aujourd'hui nous deviendrons La nation qui a tendu la main. Aujourd'hui est jour de fête et nous le fêterons avec nos alliers d'aujourd'hui.
Je déclare donc ce centième festival du feu ouvert!

LA foule hurla et acclama les paroles du seigneur du feu. Magma chercha du regard son vieux maître qui hocha la tête pour lui signifier qu'il avait bien parlé. Heureux Magma voulait à présent ce consacrer entièrement à ses invités et voulait passer la meilleur soirée de sa vie. Il plongea son regard dans ceux de la jeune femme et demanda d'une voix douce et calme:

- J'espère que vous n'avez pas été dérangé du fait que j'utilise votre beauté pour mon discours d'ouverture, s'enquit le jeune homme.

- Non non ne vous inquiètez pas! Je l'ai trouvé parfait! répondit Amaya noyée dans son regard. Dessendant de l'estrade, les musiciens de la nation du feu s'installaient déjà pour mettre le feu au planche. Au passage ils saluèrent le seigneur du feu et la guide des nomades de l'air en s'inclinant respectueusement. Magma poursuivit:

- Avez vous eu le temps de visiter notre nation tout à l'heure?
- Oui, je suis partit explorer votre ville, je dois dire que la joie de votre peuple est contagieuse. Ils ont l'air tellement heureux.
- Je m'efforce de leurs apporter tout ce dont ils ont besoin pour s'épanouir au sein de notre nation. C'est un peuple qui a trop longtemps connu la guerre. Je me dois de réinstaurer les bases d'un régime fait de paix et d'amour. Mais nous ne sommes pas là pour parler politique, amusez vous! Nous verrons le reste demain.
Amaya acquiessa, déjà une musique rythmée parvenait à leurs oreilles. Les musiciens avaient commencés leurs chaud et le peuple de la nation du feu se lancait déjà dans des danses joyeuses.

Une chanteuse s'avança, elle était vêtu d'une longue robe rouge symbole de la nation du feu. Les musiciens derrière elle, entammait une musique entrainante et mouvementée. Amaya les observait avec envie elle s'asseya un instant sur ses talons et observa. Les deux maîtres de l'air chargés de sa protection se tenait à ses cotés. Magma discutait avec Yago et son regard fut attiré par la jeune femme dont les yeux étaient rivés vers la scène et vers les danseurs. Il s'excusa au près de son maître s'avança vers la jeune femme et lui tendit sa main fine:


Dernière édition par Magma le Dim 12 Juil 2009 - 18:41, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Dim 12 Juil 2009 - 18:29

Spoiler:
 



- Puis je vous inviter à Danser Amaya-sama?

Un sourir se dessina sur le visage de la jeune femme se redressant elle prit la main du seigneur du feu qui l'entraina au centre de la foule.
Magma déposa la main de sa partenaire sur son épaule droite et garda sa main droite dans la sienne, plongeant son regard bleu azur dans ceux de la jeune femme il posa lentement sa main droite sur le dos nue de la femme. Sa peau était chaude et douce, et fit frissoner le seigneur du feu. L'attirant vers lui ils débutèrent une danse par des pas lents. Ne se quittant des yeux, ils savaient tout deux exactement ou poser leurs pieds. LA musique s'imprégnait en eux et ils devenaient musique. Tournoyant sur eux mêmes, MAgma se perdait dans les yeux de sa partenaire et se laissait porter par la musique. Le rythme accélérait il hota sa main du dos de sa compagne et la déposa sur le ventre de la jeune femme celle-ci fit de même en déposant sa main sur la joue du seigneur du feu et ils tournèrent un moment dans cette position. Un cercle de monde s'était formé autour d'eux et observaient leur danse frénétique. Magma se saisit de la main de Amaya, leurs corps s'écartaient pour se rapprocher de nouveau. Le jeune homme faisait tournoyer sa partenaire sous son bras puis la ramenait à lui. Les longues nattes de la guide des nomades de l'air tournoyaient autour d'elle et lui donnait un air d'autant plus gracieux. La longue veste rouge du seigneur du feu voletait derrière lui sous le souffle du vent. Le peuple demeurait bouche bée devant la beautée de la jeune femme et la prestance du couple danseur. Amaya tournoyait sur elle même et revint vers Magma qui, la saisissant par la taille la souleva dans un portée magnifique. Il la ramena au sol et poursuivirent leur danse, ils étaient magnifiques et pendant l'instant d'une chanson ils avaient atteint une toute autre dimension. LE rythme de la musique diminuait et les deuc jeunes chefs de nation cessèrent de danser. Un tonnerre d'aplaudissement s'éleva de la population qui acclamaient les deux danseurs. Magma et Amaya restèrent un instant l'un contre l'autre regard plongé l'un dans l'autre. Ils étaient si proche que Magma pouvait sentir le doux parfum de la jeune femme. Le seigneur du feu rougis s'éloigna et salua sa partenaire en s'inclinant. Celle-ci fit de même et adressa un sourire au jeune homme géné.
Le festival commencait trés bien, trop bien...
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Ven 17 Juil 2009 - 0:18



La nuit était tombée à présent, et le ciel d'un noir d'encre nous surplombait avec grâce, parsemée de milliers d'étoiles.
Les lanternes accrochés sur les fils tissés entre deux poteaux, collés contre les murs ou zigzaguant entre les branches d'arbres, éclairaient la grande place d'une lumière glorieuse. Le festival s'étendait bien plus loin que la Grande Place cependant, et s'étalait sur les ruelles environnantes, partant en étoile vers le reste de la Cité Impériale. Dans chacune des ruelles, des tonnes d'activités attiraient toujours plus les habitants de la Nation du feu : ateliers de maquillage, d'où ressortaient des enfants rieurs aux visages peints, des jeux d'adresse et autres genre...Et sur la Grande Place, la scène vide attendait ses acrobates, là où allait commencer le spectacle de cirque tant attendu.
Mes deux compagnons et le Seigneur Magma à mes côtés, lui-même accompagné de ses hommes, attendions devant la scène avec patience. Le jeune Roi me fit part du gigantesque cirque de la Nation du feu avec un entrain allègre qui me fit sourire. Je l'écoutait, intéressée.
Nous fûmes alors interrompus par les applaudissements tonitruant de la foule, qui s'était soudain rapproché autour de nous. Nous levâmes la tête vers la scène et découvrirent que le spectacle commençait. Avec un sourire complice, nous nous tûmes et observèrent.
Une jeune fille, âgée d'une quinzaine d'année tout au plus, vêtue d'une combinaison orange qui suivait son corps en dévoilant ses formes encore enfantines et pourtant déjà sculptée, comme dans la pierre. Les muscles de ses bras tendus se dessinèrent avec délicatesse, tandis que ses grosses boucles d'un roux flamboyant suivirent son mouvement avec une grâce divine. Elle tordait son corps, aussi malléable que du caoutchouc. Ses jambes, pieds pointés, glissaient sur le sol ou se tendait à une verticale parfaite, visant le ciel noir. Son corps était Beauté et Grâce, et lorsqu'elle termina son numéro par une souplesse arrière parfaite, et resta plusieurs secondes, les jambes en l'air, j'applaudis avec toute l'admiration que je pus. J'étais subjuguée. Ebahie. En pleine prise de conscience de moi-même. Magma vit mon saisissement mais ne prononça pas un mot, à ma plus grande joie. Les mots n'avait pas besoin de traverser un moment pareil...
Je fus tirée de mes rêveries par un nouvel arrivant sur scène. Un jeune homme cette fois-ci, les cheveux noirs court, un visage doux aux pommettes hautes, au corps déjà sculpté dans la pierre, aux muscles fins et déliés, à la silhouette parfaite. Lui aussi vêtu d'un costume moullant d'un rouge sombre. Il tenait dans les mains une dizaine de balles colorées scintillant à la lumière tamisée des lanternes. Les musiciens de la Grande Place, un tam tam dans les mains, se mirent à jouer. Le jeune homme se mit aussitôt à lancer les balles en l'air. Commençant par deux balles, il continua par trois...quatre...cinq...six...sept...jusqu'à douze balles ! Il les faisait glisser, rouler, rebondir sur sa nuque, ses poignets, son dos, ses chevilles, avant de former un cercle parfait autour de sa tête, comme une auréole. Le son des tam tam s'accéléra, et il suivit le rythme. Les balles étaient à présent difficile à distinguer clairement. On n'apercevait uniquement leur trainée colorée, se dessinant dans l'air à une vitesse ahurissante. Puis les tam tam se stoppèrent au moment ou le jeune jongleurs attrapaient ses douze balles à l'aide de ses pieds, de sa nuque, du creux de son dos, de genou, et des ses chevilles. Les applaudissements rugirent de nouveau, certains sifflèrent en hurlant des : "Bravooo !! Bravooo!". De nouveau ébahi par la prestation, je ris en sautant presque sur place. Magma rit à son tour, tout aussi ravi du spectacle. Ou peut-être était-ce le fait de me voir m'amuser autant...
Un nouvel acrobate fit son entrer en scène. Tout le monde se tut à son arrivée, tandis qu'une tension presque palpable traversa la foule. Un homme, à la peau aussi noire que du charbon, à la même combinaison d'un blanc immaculé s'avançait d'un pas léger sur le plateau. Sans faire le moindre bruit. Plusieurs hommes apportèrent sur le centre de la scène deux gros anneaux de fer d'environ un mètre de diamètre, montés les uns sur les autres. L'homme au costume blanc marcha de son pas silencieux jusqu'à eux, puis fit un bond derrière celui du bas, plongeant un regard sombre et profond sur la foule. Je jurai avoir croisé ces yeux noirs, et un frisson me parcourut la nuque tandis que je retint la respiration. L'homme commença alors à grimper sur les anneaux. Les bras sur le haut du premier, il se tracta en hauteur puis balança ses jambes à l'intérieur du cercle métallique, effectuant un saltaut arrière qui l'amena sur le deuxième cercle. Cela, en seulement quelques secondes. Une exclamation étouffée vibra dans la foule, effrayée. Il recommença à se mouvoir, tel un serpent, autour des arceaux, se tendant à l'horizontale aussi bien qu'à la verticale. Ses muscles se raidirent à l'extrême, comme prêts à céder...Ce qui n'arriva pas. L'incroyable acrobate changea de main, rejoignit ses pieds sur le sommet du cerceau, fit un tour complet en atterrissant debout, bondit au centre et fit une roulade, son corps se redressant à seulement quelques centimètres de mon visage, plongeant ses yeux sombres dans les miens, d'un vert de jade. Je ne fis pas un mouvement, si ce n'est que je n'osai plus respirer. Puis il se releva, s'inclina, et sortit de la scène comme si rien de s'était passé. J'avais vu du coin de l'oeil mes frères se courber légèrement, prêt à bondir. Au moment même ou l'acrobate s'était rué sur moi, j'avais posa une main sur leur bras, les figeant sur place. Le Seigneur du Feu demeura silencieux plusieurs minutes. La foule elle même sembla pétrifiée, n'émettant pas le moindre bruit. Avec un sourire légèrement forcé, je me mis à applaudir, et, petit à petit, les habitants se joignirent à moi. Le froid qu'avait jeté l'acrobate ne s'était pas pour autant dissipé. Jamais de ma vie je n'avais vu quelqu'un d'aussi...étrange. Magnifiquement étrange. Puis tout les acrobates se rejoignirent sur le centre du plateau, les mains les unes dans les autres, sourire aux lèvres. Excepté le dernier saltimbanque dont le regard profond me dévisageait, impassible. Les applaudissements retentirent de plus belle, et ce durant au moins dix minutes. Nous sortîmes de la foule, assourdis par les claquements de mains retentissants. Nous nous dirigeâmes dans un coin plus calme, à l'écart de la foule extatique.

- C'était...quelque chose cette année, remarque Magma, bouleversé. Magnifique...vraiment magnifique.
J'acquiescai en silence, incapable de décrire ce que je venais de voir.

- Vous avez peut-etre soif? demanda-t-il alors à mon intention.
- Oui, avec plaisir, acquiescai-je avec un sourire.
- Messieurs?
- Non ça ira me...
- Ils veulent bien aussi, répondis-je à leur place, non sans leur lancer un regard réprobateur.

Magma éclata de rire et s'éloigna vers les stands de boissons.

- Détendez-vous un peu, dis-je à mes confrères. Nous sommes en...

Je me figeai, les yeux écarquillés. Un Chi...Non plusieurs Chi...Tout près...

Je courus vers le centre de la place et levai la tête. Une sphère étrange tombait du ciel, aussi grosse qu'un ballon. Ce chi....



- ATENTION!!! hurlai-je en bondissant à plusieurs mètres du sol, fendant l'air de mes jambes. Une lame de vent se rua vers la bombe, qui explosa en l'air.

Les ondes de choc me renvoyèrent sur le sol et je dus courber mes jambes afin de glisser sur plusieurs mètres sur le sol. Des hurlements de terreur se mirent alors à résonner de partout tandis que les habitants fuyaient dans tout les sens. Je levai la tête vers le ciel, me redressant lentement.
Là, je les vis...Une dizaine d'engins volants, à peine visible dans le noir d'encre de la nuit, qui lâchaient leurs bombes sur la cité. De tout côté, la cité était bombardée et les flammes s'élevaient déjà à plusieurs endroits. Mes confrères arrivèrent près de moi avec légèreté, attendant les ordres.

- Protégez le Seigneur du Feu, quoi qu'il arrive ! Ainsi que tout les habitants de cette ville! Je vais en détruire un maximum!
- Mais vous ne pouvez les affronter seule Maitre !
- Faites ce que je vous dis !

Ils s'inclinèrent et coururent vers l'endroit où devait se trouver Magma. C'est alors qu'une bombe explosa à cet endroit même, sur le stand de boisson. Je poussai un cri d'horreur, levant la main dans le vide, les yeux écarquillés. Un sifflement au-dessus de moi...Je levai la tête tandis qu'une bombe tombait sur moi.

Une nouvelle explosion.
Qui terassa tout ce qui se trouva sur son passage et créea un trou béant dans la pierre.

- Amaya-samaaa ! hurlèrent les Maitres de l'air qui coururent vers moi, tandis que je fus éjectée contre un stand qui explosa littéralement.

Je tombai à quattre pattes sur le sol, grimaçant de douleur. Mes accolytes s'agenouillèrent à mes côtés et tentèrent de me relever. Je rejettai leurs mains avec dureté :



- Je vous ai ordonné de veiller sur...sur...

Je me relevai avec difficulté et me mit à courir vers l'étal qui vendait les boissons. Les hurlements résonnaient jusqu'à mes oreilles, et je n'entendis bientot plus que ça. Et la vision des flammes...Une peur incontrôlable germa en moi, m'enveloppant d'un rideau glacial qui me ralentissait. M'arrêta.
Je tournai sur moi-même, observant la cité en proie aux flammes qui se consumait autour de moi, incapable de faire le moindre geste. Les flashs aveuglants qui me hantaient jour et nuit depuis mon enfance refirent surface tandis que mes yeux s'humidifièrent malgré moi.
De nouveau ce sifflement au dessus de ma tête. Je la levai et observai la bombe, clouée sur le sol par la peur qui me rongeait, invincible. Alors qu'elle n'était plus qu'à quelques mètres de moi, je fermai les yeux.
Incapable.
Un choc violent me poussa sur le côté puis quelqu'un me porta. Ou quelque chose...J'entendis l'explosion et sentit la chaleur insuportable des flammes meurtrières. Puis ce fut plus calme...Je sentis qu'on me posai par terre, tombant à genoux, tremblante.
Incapable.

- Amaya, est-ce que ça va?? s'inquiéta une voix familière.

J'ouvris les yeux. Magma se tenait devant moi, son regard azuré braqué sur moi, inquiet. Je clignai des yeux et baissai la tête, observant mes mains crispées sur mes jambes, tremblantes.

- Qu'est-ce qui t'es arrivé à l'instant? murmura t'il, comme s'il avait peur de m'effrayer.

Le tutoiement avait fusé, naturel.

- Je...Je...

Je fermai les yeux, fronçant les sourcils. Je m'étais comportée comme une lâche. La peur qui me détruisait avait du couter la vie de plusieurs personnes, que j'aurais pu sauver si je ne m'étais arrêtée. Une main se posa sur ma joue, ferme et douce à la fois.

- Il n'est pas temps de se laisser abattre, dit-il en fronçant les sourcils. Es-tu avec moi?

Je l'observai avec intensité et avalai ma salive, avant de me relever.

- Oui.

Je vis son regard inquiet et suspicieux braqué sur moi, et pourtant, nous nous mîmes tout deux à courir vers les explosions et leurs auteurs, prêt à l'attaque.
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Sam 18 Juil 2009 - 19:50

- C'était...quelque chose cette année, remarque Magma, bouleversé. Magnifique...vraiment magnifique.
Amaya acquiessa en silence, incapable de décrire ce qu'elle venait de voir.

- Vous avez peut-etre soif? demanda-t-il alors à son intention.
- Oui, avec plaisir, acquiescai-elle avec un sourire.
- Messieurs?
- Non ça ira me...
- Ils veulent bien aussi, répondit la jeune femme à leur place, non sans leur lancer un regard réprobateur.



Magma éclata de rire et s'éloigna vers les stands de boissons.
Un homme aux larges épaules tenait le petit stand de boissons ou déjà bon nombres de fils et filles du feu venait s'abeuvrer. LE festival du feu était une chance pour les marchands tel que cet homme, leurs profits n'avaient jamais étés aussi important que pendant cette période. Il vit le seigneur du feu s'approcher de son stand. Il se recoiffa rapidement en plaquant ses longs cheveux derrière ses oreilles et frotta ses yeux noir comme s'il voulait se reveiller. Balbutiant il s'adressa au jeune chef de nation dont la longue cape rouge flottait autour de ses jambes:

- Seigneur vous désirez?
- Bonjour ami, je voudrais 4 verre de ta spécialité je te prie demanda Magma poliement.
- TOut de suite Maître Magma. Quelle belle soirée n'est ce pas? reprit il pour engager la conversation avec l'homme le plus puissant de la nation.
- Oui tout à fait magnifique répondit le seigneur du feu en fixant Amaya du coin de l'oeil, Tout à fait magnifique.
- Ce festival est une réussite maître, félicitations. Je ...

Magma l'interrompit d'un geste de la main, ses sens aigue percevait d'innombrables chi qui apparaissaient de nul part. Un sifflement dans l'air parvient à ses oreilles, il leva rapidement les yeux et vit l'objet responsable du bruit assourdissant. Une bombe tombait en direction du stand de boisson. Magma rapide comme l'éclair réagit rapidement, il sauta d el'autre coté du comptoir et se placa devant le vendeur tentanisé par la peur. Il n'avait pas le temps de détruire la bombe et il devait protéger les villageois qui se trouvaient à proximité du stand. Il fit un geste circulaire de la main au dessus de sa tête, et un bouclier de flammes bleu se dressa autour de lui, du vendeur de boisson et des villageois les plus près d'eux. La bombe tomba, le temps semblait s'être arretté lorsque l'objet de destruction toucha le petit stand de boi. L'objet explosa, des éclats de bois partirent dans tous les sens, la déflagration provoquée par la bombe recouvrit le bouclier géneré par le seigneur du feu. Un mur de poussière s'éleva, alors que les maisons juxtaposées s'enflammaient déjà. Une poutre enflammées tombait sur les villageois protégés par le seigneur du feu, celle-ci frappa le bouclier et se consumma dans un eclat de cendre bleutée. Magma commanda de tout son sang froid:

- Fils du feu, rassemblez vous à l'interieur de mon palais, faites passer le message que tout le monde gagne un abris sûr!
Je m'occupe de ses attaquants, allez!




Il abaissa le bouclier et les villageois se disperserent rapidement, et transmettaient le message à tout ceux qu'ils croisaient. Magma fronçait les sourcils et leva une nouvelle fois la tête vers les cieux obscurcit par les flammes noir montant des maisonées enflamées. Sa rage bouillonait, ces gens avaient osés défier le seigneur du feu sur ses Terres, il reprit rapidement ses esprits lorsque l'image d'une sublime femme en robe rouge lui parvient. Amaya. Ou était elle? Il chercha des yeux la jeune femme et ses gardes mais ne voyait que des flammes et de la fumée. Il serra les jambes, tandis les bras pour former un angle de 180° et se propulsa dans les airs en faisant jaillir de ses pieds de longs jet de flammes. Puissantes, rougeoyantes, des reflets bleutées coloraient les flammes. S'élevant au dessus du village de la nation du feu, il se retrouva fâce à fâce avec un des navires volant des attaquants. Il pivota lentement sur lui même en alimentant régulièrement la puissance du jet de flammes pour se maintenir en l'air. Il toisa le dirigeable, sa colère venait de ressurgir, bouillonant sa puissance augmentait. Dans une rage folle il s'allongea dans les airs et tournoya sur lui même. Il fit jaillir des flammes de tout son corps, il était devenu flamme et dans une vrille de flammes belutées il fonça vers le dirigeable. Ses mains s'étaient unies, bras tendu devant sa tête il formait la pointe d'une flèche. La vitesse de son corps en rotation augmenta et l'intensité des flammes s'echappant de lui augmenta. Le seigneur du feu traversa de part en part le faible vaisseau volant. La chaleur du corps du chef de nation fit fondre les parois metallique du dirigeable. Traversé de part en part le dirigeable s'ecrasa dans une déflagration remarquable.
Magma se laissa tomber au sol, il se releva en souplesse, sa cape rouge sang voletait dans son dos, le rouge dans ses yeux s'estompa et ils reprirent leurs couleurs bleu azur. Ses cheveux blonds lumineux reflettaient à présent les couleurs du cauchemard qui se produisait devant ses yeux. Les dirigeables mitraillaient la ville de toutes leurs bombes. LE seigneur du feu voulait partir à leur poursuite mais il devait déjà retrouver Amaya. Il ferma les yeux et s'empressa de sonder la grande place là ou ils s'étaient séparés. Il la trouva rapidement, il n'existait qu'une personne disposant d'un tel chi, fruité, lumineux, le parfum ennivrant du chi le saisit, mais une chose venait perturber ce doux parfum. Elle ne bougeait pas et un objet filait droit sur elle, une bombe. Il devait intervenir tout de suite. En une fraction de seconde de nouvelles flammes jaillirent de ses pieds, l'homme prouva une nouvelle fois que c'était bien lui le plus rapide du monde. Il arriva sur les lieux en moins de 5 secondes, il arracha Amaya des griffes de son prédateur et la portant il l'emmena dans un lieu sûr. La jeune femme avait les yeux clos et la chaleur de sa peau avait disparu, des frissons parcouraient son corps. Inquiet Magma s'adressa à la jeune femme:

- Amaya est ce que ca va?

Elle ouvrit les yeux et plongea ses yeux de nuit dans ceux du jeune chef de nation qui la dévisagait. Elle perçu dans ses yeux azurées qu'il était inquiet. Il dessendit lentement vers le sol en diminuant progressivement l'intensité des flammes. Une fois le pied à terre il déposa la jeune femme sur le sol et demanda:

- Qu'est-ce qui t'es arrivé à l'instant?



MAgma avait totalement oublié l'emploi polie du vouvoiement. Il avait cru la perdre, et se se sentait aussi proche d'elle qu'il ne l'avait jamais été pour quelqu'un après l'amiral Masao. Il parut toute fois géné mais la jeune femme n'en paraissait pas offensée, elle se contenta de lacher un faible sourire, presque imperseptible. Elle tenta de répondre mais sa voix refusa de sortir de ses cordes vocales parlalysée. Magma accroupit à ses cotés la gardait maintenu dans ses bras de peur qu'elle ne s'écroule s'il la lachait. Il ne détourna pas le regard, et parla d'une voix douce et calme, réconfortante:

- Il ne faut pas se laisser abattre Amaya, guide des nomades. SI on abandonne alors la bataille est terminée et nous aurons perdu. Nous devons montrez l'exemple, montrons à ses fourbes que la nation du feu et les nomades de l'air ne font qu'un. Montrons leur notre puissance, montrons leur la force de nos deux peuples, montrons leur que nous sommes libres, montrons leurs que nous nous battons pour notre liberté, montrons leur que nous sommes UN!
Tu es avec moi? termina t'il.

Devant le discours flamboyant du jeune homme, Amaya serra la main que Magma lui tendait. Il la redressa lentement et il perçu à nouveau l'expression familière du visage de la jeune femme.

- Oui, lacha t'elle instantanément, ce mot avait filé de sa bouche sans qu'elle est besoin de réflechir. Magma sourrit, se laissant porter par le faible parfum de la jeune femme mélangé à une faible hodeur de sueur. Elle était envoutante, merveilleuse. Les yeux de Magma étincellèrent et la fixèrent.

- Rais de te revoir parmi nous, Amaya-chan déclara t'il d'un ton amicale.
Le suffixe, témoignant de leurs liens s'était echappé de la bouche du seigneur du feu. Gené il passa sa main dans ses cheveux et rougit bêtement. Il rompit le silence en reprenant son sérieux:

- Dans ce cas, allons anéantir nos ennemies.

La jeune femme acquiessa et se pivota sur elle même pour trouver ses deux compagnons de l'air. Ceux ci emergèrent d'une maison en flammes, l'un deux était blessé à la jambe, le second le supportait et l'aidait à marcher. Ils s'inclinèrent respectueusement devant leur maîtresse et demandèrent les ordres. Amaya leur ordonna de rester à leurs cotés, jusqu'à la fin de cette bataille. Magma approuva d'un signe de tête.

- Venez avec moi maintenant. Je dois organiser la défense de ma cité, vous vouliez apprendre la culture de notre peuple. Nous allons vous montrer notre puissance et notre efficacité au combat.

Amaya semblait fassinée par la prestance du jeune homme, il semblait sûr de lui et être à ses cotés avait quelque chose de rassurant. Ils empruntèrent un réseau de sous terrainsecret connu du seigneur du feu uniquement. Les tunnels menaient directement au palais de la nation du feu. Magma devait donner ses ordres, afin d'éviter que la cité soit entièrement détruite le lendemain.
Pendant toute la longueur des sous-terrains personne n'osait dire mot, les regards se croisaient, se toisaient, mais aucun son ne sortait de leurs bouches. Ils émergèrent enfin des tunnels, par une cheminée dont l'echarpe de marbre envelopait ses larges épaules. MAgma les invita à entrer et il referma le passage secret derrière eux. Devant eux ce dressait une grande salle, dont les dorures des sièges et des murs rendaient sublimes, le grand tapis dressé à la main qui s'étendait sous leurs pieds était magnifique. Magma pris la parole:

- Nous nous trouvons dans la salle du conseil de guerre, ici nous prennons les décisions d'ordre militaire, mais nous n'avons pas le temps pour ça. Il va falloir faire ça directement sur le terrain.

Il poussa la porte du conseil et ils arrivèrent dans le grand hall du palais ou la plupart des villageois avaient trouvés refuge. Amaya jetta un regard interrogateur au seigneur du feu à la vue de tout ces gens. Magma sourrit et répondit à l'interrogation de la jeune femme:

- J'ai ordonné à mon, peuple de venir ce refugier ici en attendant que nous nous occupions des attaquants.

Amaya acquiessa et ils traversèrent la grande salle au toit si haut. Des militaires en armures à la vue du seigneur du feu courrurent vers lui pour demander les ordres. Magma appella ses généraux d'un geste de la main et tous ce rassemblaient autour de lui, le seigneur du feu était le plus jeune d'entre eux cependant il n'en était pas moins un des meilleurs stratèges de la nation. Et les généraux n'en ignoraient rien, c'est pourquoi ils écoutaient le jeune chef de nation sans poser de questions.

- Généraux nous sommes attaqués. Nous ognorons tout de notre agresseur, cependant nous devons tout faire pour les arretter, ils sont en train de mettre à feu et à sang toute la cité. De plus nous devons déplorer l'absence de l'amiral Masao qui est en mission à l'exterieur.
VOici comment je vois les choses:
Général Topaz, vous prendrez avec vous les soldats anti-feu, je veux que vous stopiez ces incendies.
L'homme à l'armure brillante acquiessa d'un signe de tête et s'eclipsa rapidement en beuglant des ordres à ses hommes. MAgma poursuivit:
Général Holer, vous conduirez nos maîtres du feu sur les toits des bâtiments, ils doivent tout faire pour empecher les bombes de tomber sur les habitations. Vous les pulveriserez avant qu'elles ne touchent le sol.
Le vieil homme à la barbe blanche, se leva et disposa en saluant respectueusement. Ses gardes lui apportait déjà ses armes et il s'eclipsa comme son comparse avant lui, le seigneur du feu reprit calmement:
Et enfin Général Roten, vous menerez l'infanterie et nos rhino de combats sur les hauteurs de l'île. Amaya, ses amis et moi même allons faire en sorte qu'ils viennent à vous. Il ne vous resterra plus qu'à vous occupez du reste.
L'homme acquiessa et s'eclipsa à son tour, suivit par ses hommes. Les ordres donnés MAgma se tourna vers Amaya:


- Si tu veux quitter la nation avec tes amis, je le comprendrais et n'en tirerais pas préjudice à votre peuple. Que choisis tu, guide des nomades? demanda le jeune homme en plongeant son regard dans celui de la jeune femme.


Dernière édition par Magma le Ven 21 Aoû 2009 - 12:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Mar 11 Aoû 2009 - 22:10

Magma posai sur moi un regard intense et lourd. C'était une décision des plus importantes, du moins c'est ce qu'il pensait. Un choix trop difficile aussi.
Mais ce choix, je l'avais déjà fait depuis longtemps. A l'instant même où j'avais posé un pied sur cette Terre.

- Je ne suis pas venue ici en vacances, dis-je en fronçant les sourcils. Mais pour aider nos deux peuples à se réconcilier.

Magma ne semblait pas savoir où je souhaitais en venir.

- Je suis ici, sur cette terre, et ne la quitterai pas tant que ces hommes n'auront pas payé pour leurs fautes.

D'un geste rapide, je me tournai vers mes deux acolytes. A peine posai-je mes yeux sur les leurs qu'ils s'inclinèrent.

- Nous allons où vous allez.

Une lueur de fierté de reconnaissance traversa mes yeux, et je me retournai vers Magma. Il n’eus pas besoin de sourire pour exprimer sa surprise et sa gratitude, je les lus dans ses yeux.

- Qu’il en soit ainsi. Alors, ne trainons pas !



Ses hommes s’éparpillèrent dans tout les sens. Notre devoir allait donc être de les mener jusqu’aux soldats du feu du Général Roten ?
Nous traversâmes le tunnel en sens inverse et atteignîmes bientôt l’air de nuit. Les bruits d’explosions étaient plus lointains, ils progressaient à travers la cité. Un coup d’œil en direction de Magma et tout fut clair : on ne devait pas trainer. Son Chi bouillonna de rage et des flammes bleues apparurent sous ses pieds et ses mains, le projetant en l’air. Il volait, tel une fusée, droit vers son ennemi. Je bondis sur le premier toit et me mis à courir à mon tour, portée par le vent grâce au Souffle. Je rejoignis bientôt Magma, accompagnée des deux Nomades.

- Nous devons nous séparer ! criai-je. Ou ils auront le temps de tout sacager !

Magma eut un temps de silence, puis finit par acquiescer.

- Faites attention à vous ! nous hurla-t-il, avant de se ruer vers le premier ennemi à sa portée.
- Soyez prudentes Amaya-sama.
- Vous aussi.

Nous nous séparâmes à notre tour. Ils étaient juste là, voletant à environ cinq mètres au dessus des toits. Plusieurs d’entre eux virèrent sur la gauche. Ils étaient à moi. Sans un mot, je fis un bond de plusieurs mètres sur la gauche et atterris sur la cheminée d’une maison, sur laquelle je me figeai. Après une longue inspiration, yeux clos, je fendis l’air de mes bras et de mes jambes dans une sorte de danse fluide. Aussitôt le vent calme de la nuit devint beaucoup bourrasque violente et plusieurs serpents d’Air se matérialisèrent derrière moi, prêt à l’attaque, tels des tornades.

- Qu’ils s’approchent…murmurai-je en levant la tête.

Les cris retentissaient déjà parmi l’ennemi, tandis que leurs engins tanguaient dangereusement sous la violence du vent. Des bombes tombèrent sur le sol et de nouvelles explosions retentirent dans la Cité. J’exécutai de nouveau mouvements souples et les serpents d’air se mirent à avancer…a une vitesse ahurissante. Elles me dépassèrent en soulevant mes cheveux et se ruèrent vers les engins volants. L’un deux fut projeter contre un toit et explosa en mille morceaux. Un autre se rattrapa juste à temps et ne heurta le toit qu’avec douceur, reprenant de l’altitude aussitôt. Je me mis alors à bondir de toit en toit, amenant avec moi ce vent incroyablement puissant. Deux forces se joignirent aux miennes, et le vent se fit encore plus fort, plus mortel. Les engins n’avaient d’autres choix que de reculer…vers la plage. J’aperçus l’agent Roten et ses hommes aux loin, hautes silhouettes noires. Il nous fallait tenir encore un peu, et tout serait terminé.
Nos trop corps bondissaient de toit en toit à la manière d’un félin. Nos pieds atterrissaient dans un silence complet, et seuls les froissements de nos vêtements trahissaient notre présence.
Les silhouettes se rapprochaient, et je m’affaiblissais. C’est alors que Magma revint vers nous.

- J’ai une idée, cria-t-il. IL nous faut les empêcher de s’enfuir pendant que le Général Roten et mes soldats se chargent d’eux ! Ils nous faut allier nos puissances !

Je comprenais ce qu’il voulait dire, et nous ralentimes l’allure, nous immobilisant au bout de quelques mètres, en cercle.
Nous savions ce qui nous restait à faire. Je lançai un regard oblique à mes frères, qui acquiscèrent. Nous commencâmes une chorégraphie spécifique aux maitres de l’air, et le mur d’air se transforma e en un cercle parfait autour de l’ennemi. La puissance du vent les empêchait de continuer. C’est alors qu’un autre cercle apparut. Un cercle de feu, un feu d’un bleu intense, effrayant, magnifique. Magma s’était joint à nous, et interdisait maintenant à nimporte quel engin de tenter la moindre fuite. Ils étaient pris au piège.
Les soldats du feu firent un pas en avant, frappèrent du poing, projetant d’épais jet de flammes d’un rouge vif qui embrasa totalement les machines. Les cris d’agonie resonnèrent à mes oreilles à la manière venin. Je sentais que je n’étais pas la seule, mes compagnons aussi ne pouvaient supporter cela plus longtemps. Magma cessa alors geste et hurla-t-il :

- ARRETEZ !!!

Les soldats du feu du général Roten cessèrent tout mouvement, et les engins s’évanouièrent sur la plage en un tas de bois brulé. Et de corps.

- Nous avons besoin d’eux !
continua t’il. Ils doivent nous dire qui ils sont. Amaya…
- Je vais voir s’il y a des blessés, coupai-je avant de disparaitre grâce au Souffle.

Je courrai à toute vitesse dans les rues désertes de la Cité Impériale, étendant mon Chi aux alentours. Il n’y avait personne.
Rien que des bâtiments brisés, brulés, calcinés. Détruits.
Et l'odeur de la Mort.
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Mar 18 Aoû 2009 - 22:59





Tout autour de nous n'était que décombre et pousières. Les batiments de la splendide nation du feu étaient encore leché à quelques endroits par des flammes suffoquantes. Le seigneur du feu marchait lentement dans les ruelles de la cité impériale, alors que Amaya s'était rendu à vive allure sur les lieux du massacre. Magma tentait de retenir son émotion, la cité qu'il avait tant aimé et tant choyée était calcinée. Le vent soufflait et ramenait le parfum des corps noirci par les flammes, des larmes coulaient des yeux du seigneur du feu. Il se laissa submerger par cette montée d'emotions, et en quelques secondes les repoussa. Il devait se ressaisir et trouver qui et pourquoi on avait attaqué la nation du feu. Il rejoignit rapidement la sublime jeune femme dont le teint mate semblait s'être blanchit tellement elle était choquée par les événements. Magma s'avança lentement vers elle, l'odeur de la mort lui saisissant la gorge. Il déposa sa main douce et chaude sur une épaule dénudée du Guide des nomades. Celle-ci sursotta, elle était absorbée par toutes ces images cauchemardesques et n'avait pas entendu le seigneur du feu s'approcher. Elle se retourna vers lui et se jetta dans ses bras. Magma la laissa faire et posa sa deuxième main sur ses cheveux. Par cette etreinte il lui insufla une montée de chaleur pour la réchauffer. Son visage se recolora lentement et elle reprit son aspect habituel, que le seigneur du feu aimait tant. Elle cacha son visage dans la veste rouge du seigneur du feu et repris lentement ses esprits, lovée contre la poitrine du jeune homme. Elle sentait battre le coeur du seigneur du feu lentement, sa respiration était réguliere et appaisante. Magma murmura lentement à son oreille:

- Je suis désolé.

Amaya retirra son visage de la poiitrine de l'homme et une fois de plus il fut sibjugué par la beauté de ses yeux. Elle ne parla pas mais ses émotions n'avaient pas besoin de mots pour s'exprimer... Ils se séparèrent et le flux de chaleur s'estompa. Amaya regretta un instant le contact avec le jeune seigneur mais se concentra sur les alentours pour repérer un quelqu'on que survivant. Sondant les moindres recoins de la plaine carbonisées par l'attaque des soldats du feu. Ils découvrirent des débris de dirigeables, des corps brûlés, du sang et soudain dissimulé sous les décombres un homme tentait de se cacher. Trop tard les deux chefs de nations l'avait aperçu et se dirigeait déjà vers lui. En les voyants il s'extirpa des décombres et couru, mais rapide Amaya bloqua sa fuite en opposant sur son passage un mur d'air. L'homme entra en collision avec le mur invisible et bascula.
Le seigneur du feu lui sauta dessu rapidement et l'immobilisa au sol. NE pouvant voir son visage il claqua des doigts et une flammèche lui revela l'identité de l'homme. Magma fut horrifié de sa découverte. Un petit homme maigrichon se tenait là, ses lunettes étaient tordues et ne tenait plus sur son long nez. Magma se releva et relacha son emprise sur l'homme:



- Tamerlan! C'était l'homme qui s'était chargé de laliste des invités et de l'organisation du festival et qui s'était rebellé contre les décisions du seigneur du feu quant à l'invitation de nomades à la nation du feu. Magma paressait pétrifié, un de ses propres hommes l'avait trahi.
- Explique toi Tamerlan que signifie tout ceci pour qui travail tu? La colère avait emplis les yeux du seigneur du feu et il menaçait l'homme de son index. Ce simple doigt était chargé d'une energie meurtirère et Amaya tentait de capter le regard de son compagnon pour l'apaiser, en vain.
L'homme ria grassement, ses poumons étaient prit et il parlait avec difficultés mais on comprenait tout sans peine.
- Vous nous avez trahi seigneur! En osant souiller notre terre natale par la présence de ses pourritures. La nation du feu n'est plus notre pays, nous avons réduit la ville en cendre pour bien vous faire comprendre que nous ne voulions pas de cette espece ici. Nous ne voulons plus de vous non plus à la tête de la nation, traître à votre sang. Que dirait votre père?
Il fut interrompu par un coup de poing magistral qui s'abbatit sur son chetif nez, qui se brisa net. Du sang coulait à flot mais Magma frappait toujours. Il se releva et surplomba l'homme de sa taille. La colère ne s'était toujours pas éteinte et elle avait pris possession du corps du jeune seigneur. Il héla ses hommes restés en retrait et ordonna:

- Que l'on emporte cette ordure loin de moi, enfermez le dans une de nos prisons. Cherchez les survivants et infligez leur le même sort qu'à celui-ci.
Les soldats s'inclinèrent et se saisirent de l'homme sous les aisselles et l'entrainait à l'écart du décor macabre.



Magma se tourna lentement vers la jeune femme et tenta de sourire mais n'y parviens pas. La colère avait laissé place à la tristesse:


- Je suis désolé Amaya. Je n'aurais jamais dû vous faire venir ici. TOut est ma faute, par ma faute des gens sont morts cette nuit. Vous auriez pu mourrir aussi en acceptant mon offre. J'ai cru que tous les fils du feu se réjouirait de voir une alliance entre nos deux peuples. Je me trompais. Surtout ne pensez pas que je veux y mettre un therme mais...

La voix du seigneur du feu s'éteind soudin et ses yeux se perdirent dans ceux de la jeune femme. Celle-ci ne comprenait pas. Soudin le jeune homme s'écroula, une dague noir était planté dans son dos. Un autre homme s'était caché sous les décombres et en avait profité pour poignarder le seigneur du feu. Il tenta de s'échapper, mais une lame d'air le trancha en deux. Magma demeurait immobile sur le sol, du sang s'échappait de la blessure...
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Ven 21 Aoû 2009 - 12:09



Tout se passa comme au ralenti. Ses yeux semblèrent s'éteindre, se figer, tandis que son corps s'écroulait sur le sol sans que je puisse le rattraper. Mes yeux s'écarquillèrent devant la dague fichée dans son dos et mes mains se mirent à trembler en voyant le sang couler de la blessure.
La lame d'air qui percuta l'assassin sembla bien lointaine, je ne voyais que Magma, inerte sur le sol. Je m'agenouillai à ses côtés et le souleva légèrement, tournant son visage vers moi :

- Magma...Magma!!!

Il respirait encore, mais sa respiration était très faible. Trop faible. Et le sang coulait encore et toujours, se mêlant au pourpre de ma robe. Des bruits de pas se firent entendre, et lorsque je levai les yeux, une dizaine de maitres du feu nous encerclaient.

- Elle l'a tué...murmura l'un, le visage pâle.
- TRAITRE! hurla un autre.
- TUONS-LA ! ELLE A TUE NOTRE SEIGNEUR!
- Du calme!

Mon coeur se figea dans ma poitrine, j'eus un haut le corps. Cette voix...Je l'avais déjà entendue quelque part! Il y a longtemps...très longtemps...Ou? Un homme s'avança, tout vêtu de noir et rouge. Un haut gradé, vu son armure et son allure.

- Nous ne pouvons la tuer maintenant...Que quelqu'un lui prenne la dépouille du Seigneur du Feu.

Instinctivement, je resserrai mon emprise autour des épaules de Magma. Impossible...Tout cela était impossible! Il y avait un malentendu! Ce ne fut que lorsque je vis le visage de l'homme que je compris.
Un visage que jamais je n'oublierai. Un visage arrogant, cruel et imposant. Et ces yeux, d'un noir de charbon, aussi sombres que les ténèbres.
J'avais compris...Il n'était donc pas mort. Il avait réussi à prendre le contrôle de la Nation du Feu, à tuer son Seigneur et...a tuer la Chef des Nomades. Il avait réussi.
Je savais ma fin proche, et pourtant, lorsque plusieurs Maitres du Feu s'approchèrent, je sortis un petit sifflet de ma sacoche et l'approcha de mes lèvres. Le son qui en sortit vibra en moi à la manière d'un gong, et s'éparpilla dans l'air. Les Maitres du Feu s'arrêtèrent et attendirent les ordres, confus.

- Faites ce que je vous dis ! gronda l'homme.

Un rugissement perça le silence morne de la Nuit. Les Maitres du Feu reculèrent de plusieurs pas et levèrent la tête. Une silhouette massive descendit jusqu'à moi en rugissant de colère et fouettant quiconque se trouvait sur son passage. Sans plus attendre, je saisis avec difficulté Magma sur mes épaules et bondis, vacillante, sur le dos de Tomoo.

- Attrapez-la ! hurla l'homme.

Des jets de flammes fusèrent de tout les sens...et se heurtèrent de pleins fouet. Tomoo avait déjà décollé. Battant l'air de sa queue, il prit rapidement de l'altitude et une fois hors de portée des flammes, fit des cercles au dessus de la Nation du Feu. Posant le Maitre du Feu sur le ventre, j'avalai ma salive en observant sa plaie. Le sang coulait encore, et son long manteau était à présent imbibé. Son visage pâlissait à vue d'oeil. D'un geste fébrile, j'ôtai la dague de son dos et la posai derrière moi. J'arrachai les longues bandes de tissus de ma robe et enroulai son torse. L'hémorragie se stopperait peut-être. Mes mains tremblaient, mon esprit bouillonnait. Je me détournai un instant et jetai un regard implorant sur la Cité.

- Goro...Issei...murmurai-je.

Mais rien. Aucune trace de mes compagnons. Je pris ma tête entre mes mains et mon regard s'attarda sur mon corps maculé du sang de Magma. Je n'avais pas d'autre choix, je devais partir. Je devais...

- Tomoo, va. Le plus loin possible d'ici. Cherche un village.

Tomoo poussa un faible grondement et se mit en route. Les cris de rage des maitres du Feu ne m'atteignirent pas. J'étais complètement seule.

Nous ne trouvâmes un village que plusieurs heures plus tard. Des heures durant lesquelles la mort de Magma me hantait...
Tomoo descendit en piqué vers le minuscule village. Je pris Magma sur mes épaules et bondit sur le sol, m'écroulant à mon tour sous son poid.

- UN MÉDECIN!! hurlai-je en voyant le visage sans couleur de Magma. JE VOUS EN SUPPLIE, A L'AIDE!

Des têtes sortirent des maisons, encore endormies. Puis une silhouette se dessina dans la pénombre. Une torche à la main, un homme d'une trentaine d'année s'approcha de moi et s'agenouilla à nos côtés.

- Pourquoi ne pas l'avoir amené plus tôt? dit-il, les sourcils froncés. Il...
- Vous pouvez le soigner n'est-ce pas?

Le médecin mit un temps avec de répondre :

- Nous allons essayer.

Il le prit à son tour sur ses épaules et s'avança vers l'une des maisons. Je le suivis. A peine posai-je un pied à l'intérieur qu'il m'arrêta :

- Vous feriez mieux de ne pas entrer.

Ce fut comme un seau d'eau froide qui se déversa sur mon corps. Je reculai, lentement, et la porte se referma. L'esprit complètement embrumé, étourdie, je revins vers Tomoo, à présent entouré des villageois, émerveillés. Les enfants jouaient avec sa queue touffue en riant, tandis que des feux et des lumières s'allumaient un peu partout dans la petite bourgade du Royaume du Feu.
J'observai un instant ces enfants aux visages heureux, et Tomoo, dont la queue frétillait. Puis me détourna, m'éloignant des lumières et des rires. Le silence m'engloba bientôt, hormis l'écoulement d'une petite rivière scintillant à la lumière de la Lune. Je me laissai tomber à genoux et observai mon reflet sur l'eau mouvante. Je revins des années en arrière, les cheveux plus court, de petite taille, le corps mince et frêle, le visage encore rond des enfants. Mais ce reflet ne faisait que dévoiler mes sombres souvenirs, ravivés douloureusement avec l'apparition de cet homme...
Des bruits de pas derrière moi me firent sursauter, et je me relevai avec hâte, prête à bondir.

- Ce n'est que moi.

Le médecin. Il me toisa de son regard fauve, et s'approcha remplir une gourde d'eau de la rivière. Nous ne prononçâmes pas un mot durant quelques minutes, minutes qui me parurent une éternité.

- Votre ami est en mauvaise posture.

Le son de mes battements de coeur résonnèrent à mes oreilles.

- Il a perdu énormément de sang.

L'homme continua de remplir sa gourde, puis se tourna vers moi, me toisant d'un regard étrange. J'eus la désagréable impression qu'il lisait en moi.

- Mais il est vivant. Il aura besoin de beaucoup de repos.

Il se détourna et remit en route vers le village. Les battements de mon coeur ne s'atténuèrent pas lorsque je le suivis, silencieuse. Nous passâmes devant Tomoo et les habitants du villages toujours ébahies devant une créature pareille, puis entrâmes dans la maison. Un homme et une femme s'inclinèrent et sortirent. Magma était allongé sur le coté, le torse nu et enroulé d'épais bandage. Je m'approchai de lui en m'agenouillai à ses côtés. J'entendis le médecin sortir à son tour, et ce fut le silence total.
Les cris de joie des enfants étaient bien trop lointains pour qu'il me rendent le sourire, seuls les yeux clos et la pâleur du Seigneur du Feu s'emparaient de moi. Je fermai les yeux et posai ma tête contre le lit. Et m'endormit.

Lorsque j'ouvris les yeux le lendemain, la maison était baignée de soleil et l'on avait recouvert nos corps de couvertures. Je me redressai légèrement et tournai la tête vers Magma. Deux iris d'un bleu de saphir se plantèrent dans les miens et je ne pus m'empêcher de sourire.

- Salut...murmura Magma en refermant les yeux avec difficulté.
- Rendors-toi, tu dois te reposer.

Il acquiesça légèrement et sa respiration se fit plus régulière. Je me relevai et sortit de la maison. Le médecin et ses deux acolytes étaient assis sur des souches d'arbres et se turent à mon arrivée. Le premier fit un signe de tête à la femme et celle-ci se leva.

- Suivez-moi, dit-elle.

Sa voix était douce et calme. Je la suivis en silence tandis qu'elle m'emmenait dans la maison voisine. Elle me conduisit dans la chambre et m'offrit de nouveaux vêtements, avant de me conduire jusqu'à la salle de bain.

- Lavez-vous et habillez-vous. Nous aurons à parler ensuite.

Son ton était très calme, mais je ne pus empêcher l'angoisse de me saisir l'estomac. Qu'allais-je bien pouvoir dire? S'ils ne me croyaient pas? De plus, je ne pouvais révéler nos véritables identités si nous étions poursuivis...Avec un soupir, je me plongeai dans le grand bassin d'eau chaude puis m'habillai.
Lorsque je sortis de la cabane, le médecin et ses paires m'attendaient et m'invitèrent à entrer dans une pièce de la maison où dormait Magma.

- Je pense que nous avons droit à des explications.

Je baissai les yeux.

- Nous savons qui est cet homme, continua le médecin. En revanche, nous ne savons qui vous êtes ni pourquoi le Seigneur du Feu est dans cet état.
- Je...

Les mots avaient du mal à franchir la barrière de mes lèvres, et je me mis à trembler. De toute manière, ils le sauraient un jour ou l'autre, pourquoi mentir? Je fermai les yeux.

- Je suis Amaya, Guide des Nomades de l'Air. Le Seigneur Magma m'a invité pour rallier nos deux peuples. Mais...mais il y a eu une attaque, nous ne savions pas qui ils étaient. C'était un piège. Des espions se sont infiltrés dans les rangs et ont tenté d'assassiner le Seigneur du Feu, en me faisant passer pour la criminelle...Nous avons donc fuit.

Il y eu un long silence, durant lequel je sentais trois paires d'yeux braqués sur moi.

- Des Soldats du Feu vont surement arriver ici dans quelques jours, peut-être même avant.
- Je le sais. Nous partirons quand il le faudra.
- Avec le Seigneur du Feu blessé? Avez-vous perdu la tête?!
- Trop de gens sont morts cette nuit, inutile d'en rajouter, ripostai-je en me relevant.
- Vous ne nous dites pas tout.
- Je vous ai dit tout ce qu'il est utile de savoir.
- N'est-ce pas à nous d'en juger?
- Pas si ça ne vous concerne pas.
- Très bien...Très bien. Vous pouvez partir.
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Ven 21 Aoû 2009 - 12:21

Plusieurs jours passèrent, durant lesquels je passai le plus gros de mon temps auprès du Seigneur du Feu. Je m'occupai de ses bandages, m'horrifiant à chaque fois de la fine cicatrice qui barrait son dos. Peut-être à jamais.
S'il avait reprit des couleurs, il était toujours faible, et le moindre mouvement lui coutait toute son énergie. Lorsqu'il devait marcher, je le soutenais, évitant toujours son regard. Mais cela ne dura plus très longtemps...Au bout du 5eme jour, Magma m'ordonna de s'asseoir à ses côtés, ce que je fis, tête baissée.

- Je ne sais pas ce qui s'est passé là-bas. Ni pourquoi tu évites de croiser mon regard.

Silence.
Magma me prit le menton et tourna mon visage vers lui.

- Amaya. Répond-moi.

Je me dégageai lentement de son emprise et prit ma tête entre mes mains.

- Tes propres hommes ont voulu t'assassiner. IL y a eu des espions, des infiltrations dans tes rangs. Quelqu'un à voulu me faire porter le chapeau.

Je ne vis pas le visage de Magma, mais je pus très bien imaginer l'horreur qui le traversait.

- Qui...qui était cet homme?

Mes doigts se crispèrent sur mes cheveux, si bien que mes jointures blanchirent.

- Je ne connais pas son nom, murmurai-je dans un souffle.
- Tu le connais...lui?

J'acquiesçai en silence, les yeux clos.

- Amaya...
- Lorsque j'eus 5 ans, mon peuple a été massacré, près du Temple de l'Air Occidental. Par des soldats du Feu.

Je sentis le corps de Magma se raidir.

- C'était il y a des années...Mais jamais, jamais je ne pourrais oublier. Oublier le visage de ces assassins.

Je levai un visage humide de larmes douloureuses vers Magma.

- Cet homme en faisait partie.
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Mar 25 Aoû 2009 - 0:57



Amaya venait de compter au jeune seigneur un épisode douloureux de son histoire et elle levait à présent un regard emplis de larme sur le jeune homme. Magma se sentit immédiatement naïf d'avoir fait ressurgir une douleur enfouie chez la jeune femme. Elle l'avait soignée et s'était occupée de lui et encore une fois il ne se préoccupait que de sa nation et pas à aux gens qui l'entouraient ni à ses émotions et ses sentiments. Amaya était assise à ses cotés et de grosses larmes coulaient de ses yeux magnifiques.
Magma ne pu s'empêcher de remarquer à quel point elle était belle même lorsqu'elle pleurait, mais il regretta soudain le sourire charmeur de la jeune femme. Dans un effort il tandis les bras vers elle et l'attira contre son cœur, essayant de lui transmettre autant de réconfort que possible il la consola. Amaya blotti contre le jeune homme elle observait la pluie qui tombait à l'extérieur de leur abri, un instant elle oublia ses soucis et ses tourments et tomba dans un sommeil sans rêves. Le jeune homme sourit en voyant Amaya dormir, sa blessure dans son dos le brulait et le lançait. Il espérait qu'il se remettrait rapidement car il craignait pour sa nation. Il s'attendait à devoir reprendre la nation du feu des mains de ces traîtres et pour cela il aurait besoin de ses forces et de relever une force dont il enseignait l'origine uniquement à ses meilleurs élèves. Pour l'instant il devait prendre le temps de se remettre et laisser ses ennemies le croire mort ou en fuite, pour revenir plus puissant que jamais. Il observa encore quelques minutes le visage parfait de sa compagne, il écarta une mèche de cheveux de devant son visage du bout de ses longs doigts et contempla la beauté de la jeune femme et il s'endormit le sourire aux lèvres. Pour la première fois de sa vie il se sentait accompagné et apprécié. Ils étaient tous les deux si jeunes alors que le complot de traître de la nation du feu s'étaient refermés sur eux. Mais le seigneur du feu avait la faveur du peuple, et ses soldats lui étaient fidèles, l'occupation ne se ferrait pas sans résistance.



**




Une troupe de six hommes courraient sous la pluie de la nuit fraiche. Les décombres de la cité impérial de la nation du feu, demeuraient éparpillés. Les corps des morts avaient étés enterrés pour éviter les maladies tel que la peste, les maisons avaient étés reconstruites mais pas le morale des villageois. Les six silhouettes obscures frappèrent à la porte d'une une bâtisse fraîchement reconstruite. Un bruit signifiant qu'une personne observait par un judas les visiteurs se fit entendre. Un des hommes s'approcha alors qu'une voix s'élevait de l'autre coté:
- Qui va là?
L'inconnu murmura d'une voix grave:
- Le seigneur du feu Magma!
Le judas se referma et la faible lumière qui s'en échappait s'éteint. Le bruit de plusieurs verrou que l'on ouvre arriva à leurs oreilles. Enfin la porte s'ouvrit laissant la place à une femme de forte stature celle-ci dévisagea les hommes qui entraient dans la bâtisse un par un. Ceux-ci abaissaient leurs capuchons pour révéler leurs identités à la forte femme. Elle reconnut rapidement parmi eux le général Rothen, quatre soldats dont elle ignorait le nom et le général Alrik qui revenait à peine de campagne contre le Royaume de la Terre.
- Bonsoir Tara, salua Rothen, sommes nous les premiers?
- Non non, nous vous attendions, tout le monde est au sous sol. Dieu seul sait ce qui nous arriverait si ce tyran nous découvrait. Je vois que tu as amené de nouveaux adhérents, sont ils de confiance?
- Ne t'en fais pas Tara, ils sont aussi loyaux au seigneur que Alrik et moi le sommes.
- Bien dans ce cas vous pouvez y aller, Yago est là mais il refusait de commencer avant que tu sois arrivé Rothen.
- Nous descendons tout de suite, peut tu nous préparer du thé s'il te plais.
- Bien sûr, je vous apporte ça dans quelques minutes.

Les six hommes avancèrent dans la maisonnée et se dirigèrent vers les sous sol ou Yago le chef du Phénix attendait l'arrivée de tout le monde. Ils arrivèrent dans une pièce sombre éclairée uniquement par les quelques bougies qui ornaient les murs humide de la salle. Yago se tenait au centre d'un cercle de monde. Rothen les connaissaient tous depuis peu, les réunions de se genre étaient organisées chaque soir afin de faire le point sur la situation. Toutes les personnes présentes étaient fidèle au seigneur du feu, bien qu'ils ne soient pas énormément nombreux ils étaient soudés. Les autres craignait le courroux du Tyran et préféraient rester neutre sans toute fois dissimuler leur envie de voir le seigneur du feu de retour. Certains le croyait mort, d'autres le croyait en fuites et les autres étaient heureux de son départ ou de sa mort. Lorsque les six hommes eurent rejoins le cercle, tout le monde les saluèrent. Yago adressa un signe de tête aux deux généraux et regarda l'ensemble des personnes présentes.

- Je vois qu'il manque Esther et Pietrus commença le vieux maître.
- Ils ont étés capturés par le tyran, Yago. Nous les avons vu avec mon frère, les soldats sont venues chez eux et ont enfoncés la porte pour les emprisonnés dans le palais. Nous ne savons pas s'ils sont encore vivant ou non, répondit un jeune homme à peine plus âgé que Magma.
- C'est bien malheureux, poursuivit Yago, ce soir j'ai une bonne nouvelle à vous annoncer. Le seigneur du feu est en vie, si jusqu'à présent nous vivions avec l'espoir de le savoir vivant, aujourd'hui nous en sommes sûr.

Dans le cercle de monde on parlait, certains pleuraient de joie, tandis que d'autres se contentaient de sourire et d'autres soupiraient de soulagement. Yago reprit de sa voix forte et douce:
- Nous tenons cette information d'un médecin qui à soigné le seigneur du feu après la tentative d'assassinat du Tyran sur sa personne. Il est accompagné de la jeune Amaya, guide des nomades de l'air. Ils ont quittés son cabinet il y a quelques semaines mais ne sait pas ou ils sont allés. Il nous à également informé que la jeune femme semblait perturbé et pressée de quitter les lieux. Comme si elle savait quelque chose qui la gainait. Nous ne pourrons émettre aucune hypothèse avant que nous les ayons retrouvés tous les deux. Avez vous des propositions à faire?

Les hommes et les femmes du cercles se regardaient tour à tour, ils étaient tous près à tout pour retrouver leurs seigneur même à sacrifier leurs propre vie, mais ils étaient loin d'être de fin stratège. Enfin un homme pris la parole, il s'agissait de Rothen bien entendu:
- Nous ne pouvons nous permettre d'agir à la légère, notre seigneur est surement blessé et nos ennemies sauteraient sur l'occasion s'ils savaient ou il se trouvait. Il ne peut être couronné seigneur du feu tant que le vrai sera vivant. Nous devons lui faire confiance il doit avoir un plan pour revenir en force, faisons ce que nous avons toujours fais jusqu'ici et ce qui est à notre portée. Protéger les villageois et défendre la cité, laissons le reste au seigneur du feu.
Yago acquiesça d'un signe de tête et remercia Rothen de sa participation. Tous semblait d'accord avec le général et personne n'avait pris la parole. Tara entra à ce moment et offrit à chacun une tasse de thé fumante. Rothen lui lança un sourire complice et la remercia. Une fois que tout le monde fut servi, Yago repris:

- Nous sommes la résistance mes amis et nous devons tenir jusqu'au retour de Magma, ayant été son maître et l'étant toujours je sais pertinemment bien ce qu'il compte faire et je devrais m'éclipser un moment pour rejoindre mes paires. Je compte sur vous pour défendre la nation jusqu'à notre retour. En mon absence Rothen dirigera les réunions. Sur ce je vous souhaite à tous une bonne soirée, soyez prudent!

Tous saluèrent Yago qui remercia Tara pour son hospitalité et sortit dans la nuit sombre, la pluie tombait toujours et hachurait le paysage. Yago eu un léger sourire en pensant à son jeune élève, et marmonna pour lui même:
- Courage Magma! Je t'y attendrais...
Yago disparu dans la nuit noir, il se dirigeait vers l'extérieur de la ville.


**




Dans la salle du trône de la nation du feu, deux hommes conversait l'un paressait en colère tandis que l'autre était d'un calme plat, presque effrayant. Le colérique avait entamé un balais de cent pas devant le trône du seigneur du feu il hurlait:
- Comment un homme blessé peut il nous échapper? Il faut le retrouver à tout pris et le tuer pour de bon.
- Du calme Tamerlan! Nous devons faire preuve de malice, certes il est vivant mais rien ne nous dit qu'il ne succombera pas à ses blessures, tenta de rassurer le second homme.
- Mais maître, s'il revient nous risquons d'être terrassé! Ajouta Tamerlan avec un air de panique dans la voix.
- Un homme seul ne pourra jamais démanteler le complot dans lequel nous l'avons poussé. Attendons qu'il vienne jusqu'à nous et nous pourrons en finir une bonne fois pour toute avec ce seigneur du feu. JE pourrais alors prendre sa place sur le trône et continuer l'œuvre de nos ancêtres.
L'homme ria bruyamment sans la moindre retenue, ce qui fit sursauter Tamerlan. Il rajusta rapidement ses lunettes sur son nez graisseux de peur qu'elles tombent.

**






Après plusieurs semaines de patience, et de rééducation Magma était de nouveau sur ses pieds et la douleur dans son dos avait presque disparu. Il s'entrainait tous les jours avec Amaya pour vérifier avec plaisir que sa maîtrise n'avait pas diminué, il constatait avec plaisir que la jeune femme était aussi belle que redoutable au combat. Épuisé par les efforts fournies de la journée les deux compagnons s'écroulèrent sur le sol et restèrent un instant à ne rien dire, à ne rien faire. Ils se contentaient d'observer le ciel et les nuages qui se déplaçaient, parfois le jeune seigneur avait l'impression d'y apercevoir un visage mais lorsqu'il tentait de le montrer à son amie il disparaissait. Le vent soufflait sur leurs visage, et la caresse de cette douce brise les apaisa pendant un moment. Durant le semaines qui suivirent la tentative d'assassinat du seigneur du feu, Magma et Amaya avaient appris à se connaître et un lien très puissant les unissaient désormais. Magma souffla et se leva d'un bon, il tandis sa main à la jeune femme qui était toujours allongée et qui ne comprenait pas la réaction de son ami, étonnée elle balbutia:
- Qu'est ce que tu as?
- Fais moi confiance! JE voudrais te montrer quelque chose, répondit le jeune homme.
Ses cheveux flottaient dans le vent et fouettaient son visage magnifique. Ses yeux bleu azur, s'harmonisait parfaitement avec le bleu du ciel qui se trouvait dans son dos. Comment dire non à un homme avec un tel regard? Amaya saisit sa main et le seigneur du feu la redressa.
- Accroche toi à moi, lui demanda t-il.
Amaya obéit et passa ses bras autour du coup du jeune homme et lentement il s'éleva dans les airs en faisant jaillir de ses pieds nue un jet de flamme continu. Bientôt ils furent à plus de dix mètres du sol et le bison volant du guide des nomades semblait être minuscule en bas. Magma se dirigeait vers une haute montagne de la nation du feu et augmentant l'intensité des flammes qu'il projetait il contourna l'obstacle. Il demanda à la jeune femme de fermer les yeux et celle-ci s'exécuta, elle ne comprenait toujours pas le manège de son ami. Soudain Magma interrompit sa course et il se stabilisa, de sa voix douce il dit:
- Maintenant ouvre les yeux!

Amaya, lentement ouvrit les paupières et ce qu'elle vit ravis ses sens. Derrière l'immense montagne on y trouvait de sublime plateau recouvert entièrement d'arbres gigantesques qui composait une forêt s'élevant à l'ouest. De l'autre coté la terre se soulevait sous le soleil en croupes boisées, vertes, jaunes, rousses, derrières lesquels se cachait une sublime vallée. Au sud, se voyait un lointain reflet semblable à du vert pâle qui décrivait une grande boucle dans la plaine et qui s'écoulait vers des terres lointaine inconnu des fils du feu. AU milieu de cette masse feuillue reposait un fleuve qui s'écoulait jusqu'au profondeur de la mer. Amaya semblait émerveillée par le paysage qui l'entourait Magma en était heureux. Elle ne disait rien parce qu'il n'y avait rien à dire. L'étonnement dans ses yeux et l'émerveillement qui s'esquissait sur son visage témoignait de son émoi. Lentement le seigneur du feu revint au campement et déposa la jeune femme sur le sol, au coté de son bison volant qui semblait enjoué de la revoir saine et sauve. La jeune femme lui caressa le front celui-ci lui répondit en poussant un cri de joie, la large mâchoire de l'animal était impressionnante. Après les dragons, les bisons volants étaient les plus belles créatures que le seigneur du feu fut à même d'observer.
Mais tout ces moments de détentes ne pouvaient pas durer éternellement, ils devaient retourner au palais de la nation du feu et renverser les usurpateurs qui s'y étaient installés et pour cela Magma avait un plan et il devait en parler à sa compagne.
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Mar 25 Aoû 2009 - 1:03

[Hrp] 2/2 [/Hrp]



- Amaya, je dois te parler sérieusement. Je compte bien retourner au palais pour libérer mon peuple! Est-ce que tu viens avec moi ou est ce que tu souhaite repartir chez les nomades. Cet homme aura dressé la nation contre toi en te faisant passer pour mon assassin. Je ne veux pas te voir courir de nouveaux risques... Tu devrais partir!
- TU sais depuis peu j'ai appris à quel point tu étais têtu! Je reste avec toi un point c'est tout! Répliqua la jeune femme.
- Et bien dans ce cas je crois qu'il est temps de ce mettre en route pour l'école du Phénix. Nous devons y aller et partir à la reconquête du palais avec l'aide des soldats d'élites du Phénix dont je fais parti. Le chef de cette organisation n'est autre que le vieil homme que tu as aperçu à mes cotés lors du festival. C'est mon maître, Yago.
- Une organisation secrète? Mais quel est son rôle car je n'en ai jamais entendu parler? Demanda Amaya perplexe.
- C'est une organisation répondant au nom de Phénix. Elle fut fondée jadis par des maîtres du feu au talents exceptionnelle et dont leur arbre généalogique ne leur permettaient pas de devenir seigneur du feu. Une poignée de ses hommes se sont exilés et ont fondés cette organisation. Elle aurait pour but de défendre et protéger la nation du feu contre tous ses ennemies qu'ils soient de intérieur ou extérieur à la nation. Ils ne sont plus passés à l'action depuis des années cependant je fais parti de cette organisation et en suis l'élève prodigue. Elle est dirigée par un conseil de 4 maîtres, deux hommes et deux femmes. Ce conseil est lui même guidé par un seul homme et il s'agit de Yago. Ce soir nous partirons au quartier général du Phénix, qui se fait passer pour une simple école de maîtrise en empruntant le nom de Tsubari. Nous y serrons dans plusieurs jours si toute fois tu accepte de me suivre...
Amaya réfléchis une seconde en tentant d'assimiler toutes les informations que Magma venait de lui transmettre. Elle n'en croyait pas ses oreilles, comment une telle organisation pouvait-elle demeurer secrète. Elle hésita un instant puis pris la parole:
- J'ai dis que je te suivrais alors je le ferrais quoi qu'il arrive, même si j'ignore tout de cette organisation.
Ce qui lui faisait le plus peur en réalité c'était de se dire qu'elle ne connaissait rien des origines du jeune homme qui se tenait devant elle. Mais lui en savait il plus sur elle? Ils en étaient tout deux au même point et pourtant...
- Dans ce cas nous partirons à la tombée de la nuit! Et nous reviendrons au palais avec une armée pour reprendre ce qu'ils nous ont volé et au passage nous pourrons nous entretenir avec l'auteur de la tragédie dont tu as été frappée, conclus le seigneur du feu.
La jeune femme sourit à cette idée et ils partirent s'allonger un instant avant de partir pour l'école du Phénix. Par chance ils n'étaient pas très loin de l'organisation et ils y serraient assez vite à vol de bison...

Le soir même alors que le soleil venait à peine de se coucher derrière les gigantesques montagnes, Magma et Amaya se préparaient à partir. Ils grimpèrent sur le dos du bison et d'un YiP YiP puissant du guide des nomades, le puissant animal frappa de la queue sur le sol et s'envola. Ils volèrent pendant plusieurs heures avant d'apercevoir des piques de montagnes très particulier, de la neige tenait sur les pointes des colosses de pierre. Magma reconnaissait chaque pique, chaque sommets, il avait passé près de 4 ans à s'entrainer dans ses montagnes avec son maître. Et là il reconnu rapidement le petit village d'où démarrait la course permettant l'accession à l'école du Phénix. C'était ici qu'il avait gagné sa place dans l'école. Il sourit car il savait qu'à pied escaladé la paroi poussiéreuse du volcan s'avérait plus compliqué que de le faire à dos de créature volante. Et lorsqu'ils survolèrent le cratère du volcan, on pouvait apercevoir au cœur du géant qui dors une forteresse. Magma commenta dans l'oreille de la jeune femme:
- Voici l'école Tsubari la façade dont je te parlais. L'école blanche du Phénix se trouve derrière cette cache et est beaucoup plus belle que celle-ci, descendons.
La jeune femme acquiesça et dirigea sa monture vers le centre du volcan qui semblait peu enjoué à l'idée de s'enfoncer sous terre. Lorsque le bison se posa par terre, un nuage de poussière se souleva sous le poids de l'animal. Magma et Amaya progressaient à présent vers les portes de la forteresse et le seigneur du feu frappa à la porte. Immédiatement un judas coulissa et une voix familière s'éleva de derrière les portes:
- Bonjour à vous voyageur veuillez révéler votre identité afin que nous jugions de votre aptitude à entrer dans notre école.
Magma sourit en reconnaissant la voix et répondit:
- Je suis Magma seigneur du feu et élève prodigue de l'école du Phénix.Amaya l'imita et répondit à la question:
- Je suis Amaya, guide des nomades de l'air.
Le bison volant de la jeune femme brailla comme pour répondre lui aussi à la question dans l'espoir de ne pas rester dehors.
Les portes s'ouvraient et Yago se tenait dans l'encadrure des portes. Un sourire immense se dessina sur les lèvres du jeune seigneur et il se jeta dans les bras puissant du vieil homme. Celui-ci éclata de rire et tenta de s'exprimer, il semblait réellement ému de voir Magma vivant:

- Oui oui, moi aussi je suis heureux de te voir jeune élève! Il le repoussa tendrement et plongea son regard dans les yeux de la jeune femme et poursuivit, quant à vous Guide des Nomades je crois que nous vous devons beaucoup. Sans vous la nation du feu aurait perdu son seigneur, de tout cœur merci.
Amaya rougit mais ne répondit pas car elle n'avait rien à répondre. Yago se tourna vers Magma et le fit mine de le réprimander:
- Je ne crois pas avoir oublié de t'entrainer à rester sur tes gardes en toute situation. Tu as encore à apprendre jeune élève! Maintenant entrez nous allons chercher ce que vous êtes venus chercher ici mais je crois que vous n'aurez pas besoin d'attendre très longtemps.
Tout trois ils pénétrèrent dans la forteresse qu'ils traversèrent d'une traite, Yago et Magma marchaient d'un pas soutenu tandis que Amaya observait les battisses et l'architecture de la bâtisse. Magma s'approcha d'elle et lui murmura:
- Si tu trouve ça jolie tu n'as encore rien vu!
La jeune femme lui rendit son sourire et suivit le jeune homme et son maître jusqu'au fond de la forteresse. Un mur se dressait devant eux et bloquait le passage, Yago fit glisser son pied sur le sol et un jet de flamme jaillit de son pied. Les flammes léchèrent le mur en suivant une gravure encastrée dans le mur. Un Phénix se dessina sur le mur, et celui-ci pivota sur lui même pour laisser les trois comparses entrer dans l'école blanche, l'école du Phénix.
Amaya en resta bouche bée, l'espace en entier était blanc on aurait dit le paradis. Une chute d'eau coulait au loin alors que les yeux de la jeune femme étaient attirés par les fleurs blanches, les maisons blanches et l'herbe verte qui faisait ressortir la blancheur du lieu. Elle se sentait bien, un sentiment de calme éternel s'empara de son être et la berça. Magma et Yago s'étaient arrêtés à ses cotés pour contempler l'édifice, bien qu'ils venaient de ce lieu ils étaient toujours autant impressionnés par sa beauté. Soudain le regard de Magma et de sa compagne fut attirés par des mouvements de masse au centre de l'école. Un attroupement de monde se trouvait là. Magma faillit tomber à la renverse quand il vit que chaque hommes qui se trouvait là portait l'armure du Phénix. Tous étaient vêtu d'un plastron or, d'un casque or et d'une grande veste blanche qui flottait derrière eux, une épée pendait au coté de certains hommes tandis que certain portait une hallebarde. L'armée du Phénix était prête et au vue du nombre ils devaient être au moins trois cents. Yago ria de l'air perdu des deux jeunes:

- Je vous avait bien dit que vous n'auriez pas à attendre longtemps pour avoir ce que vous étiez venu chercher. J'ai mis au courant le conseil des 4 de la situation dès mon arrivée ici. Depuis nous rassemblons nos force pour les mettre une nouvelle fois au service du seigneur du feu.
Amaya et Magma se lancèrent un regard discret et sourirent et Yago reprit:
- MAis avant toute chose je vais vous conduire jusqu'à votre chambre pour que vous puissiez vous reposez. Nous reparlerons de tout ça demain, reposez vous bien! Ordonna le vieil homme d'une voix douce.
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Dim 30 Aoû 2009 - 22:20



Allongée sur le lit, le regard tourné vers le plafond, je réfléchissais. Mes pensées vagabondaient dans tout les sens, mes souvenirs me paralysaient.
J'avais retrouvé l'homme responsable du massacre...Que devais-je faire? La vengeance était-elle nécessaire?
Je fermai les yeux. Le visage de mes parents s'imposèrent, souriants. Je les rouvris. Ceux de Goro et Issei les remplacèrent. Je crispai les poings.
J'avais pris ma décision.

Je ne dormis que quelques heures cette nuit là, durant lesquelles je me réveillai plusieurs fois, saisis d'angoisses et de sueurs froides.
Le matin, je me levai en silence et traversai les couloirs de l'Ecole du Phénix. J'eus du mal à m'habituer à la blancheur immaculée des lieux, du sol jusqu'au plafond. Mes pas semblaient étouffés, j'étais aussi légère et silencieuse qu'une plume. Arrivée dans le grand hall, je tournai sur la gauche, d'où me parvenait des voix. J'ouvris la grande porte, ornée d'un phénix magnifiques et scintillant. Les Hauts gradés de la Nation du Feu se tenaient là, et tournèrent la tête à mon arrivée. Magma était déjà levé, bien qu'il paraissait épuisé.

- Tu nous as rejoint, nous venons de nous retrouver, déclara-t-il en se redressant. Nous devons établir un plan.

J'avalai ma salive et m'approchai.

- Très bien, nous savons donc que la cité est sous l'emprise du Tyran, déclara Yago d'une voix grave.
- Le Tyran? répétai-je en fronçant les sourcils.
- Nous ignorons tous son nom. Il se nomme ainsi lui même.

Mes jointures blanchirent.

- Il semble avoir fait des résistants restés là-bas des prisonniers, ou même pire...La population est elle aussi extrêmement contrôlée, mais nous ignorons encore à quel endroit. Nous ignorons a vrai dire où siège le Tyran et ses hommes. Nous avions envoyés plusieurs de nos hommes durant votre absence, afin qu'ils percent les rangs ennemis et s'infiltrent dans le Palais. Nous leur avons ordonnés de se rejoindre chaque nuit à la Porte Sud, afin de nous y attendre si nous attaquions. A votre retour, continua-t-il. Eux seuls ont tout les renseignements dont nous avons besoin, mais nous ne les aurons qu'à la reprise de la Cité.
- Vous entreriez donc par la porte Sud? demandai-je en me penchant sur la carte de la Cité Impériale.
- C'est exact. Inutile de se disperser de chaque côté, nous le ferons lorsque nous entrerons.
- Vous? remarqua Magma en m'observant d'un drôle d'air.

Aucun des hommes présents ici ne comprit.

- Vous entreriez, c'est ça que tu as dis?
- Oui.
- ...
- Je ne viens pas avec vous.

Des exclamations confuses et surprises s'élevèrent dans la foule. Magma fut le plus sidéré.

- Mais tu as dit...
- Il y a plusieurs choses que je dois faire avant.
- Tes hommes..., murmura t'il en plissant les yeux.
- Sauf votre respect Amaya-sama, vos hommes sont surement...
- Je dois en avoir le coeur net, dis-je d'une voix que je gardai contrôlée. Je les ai abandonnés la dernière fois, et cela m'a couté très cher. Comment pourrais-je être une bonne Guide des Nomades si je laisse derrière moi mes compagnons?

Plus personne ne parla. Magma baissa la tête et serra les mâchoires.

- Je vous aiderai dans votre tâche en localisant l'ennemi et la population. Lorsque je partirais, envoyez une dizaine d'hommes prévenir le peuple et le faire sortir d'ici.
- Nous...nous le ferons, acquiesça Yago d'une voix forte. Êtes-vous sure de votre choix?
- Je le suis.
- Si vous tombez sur le Tyran? Qu'allez vous faire?

Je serrai les dents.

- Je ne suis pas sans ressources, dis-je simplement.
- Mais...
- Elle a fait son choix, nous ne pouvons rien y changer, coupa Magma, sourcils froncés. Au lieu de tergiverser sur des choses inutiles, préparons-nous à l'attaque. Et prévenons nos hommes, la réunion est close.

Magma sortit de la pièce sans me lancer un regard. Je baissai les yeux.

***




La nuit était tombée, étendant son infini rideau sombre sur l'océan céleste.
Une nuit scintillante d'étoiles.
Au sommet de la paroi du volcan, entourée de Yago, Magma, général Rothen et 5 soldats du Feu, je m'installai en position de méditation, assise en tailleur sur la pierre chaude, poings contre poings.

Inspiration...
Expiration...
Au rythme du vent. En harmonie parfaite.


Je fermai les yeux, et la brise nocturne enveloppa mon corps avec tendresse. Aussitôt, mon esprit sembla se décoller de mon corps et suivit le souffle du vent. Il dévala la longue pente de pierre et de terre, grimpa au sommet des montagnes aux pieds enneigés, s'éloigna du volcan, des Maitres du Feu, de l'Ecole du Phénix. Vers la Cité Impériale. Il parcourut la ville, le moindre recoin, fouilla aux alentours, s'infiltraient dans les maisons abandonnées et vides, balayaient les fins nuages de poussière.
Le peuple, à l'ouest de la ville. Des milliers d'hommes, femmes et enfants, apeurés, réfugiés dans un quartier de la Cité, étroitement surveillé.
Je fronçai les sourcils.
Mon esprit mêlé au soupir du Vent s'éparpilla à nouveau dans tout les sens. Une flamme s'alluma tout près de là, vacillante. Presque éteinte. Il aurait du y en avoir deux. Deux flamme puissantes et éternelles. Non, elle était seule...face à ce démon. Le Tyran.
Je rouvris les yeux dans un souffle. Le silence autour de moi était presque insoutenable, tous attendaient une réaction de ma part que je parvins à enfouir durant quelques instants.

- Le peuple est au quartier ouest de la ville. Elle était très bien surveillée. Quant au sud de la Cité, elle était à peine surveillée, vous n'aurez aucun mal à pénétrer dans la Cité.
- Et le Tyran? demanda Yago.
- La où il ne devrait pas être.

Yago ouvrit la bouche, se ravisa. Magma venait de poser une main sur son bras.

- Très bien, nous devons y aller, déclarai-je d'une voix à peine plus forte qu'un murmure.

Je me relevai avec légèreté et lançai un regard furtif vers Magma. Celui-ci semblait plus pâle que d'habitude, sourcils froncés, et m'observaient avec inquiétude.

- Sois prudente, souffla-t-il.

Je jurai que j'étais la seule à l'avoir entendu. Je serrai les mâchoires et lui fit un léger signe de tête, avant de me mettre à courir. Les cinq soldats du Feu s'inclinèrent devant le Seigneur et me suivirent.
La descente fut longue, mais nous étions bien entrainés. Les cinq soldats du feu qui m'accompagnaient étaient doués et rapides. Nous aperçûmes les remparts de la Cité et ralentirent l'allure, jusqu'à s'arrêter complètement, cachés derrière un rocher. J'étendis de nouveau mon Chi aux alentours.

- Seulement deux hommes derrière la porte. Allons-y.

Nous avançâmes en silence vers la haute porte lorsque, fixant les remparts, j'eus une idée.

- Vous me faites confiance? demandai-je à voix basse.
- Bien sur que oui Amaya-sama. Pourquoi cette question?
- Si nous pénétrons par la porte, nous aurons surement plus de chances de se faire repérer, même si nous nous débarrassons des deux gardes. Ils pourraient en alerter d'autres.
- Alors qu'est-ce que vous proposez?
- De grimper.

Ils firent des yeux ronds et levèrent la tête vers la paroi immense des remparts.

- Je vous aiderai. A vrai dire, je vous pousserai jusqu'au sommet.
- Nous...nous poussez?

Je hochai la tête et leur fis signe de se mettre en ligne.

- Êtes-vous prêts? Ça secouera un peu.

Avant même qu'ils répondent, je frappai le sol de mes pieds et fis un moulinet de mes bras. L'Air, qui s'était matérialisé sous leurs pieds, les propulsa en hauteur. Tellement haut qu'ils battirent des bras et des jambes avant de retomber sur le sol. Je souris dans la nuit, et me projeta de la même façon, atterrissant avec souplesse sur les pierres.

- Nous devons nous séparer à présent. Faites tout ce que vous pouvez pour éviter les rencontres, cachez vous autant que vous le pouvez. Vêtus ainsi, c'est plus facile. Soyez prudents, et bonne chance.
- Bonne chance à vous Amaya-sama.

Leur regard était déterminé, ils n'échoueraient pas. Je leur fis un signe de tête et me détournai, courant à toute vitesse sur les remparts, bras en arrière. Le Vent me poussait en avant, comme pour m'encourager. Je n'étais pas seule.
Je bondissais de maison en maison, tel un félin, silencieuse et rapide. Je ne m'inquiétai pas des maitres du Feu qui sillonnaient les rues : ils ne voyaient sur mon passage qu'une trainée sombre. Emmitouflée dans une cape noire, capuche rabattue sur la tête, je me faufilais dans les moindres recoins, me pliais en deux lorsqu'il fallait éviter une gouttière, rampais tel un serpent caché dans l'ombre prêt à attaquer sa proie.
Je me rapprochai. La flamme se faisait de plus en plus faible. Tremblante.
La silhouette de la haute tour du Palais Impérial se dessina dans l'obscurité. Il me fallait faire attention, si je faisais le moindre bruit, je n'avais aucune chance d'y pénétrer par surprise. Me mouvant avec une fluidité parfaite, dans un silence total, je me rapprochai du bord du toit. environ sept mètres de vide me séparait de la paroi de la tour.
C'était faisable.
Me redressant de toute ma hauteur, j'inspirai profondément, puis me courbai légèrement en avant. Lorsque j'ouvris les yeux, j'avais déjà bondi, ne provoquant qu'un léger bruissement sur les tuiles. Les Maitres du Feu ne virent rien, et continuèrent à patrouiller. S'ils levaient la tête, j'étais perdue. Je devais faire vite.
Avec la simple force de mes bras, je me tractai vers les hauts et progressai vers la première fenêtre. Les crans dans lesquels j'enfonçai mes doigts étaient étroits, la pierre glissante. Mais je montai, encore et encore, poussée par la rage du désespoir. Et la flamme faiblissait toujours.
Enfin, j'atteignis la fenêtre par laquelle je m'engouffrai. Atterissant avec un "boum" étouffé par le tapis, je me relevai d'une prompte roulade. Personne en vue. Mon Chi m'indiqua qu'ils encore plus haut. Je sortis de la pièce, traversa un couloir vide et gravit les marches de pierre polie. Le Tyran se considérait-il comme invincible pour ne poster aucun homme dans sa demeure?
J'arrivai devant une porte de bois joliment sculptée et parsemée de symboles dorés et argentés. Je me penchai sur la serrure et observai à l'intérieur. Ce que je vis me figea sur place.
Goro était affalé contre le mur de gauche, le visage ensanglanté, le corps tremblant de toute part.

- Tu ne veux donc pas me le dire...résonna une froide, tout près de lui.

Une voix que je reconnus sur le champ. Mon regard pivota...
Le Tyran. Haut, fier, arrogant. Cruel. Les yeux d'un noir de jais, sombres et malveillants. Un visage que je n'avais pas oubliés depuis mon enfance.
Quelque chose de brillant attira mon regard. Un liquide rouge s'échappait de son extrémité et s'écoulait sur le sol. Le Tyran s'approcha de Goro, une longue épée à la main. La souleva.

- Dans ce cas...

La porte éclata en morceaux.
Profitant de l'effet de surprise et des débris qui tombaient encore,, je m'interposai entre les deux individus, protégeant mon compagnon de mes bras. Il ouvris des paupières lourdes, et un regard presque éteint rencontra le mien. S'écarquilla légèrement.

- A...ma...ya...sa...ma, murmura t-il.
- C'est terminé maintenant, dis-je ôtant ma cape pour l'envelopper à l'intérieur. Je suis là.
- I...issei...
- Ne parle plus. Tout est fini maintenant, je m'occupe de tout.
- Qui es-tu, imposteur? cracha le Tyran derrière moi.

Je détachai mon regard de celui de Goro et me relevai lentement. Très lentement.

- Montre-toi ! Ou je te tues.


Je tournai vers lui un regard assassin qui le fit reculer légèrement.

- Toi...La Nomade...


Je me tournai pleinement face à lui, la rage bouillonnant en moi.

- Tu ne te rappelles pas...
- De quoi devrais-je me rappeler?! riposta t'il avec férocité.
- Il y a des années. Un massacre.

Son visage n'exprimait rien d'autre que l'incompréhension.

- Cela t'aidera peut-être à raviver tes souvenirs.

D'un geste sec, j'otai les rubans qui entouraient mes cheveux. Une rafale de vent s'engouffra dans la pièce et les fit tournoyer dans tout les sens.
Les yeux de mon ennemi s'écarquillèrent de terreur, comme s'il voyait un fantôme.

- Toi...
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Lun 26 Oct 2009 - 19:29




La jeune femme quitta la sécurité du Phénix, trop vite, trop brutalement... Magma ne comprenait pas et il ne voulait pas comprendre... Il l'avait regarder partir et la seule phrase qu'il avait su dire était: "Soit prudente". Il se sentait idiot, faible et lache, il s'était mentit à lui même. Alors qu'il risquait de ne plus la revoir il n'avait pas saisit sa chance, la seule femme qui avait jamais réussi à faire éclater l'armure du seigneur du feu c'était envolée. Le parfum de son corps angélique, flottait encore dans le vent lorsqu'elle ne fut plus visible, une nouvelle fois Magma se sentait seul et abandonné. Cependant comme tout fils de la flamme il se devait de controler ses émotions au risque de voir son pouvoir échapper à sa maîtrise, car tel était le fardeau des fils du feu. Ne jamais sombrer dans un amour fou, ne jamais chercher à se venger, ne jamais succomber à sa colère... Magma les avaient presque tous enfrain en l'espace de quelques mois, il avait failli à sa tache et avait été puni, un tyran avait pris les reines de son royaume. Le seigneur du feu méditait dans le temple du phénix. D'un blanc éblouissant les murs reflétaient une lumière angélique, Magma se sentait chez lui et bien. Plongeant dans son fort interieur il tentait de relier les liens avec son ami de toujours, le feu...
Touchant de l'esprit son fidèle compagnon il se devait de le réaprivoiser car il avait perdu sa confiance, mais Magma ne s'avouait pas vaincu. Il s'assis en face de la flammeche qui virvoltait autour de lui sans le toucher. Magma ferma les yeux et respira lentement, son esprit se concentra uniquement sur la flamme bleutée, tout ce qui était exterieur à cette scène lui était inconnu. Qui était Amaya? Qu'est ce qu'il faisait ici? Il était vide et creu et ce concentrait uniquement sur son pouvoir. Lentement la flamme stoppa sa danse folle et flottait devant le seigneur du feu, Magma tendit la main vers son pouvoir. Celui-ci ressentit une présence familière, la présence du seigneur du feu, son compagnon qui l'avait suivi partout. La flammeche plongea vers la poitrine du jeune chef de nation et s'infiltra dans son corps, la puissance jaillit du jeune homme. Il ouvrit les yeux, une lueur brillante de puissance s'en émissait, il se releva et bandant les muscles de ses bras il propulsa droit devant lui la puissance de son pouvoir. Une brillante flamme rougeoillante couplée à de légère touche de bleu jaillit de ses mains ouvertes. Magma concentré controla la trajectoire de son attaque, la flamme se transforma -d'un geste de la main du seigneur du feu- en un dragon d'une blancheur ocre, il redirigea le puissant animal vers lui et laissa le dragon de flamme le percuter de plein fouet. Le dragon blanc se stoppa à deux centimètres de la poitrine du jeune homme, le feu avait retrouvé son maître et son ami de toujours, il le respectait à nouveau. Magma avait retrouvé tout ses pouvoirs. Et il était près à reprendre son pays des mains du tyran. Plus rien n'embrumait son esprit à part un sentiment de regret, l'amour qu'il portait à la nomade ne serait jamais qu'un secret entre lui et son pouvoir. Une larme coula des yeux du seigneur du feu, qu'il ballaya d'un revers de la main. Il enfila sa veste blanche caractéristique de son pouvoir et poussa les lourdes portes du temple pour rejoindre ses compagnons.
Magma n'en croyait pas ses yeux, dix bataillons de deux cents gardes phénix se tenait devant les portes du temple. Ils portaient tous l'armure caractéristique du phénix, or et blanc. Les capes blanches flottaient derrière eux tandis que leur poitrines étaient protégées par une puissante armure or, frappées du sceau du Phénix. Leurs visages étaient à moitié dissimulé par les casques or qui ornaient leurs têtes. A la vue du seigneur du feu, ils se mirent tous au garde à vous, le regard de Magma fut attiré par cinq maître du Phénix qui se tenait à la tête de l'armée des 2000 soldats. Yago était parmis eux, ce n'était autre que le conseil des 5 qui se déplacait pour rendre à la nation du feu sa liberté. C'était la première fois depuis des centaines d'années que le conseil des 5 n'était pas entré en guerre. MAgma se sentit rayonner et n'avait plus aucun doute, ils reprendraient la nation du feu et libereraient les fils du feu prisonniers du tyran. Magma resta quelques instants à observer sur son poste haut et inspira longuement avant de prendre la parole.


- Mes frères, mes soeurs, mes amis! Depuis que le Phénix existe jamais la nation du feu n'eu à souffrir d'invasion. Depuis que le Phénix existe nous avons protégé la nation, et longtemps après ma mort il l'a défendra encore. Mais aujourd'hui, la nation du feu est occupée, aujourd'hui nous devons montrer au monde entier que nous sommes toujours là, et que nous ne craignons rien!
Un hurlement d'aprobation s'éleva de l'armée, Magma poursuivit:
Aujourd'hui nous allons marcher sur la capitale, aujourd'hui nous serrons les libérateurs de la nation, aujourd'hui je reprendrais ma place sur le trône. Magma leva les yeux vers le sommet du volcan et continua:
Phénix accorde nous ta puissance pour cette bataille, accorde nous la sagesse afin de faire le meilleur choix possible, accorde nous ton courage afin que nous ne défaillons pas, accorde nous la résurection, car nous sommes tes enfants et nous ferons renaître de ses cendres la nation du feu.
Un nouvel Hourra s'éleva de l'armée, le jeune homme perçu la fierté dans le regard de son vieux maître et des 4. Avec eux Magma ne craignait rien, il sourrit en pensant au visage que le tyran prendrait en voyant le seigneur du feu vivant, à la tête d'une armée Phénix. Ce sera mémorable...


**



Non loin de là un oiseau au plume noir, planait en cercle au dessus d'une vaste plaine comme s'il chassait une proie. L'obscurité de la fin de journée semblait le géner d'aucune manière il percevait les moindres détails du décor qui se dressait devant lui et sans un effort il trouva enfin l'objet de sa mission. Un homme dressé sur les hauteurs d'une montagne attendait, yeux clos, bras dans le dos. Le vent chargé de nuages coléreux fouettait le visage de l'inconnu. Son visage était couvert d'un capuchon épais, l'étrange rapace poussa un cri strident et l'homme tandis le bras vers le ciel pour offrir au chétif volatile un perchoir. Celui-ci planta ses puissantes serres dans le gant de l'inconnu et plongea son regard perçant dans l'obscurité du capuchon, là ou devait se trouver les yeux de l'inconnu. L'homme passa un doigt de sa main dénudé sous le bec du rapace et le caressa avec amusement et gentillesse. L'oiseau ferma les yeux un court instant comme pour profiter de ce geste d'affection de la part de son maître. Puis la main de l'inconnu retira de la patte de l'oiseau un message qui y avait été fixé avec soin. Une fois le message entre les mains il chassa l'oiseau d'un mouvement de bras qui piailla de mécontentement et replis son vol stationnaire.
L'inconnu déroula avec soin le papier et découvrit une écriture en italique caractéristique de son ami de la nation du feu. Le message était claire et enregistré il serait au rendez vous en temps voulu. Il jetta le papier du haut de la falaise et tourna les talons, sa cape brune voleta autour de sa taille et il descendit lentement de la montagne qui lui servait de repère. Cela faisait bien longtemps qu'il ne l'avait plus quittée lui et ses hommes, mais on ne dit pas non à l'homme qui l'avait convoqué.
Le message s'envolait dans les airs, soufflé par le vent on pouvait y lire:


"Druss, j'ai besoin urgemment de toi et tout tes hommes pour livrer une bataille mémorable. Je sais que votre clan s'est retiré dans les montagnes du nord de la nation du feu mais si vous ne répondez pas à mon appel vous subirez ma colère et mon courroux. Rejoins moi devant les portes de la capitale de la nation du feu dans un jour. Et ne sois pas en retard, c'est une question de survie, de ta survie! Tam.."

La fin du nom de l'expéditeur ne pouvait être perçue, seul les trois permière lettres étaient visible, Tam. Qui donc était cet homme qui terrorisait temps le grand Druss? Et de quelle bataille parlait il?

**



Le seigneur du feu s'était retiré et les tentes blanches de l'armée phénix parsemaient déjà le sol rocheux des montagnes de la nation du feu. Les tours de gardes avaient été fixé et une douzaine de maître phénix montaient la garde autour du camp, ils avaient ordre de capturer quiconque s'aprocherait un peu trop près du campement. Les stratèges qu'étaient Magma et Yago avaient faient placés les tentes de manière à ce que personne ne puisse atteindre la tente des 4 sans devoir affronter les deux milles phénix.
La fraicheur de la nuit emplissait l'air et le vent soulevait une fine poussière grisatre. Magma s'était isolé et observait la voie lactée et les centaines de milliers d'étoiles qui la composait. Ses cheveux blonds or s'agitaient dans le vent, tandis que son regard se perdait dans l'obscurité de la nuit. Il devait détroner l'usurpateur qui avait pris son trone et il craignait pour la survie de son peuple, ainsi que pour la guide des nomades de l'air qui était partit sans esquorte. Il n'avait aucune nouvelle d'elle et il commencait à se faire du souci mais il avait retrouvé son pouvoir et dieu sait qu'il en aurait besoin pour se mesurer au Tyran qui raignait sur ses terres. Une ombre se glissa dans le dos du seigneur du feu, sa longue veste blanche faisait de lui une cible à découvert et il était beaucoup trop loin du campement pour esperer l'aide de ses soldats en cas d'attaque. Le jeune chef de nation ferma les yeux un instant et baissa la tête vers le sol en soupirant longuement:


- Celui qui m'attaque avec le vent dans le dos, n'a aucune chance de me surprendre!

Magma fit volte face et attendit de surprendre celui qui l'épiait, mais il ne voyait rien. Les sapins des montagnes avaient poussés les uns contre les autres et empechaient une bonne visiblité. Soudain une silhouette se dessina à l'orée du bois, envelopé dans une cape couleur nuit Yago s'approchait lentement de son jeune élève:

- Je vois que ta vigilence ne défaille plus jeune Magma, c'est bien, mais il n'est pas sage de s'éloigner autant du campement, toi plus que quiconque.
- Je le sais maître pardonnez moi, mais j'avais besoin de me retrouver un peu seul, nous n'arriverons que demain midi dans la nation du feu et je me fais du souci pour Amaya.
- Magma, cette femme est merveilleuse mais ne laisse plus jamais tes sentiments te dominer, tu serais un danger pour les autres et surtout pour toi même. Ces sentiments on déjà failli te couter la vie, je t'en prie renonce à la folie qui t'habite.
Magma tourna le dos à son vieux maître et contempla longuement les étoiles et la pleine lune qui apparaissait derrière une barrière de nuage.
- Ne vous en faite donc pas pour moi, cette folie ne m'habite plus du moins j'essai de faire comme si elle n'était plus là...
- Mais tu l'aime toujours, coupa le chef du conseil des 4.
Le seigneur du feu ne répondit pas mais son silence en disait long, Yago remarqua que le jeune homme avait changé l'inscription qui ornait le dos de sa veste blanche. Désormais on pouvait lire, "Ouji ten'tai" Yago ignorait la signification de cette inscription mais elle lui fit froid dans le dos.
L'air se raffraichit brutalement et une fumée blanche s'échappait des lèvres du maître phénix. Une lueur appeurée s'alluma dans les yeux du vieux stratège, il appella d'un ton appeuré:

- Magma!
- Je sais maître, il est ici! souffla t'il. La chaleur de son souffle produisant une fumée blanche régulière.
Yago recula de quelques pas sans tourner le dos à la foret de sapin, et colla ses omoplates contre celle du seigneur du feu.
- Qu'est ce qu'il fiche ici, bon sang? Questionna Yago. Les lions blanc ne devaient ils pas s'être exilé?
- On dirait qu'ils ont mis fin à leur longue retraite, mais c'est le cadet de nos soucis pour le moment cher maître, Druss est ici.
- Druss? Tu l'as tué, c'est impossible!
- Me tuer, Hahaha laisse moi rire vieillard! tonna une voix grave. Une masse bondit hors de la foret tel un fauve et se releva lentement. On percevait parfaitement la puissante musculature de l'homme qui se tenait en fâce des deux maîtres du feu. Il les dépassait de deux têtes, une tête de lion blanc ornait son crane et la peau du félin lui servait à présent de cape. Ses pupilles étaient d'un gris cendre, son visage était dur tel un roc et une barbe de quelques jours avait poussée sur ses joues.

- Druss, salua le seigneur du feu. Tu es bien la seul personne que je ne m'attendais pas à revoir de si tôt. Comment vont les lions blanc?
- Magma, salua le colosse. Tu es bien le même que lors de notre affrontement, toujours aussi arrogant et sûr de toi. J'ai appris qu'un usurpateur avait pris ta place sur le trône de la nation du feu comme c'est malheureux.
- Oui je trouve aussi. Cela dit en passant je te remercie de ta compassion, cela me touche beaucoup, piqua le jeune chef de nation.
- Magma! réprima Yago, je ne crois pas qu'il soit sage de provoquer notre vieil ami. Le vieux maître qui ne quittait pas Druss des yeux s'adressa à lui. Je ne crois pas que tu es quitté ton exile pour renouer de puissant lien d'amitié avec Magma. Alors que fais tu là?
Le seigneur du feu lança un regard amusé à Yago, lui qui l'avait réprimandé pour avoir taquiné le géant voila que lui l'insultait presque.
- Yago, salua Druss. Je dois te contredire, c'est bien pour ton élève que je suis là. L'empereur a fait appel à nous, et nous le rejoignons.
- L'empereur? Depuis quand les lions blanc ont ils un empereur?
- Il n'est pas notre empereur, il est l'empereur de toute la nation du feu et nous devons tous nous rendre au palais pour lui faire jurer fidélité. Tous les brigants, assassins, exilés font leur retour au pays Yago et les lions blanc ne font pas exeption à la règle. Nous seront sa garde personnel et vous serez nos adversaire une nouvelle fois.
- Je ne comprend rien de ce que tu racontes Druss! coléra le seigneur du feu.
- C'est pourtant simple Magma, les lions blanc sont de retour et nous avons juré fidelité au nouveau dirigeant de la nation du feu, L'empereur. Vous ne pourrez jamais à vous deux l'approcher quelque soit votre talent, sans devoir affronter mes hommes. Les lions blanc sont déjà sur place je venais simplement saluer mes futurs adversaire. Oh oui bien sûr je risque d'être sévèrement réprimandé pour ne pas vous avoir tué tous les deux alors que j'en avais l'occasion...
- Essai donc! coupa Magma en hurlant. Il avait fait un pas puissant vers Druss et Yago tentait de retenir son jeune élève.
- Ne te méprend pas Magma, j'ai bien l'intention de te mettre en pièces, mais personne ne verrais ma victoire à quoi cela me servirait il de te battre ici? Sur ce messieurs nous nous reverrons sur le champ de bataille mais j'ai des doutes sur votre capacité à tenir tête à plus d'une centaine de lions blanc. J'espere que vous vous souvenez quel élément nous maîtrisons. Je vous souhaite une bonne soirée.
Dans un éclat de glace le chef des lions blanc disparu et l'air se réchauffa.
Magma et Yago se regrdèrent et comme un accord ils courrurent tout deux vers le campement du phénix. Druss ignorait que le phénix était en déplacement lui aussi, et il avait commis une grosse erreur en révélant le nombre de lions blanc qui attendaient au palais de la nation du feu.

La bataille pour récupérer le trône de la nation du feu s'annonçait de plus en plus difficile. Que devenait Amaya? Magma l'ignorait totalement mais il s'inquiètait d'autant plus pour elle depuis qu'il savait que Druss et ses lions blancs étaient avec le Tyran.


Dernière édition par Magma le Jeu 29 Oct 2009 - 13:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Mar 27 Oct 2009 - 23:09

[Suite directe de mon post précédent]

Une lueur d'horreur traversa les yeux du Tyran durant une seconde. Comme s'il venait de voir un fantôme.

- Tu...tu es morte! rugit-il en faisant un pas en avant, comme pour se redonner de la puissance.
- Tu te trompes. Je ne suis pas celle que tu as lâchement assassiné il y a 5 ans, mais sa fille.

De nouveaux, ses yeux s'écarquillèrent. Puis se fermèrent. Et il se mit à rire. Un rire féroce et glacial.

- Mes hommes n'ont donc pas fait correctement leur travail en te laissant en vie, dit-il d'une voix doucereuse. Je verrais ça avec eux le moment venu, pour l'instant...je dois me débarrasser définitivement de toi la Nomade.



Avec un hurlement de fou, il ôta deux épées de son dos, qu'il couvrit d'un feu rouge vif. Je fronçai les sourcils et pliai les genoux, prête à riposter. Il attaqua le premier en se jetant sur moi, maniant les armes avec habilité.
Les épées de feu fendirent l'air avec une rapidité surprenante. La première lame, visant mes hanches, transperça le vide, à l'endroit même où je me tenais une seconde avant. J'avais bondis par dessus à temps, sentant la chaleur terrifiante des flammes sur ma peau. La deuxième épée visa ma tête. Toujours l'air, je me courbai en arrière et, d'un coup de pied, parvint à expulser l'arme à l'autre bout de la pièce.
Le Tyran poussa un cri de rage et referma ses deux mains sur l'unique manche de la deuxième épée et se jeta sur moi. En plus d'être un assassin aguerri, c'était un combattant confirmé, agile et rapide. Le vaincre ne serait pas une chose facile...J'esquivai ses coups en me tordant, me courbant, bondissant, et finis par me coucher à moitié sur le sol pour le plaquer à son tour, me jetant sur lui. La deuxième épée glissa à quelques mètres de lui, les flammes s'éteignirent aussitôt. D'un violent coup de poing dans le ventre, il m'éjecta à mon tour deux mètres plus loin, mon corps roula sur le sol. La respiration coupée, je parvins à peine à me relever à quatre pattes que déjà un nouveau coup de pied me cueillit au creux de l'estomac et m'envoyer valser contre le mur. Le sang coulait le long de mes lèvres tandis que mes membres semblaient ne plus vouloir m'obéir.

°°Non...non...°°

Il me releva brutalement, son énorme main refermée sur mon cou, me plaquant contre le mur.

- Alors, on fait moins la maligne pas vrai? TU ne fais pas le poids contre moi, et tu vas mourir ici, comme ta souillure de mère.

Mes yeux rencontrèrent les siens, meurtriers. Le mur d'onde que j'envoyai sur lui le projeta sur le mur d'en face, tandis que je tombai sur les genoux, me massant le cou.

°°Il est fort...très fort°°

Je me relevai avec difficulté, m'aidant du mur, suivie de près par mon ennemi. Le sang coulait de ses lèvres également, et son visage était crispé en un rictus de rage.

- Si c'est ce que tu veux, on va se battre en temps que Maitres, dit-il d'une voix sauvage.

Il ôta l'armure qui recouvrait son torse d'un geste vif, sans me quitter du regard.

- Ce costume me ralentit, ricana-t-il. Mais on dirait que toi, tu n'as rien à retirer pas vrai?

Je fronçai les sourcils et avalai ma salive.

- Je te propose un combat loyal, face à face. Sans rien qui ne puisse ralentir nos mouvements.

D'un rire cruel, des flammes bleues le soulevèrent du sol le projetèrent vers le plafond, qu'il démolit d'un coup de poing.

- Goroo ! hurlai-je en me jetant sur le lui, le jetant à l'abri juste à temps.

Les pierres ne purent heurter qu'un bouclier d'air qui m'entoura durant l'espace d'une seconde. Une fois les éboulis terminés, je jetai un regard en l'air et m'apprêta à sauter.

- Amaya-sama, ne f...faites pas ça, murmura Goro, qui s'était redressé.
- Ne bouge pas d'ici, lui ordonnai-je d'un ton implacable. C'est mon combat.

Sans attendre de réponse, je bondis à mon tour, m'aidant de l'air, et atterris sur le toit avec légèreté. Le Tyran sourit à mon arrivée. Sa carrure était impressionnante. Tellement impressionnante qu'il en semblait disproportionné. La grande place au sommet de la tour était circulaire, percée en son milieu. Le vent était violent, le ciel d'un gris orageux, effrayant. Nous tournâmes, nous fixant mutuellement, puis attaquèrent. Le jet de flamme qu'il lança fut intercepté par ma lame de vent, qui le coupa en deux. Le deuxième s'éteignit au loin. Roulant sur le côté, je lui envoyai une puissante bourrasque qui percuta un nouveau jet de flammes.
Qui se répéta. Inlassablement. Nos attaques se heurtaient avec une violence peu commune, provocant des ondes de chocs effrayantes. Sans jamais atteindre l'autre.

°°Bon sang, je ne pourrais pas tenir comme ça indéfiniment! Tout ça ne sert à rien!°°


J'esquivai d'une roulade un jet de flamme, puis un autre. Mes jambes fendirent l'air à leur tour, envoyant un tourbillon qu'il évita d'un saut.

L'Air et le Feu.

°°Alors c'est ça?! Voila ce pour quoi je me suis entrainée durant toutes ces années?!°°

Alors que je ne m'y attendais pas, il fonça vers moi, le feu sous ses pieds le projetant à une vitesse bien trop rapide. Tout se passa comme au ralenti.
Je le vis fuser vers moi. Je vis son poing abattre un jet de flamme dans ma direction.
Puis une douleur lancinante. Comme j'avais rarement connue.
Les flammes me mordirent le bras droit qui me protégea le visage lorsque je bondis sur le côté.

°°Maintenant!!°°

De mon bras valide, rassemblant tout mon Chi à l'intérieur, j'abattis mon poing sur sa joue et vis sa silhouette disparaitre dans l'obscurité. Affaiblie, je me laissai tomber à genoux, tenant mon bras droit collé contre ma poitrine, haletante. Un coup d'œil me montra l'importante brulure qui recouvrait le dos de tout mon avant bras.
La douleur était infernale. Levant les yeux aux ciel, je poussai un cri...qui s'évanouit sous le son de flammes.
Mes yeux s'écarquillèrent et je me relevai d'un bond, faisant de nouveau face au Tyran.

°°Im...Impossible!°°

Il cracha une dent sur le sol, puis du sang, avant de tourner vers moi un regard assassin.

- Tu vas payer pour ce que tu viens de faire.

Il fit un pas en avant, puis se pétrifia sur place. Son regard vira du surpris au ravi. Il se mit alors à rire, durant une minute entière.

- Comme c'est dommage! Je crains que notre combat ne s'arrête ici! Vois-tu, j'ai d'autres choses à faire et il se trouve que...quelques amis sont venus me rendre visite. C'en est fini de toi.

Alors que je m'attendais à le voir fondre sur moi, il fit demi-tour et s'enfuit.
Je restai silencieuse pendant plusieurs secondes, observant sa silhouette massive disparaitre dans l'obscurité.

- Reviens, espèce de laaaAAACHE! hurlai-je en me jetant à sa poursuite.

La douleur de mon bras n'était plus rien. N'existait plus. La rage m'aveuglait et elle était la seule responsable de ma capacité à courir. En dessous, mon corps et mon esprits semblaient...morts.
Seule la rage et le désir de vengeance persistaient.
Je bondissais à toute allure et le rattrapai bientôt, lorsqu'un évènement des plus étranges se produisit. Les maisons, les toits, les cheminées...tout gela. Une couche de glace recouvrit progressivement toute surface et bientôt, un froid mordant m'enveloppa. Un filet de fumée s'échappait de mes lèvres à chaque expiration. Je m'arrêtai, frissonnant. La couche de glace s'étendit davantage et vint même jusqu'à mes pieds.
Alors que je reculai d'un pas, une présence se fit sentir derrière moi. Yeux écarquillés, je fis volte-face.



Non, pas une présence...Une dizaine d'hommes se trouvaient là, alignés, me fixant en silence.

°°Il ne manquait plus que ça!°°

- Votre course s'arrête ici jeune fille, déclara une voix derrière tout les autres.

Un homme s'avança, vêtu d'une peau d'animal brune dont la tête ornait son crâne, par dessus une cape. Son visage était pâle, émacié, une barbe de plusieurs jours recouvrait son visage, ses yeux gris métalliques luisaient de malice.

°°Qui sont-ils?!°°

- Je n'ai pas le temps pour ça! vociférai-je.

Le chef du groupe éclata de rire.

- Mais nous, nous avons tout notre temps. Et tu ne peux de toute façon plus aller plus loin. Nous sommes tes ennemis.

Sur ces mots, il bougea deux de ses doigts et deux hommes plaquèrent leurs paumes à terre. Aussitôt, des pics de glace sortirent du sol devant moi. J'eus à peine le temps de bondir qu'un des pics entailla ma joue.
J'avais bondit en arrière. Là où la glace recouvrait chaque parcelle de terre et de pierre. Une fois au sol, mes pieds glissèrent et je me sentis tomber, tomber...La pente de l'habitation verticale ne m'offrait nulle prise pour me rattraper, et j'eus tout juste le temps de ramasser l'air sous mes pieds et atterrir sans trop de dégâts. Sans plus attendre, je me relevai et courus dans les ruelles. Si je ne pouvais rattraper le Tyran par les toits, alors je le ferai par la terre.
C'était bien sur rêver d'y parvenir sans obstacles.
Les inconnus me pourchassaient. Des pics de glaces sortaient du sol ça et là, que j'esquivai et qui laissaient sur moi des entailles ou des vêtements arrachés.

- Tu as beau éviter ces futiles attaques, tu ne pourras esquiver celle-ci! hurla le chef.

J'entendis un claquement de mains puis un mur de glace d'environ six de haut s'éleva devant moi, à environ 5 mètres devant moi.
Esquiver? C'était impossible.
M'arrêter? Jamais.
Il ne me restait plus qu'une solution. Je fermai les yeux et concentrai tout mon Chi dans mon poing. Le vent se matérialisa autour en fin filaments et, avec un hurlement sauvage, je l'abattis sur le mur qui éclata en milles morceaux.
L'épaisseur de la couche de glace fit saigner mes jointures, mais je ne m'arrêtai pas pour autant. Jamais tant que je n'aurai pas atteint mon but.
Le chef atterrit soudainement devant-moi, accroupi, sa cape virevoltant derrière lui. Son visage blafard souriant malicieusement.

- C'est étrange qu'une si jeune fille ait autant de force brute, s'amusa-t-il. Ça me rappelles ce bon vieux Magma.

Je sursautai. Magma? Comment ce pouvait-il que...

- Ho ho! On dirait que ce nom te dit quelque chose. Mais, je crains que ce gamin ne t'ai laissé seule ici. Personne ne viendra te sauver, et tu vas mourir iciiii !

Il abattit ses paumes sur le sol et une trainée de glace fusa vers mes pieds.

°°Trop rapide!°°

Elle m'emprisonna les jambes jusqu'aux mollets, empêchant le moindre mouvement.

- MEUUUUURS !

Des pics acérés et meurtriers apparurent de chaque côté de la rue et fondirent dans ma direction..

- Non...non...NON!

La glace qui me retenait explosa sous le pression du vent et je pus éviter les armes en bondissant en avant, créant une tornade qui balaya la rue. Sans succès sur la sphère translucide qui protégeait l'inconnu.

°°L'Air n'a aucun effet sur la Glace! Que dois-je faire?!°°

- Je ne perdrai pas contre toi! hurlai-je. Quoi qu'il m'en coute, même si je perds la vie, ce ne sera pas avant de l'avoir tué! JAMAIS!!

J'envoyai désespérément des lames de vent simultanées qu'il évita en bondissant. Puis, paumes écartées vers lui, je lui envoyai une bourrasque trop étendue pour qu'il parvienne à l'éviter à temps. Elle le percuta de plein fouet et le fit basculer en arrière sur plusieurs mètres.
C'était ma chance!
Je tournai dans une ruelle adjacente et courus de nouveau. Fermant les yeux, projetant mon Chi autour de moi, je localisai le Tyran. Je pouvais le rattraper.
J'accélérai l'allure lorsqu'une nouvelle paroi de glace apparut devant-moi. Concentrant une nouvelle fois mon Chi dans mon poing, je m'apprêtai à le démolir lorsque des pics tranchants recouvrirent toute sa surface.

°°Quoi?!! Je...je ne peux plus m'arrêter!°°

A moins d'un mètre des gros aiguilles, je retournai une bourrasque contre moi et fut percutée au plein creux de l'estomac. Je roulai sur plusieurs mètres et restai là, étendue sur le sol, immobile, les yeux clos.

°°Relève-toi! Tu peux le faire! TU DOIS LE FAIRE!°°

J'ouvris les yeux et vis l'homme s'approcher de moi.

- Jolie tentative, verser ta propre attaque contre toi, c'était judicieux. Mais maintenant...tu es à ma merci. Et tu vas mourir.

Il leva la main et un pieu de glace se matérialisa. Un dernier sourire étendit ses lèvres lorsqu'il l'abattit.
Une chaleur suffocante m'enveloppa et un cri résonna, puis quelque chose tomba à mes côtés. Je rouvris les yeux.
Le pieu de glace. En train de fondre. L'eau qu'il devint m'effleura le bout des doigts.

- Amaya!

Qui est-ce? J'ai mal.

- Amaya! Est-ce que ça va?

Quelqu'un m'aide à me relever. Je tournai la tête vers le nouvel arrivant.

- M...Maitre Yago?!

Il sourit.

- On dirait que nous arrivons à temps.


On? J'observai autour de moi. Ça alors...Les Guerriers du Phénix! Éberluée, j'en perdis la parole.

- Magma est partit à sa poursuite, dit-il alors.
- Quoi?! Magma?!

Il acquiesça.

- Vous devriez le rejoindre. Je vais m'occuper de celui-ci, dit-il en regardant par dessus mon épaule.

Je me retournai et découvrit l'homme à la peau de Lion blanc qui se relevai péniblement.
Je lançai un dernier regard à Maitre Yago, puis m'élançai à mon tour.
Derrière-moi, les flammes fusèrent. Mais à présent, moi combat n'était plus ici. Quelqu'un d'autre m'attendait.
Je parvins à le localiser de nouveau. Il était plus loin, mais j'étais capable de le rattraper.
Imprégnant mes pieds de Chi, je courus deux fois plus vite. Et en un peu plus de cinq minutes, je vis sa silhouette au loin. Ma rage ne fit que s'accroitre. Je le vis s'arrêter, sans doute avait-il perçu ma présence.

- Je suis ton adversaire! hurlai-je. Terminons ce combat une fois pour toute!
- On dirait que je peux pas l'éviter, soupira t-il. Viens pauvre idiote, je t'attends.

J'accourus vers lui.



Une lumière blanche s'interposa. Familière.
Une chevelure blonde.
J'écarquillai les yeux, reculai d'un pas.

- Qu...qu'est-ce que tu fais ici? murmurai-je.
- Je viens venger mon pays et rétablir mon honneur, dit-il sans se retourner.
- Arrête. C'est mon combat.
- C'est le mien aussi.
- Il a tué mes parents! Décimé mon peuple! Tué Is...
- Il s'est emparé de mon pays! M'a volé mon titre de Seigneur du Feu! coupa t'il d'un voix forte.

Je serrai les dents et baissai la tête. Mes yeux me picotaient. La rage me faisait trembler.
J'avais promis...J'avais un but.
Magma posa une main sur mon épaule et m'obligea à le regarder. Son regard se plissa un instant, une lueur étrange y brillait.

- Amaya, nous devons combattre ensemble. Ensemble, nous pouvons le battre. Ensemble nous devons le battre!

Je détournai la tête, puis fermai les yeux.
Je me redressai et les rouvris. Une clarté nouvelle les illuminaient. Je frappai mes deux poings l'un contre l'autre.

- Très bien. Je ne me retiendrais pas.
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Magma
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Mar 3 Nov 2009 - 0:20

[immédiatement après mon poste précédent]



Magma et Yago courraient à perdre allène entre les sapins épineux de la montagne froide, ils étaient inquiet et avaient toutes les raisons de l'être. Les lions blancs étaient dans la cité du feu et les phénix étaient encore à plusieurs heures des portes sud du palais. Le vent froid s'infiltrait dans les bronches du seigneur du feu et le faisait souffrir. L'entrainement intensif des phénix leur permettait de vivre normalement à haute altitude toute fois, ils n'appréciaient guère la fraîcheur des hauteurs. Après quelques minutes de courses folles les deux hommes percèrent du bois sombre et effrayèrent les sentinelles phénix qui montaient la garde. Immédiatement douze gardes phénix les encerclaient prêt au combat, ceux ci reconnurent rapidement le seigneur du feu et le chef du conseil des quatre. Ils s'excusèrent en s'inclinant et il fut tous les efforts de Yago pour les assurer qu'ils avaient fait leurs travail.
Ils traversèrent rapidement les rangées impeccable des légions phénix et filèrent vers la tente des quatre. Les deux gardes phénix qui protégeaient l'entrée s'interposèrent d'un geste de la main:

- Vous ne pouvez entrez ainsi maître Yago! Je vais prévenir les quatre de votre arrivée, attendez ici!
Magma qui s'impatientait et bouillait de rage du refouler ses pulsions pour ne pas forcer le passage et informer le plus rapidement possible les quatre de la tournure des événements. Le garde ne mit pas longtemps à revenir et avant même qu'il est pu donner l'autorisation aux deux hommes d'entrer, le battement de la toile de tente témoignait de la rapidité avec laquelle Magma et Yago s'étaient précipités à l'intérieur.

La tente de commandement n'était pas différente des autres contrairement aux empires d'antan. L'intérieur de l'abri n'était composé que d'une simple table de bois qui faisait toute la largeur de la faible battisse ainsi que de 4 humbles couchettes. Les quatre étaient assis derrière la grande table de bois et attendaient le récit des deux hommes:

- Que nous vaut l'honneur de cette visite tardive maître Yago? Commença la femme la plus âgée.
- Nous avons de très grave nouvelles à vous apprendre mes amis, les lions blancs sont dans la cité au service du Tyran.
- Comment? Les lions blancs vous voulez dire qu'ils ont quittés leur exil? s'exclama l'homme à l'extrême droite de la table.
- Oui Bartolorius, mais il n'y a pas que ça, Druss est vivant et à la tête de ses hommes, poursuivit le chef du conseil.
- Druss?! mais Magma tu ne devais pas l'avoir tué lors de votre affrontement?
- Non maître Mai, il semble qu'il est survécu à sa chute. Nous devons partir immédiatement, les lions blancs au service du Tyran j'ai bien peur que mon peuple subisse encore de très lourde souffrance.
- Du calme, seigneur du feu de calme et de clairvoyance nous devons faire preuve.

L'homme du centre de la table ce leva et contourna le meuble pour faire face au jeune homme. Adjel était bien le plus sage des quatre conseillers et c'était souvent vers lui que Yago se tournait lorsqu'il n'avait plus aucune solution. Sa sagesse et son intelligence dépassait de loin celle de la majorité des hommes, bien que sa puissance soit nettement inférieur à celle de ses compères il compensait sa faiblesse en jouant habilement de ce qui l'entourait pour vaincre. Ce qui faisait de lui un des plus puissant maître du phénix. Il passa lentement sa main dans sa fin barbe grise et poursuivit:
- Si Druss et les lions blancs sont bel et bien présent au sein de la nation du feu, partir guerroyer sans une stratégie nous ne pouvons.
Bartolorius, Mai combien de maître du feu pouvant lutter contre un lion blanc avons nous?
demanda l'homme sans les regarder.
- Magma, Yago et nous quatre sommes largement en capacité de battre un lion blanc même deux en même temps voir trois, commenta Bartolorius.
- Il ne fait aucun doute mon vieil ami que nous n'aurons aucune difficulté avec eux certes mais pour ce qui est de nos hommes rien n'est moins sûr. Les phénix sont des guerriers exceptionnel, ils consacrent leur vie entière à perfectionner leur art ou leur maîtrise. Nos deux milles soldats maîtrise le feu, mais certains maîtrise l'art du sabre et de hallebarde mieux que personne au monde. Je pense que cinq cents d'entre eux serait capable d'affronter d'égale à égale un lion blanc, termina Mai.
- Tu as parlé judicieusement et clairement Mai, notre stratégie d'entrer je perçois mieux désormais.

Adjel retourna lentement s'assoir sur son siège, et croisa les doigts sur la table de bois en signe de réflexion. Yago intervient dans le silence qui s'était installé sous la tente:
- Et vous Sera? Vous n'avez pas encore donné votre avis sur le sujet. Que pensez vous de tout ça?
La femme qui était assise à l'extrême gauche de la table se tandis et se redressa sur son siège. Elle était la plus jeune de tout le conseil et la plus forte des quatre, elle était aussi belle que puissante et Magma avait déjà fait les frais de sa relation avec elle alors qu'il n'était encore qu'en phase d'apprentissage. Ses formes étaient misent en évidence par sa robe guerrière qui collait parfaitement à sa peau. Elle passa une main dans ses cheveux couleur d'or et plongea son regard de braise dans ceux du chef du conseil:
- Les lions blanc je ne pense pas qu'ils soient un problème pour nous, je m'inquiétais plus de qui combattra Druss. Il est beaucoup plus fort qu'un simple lion blanc ou qu'un phénix. Si nous devons affronter en même temps le Tyran et Druss je pense que nous aurions des difficultés à mener à bien cette mission. Bien sûr nous pourrions concentrer tous nos effectif sur eux deux mais alors la ville serait non protégée face à une armée de lion blanc et de rôdeurs.

Un silence s'installa une nouvelle fois, mais cette fois si parce que la jeune femme venait d'appuyer sur un point précisément problématique. Elle ne parlait pas beaucoup mais quand elle donnait son avis c'était pour mettre en évidence la faiblesse d'un plan ou la folie d'une stratégie. Puis une voix rompit le silence:
- JE m'occuperais de Druss! Magma avait répondu sans hésiter. C'est de ma faute s'il est encore vivant aujourd'hui et s'il parvient encore à menacer la nation du feu après la dernière guerre entre les phénix et les lions blanc.
- NON! tonna la voix grave de Yago. Druss n'est pas ta cible principale jeune poussin, le Tyran doit rester ton unique objectif, tout ce qui se passera en dehors de cet objectif ne devra te perturber.
- Mais maître vous savez...
- Je m'occuperais moi même de Druss, pendant que toi tu reprendra ton trône et ton titre des mains de cet usurpateur. Me suis je bien fais comprendre Magma?
- Oui maître, répondit le seigneur du feu à contre cœur.
- Bien Adjel as tu établi une stratégie? reprit le chef du conseil.
Le vieil homme à la barbe grise acquiesça et Bartolorius se leva brusquement en frappant la table du poing. Il était le moins intelligent du conseil mais sa puissance n'avait pas d'égale et il exerçait un contrôle total sur l'armée.

- Et bien dans ce cas nous pouvons faire nos bagages, en avant pour la bataille, brailla t'il heureux comme un enfant de quatre ans recevant un hochet. Depuis le temps que le phénix n'est pas entré en guerre, je commençais à m'encrasser un peu d'action ne nous fera pas de mal pas vrai Sora?
La belle guerrière sourit au colosse mais ne répondit pas. Elle était concentrée et se préparait mentalement à un puissant affrontement dès le lendemain.

Magma et Yago se regardèrent et quittèrent la tente de commandement après avoir saluer les quatre. Ils passèrent devant les deux gardes phénix et filèrent sous leur propre tente. La toile claqua lorsque le seigneur du feu entra, il était furieux et se retourna brusquement vers son vieux maître. Ses yeux bleus rencontrèrent le regard noir du chef du conseil et celui-ci le soutient pendant un moment avant de détourner le regard. Le jeune chef de nation tourna le dos au vieil homme et questionna:

- Pourquoi? Pourquoi..
- J'ai pris la décision d'affronter Druss? termina Yago, tout simplement pour t'empêcher de commettre la plus grosse erreur de ta vie. Le chef des lions blanc n'est pas un adversaire comme les autres et tu le sais mieux que personne.
- JE l'ai déjà vaincu je connais ses techniques je peux le battre et ensuite m'occuper du Tyran sans que vous soyez obliger de vous battre. Il s'était retourné et ses yeux suppliaient le vieux maître.
- Ca ne veut pas dire que tu pourras le battre à nouveau! Je ne prendrais pas le risque de t'exposer à un adversaire trop puissant pour toi. Tu affronteras le Tyran et moi Druss, et tout ira très bien. Après tout je ne suis pas le chef du phénix pour rien, je crois que tu me sous estime un peu trop mon jeune élève.
Yago avait prit un air sévère mais était attendrit par la colère du jeune homme. Lui qui se disait prêt à renoncer à ses sentiments, voilà qu'il voulait à tout prix éviter que son vieux maître ne combatte. La peur se peignait sur le visage du seigneur du feu et Yago reprit d'un ton apaisant:
- Magma, je ne mourrais pas au combat, en tout cas pas demain! Tu m'entend?
Je sais tout ce que tu as traversé pour en arriver la ou tu es aujourd'hui, tu es comme mon fils et je ne t'abandonnerais pas. Et puis nos querelles incessantes me manqueraient beaucoup trop
, dit il en souriant.
Le sourire du vieux maître était contagieux et Magma sourit à son tour et toute colère disaprut de son esprit, pourquoi n'avait il pas confiance en son maître? C'était lui le plus puissant maître du feu du Sekai et Magma se sentait honteux d'avoir douté de lui.


- Bien prépare tes affaires jeune pousse car nous partons pour la guerre dès maintenant.
- Maître allez vous emporter "ten'tai" avec vous?
- Bien entendu, que serait une guerre sans mon arme favorite, répondit le maître phénix en souriant il s'éclipsa de la tente une étrange dague à la main.
En l'apercevant le jeune chef de nation ne pu s'empêcher de sourire. Son regard se posa sur sa couchette au fond de l'abri et tira de ses affaires son épée qu'il contempla pendant un court instant. La finesse des détails forgés sur le fourreau était magnifique, l'accouplement des couleurs rouge blanche et noir était parfait. Une fine cordelette blanche pendait à la base du fourreau pour pouvoir le fixer à une ceinture. Le seigneur du feu dissimula l'épée dans son dos sous sa veste blanche. Il se contempla dans le miroir qui avait était placé dans la tente, l'armure or des phénix lui allait à ravir mais il avait choisi de ne pas porter de casque. Il préférait sentir le souffle du vent dans ses cheveux et sur son visage. Il passa rapidement sa main droite dans ses cheveux et les ébouriffa, il était prêt pour la bataille.
Il s'assit un moment sur le sol terreux de la montagne pour se concentrer et retrouver tout ses esprits. Il méditait lentement, visualisant son futur combat en compagnie de son fidèle compagnon, le feu. Un visage apparut dans son esprit mais fut chasser immédiatement par un effort de volonté du seigneur du feu. Il ne devait penser qu'à une seule chose, le Tyran, son combat. Il sortit enfin de la tente après plusieurs minutes, les deux milles soldats phénix étaient déjà prêt, rangé par bataillon les 4 donnaient des ordres précis pour expliquer la situation à chacun. Le nom de lion blanc fit sourire certains et firent trembler d'autres, un mouvement s'exécuta dans les rangs phénix, un groupe se plaçait à l'arrière du premier tandis que le plus gros de l'armée était placé en première ligne. Ainsi la stratégie de Adjel était de protéger les phénix les moins doués pour la maîtrise du feu par les maîtres phénix confirmés. Intéressante stratégie pensa la jeune homme, le combat serait mémorable.



**




Druss progressait rapidement à travers les montagnes, son exile lui avait enseigné une maîtrise quasi parfaite de son organisme. Il pouvait courir pendant des heures sans s'arrêter et sans perdre le rythme. C'était une véritable machine de guerre, ses muscles bandés témoignaient de sa redoutable puissance. Là ou un être humain normal ne pouvait passer lui passait maniant avec agilité sa maîtrise de la glace. Aucun autre homme sur Terre ne le surpassait dans la maîtrise de cet art, les lions blanc en était l'élite et personne ne les avaient jamais vaincu à part les phénix. Le colosse rageait rien qu'en se remémorant la cuisante défaite qu'ils avaient subit face aux armées phénix, heureusement pour eux il ne restait que deux représentants de cette organisation, Magma et Yago. Bientôt il n'en resterait plus un seul, il se le promettait.
Il arrivait déjà sur le territoire de la nation du feu, et le palais était visible. L'obscurité de la nuit ne le gainait pas du tout dans sa progression. Mais soudain une multitude d'aura l'encerclèrent, Druss se laissa tomber en souplesse sur le sol froid, une vingtaine d'hommes le tenait en respect. Le géant n'était pourtant pas inquiet, il avait reconnu ses hommes, ils portaient tous la tenue des lions blancs. La peau du majestueux félin leur servait à tous d'épaisse cape. Druss se démarquait des autres par le crane du fauve qui ornait sa tête, aucun autre lion blanc n'avait le droit de porter la tête du lion, tel était la tradition.
Un lion blanc s'approcha et s'inclina devant le puissant guerrier:


- Maître Druss, nous avons un problème. Nous venons d'arriver il y a quelques heures et L'empereur est introuvable.
- Comment ça introuvable? tonna le colosse.
- Nous avons simplement retrouvé un nomade de l'air dans ses appartements, durement torturé. Nous avons tenté de le faire parler mais il n'a rien voulu nous dire, cinq de nos hommes sont restés avec lui. Aucune trace de L'empereur.
- Vous rendez vous compte de ce que cela signifie? Si L'empereur est blessé il nous le fera payer très cher, nous sommes censé être sa garde personnel et si nous ne parvenons pas à le retrouver comment ferons nous pour le protéger?
- Je ne sais pas maître, répondit timidement le soldat.
- Ah tu ne sais pas? Druss empoigna le lion blanc de ses puissantes mains et le souleva du sol. Si tu ne sais pas alors tu ne me sert à rien!
- Maître pitié! implora le soldat, la peur se lisant dans son regard.
- Tu devrais pourtant savoir que les lions blanc sont incapables de pitié, misérable. MEURS!
Il lança l'homme dans les airs et pivotant sur lui même il fit jaillir de sa main une lance de glace, celle-ci se planta dans le cœur du soldat qui avait eu le malheur d'annoncer la mauvaise nouvelle au chef des lions blancs.
- Et maintenant si personne ne désire m'interrompre en demandant pitié, nous partons à la recherche de L'empereur. Quinze hommes avec moi, vous quatre retournez aux portes sud avec le gros du clan et attendez de pied ferme Magma et Yago. Ils ne doivent en aucun cas entrer dans la cité est-ce claire?
- Oui Maître Druss répondirent d'une même voix les quatre lions blancs qui contemplaient le corps sans vie de leur ancien camarade.

Druss et ses quinze soldats filèrent vers le centre de la cité, tandis que les quatre autres retournaient aux portes sud informer leur compagnons de l'arrivée imminente du seigneur du feu et de Yago. Ils se séparèrent après quelques instants et filèrent chacun à leurs poste.
Druss rageait et sondait la cité à la recherche de L'empereur, bientôt il détecta deux puissants aura droit devant, l'un était parfaitement reconnaissable par contre le second était inconnu. Les deux chi se livrait une bataille sans merci et L'empereur car il s'agissait bel et bien de lui tentait de s'échapper. Le second chi le poursuivait, Druss brailla un ordre à ses hommes:

- En avant! gelez moi tout ça, L'empereur est là bas!
- A vos ordres maître.
Les quinze lions blancs glissèrent sur le toit humide d'une habitation et d'un même mouvement projetèrent leurs bras sur le sol. Un jet de glace régulier s'échappait de leurs mains et gelait tout sur son passage. Le quartier fut entièrement recouvert de glace, et Druss passa à l'action. Avec une rapidité extrême il se jeta à la rencontre de l'inconnu, une femme, une nomade. Il se posa lourdement sur le toit ou la jeune femme s'était immobilisée immédiatement après lui ses quinze hommes se placèrent derrière lui.
- Votre course s'arrête ici jeune fille!




**






Les quatre lions blancs arrivèrent enfin à leurs poste ou les attendaient pas moins de cinq cents lions blancs armés jusqu'aux dents. Ceux-ci s'empressèrent de compter aux autres l'incident qui s'était produit quelques instants plus tôt et annoncèrent l'arrivée de deux membres du phénix. Un sourire ce dessina sur le visage de chaque guerrier, ils voulaient leur revanche contre les phénix et ils pourraient enfin anéantir les derniers représentants de cette espèce infâme. Le capitaine du régiment s'avança et parla d'une voix forte:
- Prenez garde! Nous ne devons en aucune façon les sous estimer après tout il s'agit des deux plus puissant maître du feu du Sekai. Nous devrions laisser les hommes de mains de L'empereur en première ligne et les laisser s'affaiblir avant d'entrer dans la bataille qu'en pensez vous?
L'homme avait parlé sagement mais les autres lions blancs ne le voyait pas de cet avis.
- Et s'ils venaient à mourir avant d'arriver jusqu'à nous? Non je ne le permettrais pas, c'est à cause des phénix que nous avons dû vivre en exil pendant toute ces années. Ce seront les lions blancs qui donneront l'assaut et ils périront tout deux sous nos attaques et non sous les fourches de quelques brigands braillard.
Les cinq cents hommes lui répondirent par un hourra. Les lions blancs se battraient directement contre les deux maîtres phénix. Les guerriers furent interrompu dans leur extase par une sentinelle qui accourait la peur au ventre. Il avait du mal à reprendre son souffle et la panique se lisait sur son visage. Le capitaine s'avança et tenta de le calmer:
- Allons allons soldat reprend calmement ton souffle qu'est ce qui te terrifie à ce point.
- Le seigneur du feu... il arrive...bafouilla la sentinelle.
- Ah en voila une bonne nouvelle pas vrai les gars? ria t-il, pas la peine de paniquer pour si peux.
- Il arrive à la tête d'une armée ... d'homme vêtu d'or et de blanc... ils sont plus de milles sur les hauteurs... continua la sentinelle.



- Quoi? Plus de mille tu dis? tonna le lion blanc
-C'est n'importe quoi, le blanc et l'or sont les couleurs du phénix sa voudrait dire que milles phénix sont aux portes de la ville?
- Organisez les défenses au lieu de piailler comme des gosses! Toi va prévenir Druss immédiatement, les autres en position de combat immédiatement. Nous ferons face quoi qu'il en coute, brailla le capitaine.

Les lions blanc coururent en rang serrés et se placèrent devant les portes Sud de la ville, le capitaine regarda autour de lui et par des signes précis il ordonnait aux cinq cents lanciers de L'empereur de se placer en première ligne à leurs cotés tandis que les cinq cents archers se placeraient sur les rempart. Une fois les hommes placés une vision d'horreur s'imposa à eux, la pire compagne pour un soldat, la terreur. Pas moins de deux milles phénix se tenaient sur les hauteurs de la montagne prêt à foncer droit sur eux. Parfaitement aligné, les rangs des guerriers était d'une beauté remarquable, la bataille se ferait sous les premiers rayon du soleil. Le seigneur du feu était accueillit par l'astre lumineux et éclairait déjà l'obscurité de la nuit. Les nuages laissèrent place à un ciel bleu magnifique, une parfaite journée pour une bataille. Le vent soufflait face aux lions blancs, à croire que même les éléments étaient contre L'empereur.
Le capitaine se lança dans un discours, tentant de faire oublier aux hommes la puissance de leur ennemi.


- Quoi qu'il arrive mes frères vous tiendrez! Quoi qu'il advient vous vaincrez! Nous sommes des enfants de la montagne, des rocs! Nous avons lutté dès notre naissance pour vivre, lutter pour devenir les meilleurs, lutter pour apprendre la maîtrise de la glace. De notre premier lion tué à main nue, nous avons lutté pour l'honneur de notre clan. Aujourd'hui tachons de faire honneur à notre chef et au nom que nous portons. Les lions blancs livrent leur ultime bataille face aux phénix.
Regardez les! Ils ne sont que deux milles, nous sommes mille cents dont cinq cents lions blancs prêt à les repousser. Ce sera la fin des phénix, car aujourd'hui personne ne passe!!!
Gloire à Druss et longue vie à L'empereur!


L'armée de L'empereur répondit dans un grondement d'excitation et de palpitation, le capitaine avait réussi à chasser pour un court instant la terreur de ses rangs, mais il était sûr qu'elle reviendrait au moment le plus difficile de la bataille. Ils avaient grand besoin de Druss, lui seul pourrait redonner courage aux guerriers. Mais ils ne pouvaient compter que sur eux même désormais, empêcher les phénix de passer était leur mission, ils n'échoueraient pas.
Un son de corne s'éleva des rangs phénix et un régiment de plusieurs centaines de phénix s'élançait contre les premières lignes de L'empereur.




**





- Seigneur du feu Magma, le général Rothen vous fait savoir que les rebelles attendront vos ordres pour passer à l'action. Il vous informe également que la majorité des troupes de l'empereur sont ici à vous attendre. Le reste de son armée est éparpillée dans la cité, servant de garde et de sentinelle.

C'était un espion rebelle qui avait passé les hautes murailles de la ville pour donner ces informations au seigneur du feu. Les troupes de L'empereur s'agitaient sur les remparts tandis que les lions blancs et des lanciers prenaient place devant les portes. Quel courage! Ils ne se cachent pas derrière les murailles. Ce serait un avantage certains pour les troupes phénix, qui n'aurait pas besoin de franchir les murs pour affronter les lions blancs.
Le déploiement des deux milles soldat phénix sur les hauteurs avait eu l'effet imaginé, les guerriers ennemis étaient possédés par la terreur. Devançant les deux milles phénix le conseil des quatre, Magma et Yago contemplaient la cité impériale. Le seigneur du feu sentit une légère émotion en revoyant sa patrie, mais celle-ci fut remplacée par de la haine en vers ceux qui la lui avait dérobée. Le plan du vieux Adjel avait été appliqué à la lettre, les milles cinq cents soldats phénix les moins habile dans le maniement de la flamme étaient en première ligne tandis que les cinq cents plus puissant phénix demeuraient protégés en seconde ligne.
Bartolorius, Mai, Sora et Adjel avaient jetés leur tenue de conseiller et avaient tous revêtu l'armure or du phénix. Toute fois chacun avait une armure particulière, en fonction de ses préférences au combat.
Bartolorius portait un plastron or lourd, et son heaume lui donnait une allure barbare et meurtrière. La cape blanche des phénix voletait dans son dos et s'entrechoquait contre le peaumot de la lourde hache qu'il portait entre ses omoplates. Ses jambes étaient couvertes d'un tissu noir léger et résistant, protégé par le plastron qui descendait jusque sur ses cuisses. Ses puissants bras étaient dénudés et des bracelets de force cernaient ses poignets. Il prendrait la tête de la première ligne accompagné du Seigneur du feu et du vieux maître Yago.
Mai était la plus âgée du conseil après Adjel et sa puissante maîtrise des arts spirituelle et du feu la rendait aussi redoutable que le jeune chef de nation. Elle portait une robe blanche à première vue singulière mais celle-ci avait été tissée dans une matière indéchirable aussi résistant que la peau d'un dragon. Elle avait fait le choix de ne pas porter l'armure or phénix, une ceinture or cernait sa taille et lui donnait une allure royale. Ses cheveux gris avait été soigneusement coiffée en arrière, le regard droit et sévère, elle imposait le respect car tous les phénix savaient qu'elle pouvait aisément ce jeter à l'assaut de leur esprit à tout moment. Deux hommes à ce jour ont su résister à une attaque mentale de la vieille femme, qui sont le seigneur du feu et le chef du conseil des quatre. Aux cotés de la puissante femme se tenait droite la belle Sora. La beauté de celle-ci était sans égale et les yeux de certains soldats déviaient sur les formes voluptueuse de la maîtresse du feu. Contrairement à sa comparse elle portait l'armure or des phénix, celle-ci avait été sculpté pour elle seul. De ce fait sa poitrine ne la gênait aucunement dans ses mouvements. Sous la puissante armure, une tunique blanche phénix dissimulait son corps majestueux, des bottes en peau tannée recouvraient ses jambes. Ses cheveux noir nuit avait été tressés et ils pendaient à présent dans son dos musclé. La jeune femme prendrait la tête du régiment des cinq cents accompagné du stratège Adjel.
Celui-ci portait l'uniforme le plus particulier. L'armure Or phénix recouvrait son torse cependant on pouvait observer que son bras droit et sa jambe gauche étaient entièrement recouvert de protection dorée. Une ceinture de tissu blanc pendait sur son coté gauche et l'harmonie du blanc et l'or de l'armure sur sa jambe était magnifique. Son bras gauche et sa jambe droite étaient recouvert du même tissu blanc que portait Mai, ses hautes bottes brunes recouvraient d'un coté l'armure or et de l'autre le résistant tissu. La cape blanche des phénix claquait dans son dos et ses cheveux blanc parfaitement peigné étaient serrés par un anneau or.
Son armure faisait souvent rire des guerriers trop confiant mais Adjel était membre du conseil des quatre et ce n'était pas pour rien. Car même si sa maîtrise du feu n'est pas aussi puissante que celle de Sora, son intelligence n'avait pas d'égale et il n'avait à ce jour perdu aucun duel.
Ce sont ces quatre maître exceptionnel que les lions blancs et les hommes à la botte du Tyran allaient devoir affronter, et si seulement il n'y avait qu'eux... Fière et serein, Magma et Yago attendait et observait les armées du Tyran se mettre en place. Le jeune chef de nation avait choisi de se glisser dans sa tenue phénix, il était le seul parmi les phénix à ne pas porter l'armure or. Blanc, sa tenue était entièrement blanche. De ses bottes jusqu'à la couleur de son armure il ne portait que du blanc. Le blond de ses cheveux, contrastait la couleur de sa tenue, sous sa longue veste on pouvait distinguer la garde de son épée qu'il portait dans son dos. Son vieux maître, Yago portait la même tenue que les soldats phénix. Sa tête était recouvert du même heaume or qu'eux, son torse était protégé de la même armure or qu'eux. Il aurait été impossible de le distinguer des autres si sa barbe blanche ne le démarquait pas. Enfin un étrange bâton blanc pendait à son coté droit, il avait été forgé dans le même métal blanc que celui porté par le seigneur du feu. On pouvait y lire gravé en lettres d'or "ten'tai" Ses six hommes conduisait une des plus puissantes armée du Sekai. Yago marcha d'un pas lent et se plaça devant tous ses hommes et amis d'une voix forte et douce il parla:


- Mes amis phénix, vous ne pouvez savoir qu'elle joie je ressent à vous voir tous ici en ce jour dramatique pour la nation du feu. Le phénix une nouvelle fois va prendre son envol pour rendre au peuple du feu sa liberté. Nous sommes les gardes phénix, les gardien de la flamme, de la liberté et aujourd'hui nous allons briser la tyrannie de cet usurpateur. Révélons au monde entier la puissance du phénix, qu'il nous craigne et redoute notre colère. Aujourd'hui l'envol du phénix sera merveilleux, aujourd'hui nous l'emportons!!!!
Magma observa autour de lui, les soldats avaient répondu aux paroles du chef phénix par un puissant hurlement qui devait avoir ébranler un peu plus le courage de leurs ennemies. Adjel leva son bras entièrement recouvert d'armure et un soldat phénix porta à ses lèvre la corne phénix. Il inspira longuement avant d'expulser entièrement l'ai qu'il avait dans les poumons à l'intérieur de l'instrument. La corne chanta et indiqua aux hommes le début de la bataille.
Rapidement l'armée phénix se divisa en deux régiments parfaitement alignés, Magma, Bartolorius et Yago à la tête du plus gros des hommes. Devant eux, Mai, Sora et Adjel s'étaient placés devant les cinq cents phénix choisis pour leur talents. Les éléments accompagnaient la marche lente des phénix, le vent soufflait pour eux et les poussait droit devant, son souffle soulevait les capes des guerriers et un claquement bruyant orchestrait l'avancée de l'armée. Le levé du soleil illuminait le champ de bataille et éblouissait les malheureux défenseurs de la cité du feu, la marche des phénix avaient tout d'une avancée angélique. Devant cette alliance dressé contre eux les légions du Tyran commençaient à se décourager avant même que le combat ne sois entamé. Le capitaine braillait toujours des ordres pour que les troupes restent en place quoi qu'il arrive. Mais les hommes du Tyran n'avaient pas l'entrainement intensif des lions blancs et des phénix ils étaient trop rapidement sujet à la panique.
La corne phénix chanta à nouveau et Adjel ordonna l'arrêt de ses troupes. Les cinq cents phénix était parfaitement espacé, un homme aurait pu s'allonger entre les colonnes du régiment. Adjel, Mai et Sora avancèrent de quelques pas et plantant leurs appuis dans le sol ils effectuèrent un mouvement commun. Ils élevaient leurs mains vers le ciel pour puiser l'énergie solaire et les projetaient brutalement vers l'avant. Le seigneur du feu pouvait percevoir la monté de leur chi et de leur puissance. Des flammes rouge rubis jaillirent de leur main tendu. Dans les rangs des lions blancs on souriait, ils ricanaient de la faible attaque des trois sages. Mal leur en prit.
Les cinq cents phénix, se joignirent à eux et alimentaient les flammes des sages, immédiatement l'attaque fut énorme et Sora sculptait dans les flammes rouges. Une lignée parfaite de six chevaliers se dressaient devant l'armée phénix. Magma sourit:
"La chevauchée des Walkyries" pensa t-il.
Les cinq cents phénix et les trois sages frappèrent ensemble des mains et les chevaliers de flammes chargèrent les défenseurs. Les lions blancs qui avaient ris de l'attaque se figèrent devant la course des six cavalier géant. Le capitaine brailla et les lions blancs réagirent aussi tôt, rassemblant leur force il plaquèrent en même temps leur main sur le sol, l'herbe verdoyante gela immédiatement et la glace se propulsa sur les walkyries de flammes. Du puissant jet de glace émergea un dragon de glace qui se jeta sur les cavaliers, le contact des deux attaques produisit une explosion de puissance. De la glace fut éparpillée au quatre coin du champ de bataille et un nuage de vapeur s'éleva dans le ciel bleutée. Lorsque celui-ci se fut totalement évaporé, un cavalier walkyrie demeurait indemne. L'attaque des phénix avait été plus puissante que celle des lions blancs et le chevalier de flamme continuait sa charge sur les hommes du Tyran. Les lions blancs réagirent rapidement et un mur de glace épais se dressa devant l'animal géant qui s'écrasa contre la défense des maître des glaces. Le mur s'écroula d'un geste de la main des guerriers des montagnes qui se relevèrent lentement et dévisageaient l'armée phénix. Les lanciers du Tyran éclatèrent de joie devant le succès de leurs allier, alors que ceux-ci faisaient preuve d'une concentration sans égale. Les peaux de lions qu'ils portaient les rendaient effrayant, ils étaient effrayant et incroyablement puissant.
Adjel sourit et leva son bras recouvert d'or et l'abaissa rapidement. Le régiment dirigé par Magma, Yago et Bartolorius s'élança, ils passèrent entre les colonnes des cinq cents qui ne bougèrent pas d'un pouce au passage de leurs compagnons. Bartolorius fut le premier à s'élancer tel un ours dans la vallée verdoyante, il usait de tout ses muscles pour arriver le premier sur les lignes ennemies que déjà un écart de plusieurs mètres se creusait entre lui et le régiment qui progressait à petite foulée. Le seigneur du feu observait la scène et eu peur pour le puissant sage, il s'aventurait seul face aux lions blancs qui n'attendait qu'une chose, le clouer sur place. Mais une folie frénétique c'était emparé du colosse et rien n'aurait pu lui faire entendre raison, immédiatement l'armée phénix réagit ils se lancèrent également dans une course effrénée pour rattraper Bartolorius. Les cinq cents phénix avancèrent lentement et se stoppèrent rapidement leur marche tandis que le régiment de mille cinq cent phénix continuait sur leur lancée.
Magma fut le premier à rattraper le puissant homme et lui fit signe d'attendre les autres, mais celui-ci ne voulait rien entendre. Pendant des années il n'avait pas guerroyer et aujourd'hui il comptait se battre jusqu'à la mort et abattre le plus d'hommes possible. Yago conduisait le régiment tandis que le seigneur du feu courrait aux cotés du géant, l'armée phénix progressait vite, trop vite au goût des défenseurs apeurés.
Les lions blancs réagir immédiatement accompagné cette fois des cinq cents archers placé sur les murailles de la cité. Dans un mouvement commun les guerriers des montagnes assemblèrent leur force et projetèrent sur le seigneur du feu et Bartolorius une pluie d'aiguilles de glace, le claquement de cinq cent cordes d'arc accompagna la volée des aiguillons. Magma et le géant ne ralentissaient pas, comme s'ils n'avaient pas vu l'attaque des défenseurs. Cependant c'était pour une toute autre raison que les deux hommes ne s'étaient pas arrêtés pour bloquer l'attaque. Des centaines de boules de feu rapide percutèrent les aiguilles et les flèches en plein vol, la plupart furent pulvérisées par la réplique des cinq cents phénix qui avaient obéis à l'ordre du stratège Adjel. Malgré la rapide réaction des phénix quelques flèches et aiguillons ne furent détruit, et filèrent vers les deux hommes de tête. Magma réagit aussi tôt, dans son armure blanche il tourna sur lui même et de sa paume tendu il tira son épée de son dos. La lame teinta dans un son mélodieux à la sortit du fourreau et le jeune homme dans une rapidité surhumaine trancha les aiguilles comme les flèches en plein vol. Bartolorius quant à lui avait ralenti le pas pour attendre le jeune homme qui bloquait les attaques des défenseurs en jouant du sabre, tout en courant. En plus d'être un excellent maître du feu il brillait également dans la maîtrise de l'épée. Le colosse était admiratif et une fois que Magma l'eu rejoint ils se sourirent et reprirent leur course. Le capitaine des lions blancs leva un bras et les lanciers du Tyran se jetèrent à la rencontre des deux hommes. Cinq cents hommes armés de lance courraient à présent vers le seigneur du feu et le colosse. La cape blanche des deux hommes claquaient derrière eux. Les mille cinq cents phénix du régiment arrivaient enfin à leur portée la charge des phénix était tel une coulée de lave, déployant leurs colonnes guerrières à travers la vallée, dressant au dessus d'eux leurs armes d'acier. On pouvait lire la colère dans leurs yeux, une colère qui ne s'étoufferait que lorsque les lions blancs auraient péris sous leur lame. Bartolorius tira de son dos sa lourde hache. Hache à deux tranchants elle avait été conçue dans un but unique trancher. Il lâcha son cri de guerre et tous les combattants phénix reprirent avec lui. Les cinq cents lanciers ennemie s'étaient placé en une seule ligne. Erreur de stratégie, les phénix pourraient les prendre à revers trop facilement. Magma sourit ainsi que le colosse qui avait vu l'avantage que les hommes du Tyran leur offrait. Les deux hommes percutèrent la ligne des défenseurs, Magma frappa la lance du premier homme qui se tiens devant lui, écarta l'arme de son passage et tourna sur lui même pour se frayer un chemin jusqu'à l'homme. Corps à corps, Magma planta son sabre dans le cœur de son adversaire celui-ci chuta et mourut sur le coup. Derrière lui les phénix chargèrent tandis qu'à ses cotés Bartolorius faisait des ravages armé de sa hache. Il hurlait et frappait, ses mouvements étaient rapide et meurtrier, il ne laissait aucune chance à ses adversaires qui subissait. Yago quand à lui n'avait tiré aucune arme, il se battait à main nue et se contentait d'esquiver les attaques de ses adversaires et de faire jaillir une dague de flamme au bon moment qui tranchait la vie des soldats. Malgré l'aide que les lions blancs et les archers tentaient d'apporter à leurs compagnons, les cinq cents phénix et ceux qui ne participaient pas au combat éclair contre les lanciers inexpérimentés neutralisaient la pluie de projectile qui tombait sur l'armée phénix. Quelques traits parvenaient à toucher des soldats qui s'écroulaient brutalement et était immédiatement protégé par ses compagnons, cependant certains n'avaient pas cette chance et mourrait d'une aiguille plantée dans l'œil.
Les armes tranchaient, coupaient et les quelques survivants lanciers qui tentaient de se replier vers les lions blancs furent foudroyé par les jets de flammes de Magma et Yago.
En quelques minutes le petit bataillon du Tyran avait été exterminé par la vague phénix, dés lors Adjel, Mai et Sora avancèrent tout en prenant garde à neutraliser les attaques des archers et des lions blancs.
Magma, Bartolorius et Yago reprirent leur course en lançant un long cri de guerre et se lancèrent sur les lions blancs. Ceux-ci furent sujet à la panique et dans un hurlement du capitaine les lions blancs firent jaillir une plate forme de glace sous leurs pied et se projetèrent à l'abri des murailles.
Bartolorius hurla:

- Lâche, bande de femmelette revenez vous battre!
Le régiment phénix ralentit alors que les lions blancs s'étaient déjà replacés sur les murailles aux cotés des archers et harcelait de nouveau les phénix de leur pluie d'aiguillons. Soudain le claquement de corde d'arc retentit, des flèches volèrent et se plantèrent dans le cou des archers du Tyran. Deux lions blancs périrent sur le coup avec une cinquantaine d'hommes du Tyran. Les phénix ne comprenaient pas, les lions blancs et les archers étaient sujet à la panique sur les murailles. Magma lui avait compris ce qui se passait sur les remparts, le général Rothen et Alrik à la tête d'une armée rebelle agressait les défenseurs paniqués. Les lions blancs dressèrent rapidement un mur de glace devant eux pour empêcher toute attaque dans leur dos et se concentrèrent sur l'armée phénix. Le capitaine des lions blancs brailla un ordre aux archers:
- Prenez vos épées et descendez combattre ses traitres à l'empereur. Nous nous chargeons de l'armée phénix.

Il se retourna face au régiments phénix qui s'étaient rassemblés, désormais les quelques deux milles phénix restant se dressaient contre eux. Adjel analysa rapidement la situation avec l'aide de Yago et du seigneur du feu, en quelques instants ils avaient une nouvelle stratégie. Les ordres filèrent dans les rangs phénix et une nouvelle fois la corne chanta sous le souffle du soldat qui la tenait. Une centaines de phénix s'élancèrent à l'assaut des murailles parmi eux, Bartolorius qui courrait cette fois si en retrait, on aurait dit qu'il était épuisé, il balaya la sueur qui lui coulait dans les yeux d'un revers de main et changea sa hache de main. Les phénix armés de hallebarde était en tête. Les lions blancs réagirent et unissant leur force ils envoyèrent un souffle gelé puissant sur les premiers attaquants. Soulevé par la puissance du vent glacé certains phénix gelèrent sur place tandis que les autres tentaient d'avancer malgré la pression de l'air froid sur leur poumon et la force du vent que les lions blancs faisaient naître.
Les maîtres phénix ripostèrent, Sora s'avança lentement et dévisagea les lions blancs sur les remparts. Elle cracha un torrent de flamme s'écoulant de sa bouche, les cinq cents phénix firent jaillirent de leurs mains tendu une rangée de flamme. Sora sculptait à nouveau les flammes et un colosse de flamme alimenté progressivement par le feu des phénix se levait du torrent enflammé de la jeune femme. Le colosse de flamme faisait la taille de deux fois la muraille et les lions blancs relâchèrent la pression qu'ils exerçaient sur les hallebardiers pour se concentrer sur cet adversaire gigantesque. Le colosse avait entamé une course rapide malgré sa taille, ses pas lourd faisait trembler la terre, il était en parfait harmonie avec les mouvements de Sora. Elle était à l'intérieur du colosse, et commandait chaque mouvement au monstre de flamme. Il allait percuter les remparts lorsque le capitaine des lions blancs se jeta en bas de la muraille et ils se dressa contre le colosse de flamme. Il posa ses mains à terre et fit jaillir du sol des piques de glace immense, pour bloquer le passage du colosse. Celui-ci jouait de son immense épée et fendait les piques comme de simple cure-dents. Toute la puissance des maîtres phénix alimentait le colosse il lui était impossible de succomber aux attaques d'un lion blanc seul. Mais le capitaine des lions blancs ne visait pas le colosse mais bel et bien Sora qui contrôlait le monstre de flamme. Il avait compris avec une vitesse incroyable que s'il se débarrassait de la jeune femme le colosse s'effondrerait. Les lions blancs sur les murailles apportèrent leur aide à leur capitaine, et lui insufflant leur puissance l'homme dressa un bloque de glace devant le colosse. D'un geste de la main le capitaine détruisit le bloc de glace et en sortit un colosse aussi grand que celui des phénix. Armé d'un javelot de glace le colosse brailla et propulsa la lance à une vitesse surhumaine droit sur la belle Sora. La puissance déployé pour l'attaque était remarquable et bloquer la rotation du javelot semblait impossible. Une ombre blanche et or se jeta devant le javelot, Adjel s'interposa et fit jaillir de ses mains un fouet de flamme qui s'entortilla autour de la lance. Le stratège avait compris que le colosse de flamme ne pourrait bloquer l'attaque, ce qu'il fallait c'était simplement la dévier de sa trajectoire. Il tourna sur lui même à une vitesse incroyable et il obligea le javelot à changer de direction en le propulsant contre son expéditeur. La lance de glace frappa de plein fouet le colosse de glace et le transperça de part en part, continuant sa course elle cloua le capitaine des lions blancs au mur épais des remparts. Celui-ci était mort avant de voir qui avait détourné son attaque. A la mort de son créateur le colosse s'effondra, et le colosse de flamme reprit sa course en dépassant Adjel qui se tenait le bras droit. Il s'était déboité l'épaule en déviant l'attaque et il souffrait, heureusement pour lui il avait répliqué avec son bras recouvert par son armure. Dix phénix accouraient déjà pour le mettre à l'abri quand une vingtaine de lances furent envoyé dans sa direction. Adjel sourit et dans une rotation parfaite il fit jaillir de son bras valide un fouet de flamme et attrapa au vol une lance de glace, il la renvoya comme avec le colosse vers son créateur mais au lieu de le transpercer la lance de glace se planta dans la façade des remparts. Il n'avait pas le temps de créer un fouet de flamme pour chaque attaque, il esquiva rapidement chaque attaque qui aurait du le clouer au sol. Il était stratège mais aussi un maître du feu extrêmement rapide. Les dix phénix arrivèrent enfin à ses cotés et se placèrent devant lui pour le protéger ils reculaient prudemment tandis que le colosse de flamme se jetait à l'assaut des murailles. Soudain le monstre de flamme n'avançait plus, les jambes de Sora avait été emprisonnée dans la glace. Les lions blancs avaient tout prévu, ils avaient attendu le bon moment pour geler le sol et ainsi emprisonner la maîtresse du feu et le colosse. Immobile les lions blancs créèrent un puissant dragon de glace qui transperça le colosse qui s'effondra. La terreur se lisait sur le visage de la belle femme, lorsque le dragon se dirigea à pleine vitesse sur elle. Elle matérialisa un bouclier de flamme autour d'elle mais elle savait bien qu'il ne résisterait pas longtemps à la charge de l'attaque commune des lions blancs. Le dragon percuta de plein fouet le bouclier de Sora et passa au travers comme s'il n'existait pas, elle ferma les yeux et attendit l'impact mais le choc ne vint pas. Elle ouvrit les yeux et le dragon n'était plus que morceaux, il s'était effondré avant de la transpercer. La femme ne comprenait pas mais lorsqu'elle porta son attention sur les lions blancs elle comprit. Les phénix étaient sur les murailles, et Bartolorius faisait un carnage sur le rempart trop petit pour le combat en groupe. Le nombre des lions blancs face à l'expérience du sage n'était plus et le colosse tranchait de sa lourde hache les têtes de ceux qui s'opposait à lui. Il avait les pieds gelé et ne pouvait plus se déplacer mais il tranchait toujours. A ses cotés le seigneur du feu jouait de son épée. La lame de son sabre était enflammée et tout deux il progressait sur les murailles, tandis que Magma réchauffait la surface du sol pour dégeler les jambes du sage les lions blancs reculaient. Les phénix arrivaient sur les murailles de plus en plus nombreux, il n'avait pourtant pas fait de brèche dans le mur comment pouvait il affluer en aussi grand nombre? Sora regarda au pied des murailles et vit les hallebardiers en position au pied des murs. Ceux ci avait improvisé un escalier avec leur arme, et les autres courraient rapidement sur les manches des lances puis sautaient pour arriver sur les murailles. Une stratégie digne d'Adjel c'était certain. Bientôt les maîtres phénix excellent dans la maîtrise du feu étaient face au lion blanc sur les murailles. Ceux ci comprenant qu'ils avaient perdu la bataille se jetèrent dans un ultime assaut. Sans leur chef et après la mort de leur capitaine les lions blancs n'avaient plus de chef pour les commander de plus ils avaient eux même bloqué leur porte de sortie en s'isolant des rebelles en dressant un mur de glace entre eux.



Bartolorius braillait, et tous le soutenait en bloquant les attaques désespérée des lions blancs. Tous tombaient un par un que des phénix arrivaient sur les murailles dans leur dos. Adjel avait fait exécuter sa stratégie un peu plus loin sur les remparts pour que les lions blancs soit pris en étau. Lorsque Bartolorius s'arrêta de frapper, un seul lion blanc restait debout sur les remparts, le mur de glace vola en éclat et l'armée rebelle guidée par Rothen et Alrik pointa le survivant de leur arc. Les armées du Tyran étaient vaincu, mais il restait à vaincre le Tyran lui même et Druss qui était introuvable.
Rothen courut sur les remparts à la rencontre du seigneur du feu et se jeta dans ses bras sous le coup de l'émotion. Il se ressaisit rapidement et s'inclina:

- Pardonnez moi seigneur c'est que je suis tellement heureux de vous voir vivant. Je n'ai pas pu m'en empêcher.
- Ce n'est rien Rothen, ne t'inquiète pas. Moi aussi je suis heureux de te revoir, mais dit moi ou est Amaya.
- Elle poursuivait le Tyran sur les toits de la cité mais des hommes comme ceux que vous avez affronté ici l'on intercepté. Ils se battent contre elle, que devons nous faire maître?
- Druss! Restez ici je m'occupe de tout, tonna le seigneur du feu.Il chercha des yeux son vieux maître mais ne le voyait pas, il ne pouvait pas l'attendre si Amaya affrontait Druss elle n'y survivrait pas. Il sauta des remparts et retrouva son sol, sa terre, sa ville. Il courrait entre les maisons des habitants qui s'étaient cachés lors de l'attaque des phénix. Ils ne le savaient pas encore mais ils seraient bientôt libre. Le seigneur du feu sauta sur le toit d'une habitation et continua sa course en sautant de maison en maison. Quelqu'un siffla sur sa gauche, il fit volte face, ce n'était autre que Yago, qui courrait non loin de lui. Le seigneur du feu attendit qu'il arrive à sa porté et augmenta le rythme de sa course tout en cherchant le chi de la jeune femme et de Druss.
- Alors tu partais te battre sans moi? Ironisa le chef du phénix.
- Bien sûr que non, mais vous étiez introuvable alors...
- Alors tu es parti pour te battre sans moi interrompit Yago.
Le jeune homme ne répondit pas gêné mais le vieil homme éclata de rire:

- Allez allons ensemble botter les fesses des lions blancs restant et de ce maudit Tyran.
Magma sourit mais restait inquiet pour la guide des nomades de l'air, soudain il trouva enfin ce qu'il cherchait. L'air s'était rafraichit ici, signe de la présence de lion blanc dans la ville non loin de là. Yago pointa une zone du doigt, Druss et une quinzaine de lions blancs se tenaient face à Amaya. Elle était en très mauvaise posture, immobilisée, le chef des lions blancs lui envoyait une ultime attaque destinée à la tuer d'un seul coup. Le seigneur du feu partait déjà à son secours lorsque Yago s'interposa:
- Non! Je m'en occupe! Toi tu t'occupe du Tyran, allez! Ordonna le vieux maître.
A contre cœur le seigneur du feu s'éloigna et partit sur les traces de l'homme qui lui avait volé son titre et son peuple, en espérant que Yago se débarrasserait de Druss une bonne fois pour toute.
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Magma
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Mar 3 Nov 2009 - 0:22

2/2

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Druss leva la main et un pieu de glace se matérialisa. Un dernier sourire étendit ses lèvres lorsqu'il l'abattit.
Une chaleur suffocante enveloppa la jeune femme et un cri résonna, puis quelque chose tomba aux côtés de la guide des nomades, elle rouvris les yeux. Le pieu de glace. En train de fondre. L'eau qu'il devint lui effleura le bout des doigts. Une voix douce et forte s'éleva alors:

- Amaya! Amaya est ce que ça va?
- M...Maître Yago?!
Le vieil homme sourit à la jeune femme et continua:
- Je crois que nous arrivons juste à temps, Magma est partit sur les traces du Tyran tu devrais le rejoindre. Si tu en es capable bien entendu. Je m'occupe de celui là.



La jeune femme s'élança et disparu. Yago se dressa contre le chef des lions blancs qui se relevait lentement après l'attaque puissante du vieil homme. Druss réajusta sa peau de lion sur ses épaules et beugla:
- Toi?! Comment as tu fais pour passer mes cinq cents hommes postés devant les portes?
- Tout simplement parce que encore une fois Druss, tu nous as sous estimé. Oui Druss nous les phénix avons perduré pendant que vous tentiez de survivre, cachés dans les hauteurs des montagnes. Cependant nous n'étions pas deux comme tu l'affirmais mais plus de deux milles aux portes de la cité. Je suis navré de te l'apprendre mais tes hommes sont tous six pieds sous terre à l'heure qu'il est. Le vieil homme avait compté son récit tout en marchant autour des lions blancs restants. Druss rageait et cria:
- Pourquoi n'ai je pas été averti de votre arrivée?
- Tout simplement parce que l'homme qui devait te prévenir n'ai jamais arrivé jusqu'à toi. Oui Druss nous n'étions pas les seuls à nous battre pour rendre la nation du feu à son véritable seigneur. En cachette et sous le nez de ton empereur les généraux Rothen et Alrik ont rassemblés les fidèles de Magma et se sont révoltés au moment précis ou nous attaquions. Je dois dire que leurs hommes nous ont évités des pertes inutiles.
Druss bouillonnait de rage, il se retourna brutalement et envoya un coup de poing violent dans le nez d'un de ses hommes qui éclata et craqua sous la pression du bras musclé. Le lion blanc se recroquevilla sur le sol en tenant son nez tandis que les quatorze autres reculaient de quelques pas. Ils se regardaient tour à tour on pouvait lire la frayeur dans leurs yeux et Yago savait pourquoi. Tout leurs compagnons sont morts ils pensent à fuir pour faire perdurer leur clan.
- Regarde tes hommes Druss! Ils sont paralysé par la peur de plus ils veulent tous fuir dans l'espoir de rester en vie. Parce que s'ils ne fuient pas Druss, vous serez éliminé comme tout tes précieux lions blancs qui gisent devant les portes Sud.
- Tais toi! Tais toi, misérable vermine. Quand j'en aurais terminé avec toi, je partirais et les lions blancs reviendront plus fort que jamais! Ragea le chef des lions blancs.
- SI c'est ce que tu veux Druss, alors viens! Rétorqua le vieux maître.
Yago s'était campé sur ses appuis et il faisais signe de la main au géant de s'approcher. Les quatorze lions blanc restant s'approchèrent du vieil homme en vain. Bartolorius, Sora et Mai s'interposèrent entre les lions blancs et leur chef. Immédiatement Mai se jeta à l'assaut de leurs esprits, assai mentalement les lions blancs hurlaient pour que la pression mentale s'arrête mais trop tard. Bartolorius fendait déjà leur crane fragile de sa lourde hache et Sora flambait ceux qui restait. Ainsi disparu la garde rapproché de Druss.
Celui-ci paniqué ne savait plus ou donner de la tête. Il était cerné et regarda Yago avec des yeux rouge de haine et de colère mais le chef des phénix ne bougeait pas. Il était en pleine concentration et lâcha d'une voix douce:

- Ne t'en fais pas Druss, ils n'interviendront pas dans notre combat. Mais ce qui devrait t'inquiéter c'est que je suis plus fort que ses trois là réunit.
Le chef phénix hotta de sa ceinture l'étrange bâton qu'il portait à la taille et le pointa sur le chef des lions blancs. Il projeta son chi à l'intérieur de l'objet, celui-ci répondit à l'appel de son maître qui invoqua:
- Révèle ta puissance Ten'tai!
Le bâton forgé en or blanc s'illumina et dans un flash s'étendit et prit la forme d'une lance magnifique, elle étincelait de mille feu. Yago se campa devant le chef des lions blancs et fit tournoyer au dessus de sa tête la lance merveilleuse, il la fit passer dans son dos et stoppa la rotation de l'arme en la pointant sur Druss.
- Maintenant petit nous pouvons nous battre! Lança t-il.
Le puissant guerrier hotta la peau de lion qui ornait son crane et recouvrait ses épaules. Ses muscles dénudés il fit craquer ses articulations et attaqua. Il tandis les mains et matérialisa une lance de glace dans chacune d'elle. Il parcourut la distance qui le séparait du chef phénix en quelques foulées et lança la première arme de glace. Yago saisit son arme à deux mains et plantant son pied d'appuis loin devant lui il projeta son chi à l'intérieur de la lance et une langue de feu s'échappa de la pointe. La flamme percuta la lance du chef des lions blancs qui tomba au sol dans une flaque froide. L'instant d'après Druss était sur Yago et tentait d'enfoncer son pieu de glace dans le corps du chef phénix, en vain. Yago était rapide et souple tandis que Druss était puissant et lourd. Lorsque le chef des lions blancs arriva sur lui, Yago se redressa et pivota sur sa jambe d'appui gauche. Il attaqua alors le flanc droit de l'homme qui emporté par son élan n'était plus protégé. Yago tandis sa lance et griffa la peau dénudé de Druss, le sang coula que déjà le vieux maître du feu passait de nouveau à l'action. Il fit tournoyer sa lance entre ses doigts fins et la stoppa dans son dos. Le chef des lions blancs lança sa seconde lance sur le vieil homme et en matérialisa une seconde qu'il envoya dans la même direction que sa sœur jumelle. Yago rapide comme l'éclair s'aplatit sur le sol pour éviter le premier projectile qui frôla son dos, la seconde fonçait sur lui. D'un geste puissant de la main il fit jaillir une flamme qui le projeta dans les airs. L'attaque était esquivée. En l'air il vrilla sur lui même et lança sur son adversaire une multitude de flammèche qui avait pour but de le harceler et de lui faire perdre son sang froid. Avec un homme tel que Druss c'était bel et bien la meilleur tactique à utiliser, voilà qu'il attaquait sans réfléchir et usait ses réserves d'énergie. Yago le harcelait de pique et sa stratégie fonctionnait les attaques du chef des lions blancs devinrent plus faible, malgré tous les efforts qu'il mettait en œuvre pour tenter de geler le vieil homme. Yago était beaucoup trop agile pour lui et à chaque fois qu'il bougeait il infligeait une nouvelle entaille sur le corps de Druss. Le puissant colosse reçu un nouveau coup de lance et explosa de colère il fit jaillir toute la puissance de son pouvoir. Tout autour de lui se recouvrit de glace, et il s'élevait dans le ciel sur un grand pique de glace. Levant les mains sur la ville de glace, des piques de glaces surgirent de toute part et encerclaient le chef phénix. Bientôt aucune échappatoire ne fut possible pour le vieil homme. Druss matérialisa un immense dragon de glace qu'il jeta à l'assaut de Yago enfermé dans la prison de glace. Bartolorius effrayé appela:
- Maître!
Yago ne le regarda même pas, il se concentrait, inspira, expira et relâcha également sa puissance. Il lança sa lance magnifique dans les airs sauta et se recroquevilla sur lui même dans les airs, il chargeait son énergie. Le dragon arrivait sur lui à grande vitesse et le chef phénix n'avait toujours pas réagit. Et soudain le vieil homme déplia ses membres brutalement, des flammes jaillirent de tout son corps, de ses jambes, de sa bouche, de ses jambes. Tout autour de lui s'enflammait et les piques de glace et le dragon de glaces reprirent leur état naturel, de l'eau. Il retomba sur le sol humide et tandis la main vers le ciel, sa lance retomba dans sa paume ouverte. Le chef des lions blancs avait fait une chute vertigineuse et gisait à présent sur le sol mouillé du toit de la bâtisse. Yago prit le temps de lancer une pique au géant:
- Et bien Druss, si c'est tout ce que tu peux faire je suis déçu. Mais peut importe puisque tu as déjà perdu.
Le vieil homme serra les jambes et un puissant jet de flamme sortant de ses pieds le fit décoller rapidement. Il flottait dans les airs, alimentant les flammes régulièrement, Druss se releva difficilement dans un râle de désespoir. Yago passait de nouveau à l'attaque, il faisait tournoyer Ten'tai dans ses mains et il pointa l'arme or sur son adversaire, un éclair blanc jaillit de sa pointe, rapide, trop rapide. Le chef des lions blancs esquiva en roulant sur le coté, l'éclair frappa le sol juste à coté de sa jambe droite. L'homme sourit en voyant l'échec de l'attaque du vieil homme, ce fut son dernier sourire. Il mourut sous la puissance de l'électricité qui avait parcouru son corps. Yago se laissa tomber et se releva en souplesse:
- Ce fut un honneur Druss chef des lions blancs, déclara t-il avant de tourner le dos à la dépouille du colosse. Bartolorius, Mai et Sora qui avaient assistés au combat un peu plus loin accoururent. Il félicitèrent tout d'abord leur chef puis Sora posa une question qui la perturbait:
- Maître, je ne comprend pas comment vous avez pu le tuer alors que votre éclair ne l'a pas frappé.
Le vieil homme sourit, il s'attendait à cette question:
- Si Adjel était là je pense qu'il aurait agit de la même manière que moi. Je cherchais à tirer un avantage de sa propre maîtrise et à la retourner contre lui même et pour cela je devais le pousser à perdre son calme et son sang froid. Ce ne fut pas très difficile du fait qu'il a déjà perdu tout ses hommes, quelques piques ont suffit à lui donner le coup de grâce. J'ai simplement tiré avantage du terrain et de ma position, lorsque j'ai effectué mon implosion solaire, j'ai fais fondre toute la glace qui m'entourait. Druss est tombé était en contact avec l'eau et comme cet élément conduis l'électricité il à été foudroyé par mon éclair même si celui-ci ne l'a pas touché directement.
- Stratégie ingénieuse maître, vous voyez que vous n'êtes pas encore trop gâteux, piqua Sora.
- Merci Sora répondit le vieil homme en souriant.
- Espérons que Magma se sortira de son duel sans encombre, souhaita le puissant Bartolorius.
- Oui espérons reprit Yago, espérons!



...
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Sam 7 Nov 2009 - 23:07

Partie 1




- Ho ho ho! rit-il. Deux gosses pour moi tout seul! C'est trop d'honneur!

Les poings de Magma se crispèrent. Se faire insulter de vulgaire gamin l'énervait au plus haut point. Son chi bouillonnait rageusement, tout son être fulminait, et pourtant, son visage était de marbre, ses yeux de nuit rivés sur l'ennemi.

- Amaya, reste en arrière un petit moment, dit-il soudain.
- Que...

Il fonça en avant avant même que j'eusse terminé ma phrase, projeté dans les airs par des flammes sous ses pieds. Sa cape d'un blanc immaculée se noya dans le rouge des flammes.
Le combat avait commencé.
Des jets pourpres fusèrent dans tout les sens, se heurtant avec une violence incommensurable, créant des ondes de chocs qui firent éclater les vitres des habitations. Je dus me protéger le visage des vagues terribles de chaleur et de poussière. Certaines d'entre elles me firent même reculer sur le promontoire où j'étais, à l'arrière.
Inutile.
Magma affrontait le Tyran seul, l'assenant d'énorme boule de feu qu'il interceptait ou évitait, fuyant parfois. Magma avait encore tout son Chi, et pourtant, j'avais l'impression que le combat ne cesserai jamais. Les jets de flammes se heurtaient incessamment, sans causer le moindre dégât. Ils ne semblaient pas même se fatiguer!
Magma revint vers moi, fixant toujours le Tyran d'un regard noir.

- Ça ne marchera pas comme ça
, dit-il d'une voix grave. Il faut dénicher son point faible.

J'observai de nouveau le corps de l'ennemi, taillé dans la pierre. J'avais réussi à l'atteindre. Au corps à corps uniquement. Mais même mon coup de lui avait pas causé de dégât, en dehors de quelques dents arrachées. Je serrai les mâchoires. N'y avait-il donc rien à faire?!

- Attaquons ensemble, dis-je alors. Un par un, nous n'avons aucune chance.
- C'est risqué. Nous ne connaissons pas assez nos techniques de combat pour...
- Alors observe-moi.

Je m'élançai à mon tour, courant à toute vitesse vers le Tyran, bras tiré en arrière. Pas d'amples mouvements fluides des bras, il m'assena une ribambelle de traits de flammes, que j'esquivai d'un pas sur la gauche, sur la droite, en sautant sur un autre toit...Je n'avais pas le choix pour le moment. Si je pouvais l'atteindre, c'était uniquement par le corps à corps. Il avait beau être dépouillé de son armure, il était plus lent que moi. Ma taille et mon poids me permettait de me déplacer plus vite.
Un mur de flammes s'éleva devant moi, que je coupai d'une larme de vent, le traversant d'un bond. La chaleur me chatouilla les joues. Le Tyran, qui sembla comprendre ma tactique, recula de plusieurs pas.

- Tu n'y échapperas pas! hurlai-je en concentrant mon Chi dans mes pieds.

Le vent me poussa vers l'avant, et j'abattis mon poings à l'endroit où, une seconde avant, se tenait le Tyran. Il avait esquivé de quelques centimètres l'attaque. Mais lui, était déséquilibré, moi non. Me pliant sur moi-même, je tournoyai, lui assenant un coup de pied qui le fit reculer de plusieurs pas. Il bloqua le poing qui visa son visage. Chacun de mes attaques étaient empreintes de Chi, leur donnant une puissance beaucoup plus dense.
Le tranchant de ma main effleura son crane, et plusieurs mèches de cheveux se coupèrent net.
Je tournoyai autour de lui comme un feu follet, déchargeant sur lui toute la puissance que j'avais. Mon poing atteignit bientôt sa cible : il heurta son plexus solaire si rapidement que j'eus du mal à suivre sa chute. Je restai ainsi, poing brandit, haletante.

- Magma!

Je vis sa silhouette blanche bondir en l'air, toujours propulser par les flammes sous ses pieds. Il atterrit au dessus du Tyran alors que celui-ci, toujours en train de chuter, ne s'y attendait pas. Levant à son tour son poing, il abattit sur lui une boule de feu.
L'explosion fut terrible.
Était-ce de nouveau le choc de deux attaques ou le Tyran qui tombait à terre?
Un cri se perdit dans la nuit.
L'angoisse me tordit le ventre tandis que j'abaissai la main et avançai d'un pas.
Que se passait-il ? Je ne voyais rien. La poussière me faisait tousser, me piquait les yeux.
Une peur indicible me transperçait de toute part.

- Ma...

Un éclat blanc apparut dans le nuage de fumée et atterrit à mes côtés.
La peur qui m'avait traversée se transforma en tremblements.
°°Qu'est-ce qui m'arrivait? Je devais me ressaisir!°°
Je serrai les poings et avalait ma salive. Mon coeur peinait à se calmer.

- Est-ce qu'il...
- Ça m'étonnerait.

En effet, un jet de flammes fusa vers les ciel et bientôt, une silhouette sombre se dessina dans la fumée.
J'écarquillai les yeux.
Une fois la fumée dissipée, nous vîmes clairement le Tyran. Une plaie barrait son torse nu, sanglante. Son corps était vouté, son visage baissé vers le sol.

- Tiens-toi prête, murmura Magma en se courbant légèrement, bras et jambes parées à attaquer.

Je me mis en position d'attaque.
Le Tyran. Il avait survécu à une telle attaque, c'était incroyable. De toute ma vie, je n'avais jamais affronté de tel adversaire.
Il releva la tête. Du sang coulait le long de sa bouche, plusieurs plaies barraient son visage. Et ce regard...si meurtrier, si noir.

- Vous...dit-il en s'avançant d'un pas, ses bras pendant le long de son corps. Vous êtes morts.

Il se redressa soudain. Le feu sortit de sa bouche, de ses mains et de ses pieds. Il s'éleva dans les airs, les immenses jets de flammes formant une sorte d'étoile autour de lui.

- MOURRREEEEZ!!

Des fils sortirent de ses mains, semblables à des fouets enflammés, droit sur nous. Nous bondîmes de chaque côté au dernier moment tandis que les fouets ébranlaient le toit.
°°Si ces fouets nous touche, on est fichus!°°
Le Tyran les renvoya sur nous, inlassablement. Nous bondissions sans s'arrêter, esquivant de peu ses attaques.
Il éclata de rire. Un rire dément, qui résonna dans la nuit pour se perdre dans le bruit des flammes. Les fouets avaient été remplacés par deux gros serpents de feu, enveloppant chacun de ses bras. Ils fondirent sur nous, ne nous lâchant pas d'un poil. A peine nous l'évitions qu'il repassait à l'attaque. Mon corps était ralenti, mes mouvements raides. Mon corps était douloureux. Je ne pouvais plus tenir. Bondissant une dernière fois, j'atteris sur un promontoire plus élevé, d'à peine plus de deux mètres de diamètre, et fis plusieurs mouvements fluides des bras et des jambes. Des serpents d'Air s'enroulèrent autour du serpent de Feu et le stoppèrent. D'un cri féroce, j'élançai mon chi devant moi et les serpents d'air engloutir le feu.
Je vacillai un instant, la respiration saccadée.



J'observai Magma qui évitait lui aussi l'attaque du Tyran, puis qui monta un promontoire identique, à environ dix mètres de moi. Il éleva un mur gigantesque devant lui sur lequel vint s'écraser le serpent de feu, qui explosa.
Le Tyran, toujours dans les airs, fulminait.
Mes forces me quittaient, mes paupières semblaient sur le point de se fermer. Et pourtant, la Chi qui me restait bouillonnait encore en moi. La dernière parcelle de puissance et de vie. Qui désirer n'être que libérée.
Jamais je n'avais utilisé cette technique. J'ignorais même si j'avais encore la capacité de la faire.
°°Il le faut...C'est mon devoir°°
Je jetai un coup d'oeil sur le côté. Magma, en position d'attaque, m'observait. Ses yeux s'écarquillèrent en rencontrant les miens.

- Amaya...Qu'est-ce que...

Je me détournai et fit face à l'ennemi. Puis fermai les yeux.

Inspiration.
Expiration.
Inspiration.
Expiration.
Ressentir l'Air. Respirer l'Air. Etre l'Air.
Frappe du pied contre le sol. Mouvement sec du bras. Tour sur moi-même. Nouvelle frappe. Nouveau mouvement sec. Moulinets des bras.
Se mouvoir avec le Vent. Danser avec le Vent.


J'ouvris les yeux.
L'atmosphère se fit soudain étrange. L'air était...irrespirable. Le Vent tourbillonnait avec violence, mes cheveux s'enroulaient autour de mon corps. Les feuilles se faisaient emporter.
Le Vent se mit à tourner. En rond, autour du Tyran. De plus en plus vite. Il se matérialisait, une sphère apparut autour de son corps, sifflait douloureusement à ses oreilles.

Nouvelle frappe sur le sol.
Accompagnée d'une autre. A mes côtés, sur l'autre colonne.
Nous fîmes les même gestes, en parfaite synchronisation. Nous n'étions plus qu'un.
La Danse frénétique de l'Air et du Feu.
Les flammes se joignirent au Vent, l'enroulèrent. Le caressèrent.
Nos deux pieds frappèrent le sol en même temps, une dernière fois.


Les sphères, liées entre elle se resserrèrent. De plus en plus, jusqu'à se refermer sur la silhouette qui volait dans les airs.
Elle l'engloutirent, son hurlement avec.
Mes mains retombèrent mollement le long de mes hanches. Le Vent se fit de nouveau normal, et le Feu disparut.
La silhouette qui était dans les airs y flotta quelques secondes, comme si elle flottait, puis dégringola.



Je fermai les yeux.
J'avais accompli mon devoir, je n'avais plus rien à craindre de quiconque à présent. Plus rien d'autre ne comptait.
Je levai de nouveau les yeux au ciel, observai la clarté qui perçait le rideau sombre de la nuit noire. Les premiers rayons du soleil.
Je ne me sentis pas tomber. Je n'entendis pas l'air siffler à mes oreilles durant ma chute.
Je n'entendis pas mon nom, hurlé.
Je ne voyais plus rien d'autre qu'une lumière qui m'emportait.

***




Douleur.
Est-ce que j'étais dans l'autre monde? Avais-je été trop faible pour supporter ma technique?
Avais-je...échoué?
Non, je ne le pensais pas. J'en était même sure.
J'essayai de me souvenir. De voir. Mais rien n'y fit. Il n'y avait plus aucune lumière à présent, sinon le noir. Un noir total, vide. Le Néant.
Et la Douleur. La moindre parcelle de mon corps était douloureuse, et pourtant je ne bougeai pas. J'essayai, en vain.
Que s'était-il passé?
Pourquoi cette douleur?
Pourquoi ce noir?
Ou étais-je?
Puis, un son se fit entendre. Très, très lointain, mais bien là. Qu'est-ce que c'était? D'où venait-il?
Il se rapprochait. Flou encore, indistinct. Puis plus près, encore. Et encore.
La Douleur se fit encore plus vive. Insupportable. Mais je percevais clairement le son maintenant : une voix. De femme.

-...là. Elle s'en sortira très bien. Vous avez vous aussi besoin de repos!

Qui était-ce?
A qui parlait-elle?
Je percevais les battements de mon coeur, et la souffrance atroce.

- Elle se réveille! Calmez-vous Amaya-sama! Calmez-vous!

Me calmer? J'étais immobile. J'en avais l'impression.
Une soudaine chaleur parcourut mon bras. Puis ma poitrine. Mon front. Mes jambes.
Je me sentis de nouveau basculer dans l'inconscience et crus entendre un bruit de pas, une porte...Puis plus rien.

Le lendemain matin, à l'aube, je me réveillai.
Je n'avais eu aucune notion du temps, et je venais, en ouvrant les yeux, de tout comprendre. Les souvenirs surgirent tous en même temps et m'assaillirent, me firent trembler.
L'origine de cette souffrance, je la comprenais maintenant. Ce corps aussi rigide que du métal. Tournant imperceptiblement la tête, je vis que je n'étais pas seule dans la pièce. A ma gauche se trouvait un autre lit, occupé par Goro. Et pourtant, il ne semblait l'occuper uniquement pour dormir, et non se remettre du combat. Ses blessures étaient soignées, bandés, son visage avait reprit des couleurs. L'image d'Issei s'imposa devant moi, son frère. Je détournai la tête à l'instant même où la porte s'ouvrait sur une jeune femme, vêtue d'une ample tunique beige pâle, qui s'approcha de moi.

- Vous êtes réveillée? me dit-elle avec un sourire. Est-ce que tout va bien? Vos douleurs sont-elles moindres?

Je compris. Cette chaleur qui m'avait enveloppée à l'instant où j'avais reprit conscience, c'était ça, un médecin. Maitre de l'Eau sans doute.
Lorsque j'ouvris la bouche, aucun son n'en sortit. J'avais la gorge sèche, la langue pâteuse de n'avoir rien mangé et rien bu depuis...la chute.

- Buvez-ca, m'indiqua le médecin en me posant un verre contre les lèvres.

Je bus sans répondre. Une sensation, de froid cette fois-ci, parcourut ma gorge. Étrange, mais pas si désagréable que je ne le pensais.

- Vous avez subit de nombreuses blessures, me dit-elle en fronçant les sourcils. Se battre ainsi, c'est de la folie! Une côte cassée, une brûlure grave et j'en passe!

Brûlure grave?...

- Ne vous en faites pas, votre bras guérira, me rassura-t-elle. Mais vous devrez garder un bandage pendant plus d'un mois, changé tous les jours. Un baume devra etre appliqué sur la blessure tous les soirs. Mais je ne crains que vous gardiez une cicatrice à vie...

C'est à peine si cela me surprit. Toute ma vie j'avais su qu'un évènement de ce genre arriverait, que je serais marquée pour de bon.

- Je vous ai apporté des vêtements propres si vous le souhaitez. Ainsi de quoi vous laver.

Sur ces paroles, elle m'aida à me relever en position assise. A peine dus-je me contracter que la douleur revint. Elle m'aida à me poser sur une chaise roulante qu'elle fit glisser vers une salle juste à côté, munie d'un lavabo, de toilettes et d'une bassine remplie d'eau fumante. Elle me souleva comme si je ne pesais que quelques kilos, m'ôta mes vêtements. Un bandage m'enserrai la poitrine et descendait jusqu'au bassin, un autre m'enroulait le bras droit, et d'autre, plus petits, recouvraient ça et là coupures en tout genre. Lorsqu'elle enleva les bandages, je retins un haut le coeur. Des bleus gros comme des poings me recouvrait la poitrine, l'abdomen et les jambes, en la brulure était effrayante, me recouvrant tout le dos de mon avant bras. Elle commençait à peine à cicatriser, prenant un aspect inquiétant.
La médecin me fit entrer dans la baignoire. L'eau bouillante me fit d'abord mal, puis m'apaisa.

- Pour des blessures telles que les vôtres, l'eau chaude est nécessaire, m'expliqua t-elle après quelques secondes.

Je ne répondis pas, savourant la chaleur réconfortante du bain. Je la laissai me laver, serrai les mâchoires lorsqu'elles effleurait mes plaies et finis par sortit du bain. Elle m'essuya avec douceur et me revêtit des nouveaux vêtements aux couleurs de la nation du Feu après m'avoir enroulé le buste d'un nouveau bandage. Elle enduisit mon bras d'un crème et refit un nouveau bandage. Son contact sur la plaie me fit serrer les dents aussi fort que je le pouvais.

- Voila, vous êtes propre et parée! Retournons dans la chambre pour votre petit déjeuner.

De nouveau, elle me remit dans la chaise et m'amena dans la chambre. Goro s'était réveillé et sursauta lorsque la porte s'ouvrit.

- Votre ami ne vous a pas quitté d'une semelle, m'indiqua la jeune femme avec désapprobation.

Je n'osai observer Goro dans les yeux après ce qui s'était passé.

- Je m'occupe de tout, dit-il alors en s'approchant lentement.
- ...Très bien, fit-elle en soupirant. Je vous fais confiance. Je reviens vous voir plus tard Amaya-sama. Ne faites rien qui pourrait aggraver votre cas!

Sur ce, elle sortit.
Le silence s'installa. Goro en profita pour s'emparer de la chaise roulante et l'approcher jusqu'au lit. Il hésita, puis me souleva pour me poser sur le lit.
Mon corps trembla.

- V...Vous avez froid? Je peux...



Je fermai les yeux aussi fort que je le pouvais.
La douleur qui maintenant me traversait n'était plus physique. Non, c'était bien pire. Une douleur qui me détruisait intérieurement.
Moi, Guide des Nomades, censée protéger mon peuple, me retrouvait ainsi, esclave de mes blessures. Moi, qui n'avait pas pu protéger mes compagnons. Qui n'avait pas pu sauver Issei.
Comment pouvait-il rester ainsi, à s'occuper de celle qui l'avait laissé tomber? Je ne pouvais l'accepter.

- Va...t-en, parvins-je à murmurer, tête baissée et yeux clos.
- Je ne peux pas.
- Je...t'en supplie.
- Je regrette Amaya-sama, mais je ne peux pas.

Les larmes parvinrent à franchir mes paupières et coulèrent le long de mes joues pâles. Mon corps tremblait de toute part, je n'avais aucun controle sur moi-même.
Je me haissais.
Tout ça n'avait en fait servi à rien. La douleur était toujours là, plus forte que jamais.

- Je...t'en....supplie, sanglotai-je.

Goro s'approcha de moi et me prit dans ses bras.
J'éclatai en sanglots. Toute l'émotion accumulée durant toutes ces années sortit, sur l'épaule de mon compagnon. Mes pleurs résonnaient dans la pièce, porteurs d'une souffrance trop longtemps enfouie.

J'ignore comment, mais je m'étais endormie. Lorsque j'ouvris les yeux, la pièce était dans le noir complet. Avec peine, je me relevai lentement et observai autour de moi. Goro était adossée contre le rebord de la fenêtre, le regard plongé dans l'obscurité rassurante de la nuit. Les étoiles brillaient de mille feux, la pleine Lune nous observait avec puissance. Je restai silencieuse un instant.
Qu'étais-je censée faire dans une telle situation? Goro venait de me voir sous un jour nouveau. Venait de me percer à jour, de voir qui j'étais réellement. Un coeur brisé.
Mais un coeur qui reprendrait le dessus. Qui le devait.

- Vous êtes prête? dit-il alors, s'étant retourné vers moi.



Je n'eus pas besoin de répondre, ni d'obtenir plus d'informations. J'avais compris.
J'acquiesçai en silence.
Il s'approcha et me porta avec délicatesse, avant de se jeter par la fenêtre, atterrissant avec douceur sur le premier toit.
La fraicheur de la Nuit m'étreignit, et je fermai les yeux. Mon corps semblait voler, je sentais le vent frais me pousser en avant, enfoui dans les bras de Goro. Ce fus le calme absolu durant une dizaine de minutes, puis il s'arrêta. Lorsque j'ouvris les yeux, nous nous trouvions sur une vaste étendue d'herbe, en amont de la Cité Impériale, au pied des montagnes. Et sur cette étendue d'herbe humide, une centaine de tombes. Toutes identiques, luisant à la clarté nébuleuse de la Lune, gravée chacune d'un nom et du symbole de la Nation du Feu.
Ici reposaient les Soldats du Phénix morts au Combat.
Goro me posa à terre, me soutenant toujours pas l'épaule, passant l'un de mes bras autour de son cou. Nous progressâmes parmis les corps ensevelis sous terre, à l'abri de tout, reposant en paix dans la Terre. Eternels.
Puis nous stoppâmes sur l'une d'elle, plus différente, un peu plus à l'écart. Le symbole des Nomades de l'Air y était gravé, accompagné de ces inscriptions :

Issei Warue
Plume légère
Là détachée de l’oiseau
Posée sur le vent
À l’encre me rappelle
Que je ne crie point


J'ôtai ma main de sur son épaule. La fourrai dans la sienne.

- Issei, nous ne t'oublierons pas, murmurai-je.

Comme un dernier hommage, le doux souffle du vent balaya le cimetière et vint déposer une plume sur la tombe.
Les larmes de Goro furent s'ancrèrent dans la Terre, rejoignant le corps de son frère.
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Sam 7 Nov 2009 - 23:09

Partie 2


Le lendemain matin, un soleil magnifique et pur se dressa haut dans le ciel, illuminant de milles feux la Cité Impériale. Cela faisait trois jours que le combat était fini, et je recommençai à marcher. Et ce jour là, je descendis lentement les escaliers en compagnie de Goro, vers la grande Salle. Revêtus de nouvelles tenues, produites exprès pour nous, nous inspirâmes profondément avant d'entrer.
Une nuée d'applaudissement nous accueillit. Si soudainement que, les yeux écarquillés, nous nous pétrifiâmes sur place.
Le peuple était là, devant nous, nous acclamant, les larmes aux yeux. Les hourras résonnèrent de toute part dans la Salle et un chemin se créa parmi la foule, menant tout droit vers le fond où siégeaient le Conseil des Quatre, Maitre Yago, le Général Rothen, le Général Alrik et le Seigneur du Feu Magma.
A sa vue, une sensation étrange me tordit l'estomac. Nous commençâmes à avancer.
Goro m'avait apprit tout ce qui s'était passé, et m'avait parlé de ce Conseil des Quatre. Je les rencontrai donc...
Maitre Adjel, Maitre Mai, Maitre Bartolomius et Maitre Sora.
Ils resplendissaient de puissance, de beauté et de sagesse. Je m'inclinai profondément, très vite suivie par Goro.

- Vous n'avez aucune raison de vous incliner mes amis, déclara alors Adjel, qui se leva.

Son visage souriait, ses pupilles brillaient.

- Nous vous devons beaucoup, continua-t-il. Vous avez contribué à la victoire de cette guerre. Vous avez sauvé la Nation du Feu.

Il s'inclina profondément puis nous invita à monter à leurs côtés. Les hourras, qui s'étaient tues lorsque Adjel s'était levé, reprirent de plus belle. On me poussa gentiment aux côtés de Maitre Yago, qui me fit un signe de tête accompagné d'un sourire. Mon regard s'égara, tenta inconsciemment de capter celui de Magma. Ce dernier...détournai la tête. Son visage était de marbre, rivé sur la foule.
Un frisson désagréable me parcourut la nuque.

- Merci merci ! s'amusa Adjel en levant la main.

Le silence retomba aussitôt, complet. Les regards du peuple brillaient d'une lueur admirative.

- Peuple de Nation du Feu, aujourd'hui est un grand jour. Oui, vous avez été libérés, oui nous sommes victorieux, mais non, je ne souhaitais pas parler de cela. Aujourd'hui est un grand jour car vous avez devant vous de jeunes gens qui viennent de prouver leur valeur. De jeunes gens qui, hier, ont fait preuve d'une bravoure, d'un courage et d'une force morale sans égales. Je n'aurai pu faire mieux.

Je tournai la tête vers lui, émue.

- Qui, parmi vous, doutaient de la capacité du Seigneur Magma à protéger la Cité?

Aucune main ne se leva, mais des têtes se tournèrent, des chuchotements parcoururent l'assemblée.

- Vous tous, répondit Adjel. Vous doutiez tous de ses talents et de son aptitude à diriger la Cité. A vous défendre. Vous vous êtes tous dit qu'il était trop jeune, trop fougueux, trop fébrile. Ai-je tort?

Plusieurs têtes se baissèrent, et la plupart des visages pâlirent à coup d'oeil. Adjel rit joyeusement.

- Je m'en doutais! C'est pour cela que j'ai une faveur à vous demander peuple de la Nation du Feu : Acceptez le Seigneur tel qu'il est, et ayez foi en lui. Il nous a à tous prouvé sa vraie force : le Courage et la Volonté du Feu. Alors...ai-je votre parole?

La foule s'immobilisa. Tous les regards se tournèrent vers un Magma impassible dont le regard sombre était rivé sur le sol. Ou plus loin, ailleurs.
Puis un homme, tout devant, posa la main sur son coeur, et hurla :

- J'ai foi en vous, Seigneur Magma!

Puis il se plia en deux, posant un genoux sur le sol. Magma eut un tressaillement.
Puis, petit à petit, le peuple l'imita, et un hurlement tonitruant vibra dans toute la salle :

- J'AI FOI EN VOUS, SEIGNEUR MAGMA!

Puis tous s'agenouillèrent ensemble.
A mes côtés, Maitre Yago applaudit. Suivi de Maitre Adjel, puis du reste des membres du conseil ainsi que les généraux.
Je me mis à applaudir à mon tour, observant Magma du coin de l'oeil. Son regard avait changé, et...brillait. Il ferma les yeux. Je détournai la tête et fit comme si je n'avais rien vu.

- Vous avez fait le bon choix. Mais, je n'ai pas fini et n'ai pas oublié nos chers invités, dit-il avec un sourire amusé.

D'un geste angoissé, Goro et moi tournâmes la tête vers Adjel.



- Amaya, Guide des Nomades de l'Air, et Goro, son plus fidèle compagnon. Ils furent là lorsque nous en eûmes besoin, et n'ont pas hésité un seul instant lorsqu'il s'agit de se battre et de défendre une cité qui n'étaient pas la leur. Ils sont restés, vous ont aidés à s'enfuir, et sans eux, vous ne seriez surement pas ici. Amaya était aux côtés du Seigneur Magma et destitua l'ennemi avec courage et hardiesse. Elle n'a pas hésité un instant à mettre sa vie en danger pour sauver la Cité. Goro, a résisté à l'ennemi, et n'a pas dévoila un seul de nos projets ni aucune informations. Il s'est vaillamment battu lors de l'attaque et a perdu un frère aux mains de l'ennemi. Et il est encore là, parmi nous. Si vous ignorez ce qu'est la vraie valeur de l'Homme, vous l'avez juste devant vous. Voila pourquoi nous ne pouvons les laissez rentrer chez eux sans un petit cadeau d'adieu.

Mes mains tremblèrent.
Adjel, le Conseil des Quatre au complet, Maitre Yago, Les Généraux Rothen et Alrik, et Magma. Ils s'alignèrent devant nous et posèrent leur poing droit sur la paume gauche, puis s'inclinèrent. Je les observai, sentant mes joues rougir et mes yeux s'humidifier.
Par une force surhumaine, je parvins à chasser les larmes. Pas maintenant...
Adjel se releva le premier et s'approcha de nous. Il fit glisser de sa large manche deux pendentifs. Un symbole y était gravé, inconnu, brillant d'une lueur pourpre qui semblait se mouvoir, comme le ferait une flamme. Il les accrocha autour de nos cours, puis posa une main sur nos épaules, nous détaillant un à un. Je pouvais lire la Sagesse qui resplendissait son être tout entier, la bonté qui le guidait.

- Puissent ces pendentifs vous rappeler rien qu'un petit peu l'immense gratitude que nous éprouvons envers vous, et que ce lien entre nos deux nations, trop longtemps oublié, soit plus fort que jamais. Du fond du coeur, merci.

J'ouvris la bouche, la referma. Que pouvais-je dire?
Y avait-il vraiment quelque chose à dire?
Je décidai de sourire sincèrement, et inclina ma tête. Il inclina de nouveau la sienne.

- Vos affaires vous attendent dehors, ainsi que votre charmant bison.
- Merci, dis-je enfin.

Les applaudissements retentirent puissamment une dernière fois, puis s'évanouirent lorsque nous sortîmes tous de la salle. Seul les Généraux étaient restés à l'intérieur pour veiller sur le peuple.
Nous sortîmes du Palais Impérial et gagnèrent l'extérieur de la ville, traversant les rues vides et silencieuses. Nous vîmes des ruines, des décombres, des maisons calcinées, éclairées par le feu magnifique du soleil.
Tomoo, qui me vit arriver, rugit de bonheur et frotta sa lourde tête contre moi, manquant de me faire tomber. La douleur se réveilla, mais le bonheur et l'émotion qui m'enveloppaient étaient bien plus intenses. Goro flatta sa tête hirsute et se prit un coup de langue phénoménale, sous le rire d'Adjel, enchanté.

- Bien, il est temps de vous quitter, Guide Amaya. Que votre retour soit paisible.

Il s'inclina de nouveau, suivi des 3 autres Conseillers qui me souhaitèrent, eux aussi, bon retour.

- Nous espérons vous revoir très bientôt ma chère, dit-alors Maitre Yago en posant ses mains sur mes épaules. Si nous sommes attaqués, nous ferons appel à vous! rit-il. Bon retour!

Il eut un instant d'hésitation. Je vis son regard se poser sur Magma, avant de revenir vers moi. Un sourire léger étirait ses lèvres, puis il s'éclipsa.
Le silence tomba et le vent souffla sur la plaine. Le soleil était à son zénith, parfait.
Et pourtant, un douloureux malaise m'emprisonnait. J'étais là, à deux pas de Magma, et était incapable de faire le moindre geste, ni ne prononcer la moindre parole.
Goro grimpa sur Tomoo et s'éloigna plus loin dans la vallée. J'ignorai s'il fallait que je m'en satisfasse...
D'un même geste, nous observâmes sa silhouette massive s'éloigner dans les airs pour se poser à une vingtaine de mètres de là. Amusés et surpris, nos regards se croisèrent. Ne purent se détacher. Une lueur étrange brillait dans le sien, indéchiffrable, inaccessible. Et en même temps si proche.

- J'ai moi aussi quelque chose.

Il avait à peine murmuré. Ses mots flottèrent dans les airs et parvinrent jusqu'à mes oreilles avec une rare délicatesse.
Il s'approcha d'un pas.

- Ferme les yeux.

Les battements de mon coeur accélèrent. Une chaleur étouffante m'enserra.
Et je fermai les yeux.
Je le sentis se rapprocher. Son vêtement frôla le mien.
Son parfum enivrant m'enserra.
Sa main se posa contre mes hanches et m'attira lentement vers lui. La chaleur de son corps consuma le mien.
Son haleine brûlante caressa mon visage.

Et d'abord ses lèvres effleurèrent les miennes. Puis se pressèrent.
Son baiser passionné m'embrasa totalement. Mon corps semblait mu d'une ardeur nouvelle, tandis que mon esprit, lui, paraissait éteint. Évanoui pour un instant.
Cet instant.
Je posai une main froide et pâle sur sa joue fiévreuse.
Ses battements violents se claquaient parfaitement contre les miens.
La flamme de l'ardeur qui émanait de son corps m'enveloppait, m'attirait à lui. Je sombrai dans une inconscience que je ne maitrisais.
Puis il s'éloigner. Son visage, à seulement quelques millimètres du mien, me frôlait.
Haletante, mon coeur tremblait.

- Pars, et ne te retourne surtout pas.

Sa voix voluptueuse me fit frémir.
Partir.
J'ouvris lentement les yeux, éloignant légèrement mon visage du sien. Son regard bleu de nuit exprimait une souffrance telle que j'en fus transpercée. Et pourtant étincelait d'une lueur nouvelle.
Partir.
Je reculai d'un pas, ma main toujours collée contre sa joue. La sienne glissa de ma hanche, tomba mollement.
D'un autre, encore un autre, et encore...Ma main resta levée plusieurs secondes dans l'air.
La souffrance que Magma ressentait me dévora de toute part lorsque son contact disparut. Et je reculai, reculai, sans le quitter des yeux.
Puis fis demi-tour.

Partir. Ne pas se retourner.
Ne pas se retourner.
Ne pas se retourner.


Arrivée près de Tomoo, je grimpai dessus et m'emparai des rennes, que je fis claquer. Tomoo décolla, battit l'air de sa queue touffue, puis s'éloigna.

Lui ne pleura que lorsque ma silhouette fut hors de vue, seul sur la plaine.
Moi je fixais le soleil avec férocité. Me persuadant que sa lumière faisait couler mes larmes.


FIN


Dernière édition par Amaya le Dim 8 Nov 2009 - 12:51, édité 1 fois
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Magma
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Dim 8 Nov 2009 - 0:00

Et ainsi s'acheve le plus beau rp que je nai jamais fais depuis que je suis sur ce forum; Et je dois dire que c'est avec tristesse que je le termine mais avec joie en même temps :)
Merci à toi Aya-chan pour ce Rp magnifique merci pour tout et merci à ceux qui auront pris le temps de lire notre DANSE FRENETIQUE car oui mes amis, Odorikuruu signifie Danse frénétique :)

Encore merci :)
Demande de validation... (bon courage aux admins )
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Jerome
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma] Dim 8 Nov 2009 - 12:56

Alors concernant ce rp juste un mots superbe , il etait vreent bien felicitation a vous deux
Alors pour les xp
Amaya: 690 xp+ bonus batiment =862 xp

Magma : 708xo

encore bravo a vous deux =)
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MessageSujet: Re: Odorikuruu [Amaya+Magma]

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