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La destruction de la forêt....

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MessageSujet: La destruction de la forêt.... Dim 22 Mar 2009 - 18:21

RP qui fait suite a celui qui m'a servi de présentation

Lifäen était comblé. Il avait dans la main ce qui allait lui servir toute sa vie. Chacun des hommes ou femmes qui avaient achevés sa formation avait le droit de se faire forger une épée par le meilleur forgeron. Le materiau utilisé était un secret. Personne ne savait comment, mais les lames forgées dans ce materiau ne s'émoussaient jamais, ne s'oxydait pas, et resistait a tout type de choc. Lifäen avait une de ses épée dans ses bras. Il la portait comme un nouveau né, de peur qu'elle ne s'abime. Il était empli de joie et dû contenir le flot d'émotion qui bouillonait en lui pour avoir une allure calme. Avant d'aller voir les anciens, il décida d'aller chez lui. Arrivé devant une maison perchée dans un arbre, il s'enferma dans sa chambre. Lifäen saisit délicatement la poigne de sa nouvelle arme, contempla le nom qui y était gravé. Encore une fois, il ignorait comment d'un simple murmure l'homme avait pu graver "Alastor" sur le fourreau et sur la lame. Lifäen empoigna plus fermement l'épée et la fit sortir décilatement de son étui. Une fois entierement a l'air libre, le métal renvoyait les rayons du soleil sur les murs, provoquant un arc-en-ciel de couleur. Fasciné et intrigué, il joua de la lame pendant quelques minutes. Encore sous le choc d'avoir eu un tel présent, il s'assit sur son lit, l'arme sur ses genoux. Puis, il se résolut enfin a partir. Rengainant son arme, il décida en fin de compte de la serrer a son coté. Une certaine fierté s'empara de lui quand il sentit son poids leger. Il descendit l'esclalier de bois en colimaçon et courrut vers le centre meme de la forêt, la demeure des anciens.
Il fallut une bonne demi-heure a Lifäen pour parcourir la totalité du terrain qui le séparait de la salle du conseil, et ce, meme en courrant. Essouflé, il s'arretta pour reprendre un rythme de respiration plus calme. Il releva la tête, emerveillé par l'architecture de la salle. Sur le plus bel arbre, le plus majestueux, le plus ancien, se trouvait la salle des anciens. Il ouvrit son esprit a l'arbre, remarquant qu'il avait une conscience, toutefois plus lente et plus mesurée que celle des autres etres vivants. Lifäen se rendit a la porte sans quitter l'arbre des yeux, comme absorbé par une force invisible. Il toqua et un des sages vint lui ouvrir. Comme si il avait deviné sa présence, il le fit entrer sans poser de questions. Lifäen s'assit sur le siege central, et baissa la tête en signe de respect. Devant lui, en demi-cercle se trouvait les plus sages et les plus puissants de son peuple. Le poids des ans ne semblait pas avoir marqué leurs visages. Même si Lifäen savait que les siens vivaient longtemps, il ne pensait pas que les dégats du temps ne les marquaient pas. Le visage lisse, les pomettes hautes, les sourcils fins, ils respiraient la sérénité bien que Lifäen put lire une profonde lassitude sur leur visage. Apres un bref silence, le plus vénéré des anciens declara:

-Tu viens nous voir pour querrir des réponses n'est-ce pas jeune Lifäen?

Pensant que le sage avait lu dans son esprit, Lifäen se mura dans un profond silence pour fermer l'acces a ses pensées.

-Oui grands sages, répondit-il apres avoir assuré ses défenses. Le maitre forgeron m'a dit de vous demander conseil sur...

Hésitant sur le terme, Lifäen s'arretta. Un des sages prit alors la parole:

-Sur nous c'est bien cela?

Lifäen hocha de la tête, décontenancé.

-Que dire, continua l'ancien. Notre peuple est là depuis la nuit des temps. Quand les Axes ont crée les humains, nous sommes apparus, peu apres. Nous ne savons pas lequel nous a insuflé la vie car les bribes de l'histoire passée ne sont que poussiere dans nos mémoires...

-Que sont les Axes? demanda Lifäen, redoutant la réponse.

L'un des anciens se gratta le menton:

-Les Axes? Ils sont tout. Ce sont les dieux. Nos dieux. Bien que nous ne leur rendons aucun culte, sans eux, nous n'existerions pas au meme titre que les humains.

-Vous voulez dire que nous ne sommes pas humain?

Lifäen eut un moment de doute. Meme si il était évident qu'il ne ressemblait en rien a un humain, il ne pensait pas etre issue d'une autre race. L'ancien leva un sourcil.

-Tu ne t'en doutes pas? Allons, meme si tu n'es jamais sortit de la forêt, tu dois comprendre que les humains et nous n'avons rien en commun.

-Que sommes nous alors? s'enquit Lifäen

-Ce que nous sommes? Seul un Axe pourrait te répondre car ce sont eux nos créateurs. Mais je ne pense pas que tu en rencontreras un.... Nous nous appellons nous meme Viéra. L'arbre nous a sussuré ce mot une nuit, il y a fort longtemps...

-Vous voulez dire que....l'arbre est vivant?

L'un des anciens a l'extreme droite de l'assemblée ria. Un rire cristallin et chantant:

-Bien sur qu'il est vivant. C'est l'un de nos arbres meres. Le gardien de la forêt! Apres tout ce temps passé a percevoir les consciences, penses-tu que nous soyons plus vivant qu'un végétal? Ce serait grossier de considérer nos gardiens comme étant inferieur a nous. D'autant plus que ce sont eux qui nous on recueilli, nous on permis de nous cacher et d'éviter les problemes des hommes.

Lifäen reflechit. Puisqu'il avait la possibilté d'interroger les anciens, il ferait en sorte de leur extirper tout ce qu'ils savent des Viéras...

-Vous avez parlé de Dieux tout a l'heure. Pourquoi ont-ils crées les hommes? N'auraient-ils pas mieux fait de rester seul?

Un air sombre passa sur l'ensemble du conseil. Puis, l'un deux répondit:

-Pour eviter l'anéantissement....

-L'anéantissement?

-Oui. Il fut un temps ou les axes affrontaient ceux que les hommes ont nommés Aspects. Chacun des aspects était lié a un élément. Soit...

-Quatres Aspects, continua un autre. Leur puissance était inégalable. Mais pour une étrange raison, une chose échappait a leur controle. Et cette chose est....

-L'Obstacle. Les Axes avaient le monopole de cette serie d'élément. Ils se sont alors réfugiés sur une terre uniquement constitué d'Obstacle. Cependant, meme si il y eut une sorte de treve, les Axes ne pouvaient sortir de cette Terre Sacrée. Ils mourraient a petit feu....

- Alors que tout espoir avait disparu, l'un des Axes grimpa sur la plus haute pointe d'Obstacle. Personne ne l'a revu.

-Que c'est-il passé ensuite? demanda Lifäen, sa curiosité piquée au vif.

-Nous ne le savons pas. Les hommes sont arrivés a ce moment là. Les Axes se servaient d'eux pour combattre. Les hommes ne craignaient pas l'Obstacle. Un jour, ils furent assez puissant pour se liberer de leur maitre....

-Ce moment est qualifié de pacte avec l'Homonculus.

-L'Homonculus? s'exclama le jeune homme. Qui est-il?

-L'Homonculus est une entité extremement puissante et destructrice. Nous ne savons pas grand chose sur lui mais des hommes appellés Chroniqueur, qui n'était que des receptacles vides, ont passés un pacte avec cet Aspect.

-Le but de ce pacte était de liberer les humains de leur dieux. En échange de cette puissance, l'Homonculus leur "offrit" une malédiction. Les hommes devaient accepter en eux une part des puissances, ce qui les soumettait a tout jamais. L'enfant qui servit a ce pacte fut le premier Avatar, et aussi le premier Chroniqueur.

-Pour garantir ce pacte, l'Homonculus marqua les Chroniqueurs de sceaux.

Lifäen assimila toutes les connaissances qu'il venait d'apprendre.

-Tout cela est bien joli, dit-il, Mais sans vous manquer de respect, que faisons nous la?

-Nous? Nous ne savons pas exactement mais nous sommes apparus peu apres la création des hommes. Cependant, nous n'avons pas été "choisi" par les Axes. Ils nous ont renvoyé, et nous nous sommes cachés dans les forêts. Voila pourquoi nous ne maitrisons aucun élément. Notre peuple n'a aucun lien avec le Pacte de L'Homonculus.

-Cependant, corrigea l'un des anciens, l'un des Axes nous a aidé. C'est lui qui nous a permis de nous devellopper, de vivre. Nous ne savons rien a son sujet. Seulement, chacun d'entre nous peut le sentir en lui, en se concentrant suffisement. Tu y parviendras un jour. Peut-etre alors comprendras-tu ce qu....

L'homme ne finit pas sa phrase. Un messager avait défoncé la porte du conseil, et hurla:

-On nous attaque! La forêt est envahie par TriAqua!
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MessageSujet: Re: La destruction de la forêt.... Mer 25 Mar 2009 - 17:47

Le légendaire calme des anciens ne sembla pas ciller. Ils se consulterent du regard et Lifäen comprit qu'ils communiquaient par pensée.

Qu'ont-ils de si important a cacher dans une situation pareille? songea amerement le jeune homme.

Puis, le premier des sages prit la parole:

-Ou sont-ils a se moment?

-Ils ont encerclé nos positions et ils commencent a attaquer les arcanes protectrice. Quand nous sommes allés a leur rencontre, ils arboraient un trident comme embleme. Nous avons tout de suite reconnu TriAqua.

L'ancien resta pensif un moment.

-Dathëdr!,ordonna-t-il.

Un homme au long cheveux d'argent sortit de l'ombre apparut presque instantanément. Il portait une fiere armure faites de plusieurs lamelles dorées, une cote de maille et des grèves. De toute évidence, il semblait déjà au courant pour le combat. Il baissa la tête de telle sorte que Lifäen ne pouvait le distinguer:

-Maitre?

-Rassemble les plus puissants maitres. Retire-les pres des arbres mères et formez la barriere autour. Je ne veux pas que les hommes les approche. Ensuite.....

Le sage se tourna vers Lifäen, le regard plein d'attente et d'esperance:

-Sais-tu te battre?

-Hé bien je sais manier mon épée mais je ne me suis j....

-Ca suffira, le coupa-t-il, Retourne chez toi, dit a ta famille de se replier vers l'arbre le plus proche et rassemble des provisions. Tout ce que tu pourras trouver.

L'homme ne criait pas mais il parlait avec une telle franchise qu'il était impossible de discuter. Lifäen opina du chef et s'élanca dans la forêt.
Là, une agitation comme jamais le jeune Viéra n'en avait connu rythmait la forêt. Elle resonnait du bruit des bottes et des plaintes de ceux qui allaient se séparer. Inéxorablement, il se rapprochait du lieu ou les hommes les attaquait. Cependant, alors qu'il avait parcouru la moitié du chemin, Lifäen se prit un mur invisible. Sonné, il tomba a la renverse et apres cinq petites minutes quelqu'un le souleva et le remit debout. Lifäen reconnut alors cette chevelure brune, ses yeux en amande noires.

-Elenwë? souffla-t-il

Le Viéra qui était aussi agé que Lifäen hocha de la tête:

-Tu t'es prit un sacré coup! Tu ne sais donc pas ce qu'il se passe? On nous attaque! Le reste de la forêt a entierement brulée. On ne peut plus aller par la-bas!

Lifäen eut un choc. Comment ont-ils pu se deplacer et abattre les arcanes aussi facilement?

-Il faut que je passe! Ma famille est encore de l'autre coté!

-Tu ne peux plus rien pour eux, répondit Elenwë. Les gardes n'ouvriront la barriere que si les survivants arrivent. Nous ne pouvons plus nous permettre la moindre perte.

Inspirant un grand coup, Lifäen concentra son chi dans son épaule. Avec un cri rageur, il fonca en direction du mur qui se brisa sous la force de l'impact. Le jeune homme trébucha mais continua son avancé. Le mur s'était déjà reformé a l'arriere, concéquence de la présence des gardiens alentours. Lifäen entendit son nom au loin mais ne se retourna pas. La peur au ventre, il courrait plus vite qu'il n'avait pu le faire. Refusant la douleur qui lui mordait les jambes, il courrait, encore et encore, dans le seul but de sauver sa famille. Déjà il sentait l'odeur du bois qui brule. Retenant un haut-le-coeur, il mit sa tunique en masque pour ne pas respirer les vapeurs toxiques. Plusieurs fois, en voyant les maisons bruler et les cris des mourrants, Lifäen eut envie de voler a leur secours, mais il savait que c'était impossible. Il devait sauver sa famille avant. A chaques mouvements, son coeur s'emballait, ses pupilles se dilatait lui offrant un formidable champs de vision net. Il arriva en fin a sa maison. Un pin, dont les racines s'élargissaient a la base composait une élégante construction. Les deux niveaux étaient de forme héxagonale, bien que l'étage supérieur était deux fois plus petit que le rez-de-chaussée. Les toits et les murs de lamelles de bois superposées, appuyées sur six épaisses poutres verticales semblaient vouloir resister a l'incendie. Comme si la forêt repoussait la présence hostile. Lifäen s'engouffra par la porte défoncée et du avancer a taton raz le sol pour ne pas etouffer.

Je n'y arriverais jamais, pensait-il, prenant le ciel a témoin.

Il rassembla alors son énergie et envoya une onde de choc pour dissiper l'écran qui lui brouillait la vue. Lifäen poussa un cri de surprise. Ses deux parents gisaient au sol, tranchés de partout. Bien que ne supportant pas se spéctacle, son cerveau ne s'empechait de graver ses souvenirs dans sa mémoire. Puis, un craquement le fit sursauter. Lifäen fit volte-face et degaina son épée. Une petite fille sortit des décombres. Son regard était empli d'une émotion indéchiffrable. Un mélange de crainte et d'incompréhension.

-Firiel!

Lifäen se jetta dans les bras de sa soeur pour la cacher a la vue du massacre. Elle était la seule enfant de la forêt, la troisieme apres Lifäen et Elenwë. La petite pleurait a chaudes larmes. Bien que les adultes savaient cacher leurs émotions, les plus jeunes en étaient incapable.

-Viens on s'en va d'içi fit Lifaën en portant le corps frele de sa soeur.

Regardant une derniere fois ses parents, il eut du mal a retenir ses larmes. Avec une seconde onde de choc, Lifäen rassembla ses affaires dans un sac, dans le doute le plus total. C'était la premiere fois qu'il voyait la mort. La premiere fois que tout ce qu'il avait vu prenait fin d'une maniere aussi brutale. Lui et son peuple était habitué a un rythme de vie plus lent que dans le reste du Sekai et qu'autant d'évenement ne surviennent ainsi le perturbait. Quittant la maison au pas de course, Lifäen s'étonnaient qu'aucun hommes n'étaient présents dans les parages. Il courrut aussi vite qu'il put, deployant son esprit pour tenter de percevir les présences humaines. Arrivé a la barriere, aucun signe de combat non plus. On les acceuilla et un des ancien s'approcha de Lifäen:

-Tu as prit de gros risques en quittant la barriere. Si ces hommes ont pu briser les arcanes, ils t'auraient reduit au silence. Maintenant, retourne voir l....

L'ancien cria, et, prit de convulsion, il s'écroula au sol. Une douleur aïgue cisaillait la jambe de Lifäen. Quand la crise passa, tout le monde était sous le choc.

-Que c'est-il passé? demanda-t-il a Elenwë

-Je ne sais pas. Il....il est mort.....

Les gardes se pressaient autour du cadavre et entonnaient des complaintes funebres. Lifäen deposa sa soeur au sol et la regarda tendrement dans ses yeux de saphir.

-Ecoute moi Firiel. Tu vas rester a coté de l'arbre. Tu te souviens des histoire que l'on racontait sur son pouvoir qui nous protegeait? Et bien je suis sur qu'il fera pareil pour toi. Je vais revenir mais pour l'instant, je dois aller voir les anciens d'accord?

Redoublant de sanglot, la petite etreignit son frere avant de partir a regret vers une maison au pied d'un pin.
Lifäen retourna alors dans la chambre des anciens transformé en antichambre de guerre. L'ancien l'appella de son fauteuil et l'invita a s'assoir a son coté. Sitôt fait, il declara:

-Lifäen, ce que tu as senti tout a l'heure et que chacuns d'entre nous a pu ressentir aussi, ne peut signifier qu'une chose. La fin de notre peuple.....
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MessageSujet: Re: La destruction de la forêt.... Mer 25 Mar 2009 - 17:56

[Désolé de poster aussi vite mais j'ai de l'inspiration ^^]

La respiration de Lifäen s'arretta. Jamais les anciens n'avaient prononcés de tels mots. Il continua sa phrase, l'air grave:

-Ce qu'il c'est passé est au dela de mon entendement. Leur nombre est plus impressionant que ce que nous pouvions imaginer. Ils ont détruit les arcanes, et....

L'ancien soupira:

-Et ont brulé l'un des arbres meres.

La phrase eut l'effet d'un coup de masse sur Lifäen.

-Co...comment?

-C'est dur a croire et moi aussi j'ai peine a m'en persuader mais la mort de Falastur et notre douleur en est la preuve. Un arbre mere vient de tomber, et avec lui, notre espoir de victoire....

-Mais il reste encore les autres arbres! s'exclama le Viéra. Ne pouvons-nous les défendre?

-Non Lifäen. Si les hommes ont reussi a en detruire un, alors ce n'est qu'une question de temps. Nous ne pouvons que retarder l'inévitable.

L'ancien se leva lentement, soutenu par deux de ses gardes.

-Suis-moi....

Lifäen obéit et tous deux allerent dans une piece a l'écart. Une porte de bois au fond, donnait sur un endroit qui lui était inconnu. L'ancien sembla se concentrer et finalement roula des épaules:

-Bien nous pouvons parler en toute tranquillité désormais. Je vais te demander quelque chose. Peut-etre ne me croieras-tu pas, mais il faudra que tu le fasses.

Ils se fixerent un moment, ne laissant que les bruits de pas des soldats qui s'agitaient de l'autre coté.

-Il faut que tu retrouve l'Axe.

Le mot "Axe" resonna dans la tête de Lifäen. Il vacilla. Comment?

-Oui comment? Comment puis-je le trouver? Si c'est un Dieu alors c'est peine perdue! Je ne veux pas quitter la forêt et vous voir mourrir sans rien faire surtout si c'est pour une tache que seul un autre Axe peut accomplir!

-Tu le peux Lifäen. Je te l'ai déjà expliqué. Chacun d'entre nous peut ressentir cet Axe qui nous a crée. Cependant, moi meme j'ai essayé de le contacter mais une force obscure me coupait l'acces a son esprit. Je crains que l'Axe ne soit en danger. Et je compte sur toi pour le proteger.

Le poids d'une telle responsabilité pesait terriblement sur les épaules du jeune Viéra.

-Pourquoi? Pourquoi moi? Ne pouvez vous le faire ou envoyer votre meilleur soldat?

L'ancien sourit:

-C'est impossible. J'ai mes responsabilités et les soldats doivent rester içi pour retarder l'avancée de TriAqua. Et de plus....

Le sage saisit la main de Lifäen. Une force mysterieuse s'empara de lui. Une marque semblable au lacis de son épée apparu. Elle s'enroula le long de son corps jusqu'à le recouvrir totalement.

-Qu'est ce que....

-La marque de la forêt. Je l'ai su dès que le forgeron, Dathëdr, m'a dit ce qu'il s'était passé avec ton épée. Tu es le seul qui possede cette marque. Tu es lié a l'Axe. C'est donc a toi de le retrouver.

Les symboles remonterent le corps de Lifaën pour former un trio de serpentins qui partaient du meme point et qui mesuraient chacun un demi-pouce.

-Tu pourras aisemment la cacher durant ton périple. Veille aussi a ce que personne ne voit tes oreilles. Et tiens.

Comme sorti de nul part, un arc sur un lit de velour se matérialisa dans les bras du sage. Sa poignée et ses extremités recourbées étaient incrustées de feuilles et de cornouiller en argent. A coté reposait un carquoi contenant des fleches neuves, empennées avec des plumes d'oie.

-Je suis certain que tu en feras bon usage.

Incertain de comment réagir, Lifaën s'inclina:

-Je ne sais pas quoi dire. C'est un honneur mais je ne sais pas.....je....comment.....

L'ancien pointa la poitrine du Viéra:

-Fais confiance a ça. Ne t'en fais pas pour ta famille ou tes amis. Tu sais comme moi que nous nous retrouverons....

Il se retourna et, ouvrant un coffre il sortit une côte de maille. De la meme couleur qu'Alastor, elle rayonnait de beauté. Des pieces d'armures semblables étaient disposées dans le coffre:

-Cela devrait te proteger suffisement....

L'ancien aida Lifäen a se vetir de sa tenue et de ses habits de rôdeur. Il le contempla une derniere fois, une note de regret dans les yeux.

-Je ne pensais pas revoir cet acoutrement un jour, et encore moins sur toi....Mais je suis sur que tu t'aquiteras de ta tâche au mieux. Maintenant, laisse moi te prevenir.

S'approchant au plus pres, il sussurait presque:

-Les hommes ne sont pas comme nous. Prends garde a toi. Tu entres dans un monde qui est le leur. J'ai recueilli tout ce que je savais sur eux dans ce livre. De plus, il contient aussi notre histoire. Je ne sais pas si tu auras le temps de le lire, mais il te servira a perdurer notre mémoire....

-Mais, si je pars, je serais le seul survivant. Comment perdurer quelque chose seul?

-Haaa.... Le monde reserve bien des surprises. Tu apprendras tout cela de l'Axe. Peut-etre te dira-t-il ou se trouve les autres forêt si il y en a, peut-etre te revelera-t-il ton vrai nom, et peut-etre celui de notre race....

Apres avoir rangé le livre dans son sac, Lifäen se risqua a demander:

-Vous voulez dire que nous ne sommes pas des Viéras? Mais l'arbre....

-Je sais ce que l'abre nous a dit. Mais je me rends désormais compte que ce n'est pas notre vrai nom. Une sorte de.....substitut pour que nous ayons un semblant d'identité. Tu.....Il....Vous devez sauver notre race. Protege l'Axe a tout prix. Il le faut Lifäen.

Perdu, le jeune homme ne savait que faire. Desormais, il savait qu'il lui était impossible de retourner en arriere. Il ne pouvait prendre le risque de rester içi. Il devait le faire. Mais une pensée le retenait içi.

-Si vous le permettez, je dois aller voir quelque chose....

-Tres bien. Quand tu auras tout reglé, passe cette porte. Suis le chemin qui sort de la forêt. Ne t'arrette pas et retrouve l'Axe. Je ne serais sans doute pas là pour te voir partir alors......Que la chance t'accompagne, que la paix regne dans ton coeur, et que les étoiles veillent sur toi...

Lifäen s'inclina et courrut là ou il avait laissé sa soeur.

-Firiel! appella-t-il

-Je suis là!

La petite courrut jusqu'à Lifaën et le serra dans ses petits bras.

-Pourquoi tu es habillé comme ça?

Lifäen baissa la tête. Il allait surement dire des choses qu'il n'aurait jamais dit auparavent.

-Je....tu sais, parmis toutes les histoires que l'ont t'a raconté sur l'arbre, il y en a une qui est plus vraie que toutes les autres. Quand nous mourrons, nos esprits se retrouvent autour de nos arbres et protegent les vivants....Et....

-Mais pourquoi tu me dis ça? Moi je le sais déjà c'est toi qui me le racontait.

-Je dis ça parce que....je....

Sa vision se brouilla. Lifaën crut d'abbord qu'il devenait aveugle mais il cligna des yeux et s'apperçu qu'il s'agissait de larme qui refusaient de sortir, comme retenues.

Est ce de la tristesse?

-Tu pleures?

-Je ne sais pas comment te le dire mais je dois partir. Et, peut-etre ne nous reverrons pas. J'aurais souhaité te voir grandir, aimer et surtout, surtout ne pas te laisser seul comme je vais le faire....

Comme elle restait silencieuse, Lifaën continua:

-A cause de cela, je ne trouverais pas la paix, ni l'amour, car je ne suis pas comme les humains. Je ne pourrais pas oublier ce que j'ai fait. Je.....je suis désolé Firiel....

Lifäen s'imisca dans l'esprit de sa soeur, et l'endormi. Ces petits yeux se fermerent doucement, et il pu l'entendre murmurer:

-A tout a l'heure grand frere.....A to......

La déposant sur un lit, il la contempla une derniere fois, caressant sa petite joue. Puis, il entra dans la chambre de guerre vide. Pendant qu'il parlait, tout le monde était partit se battre, pour défendre la forêt, le laissant seul. Il avanca vers la porte, regarda une derniere fois la forêt, et partit.....

Je m'avance seul dans un monde dont je ne connais rien, mais il me faudra etre fort pour me montrer digne du sacrifice que tous ont fait....

Lifäen apprit tout ce qu'il avait a savoir sur les hommes dans le livre de l'ancien. Sa peur grandit quand il comprit que lui et eux n'avait que le language de commun. Alors que son peuple pouvait cacher leur sentiments, les humains en étaient incapable, ou alors difficilement. De plus, les changements de politique lent et subtil des Viéras ne l'était pas chez les humains. Si un humain disait quelque chose cela revelait ses pensées. Chez le peuple de Lifäen, ce que disait les uns n'était peut-etre qu'une infime évolution d'une stratégie vieille de plusieurs decenies et cela n'influencait en rien leur comportement. C'était un jeu que tous jouaient, mais que peu maitrisaient. Autant de différences qui inquietaient Lifaën. Alors qu'il quittait la forêt, des douleurs le firent se rouler au sol. Il poussa un unique cri, quand il ressentit le dernier des arbres mourrir. Ses épaules se secouerent mais il ne pleurait pas. Il n'y arrivait pas. Le déséspoir l'accabla. Il était seul et personne ne pouvait soulager sa peine. Famille, amis, il avait tout perdu. Il sombra alors dans le gouffre noir du sommeil, unique réparateur des maux.....
La matin, une odeur de brulé le reveilla. Il s'était endormi a la lisiere de la forêt et cette derniere brulait. Lifäen courrut hors de la portée des flammes, malgré qu'il était perclu de courbature, et constata l'étendu des dégats. Perdu. Il était perdu. Ne sachant que faire, ou aller. Il ne voyait que tenebre autour de lui. Avec un mugissement sauvage, ou se melait la force de la forêt et sa voix, il hurla, plus fort. Un cri de défi, de colere envers les hommes. La peine qu'il avait subi se mua en rage. Une colere telle qu'il n'en avait jamais ressentit auparavent. Puis, il entonna une complainte funebre, se laissant porter par sa solitude. Mais, alors que tout espoir l'avait abandonné, une consience étrangere et familiere a la fois lui effleura l'esprit. Lifäen se barricada pour proteger ses pensées mais la force les brisa sans le moindre effort, ce que seul un des siens pouvait faire. L'esprit n'était pas hostile, au contraire. Il dissipa les brumes des tenebres de son esprit et parla d'une voix empli de sagesse et de puissance.

Suis mon aura. Viens a moi car j'ai des réponses a tes questions. Viens....

La voix faiblit, comme aspiré par une autre force plus puissante. Avec une douceur sans fin, comme une mere envers son nouveau né, la conscience se retira de l'esprit de Lifäen, le laissant tremblant. Une bouffée d'energie le fit se lever. Il le ressentait. L'Axe. Il savait ou aller. Comment y aller. L'avenir ne lui faisait plus peur.

Je ne crains pas les humains. Leur esprit est comme un livre pour moi. Je le lis facilement. Je viendrais Axe. Personne ne m'empechera d'accomplir ce que je dois faire!

S'élancant dans la plaine sans fin, Lifäen sourit a regret en laissant la forêt derriere lui. Si quelqu'un avait été là, il aurait pu voir que, sur la joue du Viéra coulait une unique larme, la seule versée depuis longtemps.
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MessageSujet: Re: La destruction de la forêt.... Jeu 26 Mar 2009 - 22:14

Annexe: Apres que Lifäen ait quitté la forêt, a la recherche de l'Axe

Depuis une semaine, Lifäen avait quitté la forêt. Pas une nuit ne passait sans qu'il ne se reveille devant les souvenirs de l'attaque qui le hantait. Il revoyait ses parents dans une marre de sang, sa soeur pleurer, le visage de son ami, celui des anciens et de tout ceux qu'il avait perdu. Son coeur se serrait, se vidait de toute energie. Plusieurs fois il fut tenter d'abandonner, de ceder au déséspoir et de rejoindre ceux qu'il avait laissé mourrir. Mais sa concentration lui permit d'avancer, rejetant ses peines, pour retrouver l'Axe. Il ne cessait de se demander: Qu'est ce qui me dit que l'Axe a besoin de moi? Seul une entitée extremement puissante pourrait etre en mesure de vaincre un Dieu....Alors comment un simple Viéra pourrait l'aider....
Viéra. Meme si Lifäen savait que ce n'était pas sa vrai nature, il ne pouvait s'empecher de garder en lui ce nom. Cela lui permettait de garder un souvenir des siens, un attachement identitaire qui lui évitait de se perdre. Car meme avec cela, Lifäen ne savait pas ce qu'il était. La marque sur sa main avait grandi la nuit suivante de l'attaque. Chacunes des trois ramifications mesuraient un pouce. Elles n'avaient plus bougé depuis. Lifäen ignorait tout de ce lien qui l'unissait a l'Axe. Il avait cherché en vain dans le livre sans rien qui ne mentionnait ce détail. Seul des indications sur lui et les hommes que Lifäen se refusait de lire de peur d'eveiller sa douleur.
Finalement, il atteignit un petit village. Ses provisions étant entamés et n'ayant aucun lieu de chasse, Lifäen décida de s'y aventurer. Il dormit sur un plateau en hauteur pour garder un champs de vision assez large. Le lendemain, il étudia le lieu ou il se trouvait. Seules quelques herbes rasses poussaient dans cette plaine dessechée. des cailloux, de la terre brune seche. Un territore désolé.
Le jeune Viéra redoutait qu'on ne découvre par inadvertance ses oreilles.

Je ne reste que pour m'alimenter. Je viens d'un village de la terre, j'ai vingt ans, et je pars en quete d'aventure.

L'histoire était plausible. De nombreux maitres de la terre quittait leur village pour arpenter le monde a la recherche de gloire. Ce qui chiffonait Lifäen était son age. Lui même ignorait le sien et il dut faire plusieurs calculs pour trouver celui adéquat dans le language humain. Selon ses observations, le village reculé ne vivait que de l'agriculture. Pas de présence de soldats donc pas de problemes.
Lifäen s'approcha de la premiere batisse. Une maison de chaume, un toit en paille. Typique d'un village.
Dissimulant son visage dans son capuchon, il toqua a la porte. Un homme d'une trentaine d'année vint lui ouvrir. Des poches sous ses yeux marquaient les heures passées a travailler la terre. Le visage creusée, étranger et familier de l'homme troubla le jeune Viéra. Il n'avait jamais vu d'humain et ce qu'il avait entedu, lu d'eux le laissait penser qu'il ne s'agissait que de créatures disgracieuses et sauvges.

-Oui que voulez-vous?

Malgré que son esprit était fermée, Lifäen pouvait ressentir les émotions pulser du corps de l'homme. Son attitude, sa voix, ses yeux lui permettaient presque de deviner ses actes sans lire dans son esprit. Une des raisons qui expliquaient que les Viéras dissimulaient a la perfection leurs émotions. Puisque chacun savait défendre son esprit des intrusions, cacher ses émotions leur permettait d'etre imprevisible, et de preparer leurs actions sans etre démasqué.

-Bonjour, répondit Lifäen. Je cherche de quoi acheter de la nourriture. Pouvez-vous m'indiquer un magasin?

L'homme jugea Lifäen et ses yeux s'arretterent tout rond sur le fourreau de son épée.

-Mmmh... Votre voix est...différente. Et puis votre épée est de tres belle facture. Ou vous etes riche, ou vous etes un voleur....

-Je ne suis ni riche, ni voleur, fit-il en cachant son arme dans les replis de sa cape. Cette épée je la tiens d'une personne qui m'est chere. Je ne cherche que de quoi manger puis je partirais. Vous n'avez rien a craindre de moi.

Lifäen fit de son mieux pour convaincre l'homme de ses bonnes intentions. Il savait que ces-derniers étaient.....moins enclin a la confiance que les siens. De plus sa voix, différente des hommes, pouvait paraitre suspecte a ceux qui aurait entendu parlé de Viéras.

-Désolé de paraitre aussi direct, mais les temps ne sont plus ce qu'ils étaient. Entez entrez! Je ne sais pas pourquoi, mais je vous crois quand vous prétendez ne pas nous vouloir de mal.

L'homme fit entrer Lifäen dans la maison. Miteuse a l'interieur, elle comptait un étal avec plusieurs produits alimentaires.

-Le vendeur c'est moi. En tant normal je vous serrerais la main et me présenterais mais vous comprenez que je ne peux pas.

-Je vois....

Lifäen remarqua un petit couteau au centuron de l'homme, semblable a un couteau de chasse.

-Alors que puis-je vous vendre? s'enquit le marchand.

Le Viéra lista les produits qu'il voulait. Uniquement des fruits, des légumes et du pain. L'homme ne posa pas de question sur son régime végétarien. En effet, a force de partager les consciences des animaux, les tuer dégoutait Lifäen autant que tuer un homme ou un de ses semblables. Il lui paraissait barbare d'oter la vie a des créatures pour emplir sa table de mets supplémentaires.

-Tres bien, cela fera 57 Vils.

-Vils?

L'homme ria:

-Et bien oui des Vils. De l'argent. Vous ne comptez quand meme pas partir sans payer.

Et il ria de plus belle. Mais un son retententissent se fit entendre. Lifäen avait déjà entendu se bruit quelque part. Quand il se souvint, il tomba a genou, incapable de bouger. Les images se succedaient en flash aveuglants devant ses yeux. Le massacre, les hommes, leur cor qui sonnait leur victoire. Le marchand s'était approché de lui:

-Hé ça va?

-O...Oui je crois, souffla-t-il. Prevenez tout ceux du village. Barricadez-vous a l'interieur des maisons et n'en sortez pas.

-Quoi?

-Faites ce que je vous dit. Ce que vous avez entendu, c'est la mort, des traitres.

Lifäen fixa intensément l'homme aux yeux marron liquide. Finalement, il ceda:

-Tres bien. Mais quoique vous mijotiez, ne risquez pas votre vie bêtement.

Lifäen acquiesca. Puis, il quitta la maison et se dirigea vers le son, guidé par le vent. D'apres son écoute, ils étaient peu. Ou du moins, d'un nombre plus réduit que lors de l'attaque. Peut-etre une arriere garde. Ou alors des déserteurs. Ou tout bêtement des hommes voulant piller. Courant dans la poussiere, un vent se leva, lui cachant la vue. Puis, une ombre apparut du brouillard, monté sur une créature entre le cheval et l'autruche. Elle était entourée de deux autres formes a gauche et a droite. Quand la poussiere retomba, un balafré avanca, chauve, le regard aussi vide que tout les humains. Les deux gardes qui l'accompagnaient étaient casqués. Encore une fois, Lifäen ressentait leurs émotions. Sans se laisser affecter comme il l'aurait fait a son habitude, il discerna une rage de tuer et de voler.

-Que faites vous içi? demanda-t-il aux hommes arrivés a son niveau.

-Ce que nous faisons ne regarde pas un avorton comme toi. Degerpis moustique avant que je ne te fasse tater de ma lance.

Et il cracha aux bottes du Viéra. Les hommes a son coté eurent un rire rauque.

-Je serais donc contraint de vous faire tater de mon épée, rétorqua Lifäen sur le meme ton.

-Il y a une cinquantaine d'hommes derriere moi. Ils vont piller ce village et tu ne pourra RIEN faire. Hahahaha!

Rien? Lifäen bouillonait. Quelque chose d'autain chez les hommes reveilla en lui la rage contenue jsuqu'alors. La marque sur sa main crépita, et s'alongea le long de son corps.

Pas ça....

Lifäen l'avait déjà ressentit. Trois jours apres etre partit de la forêt, il avait croisé un deserteur. La marque s'était eveillé et malgré une puissance monstrueuse qu l'habitait, il ne se controlait plus. Ce souvenir l'effrayait. Il tenta d'inverser le processus sans y parvenir. Sa raison le quitta pour etre remplacée par un esprit froid et dur, comme sa véritable nature. La marque atteignit finalement son apogée, recouvrant entierement le corps et l'esprit de Lifäen. Il tomba a genou, fumant.

-Ha! Tu n'es meme pas capable de tenir debout! Comment esperes-tu te battre!

Sa monture frappa Lifäen et le chauve continua son avancée. Il sonna dans son cor, lancant l'attaque. Le son eut l'effet d'une fleche en plein coeur de Lifäen. Il hurla et le cheval-autruche sa cabra, envoyant son cavalier a terre. Les deux gardent se regarderent et s'enfuirent en courant. Ils avaient compris qu'un des Viéras était devant eux. Un mur les arretta. Puis, ils convuserent avant de mourrir. Lifäen ne pouvait rien faire. Il était dans son corps, mais malgré sa volonté, il ne se controlait plus. Il finit par se laisser aller a sa colere et s'avanca vers le balafré.

-Ne....ne t'approche pas de moi! menaca-t-il de sa lance

Cette derniere se brisa dans ces mains. Lifäen s'imisca dans l'esprit de l'homme et il y ressentit de la peur en premier lieu, puis, d'autres émotions. Une famille, des amis, des reves, des envies. Comme si il s'en moquait, l'être, car ce n'était plus Lifäen qui se controlait, l'être broya impitoyablement les défenses mentales de l'homme. Tel un pic de glace, il s'enfonca dans son ame, sa conscience, et, d'une simple pression, la détruit.
L'homme s'affala au sol, pris de violent spasmes. Lifäen se retourna, d'autres hommes étaient apparus. Brandissant des lances, des épées, et arborant l'embleme de TriAqua. Avec un second cri, Lifäen degaina Alastor et chargea. Croyant a un fou, les opposants courrerent de plus belle. Mais quand ils appercurent l'aura qui émanait du corps de celui qui s'approchait d'eux, ils prirent peur. Avec la vitesse d'un cheval au galop, Lifäen courrait dans leur direction, et cria:

-Alastor!

Une onde d'energie pure jaillit de la lame et trancha plusieurs hommes. Les autres tenterent de s'enfuir mais un cercle invisible les maintenait a l'interieur de champs d'action du Viéra. Il se tenait au mileu de tous. Avec un mugissement incroyable, il fit trembler la terre. Mais les hommes de TriAqua ne bougerent point. Ils étaient tétanisés. L'un deux envoya un bloc de roche dans la direction de Lifäen mais il se brisa. Un bouclier le protegeait, tel les arcanes de la forêt. Il était en communion avec tout ceux qui était mort, ils lui pretaient sa force. Lifäen fléchit les jambes et envoya un choc vers les hommes. Avant qu'il ne les atteigne, il fondit sur les autres, ne leur laissant qu'un seul choix, la mort. Ceux qui étaient encore en vie ne cherchaient plus a fuir, mais a combattre dans l'espoir de survivre. Ils se firent massacrer. Lifäen esquivait sans la moindre difficulté, et les coups qui pouvaient le surprendre étaient déviés par un mur. Finalement, un homme, encore vivant, était allongé au sol. Le Viéra s'approcha de lui, posa son pied sur son torse et brisa deux cotes. Avec une voix qui lui était peu commune il déclara:

-Je vais extirper de toi tout ce que tu sais. Ensuite, je te ferais connaitre les horreurs que tu m'as fait subir.

Entrant dans son esprit, il soutira toutes les informations sur la guerre. Malheureusement, il ne s'agissait que d'un simple soldat. En aucun cas au courant des intrigues du Sekai. Alors, Lifäen le tortura mentalement, lui faisant payer toutes les secondes de vie qu'il avait volé aux siens. L'homme l'implora de l'achever, mais ce n'est que lorsque que Lifäen eut extirpé la derniere goutte de souffrance qu'il se décida a le tuer d'un coup d'épée.
Une autre conscience entra alors en lui. Et malgré sa puissance, il sembla que cette puissance le dominait telle une montagne.

Ne te laisse pas aller par tes sentiments, ou tu te perdras.....

Ancien?! Ancien c'est vous!?

Oui Lifäen. Je ne peux que te parler en tant qu'esprit mais il viendra un moment ou tu sera trop loin de l'abre mere pour que je puisse communiquer avec toi. Alors je tiens a te prevenir. Ce que tu as fait c'est liberer le pouvoir de la forêt. Bien sur, il ne s'agit que d'une infime puissance mais il te faudra apprendre a la maitriser pour pouvoir aider notre peuple et l'Axe. Tant que tu ne le peux pas, tu ne te controleras pas dans cet état, et tu commetras des actes aussi ignobles que ces hommes s'apprettaient a faire....

Comment? Comment puis-je apprendre ancien?

Tu peux m'appeller Calion jeune Lifäen. Je prefere qu'il en soit ainsi. Et pour répondre a ta question, encore une fois cherche dans ton coeur. Alors le secret de notre puissance te seras revelé et tu maitriseras totalement l'esprit et ta marque....

Sa voix mourrut. Lifäen cria son nom, voulant prolonger ce contact. Mais c'était fini. Un sentiment de quiétude l'envahit. Une paix tel qu'il n'en avait connu qu'apres sa rencontre avec l'Axe. Il sombra dans le sommeil. Sa derniere pensée fut que Elenwë aurait été fier de lui.
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MessageSujet: Re: La destruction de la forêt.... Sam 28 Mar 2009 - 16:49

Les rêves avaient pris possession de l'esprit de Lifäen. Ils y croissaient selon leurs propres lois lui faisant voir un groupe de personnes réunis comme un conseil. Ces personnes était humaines. Toutes. Leurs visages plein de tristesse et de lassitude, laissait apparaitre une determination indéfectible. Une femme captait leur attention, leur parlait. D'autres aussi prenaient la parole. Puis, une forme plus distincte que les autres apparut. Elle semblait plus lumineuse, plus puissante. Lifäen ne comprenait pas ce qu'il se passait mais il devinait que la situation était grave. Puis, un kaléidoscope de lumiere l'aveugla. Il se voyait plongeant dans l'eau, puis, arriver a une caverne. Il ne discernait pas ce qu'il se passait mais cette présence qu'il ressentait était proche. Puis, un brouillard noir l'envelloppa. Il criait a l'aide, demandant qui était la personne qu'il ressentait.

-Je suis celui que tu dois retrouver.....Je suis.....Je suis......JE SUIS L'HOMONCULUS!

Un cri rententissant. Un prénom. Amaya?
Lifäen se reveilla en sursaut. Il était trempé de sueur et tremblait comme une bête apeuré. Il se tortilla du lit où il se trouvait pour tenter de comprendre ce qu'il se passait. La piece était fraiche mais ce n'était pas désagréable. Le même interieur que la maison du marchand. Par reflexe, Lifäen passa sa main sur son visage et remarqua l'abscence de sa capuche. Il entendit des bruits de pas. Arrachant un morceau de tissu du drap, il se banda le front pour cacher ses oreilles. Juste a temps. Une femme de corpulence fine ouvrit la porte. Ses longs cheveux bouclés roux cascadaient le long de ses épaules.

-Ha tu es reveillé. Comment vas-tu?

Comme il ne répondait pas la femme s'approcha de lui, fascinée. Elle lui tata la joue:

-Ta fievre a l'air d'être tombée. Tant mieux. Allez, viens manger. Apres trois jours a dormir, ton ventre doit crier famine.

Lifäen ressentait de la gêne dans sa voix. Elle semblait presque l'apprecier alors qu'ils ne se connaissaient meme pas. La femme repartit. A travers le bruit de pas, Lifäen entendit:

-Il a reprit des couleurs.

-Oui et toi aussi... , se moqua quelqu'un

Sans répondre, les bruits de pas s'éloignerent. Lifäen sourit. Quoi de plus normal. Il était différent. Ses traits de visages se ressemblaient pas a ceux des humains. Soupirant, il s'habilla et descendit delicatement les marches de bois anciens. Elles grincaient sous ses pas. Sur la table centrale était disposé plusieurs aliments. Malgré la faim, Lifäen ne voulait pas manger.

-Ca par exemple! tonna une voix derriere lui. Tu es vivant finalement!

Lifäen avait reconnu cette voix. Il se retourna et le marchand s'avanca vers lui.

-Et tu semble ragaillardi! Viens manger nous avons beaucoup a nous dire.

-Je n'ai pas faim, refusa-t-il.

N'insistant pas d'avantage, l'homme s'assit et attaque une piece de viande. La bouche pleine il declara:

-Alors que c'est-il passé apres que tu sois partit? Tu as voulu jouer les héros?

-Et bien en fait je ne sais pas....Je ne me rappelle plus.

Le marchand le fixait avec des yeux plein d'envie. Il voulait en savoir plus, Lifäen le savait.

-Avez vous une forêt ou un bosquet?

-Mmh.... Oui il y en a bien un pas loin. Pourquoi?

-Je veux m'y rendre.

Ouvrant grand ses yeux, l'homme protesta mais le Viéra le coupa:

-Dites moi juste ou il se trouve et je repars.

-Je ne vais pas te laisser aller dehors dans l'état ou tu es. Tu en mourrais.

Lifäen secoua la tête:

-Je suis plus solide que vous. Ne vous inquietez pas. Je vous remercie pour votre hospitalité mais je dois vous quitter.

L'homme lui indiqua de suivre le chemin vers le nord. Remontant dans sa chambre apres avoir remercié l'homme, Lifäen reprit ses biens et sorti de la maison. Les adieux humains étaient différents. L'homme lui tendit une main noueuse et Lifäen la serra apres avoir compris qu'il ne s'agissait que d'une poignée de main. La femme qu'il avait vu lui sourit avec un clin d'oeil.

-Merci a toi pour avoir chassé ses bandits.

-Que la chance guide vos pas, répondit Lifäen.

Sans attendre de réponse, il se retourna et s'avanca pour quitter le village. Les regards se tournaient vers lui. Chacuns l'obervaient. Arrivé a la derniere maison, Lifäen discerna une sorte de route. En suivant ce chemin tortueux, il ne cessait de s'interroger. Ce rêve que voulait-il dire? Avait-il un lien avec l'Axe? Ou alors ne s'agissait-il que d'un rêve banal?
Bientôt, il apperçut le début d'un petit bosquet. Le vent lui apporta la douce odeur du bois. Lifäen courrut a l'interieur et se précipita au centre. Etant assez petit, en quelques secondes il atteignit le coeur du bois. Des chênes des hetres beaucoup plus fin et petit que sa forêt natale lui donnait l'impression qu'ils auraient pu se briser d'un coup de vent. Le jeune Viéra posa sa main sur un gros chêne.

Tu souffres toi aussi....

La mélancolie s'empara du coeur de Lifäen. Refusant de sombrer dans ces tourments, il se concentra sur ce pourquoi il était venu. Reprendre des forces. Il commenca a chanter. Les paroles coulaient comme une riviere et l'arbre semblait s'agiter. Le chant s'intensifia pour que Lifäen entre en communion avec le bois. Il ne fit plus qu'un avec la forêt, ressentant tout. Les oiseaux qui fabriquaient leur nid, les animaux qui crapahutaient sur l'écorce reche des arbres, les rongeurs cachés dans leur terriers. Il se ressourçait comme un arbre, puisant dans le soleil, dans le sol, dans l'eau et dans l'air. Durant cette symbiose, Lifäen en profita pour parler aux oiseaux. Il communiquait avec eux par pensée, et l'un d'entre eux lui apprit qu'un conseil d'hommes s'étaient dressés près de la Passe du Serpent. Le moineaux lui transmit les images de son voyage et Lifäen tenta de tout mémoriser, conscient que sa direction serait celle-çi. Puis, il cessa de chanter. La forêt reprit son calme, les arbres semblaient éteint, les animaux silencieux.
Le jeune Viéra comprit alors le sens de son rêve. Les personnes qu'il avait vu pourrait l'aider a comprendre. Et peut-etre que parmis elles se trouverait cette Amaya qu'il avait entendu. Il entama sa marche en direction de son destin. La forêt allait lui manquer, mais son rêve ou il avait vu l'Homonculus proche de l'aura de l'Axe ne présageait rien de bon. Regardant l'endroit qu'il avait quitté pour toujours, Lifäen pensa:

Je ne peux pas laisser ça comme cela. Un jour je reviendrais. Je me le promets.

Cette fois çi, le voyage débutait vraiment. Lifäen ne s'arretterait que lorsqu'il aura atteint l'endroit de son rêve. Le regard en avant, solitaire comme une ombre, il ota son bandeau et rabattit sa capuche sur son visage, prêt a affronter le monde des humains.

Fin
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Taijin
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MessageSujet: Re: La destruction de la forêt.... Dim 29 Mar 2009 - 18:36

Excellentissime!
Du grand, très grand RP...
Je peux avoir un autographe?

+250XP!

PS: XD te voilà 1ere étoile en 5 posts, je crois que c'est un record sur le forum O_O
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MessageSujet: Re: La destruction de la forêt....

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