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Les cendres du passé. <Terminé!>

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Nasso
Maitre aguerri


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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Lun 7 Nov 2011 - 20:37

" Monstre! " Hurla Kalae en voyant son oncle tuer de ses propres mains sa fille, cousine révélée depuis moins d'une minute de la maitresse de l'eau.

Bien qu'elle les avait tout deux trahit, ni Kalae ni Nasso ne souhaitait à la fille bâtarde d'Edhon Huang de mourir. À présent, le sang de la jeune femme s'étalait tout comme celui du soldat à même le sol sans que cela ne dérange le moins du monde Edhon Huang, l'homme, qui en l'espace de seize ans avait éradiqué de sa main ou de celle de sa descendance, la totalité de sa famille. Ne restait plus qu'à présent à se charger de sa nièce et l'homme serait l'ultime survivant de sa famille, lui qui depuis son enfance était toujours passer en second derrière son grand frère, lui qui était dans l'ombre de ce dernier, ses parents n'avaient cessé de le comparer à son frère pour lequel ils avaient tant d'ambitions. La mort de son frère n'avait guère arrangé sa situation même s'il était l'héritier, le spectre de son frère et la disgrâce qui avait suivi l'assaut à la tribu de l'eau lui avait beaucoup coûté, c'est pourquoi dans l'ombre il avait étudié ardemment l'histoire de la nation du feu, les codes, il s'était forgé un corps et un esprit rivalisant avec les plus grands et ceux en vue de réaliser un plan, celui de revenir dans la lumière. La venue de Kalae dans la demeure des Huang séniors en compagnie de Hizo avait été l'élément déclencheur à son plan.

" Allons Kalae, nous avons tous un rôle à tenir en ce monde, Fira est née pour servir mes desseins, mon frère pour me montrer le chemin à ne pas suivre, mes parents pour me pousser à me dépasser et toi, toi, tu es né pour m'offrir la lumière. Grâce à toi, je vais pouvoir prendre la place qui m'attend depuis ma naissance. " Dit-il toujours sur son timbre de voix sombre et serein, de telle manière qu'il semblait prendre la place d'un précepteur inculquant la vie à ses élèves. " Il est normal qu'une fois vos rôles respectifs accomplis, chacun de vous mouriez. Fira au moment décisif l'a comprit, elle est morte heureuse. "
" Je vous hais! "

Le maitre des lieux se précipita en face du visage de Kalae, prit en main une poignée de ses cheveux et les tira de façon à lui faire relever la tête, de façon à ce qu'elle est toute ouïe de ce qu'il allait lui dire.

" Merci! " S'exclama-t-il un sourire malsain déformant tout son visage, le rendant des plus effrayants.

Tandis qu'Edhon Huang savourait d'ors-et-déjà sa renaissance politique et se tenait face à face avec Kalae, le maitre du feu, fermement maintenu par quatre gardes au niveau des épaules qui n'avaient par conséquent aucune liberté de mouvement du haut du corps décida d'innover alors qu'il avait la tête un peu plus calme bien que l'inquiétude pour l'avenir de Kalae était grande. Profitant de l'excellent maintient des quatre hommes, il leur confia contre leur grès et par surprise tout son poids alors qu'il contracta ses abdos pour mettre ses jambes à la parallèle du sol et immédiatement projeter des flammes en direction d'Edhon Huang, prenant ainsi de cours les soldats et le maitre des lieux.

Les flammes qui atteignirent l'amiral ne lui firent pas grand mal grâce à un temps de réaction court et un corps vif, tandis que les hommes qui retenaient le maitre du feu tombèrent à la renverse à cause de la force de propulsion qu'offrirent les flammes de ce dernier qui une fois à terre réussi grâce à une roulade arrière à se défaire de ses gardes.

L'amiral Huang avait toutes ses chances d'en finir avec la maitresse de l'eau en lui projetant un éclair, le maitre du feu n'aurait jamais eu le temps de la sauver au vu du temps, certes court mais pas assez, qu'il avait mis à se défaire de ses rétenteurs mais serait-ce par excès de confiance ou bien qu'il n'y songea pas à cause de la surprise, son premier réflexe fut de contre-attaquer en direction du fils du feu par les flammes sans prendre attention à ses hommes qui étaient au sol, l'un d'eux fut carbonisé vivant alors qu'il se relevait le premier tandis que les autres eurent très chaud. Nasso n'eut aucun mal à esquiver les flammes, déjà en marche pour libérer Kalae à même pas cinq mètres de lui.

L'amiral qui avait reculé après la première attaque du maitre du feu savait ce que Nasso désirait effectuer et avait fait signe à ses hommes d'emporter Kalae mais ils réagirent trop tardivement et le maitre du feu leur tombèrent déçu bien avant qu'ils n'eussent tiré la maitresse de l'eau sur un mètre. L'homme mit tout le monde au tapis en même temps en ayant anticipé l'attaque foudroyante d'Edhon Huang qui aurait tué tout le monde y compris les gardes qui la retenait. À terre, Nasso cogna l'un des deux gardes qui relâcha son emprise sur Kalae tandis que la demoiselle donnait un coup de coude à l'autre.

Nasso s'était d'ors-et-déjà relevé afin de couvrir la maitresse de l'eau pendant qu'elle en ferait des mêmes, à présent libérée, elle pourrait se battre pour sa cause. Edhon Huang déchargea en direction du fils du feu une vague déferlante de flammes réduisant en cendre les tapis hors de prix de la salle et abimant gravement quelques tapisseries. Par une technique d'une puissance égale, le fils du feu retenait la puissance dévastatrice de son ennemi.

" Ça ne sert à rien de lutter! Rendez-vous! " S'exclama le maitre du feu adverse.

Alors que les lueurs des flammes créaient autour de leurs créateurs de subtil mélange entre lueur orangée et ombre, le maitre du feu s'adressa à la maitresse de l'eau.

" Kalae! Je t'ai fait la promesse de te rendre ta famille, vas! Je me charge de ton oncle! " Dit-il plein d'amour et d'inquiétude envers son interlocutrice. Le maitre du feu laissait transparaitre énormément de confiance dans son allure et son timbre de voix alors qu'intérieurement, il souhaitait éloigner celle qu'il aime d'un adversaire dont il avait du mal à retenir la puissance.
" Hors de questions! " S'exclama Kalae qui se refusait d'abandonner l'homme qu'elle aimait et qui l'aimait en retour, elle qui avait si longtemps espérer cette union de leur deux âmes n'allaient pas s'en détacher si facilement.
" Libère ta famille, mon amour! Les hommes qui la retiennent son nombreux mais ils ne m'ont semblé n'avoir nul autres avantages, tu les vaincra sans problèmes, j'en suis certain! " Expliqua-t-il en faisant comme s'il refuser le refus de Kalae de suivre ses indications.

La demoiselle était tiraillée entre le sauvetage de sa famille et poursuivre le combat aux côtés du fils du feu. Elle forma finalement des pics de glaces avec son eau et les dirigèrent vers Edhon Huang, ces derniers auraient du fondre face à la chaleur de l'échange de flammes qui se poursuivaient entre Edhon Huang et Nasso mais était-ce l'amour ou une grande concentration qui offrirent à ces pics une constitution irréprochable tout au long de leur trajet. Ils terminèrent leur course en s'explosant contre l'armure d'Edhon Huang qui fut projeté en arrière sans pour autant souffrir d'une quelconque blessure.

" Nous libérerons ma famille ensemble et nous le vaincrons ensemble! " Dit-elle sur un ton catégorique.
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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Mar 8 Nov 2011 - 17:13

-Je ne t'abandonnerai jamais. Continuais-je en m'approchant du maître du feu qui marchait depuis le début à mes cotés.

Propulsé en arrière Edhon Huang se releva majestueusement et apposa une main sur son armure cabossée tandis que Nasso et moi échangions un tendre regard complice.

-Tu m'a touché ma nièce? S'exclama t-il en revenant vers nous d'un pas lent. Ce geste ne restera pas impuni.

L'amiral joignit ses mains et dirigea un grand jet de flammes qui réussit à nous séparer, Nasso et moi. Chacun de chaque coté du tube de feu nous tentions de reculer mais bientôt les murs nous faisaient obstacle. Nasso vint alors mettre un terme à l'attaque d'Edhon en lançant lui-même la même attaque, ainsi les deux jets de flammes se confrontèrent et s'annulèrent dans une chaleur infernale.
Cette confrontation entre les deux attaques créa dans la pièce un immense nuage de fumée qui réduit la visibilité de moitié étant donner que toutes les fenêtres de la pièce étaient fermées.

Respirer devenait gênant et les yeux picotaient lorsque la fumée venait se poser dessus. Nasso garda cependant sa posture se doutant que son ennemi pourrait profiter de cette situation. Et Nasso avait raison, mieux valait rester sur ses gardes. L'amiral profita effectivement de cette fumée pour se camoufler, et c'est en apparaissant comme par magie qu'il se posa face à moi, me provoquant alors un sursaut accompagné d'un cri de surprise.

-Kalae! Appela Nasso en tentant de m'apercevoir dans l'univers blanchâtre.

Mon oncle effectua une série de kata compliqué pour tenter de m'atteindre, habituée au corps à corps les premiers furent évités de justesse mais il réussit à porter avec violence un coup dans mon ventre qui me fit automatiquement pencher en avant. Il ne lui resta plus qu'a donner un coup de coude dans le milieu du dos pour que je ne m'écrase face contre terre. En entendant le bruit de la chute Nasso s'était avancé à l'aveuglette, nous cherchant désespérément.

Edhon Huang remit en place une petite mèche de cheveux noire qui trainait sur son front avant de se préparer porter un nouveau coup sur moi. Mais avant de m'atteindre, son poignet fut attrapé et stoppé net alors que j'avais réussis à me retourner sur le dos avec difficulté.
Il me remit sur pied pour me positionner face à lui en relevant simplement son bras, moi qui y était encore accrochée.

-Et maintenant, que comptes-tu faire haha! Regarde toi, pourquoi continuer à lutter alors que tu n'as pas la force de me battre, pauvre petite fille de l'eau?

Un Poignard de glace se forma discrètement dans la main qui pendait le long de mon corps, et alors que l'homme venait tout juste de terminer sa phrase, la glace tranchante vint se planter dans sa cuisse musclée.

-Ahh!! Lança-t-il surprit en fléchissant la jambe.

L'amiral apposa son regard sur sa blessure et me repoussa d'un coup de poing sec au visage. Alors que je tombai au sol pour la deuxième fois, une trainée de sang sillonnait maintenant mon visage depuis le haut du crane.
Nasso venait de nous retrouver parmi la fumée et il profita de l'inattention d'Edhon Huang qui était désormais concentr sur sa blessure pour lui sauter sur le dos. Nasso apposa sa main brulante dans la nuque de son ennemi, technique qu'il avait eu l'habitude d'utiliser par le passé avec les voleurs qu'il rencontrait, pour tenter de blesser notre ennemi mais l'amiral avait réagit bien plus tôt.
Il se saisit du bras de l'homme et le reversa devant lui en le faisant passer au dessus de son dos. Nasso s'écrasa lourdement sur le dos, non loin du cadavre de Fira, avec le choc, sa respiration fut coupée durant quelques secondes, rendant alors dans l'incapacité de bouger.

-Je dois vous avouer que je suis déçu monsieur Lumens, l'on m'avait rapporter que vous étiez puissant, que votre maîtrise du feu était parfaitement contrôlée.
-Gnn.. Gemit doucement Nasso en se relevant doucement après s'être reprit.
-Peut être que vos anciens ennemis n'avait qu'un niveau médium, mais contre moi, votre savoir faire ne vous sauvera pas.
-Hé mon oncle!! Appelais-je alors que je me redresser sur mes jambes tremblotantes, pour attirer son attention.

L'homme détourna le regard intrigué, ce qui permit alors à Nasso de lui porter un lourd coup de pied circulaire à la tête, le maître du feu avait su saisir la perche que je lui avait tendu, ainsi en travaillant en équipe, peut-être étais-ce l'un des moyen de surpasser ce militaire aux desseins bien cruels. Suite au coup violent de son agresseur, Edhong Huang trébucha, emporté par la force de l'attaque et roula à terre.

-Je.. Je vais vous tuer!! Grogna agressivement Edhon Huang en se redressant maladroitement et en joignant de nouveau ses mains.

Rejoignant simultanément toute l'eau qui m'étais à disposition, un mur s'éleva face à moi avant de foncer sur le dernier membre de ma famille encore vivant. La vague s'écrasa sur lui mais cela n'avait en aucunement déconentrer l'homme. Le choc avec l'élément de l'eau l'avait fait reculer de quelques grand pas, mais sa position penchée vers l'avant avait fait qu'il était resté sur ses pieds.

L'eau avait inondée le sol, chacun de nos pas engendrait un petit « plic » bien distinct bien que le niveau ne fut pas bien haut.
Quelques éclairs apparurent autour des mains et concentrer l'énergie qu'il lui fallut ne lui prit que quelques courts instants. L'amiral monta alors rapidement sur un meuble a lui pointa chacune de ses mains sur le sol humide.

Les pieds dans l'eau il était certain que le courant électrique nous toucherai tout deux. D'un geste ample l'eau dans laquelle nous baignons fut repousser, maintenant cet eau sous la forme d'un petit muret le courant électrique vint le parcourir violemment sans atteindre Nasso.

-Ah...ahhh!! Poussais-je douloureusement.

Maintenir une eau parcourue par l'électricité brulait mes mains, et petit à petit mes bras se mirent a trembler, tentant de tenir un maximum de temps. Des étincelles fusèrent lorsque quelques éclaires s'entre choquaient. Nasso perçu les difficultés auxquelles je faisais face, aussi regarda t-il rapidement autour de lui pour tenter de trouver une solution à ça.

Le regard du maître du feu était vif et rapidement une idée lui était née. L'homme me saisis par la taille et me prit dans ses bras pour sauter sur la première marche d'escalier non loin de là. Le muret maintenu en l'air s'effondra rapidement, mouillant à nouveau tout le sol du grand hall.

-Viens vite Kalae! S'exclama Nasso.
-Vous ne m'échapperez pas! Hurla Edhon Huang en utilisant sa maitrise du feu pour se propulser vers nous.

Nasso saisit ma main et me tira vers le haut, c'est au pas de course que nous grimpâmes les escaliers pourchasser par le maître des lieux qui volait dans les airs, propulsé par ses flammes sous ses pieds.
Arrivé enfin au sommet de l'escalier Nasso enfonça violemment la grande porte et c'est en courant main dans la main que nous entrâmes dans un petit salon où des armes étaient exposées sur les murs de la pièce.
Edhon Huang reposa ses pieds à terre et se reposa droit face à nous quelques mètres plus loin. L'homme renouvela son attaque, d'un geste vif il lança un éclair sur nous deux. Nasso eu le réflexe de me pousser sur le coté pour m'écarter du danger et se concentra pour réceptionner l'éclair et le dévier de sa trajectoire. Le courant électrique parcouru le bras de celui que j'aimais puis son torse avant de ressortir au bout de son autre bras. La charge électrique étant importante Nasso eu des difficultés a rediriger l'éclair vers son ennemi, aussi la foudre vint s'abattre au plafond sur le lustre doré qui illuminait la pièce à la nuit tombée.

Rapidement le mur se fendit dans un craquement inquiétant et nous reculâmes de quelques pas. L'immense et majestueux lustre s'abaissa soudainement avant de s'effondrer au sol en brisant le carrelage. Le propriétaire des lieux lança à Nasso un regard contrarier et se dirigea vers un mur avant de décrocher un katana précieusement suspendu.

-Monsieur Lumens, dit il en sortant l'arme de son fourreau. Comptez vous dégrader encore longtemps ma demeure, vous ne faites pas un bon invité.
-Pour une première visite,vous n'êtes pas ce que nous pouvons appeler un bon hôte non plus.
-Haha. Nous aimons les premières rencontres mouvementées. C'est de famille...
-Que?

Mon oncle venait-il de faire écho à la première rencontre entre moi et Nasso? Ou n'était-ce peut être là que des paroles dites au hasard ? Edhon Huang avait-il eu écho de la prisonnière qui avait été faite après le vol du talisman de Rajmala et de son évasion?
Armé d'un katana à la lame plus que tranchante le corps à corps était désormais une solution à proscrite, à moins de disposer des mêmes armes que lui.

L'amiral couru en direction de Nasso en pointant le katana vers lui, le maître du feu des terres Lumens ne pu que reculer et esquiver avec une grande souplesse les attaques de son ennemi. Il dut faire de nombreuses rotations sur lui même, faire des bons en arrières où même sauter pour éviter un coup de lame porté plus bas que le niveau de la ceinture. Edhon Huang, mettait toute sa force dans ses coups d' épée et de nombreux objet se retrouvèrent fendu en deux ou entaillé par la lame.

Mais les acrobaties de Nasso prirent fin lorsque son dos rentra en contact avec le mur. Edhon Huang planta le bout de son katana dans la chemise de son adversaire empêchant ainsi Nasso de pouvoir prendre la fuite. Le maître du feu tenta de s'arracher mais il fut agresser en plein abdomen par un coup de pied franc. Sa tête se heurta violemment contre le mur et durant quelques secondes il fut sonné et fut incapable de riposter.

-Laissez-le!! Ordonnais-je en surgissant dans le dos de mon oncle en brandissant un katana disposé dans chaque main que j'avais arraché du mur.

En entendant ma voix, l'amiral ôta d'un geste sec son katana planté dans le mur et se retourna rapidement pour croiser le fer avec moi et stopper mes lames qui allaient s'abattre sur lui.

-Ah.. tu veux jouer ma nièce? Dit-il en affichant un effrayant sourire sournois et en faisant grincer sa lame contre la mienne.

Désormais libre, Nasso apposa désormais une main sur son ventre tentant de faire passer la douleur du au coup qui lui avait été porté. Le bruit des lames se cognant l'une contre l'autre raisonnaient désormais dans la pièce. Il était certain que le niveau du combat au katana de mon oncle était on ne peut pus élevé et que je n'arriverai pas à le toucher. Sa garde et ses attaques étaient rapides, précises et son expérience était un grand atout qu'il pouvait mettre de son coté.

-Nasso!! Appelais-je en voulant avoir l'attention du maître du feu qui venait à peine de se décrocher du mur.

L'homme redressa son regard d'un vert clair sur moi et aperçu que l'un des katana que je possédait lui fut lancé. L'homme fit un pas en avant et attrapa l'arme à son manche en plein vole avant de le brandir vers son ennemi, désormais menacé par deux lames tranchantes et deux ennemis déterminés.

-Je dois avouer que vous êtes bien plus tenaces que mes précédents adversaires. Confia notre ennemi en jonglant du regard. J'aime ça.

Il prit le temps de nous examiner et de nous dévisager, comme si il chercher a encre son visages dans sa mémoire, de ce souvenir à jamais de ce moment précis. L'attention qu'il nous porta durant ce court instant lui permit de remarquer une faille. Nasso avait toujours sa main positionner sur son abdomen, signe qu'une douleur était toujours présente, se présentait alors une occasion pour Edhon Huang de frapper à un endroit où il serait sûr d'affaiblir d'avantage son adversaire.
Le mouvement de ses yeux ne m'avait pas échapper, la première personne qu'il tenterai de frapper serait Nasso, c'était certain.

D'un geste vif le seigneur Huang dégagea l'épée de Nasso sur le coté. Concentré sur sa douleur le temps de réaction du maître du feu avait été amoidrit et vit la lame se brandir sur lui lorsqu'il leva les yeux. Utilisant toute ma force et ma rapidité, les paumes de mes mains virent s'écraser sur les pectoraux de Nasso. Poussé l'homme recula de plusieurs petit pas et le coup de katana s'abatit sur mon dos, moi qui avait prit la place de mon aimé.

La lame tailla ma peau sur plusieurs longs centimètres, fendant en deux le tissus rouge et mettant une partie de mon dos à nu tout entaillant l'emblème de dragon qui avait toujours vécu en moi. Le coup porté avait été douloureux et déjà du sang s'écoulait de la blessure. Dans un claquement aiguë quelques gouttes de sang tombèrent déjà au sol, tachant le carrelage sali de décombres.

(Musique conseillée: http://www.youtube.com/watch?v=bhnd_n773aA&feature=related )

Edhon lui-même fut surprit de ce retournement de situation et un court silence s'installa après que le coup ne fut porté, la pièce était devenu vide de son, seuls mes suffoquements raisonnait tristement.
L'arme de notre ennemi était désormais rougit et le tatouage, signe de la famille Huang qui trônait entre mes omoplates avait été traversé par elle.

-Tu ne mérites pas de représenter ma famille! Termina mon oncle le regard fixé sur la blessure qu'il m'avait infligé.
-Kalae! Murmura Nasso en se rapprochant presque choqué, une certaine peur dans la voix.
-Quelle erreur que l'amour...

Le katana qui jusqu'à maintenant était dans ma main tomba au sol. Lorsque Nasso fut enfin revenu a mon niveau il saisit mon visage entre ses deux mains après avoir à son tour abandonner son arme.

-Kalae! Regarde moi! Supplia-t-il avant de déposer un baiser comme si il s'agissait du dernier. Kalae!
-Je t'aime... Soupirais-je affaiblit en tentant de lui sourire.

Edhon Huang afficha un discret rictus moqueur tout en essuyant son sabre pour débarrasser son arme de ce sang qu'il jugeait impure.
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Nasso
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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Mer 9 Nov 2011 - 19:32

L'amiral Huang semblait prendre plaisir à assister à une telle scène, c'est pourquoi il la laisser se dérouler sans les déranger tout en tournant autour de ses deux proies qu'ils termineraient bientôt et sans difficultés à ses yeux.

" Pour devenir le meilleur, il faut anéantir tous les liens affectifs, regardez-moi! " Ordonna le seigneur de la demeure " J'ai éliminé toute ma famille, j'ai tué tous les incapables qui m'entouraient, ma femme enceinte n'y a pas échappé lorsqu'elle m'a déçue. Je ne laisse aucune place à la pitié. Abandonner votre amour M.Lumens, vouait votre âme à votre maitrise, elle n'en sera que meilleure. "

La maitresse de l'eau faible ferma les yeux alors que Nasso avait apposé son regard sur leur adversaire, lorsqu'il regarda à nouveau la maitresse de l'eau, il comprit qu'elle était mal au plus au point, il souhaitait apporter les premiers soins à la maitresse de l'eau au visage angélique, un bruit attira son attention, c'était Edhon Huang qui se jeter sur ses proies.

" RUUUUUUAAAAAAAAAAAAAAH " Hurla le maitre du feu en abandonnant la tête de la maitresse de l'eau pour déchainer un déferlement de flammes à destination d'Edhon Huang après avoir tendu les bras en sa direction.

Le maitre du feu qui lui faisait face dans sa maitrise de l'élément vivant exceptionnelle, usa de sa lame pour prolonger le mouvement de maitrise du feu afin de détourner suffisamment de flammes pour poursuivre sa progression en direction de Kalae et Nasso en étant à peine ralenti. Le maitre du feu désarmé regarda une dernière fois la maitresse de l'eau inconsciente avant de se relever en fonçant vers son adversaire toujours armé de son katana. Alors qu'il se rapprochait de plus en plus, le maitre du feu qui avait marqué une pause dans sa projection de flamme remis une couche en dirigeant ses flammes vers le visage du maitre du feu adverse qui utilisa de nouveau le même mouvement pour détourner les feux qui fonçait sur lui. À ce même moment, Nasso se laissa glissait sur le sol pour espérer faire chuter son adversaire en mettant tout son poids sur ses jambes mais Edhon Huang emplit d'expérience avait anticipé le mouvement et sauta au dernier moment et ré-atterrit pile au moment où le visage de Nasso passait en dessous de lui, le fils des Terres Maldaurannes se retrouva piétiné alors qu'Edhon Huang fut à peine déstabilisé.

Nasso se relevait à peine, une douleur au visage qui s'amenuisait rapidement et constata en face de lui quelque chose qu'il n'avait jamais observé par le passé et qu'il supposait jusque là impossible, Edhon Huang enchainait des mouvements de sabres laissant apparaitre non pas des flammes autour des lames mais de l’électricité. Le fils du feu se laissa tomber à nouveau au sol pour éviter le spectre de la foudre qui se dissipait dans toute la salle à l'horizontale au niveau du bassin, suffisamment large pour toucher plusieurs hommes d'une traite lors de combats où il aurait été en minorité. Suivi cette attaque, un même spectre verticale qui arrachait le long de son trajet carrelage et enduit du plafond et que Nasso évita de justesse par une roulage après laquelle il projeta deux malheureuses boules de feu bleues facilement évitée.

Nasso était totalement stupéfait par la technique inédite dont il avait été par deux fois la cible, lui qui avait déjà dépensé pas mal d'énergie et fatiguait, voyait son adversaire en pleine forme, seule sa blessure à la jambe semblait le tirailler. Alors que Nasso reprenait son souffle, l'homme cautérisa sa plaie par le feu, la blessure n'était pas excessivement importante et ne handicaperait que peu. Alors qu'il s'attribuait de lui même ses soins, il ne laissa transparaitre aucun signe de douleur face à son adversaire comme s'il n'en ressentait aucune alors que d'ordinaire de tels soins forcent les gens à laisser s'échapper quelques sons de souffrance.

" Vous n'êtes vraiment pas au niveau M. Lumens! Comment avez-vous pu seulement espérer venir ici et en ressortir vivant? C'était du suicide! " S'exclama-t-il.

Le maitre du feu chargea de nouveau sur lui, poings enflammés avec pour ferme intention de lui les apposer au milieu de la figure, Edhon Huang usa une troisième fois de sa technique à l'horizontale qui fut esquivé à nouveau par Nasso et lorsqu'il jugea l'homme trop près de lui pour la rééditer, il laissa tomber son katana au sol pour prendre une posture de garde, tout en courant, le maitre du feu laissa s'échapper plusieurs flammes à destination d'Edhon Huang et lorsqu'il fut à portée, dégaina son poing droit arrêter net par une main au niveau du poignet par l'amiral, il dégaina sans perdre une seconde son second poing qui subit le même sort.

" Qu'espériez-vous? " Questionna sur un ton arrogant le maitre des lieux avant d'assainer un violent coup de boule au visage de Nasso qui se balança en arrière.

Les deux crânes qui venaient de se percutait suivait la même trajectoire et lorsque la tête de Nasso atteignit son point limite dans sa courbe, il inspira fortement, ce que ressentit l'amiral immédiatement, le visage donnant sur le haut du crâne de l'amiral, Nasso crâcha des flammes bleutées de sa bouche. L'amiral qui à l'inspiration du maitre du feu avait comprit le plan du fils du feu, abandonna les poings de Nasso pour tenter de le déséquilibrer, en vain, et tenter de se protéger en s'éloignant au maximum. Hélas, Nasso n'avait laissé aucune marge de manœuvre à ce dernier, qui reçut l'attaque sur une partie du visage, dans les cheveux et passa même par dessous l'armure au niveau de la nuque.

" Ça! " Rétorqua Nasso fier d'avoir réussi cette attaque, attaque qu'il avait toujours eu du mal à accomplir malgré sa bonne maitrise qui lui permettait d'user aussi des éclairs, très gourmands en énergie chi.

L'amiral Edhon Huang, suite à cette attaque, rongé par la douleur qu'il dissimulé au mieux et par la rage qui venait de s'accroitre à l'intention de Nasso présenté des signes de brûlure sur sa joue et une infecte odeur de poils brûlés se rependit dans la salle. Aucune autre séquelle n'était à déplorer mis à part quelques autres brûlures qui ne laisserait pas de traces définitives. L'amiral n'avait pas moyen d'apercevoir les effets de l'attaque du maitre du feu sur sa personne, de voir la défiguration mineure mais à long terme sur sa joue et ses cheveux par endroit brûlés quasiment jusqu'à la racine mais qui repousseraient.

Le maitre du feu n'avait pas attendu qu'Edhon Huang se ressaisisse pour reprendre l’offensive, face à un tel adversaire, il avait jugé qu'il valait mieux pour lui de profiter de la moindre brèche. Il réussit à donner trois coups de poings au visage de l'amiral et un coup de pied circulaire qui le déstabilisa au poing de le faire trébucher mais dès lors qu'il fut relever, son adversaire avait reprit toute sa fougue et semblait plus déterminer à le tuer. À présent, Edhon Huang n'était plus dans son amusement, il avait une vengeance à prendre et il comptait faire souffrir l'homme de mille tourments avant de le tuer.

Après une succession d'échange infructueux, alors que Nasso espérait vaincre son adversaire au plus vite pour retourner auprès de Kalae qui s’affaiblissait sûrement de seconde en seconde, Huang planta quelque chose dans le bras de Nasso qui n'avait pas vu l'homme extraire une seringue de sa manche. Il se sépara de son ennemi pour voir ce qui lui avait violemment piqué le bras.

" Qu'est-ce qu...? " Questionna le maitre du feu observant la fiole vide planté dans son bras et coupé dans ses paroles par une vision impossible.

" La...Laïza! " S'exclama-t-il en voyant une gamine qui s'approchait de lui avec le même visage que sa défunte amie d'enfance (CF. ma Fiche RP).

Tout le décor autour du maitre du feu devenait de plus en plus flou, Edhon Huang, Kalae, la demeure, plus rien n'était visible mis à part son interlocutrice, l'environnement se transformait en foret aux mille lunes, lieu des Terres Maldaurannes où la demoiselle avait été retrouvée déchiqueté par le fils Lumens et dont il se reprochait la mort depuis son enfance...

Edhon Huang venait d'injecter au fils du feu une puissante drogue plongeant les victimes de cette dernière dans un cauchemar éveillé utilisant souvenir et scénario chaotique. Nul esprit ni résister et à présent hors d'état de nuire, le fils Huang décidait d'abandonner celui qui avait porté à son intégrité afin d'en finir avec Kalae, il profiterait de la descente aux enfers psychologiques du fils du feu avant de l'achever sous ses supplications lorsque déboussoler par la drogue, il constaterait en plus la mort de celle qu'il aime: la maitresse de l'eau, Kalae Yukahiro.

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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Jeu 10 Nov 2011 - 22:07

Le carrelage contre lequel ma joue était posé était froid et quelques frissons avait envahit mon corps faible. Bien que légèrement trouble la vue commençait a apparaître lorsque timidement mes yeux s'ouvrirent.
Nasso se tenait droit, une main tendu dans le vide comme si il cherchait a toucher quelque chose de fragile, et de mystique.

-La...Laïza! S'exclama t-il perturbé.
-Na... Nasso? Murmurais-je sans pouvoir redresser la tête.

Le maître du feu ne semblait rien entendre, plongé dans ses hallucinations, tout bruits venant de l'extérieure lui étaient pour le moment occultés. Les pas de mon oncle s'avançaient vers moi sans que je n'arrive à voir plus haut que ses genoux. L'homme laissa le maître du feu halluciner doucement, préférant terminer son travail au plus vite.
Avec de grands efforts je commençai à ramper pour pouvoir rejoindre le maître du feu qui semblait désorienté. Mais rapidement, mon oncle arriva à mon niveau, il posa lentement son pied sur mon dos meurtrit avant d'appuyer et de prendre une pose triomphale et me stopper dans ma progression vers Nasso, se retrouver ainsi piétiner et blesser par ce monstre était une situation bien insultante.

-Gnn.. Poussais-je en sentant la pression s'exercer sur ma blessure.
-Supplie moi Kalae. Ordonna Edhon Huang d'un ton calme. Je veux t'entendre m'implorer.
-Qu... Qu'avez vous fait à... à Nasso?
-Monsieur Lumens est victime d'un mélange crée par des experts à mon service. Un hallucinogène puissant. Les effets ne sont pas bien long, mais son efficacité est remarquable. Les pires cauchemars s'annoncent pour ton maître du feu, peu à peu ses pensées, ses souvenirs et son imaginaire vont le détruire.
-Le détruire?!

Mon regard n'avait toujours pas été détaché du maître du feu qui été resté statique et qui faisait de longs mouvements de bras calmement, surement manipulait-il des choses dans ses visions? Doucement Nasso vacilla et tomba au sol, plongé dans un profond cauchemar...

Avec son pied, le maître des lieux me retourna sur le dos pour que je puisse enfin lui faire face. Lorsque mes yeux se posèrent sur son visage les blessures qu'il portait et qui lui avait été faire par l'homme dont j'étais amoureuse étaient bien voyantes, ainsi j'avais compris à quel point le combat entre Nasso et Edhon Huang durant ma courte perte de conscience avait pu être violent.

-Maintenant, la dernière des héritières Huang restante mourra. Je ne serai plus que le seul. Murmura t-il en afficha un sourire diabolique.

De son poing serré s'échappa une douce fumée qui peu à peu prit la forme d'une flamme bleue.

-Tu passeras mes salutations à tes parents.

L'homme ricana, jubilant intérieurement de sa victoire imminente. Profitant de ce moment pour sortir de ma gourde le reste de l'eau logé tout au fond de la poche faite en peau de bête, un petit javelot de glace se forma le long de mon corps. Sa formation fut rapide et lorsque l'eau finit de se cristalliser, le javelot fut saisit avec autant de rapidité qu'il m'avait été possible. Blessée, les mouvements avait été bien moins vif que d'ordinaire, ainsi, Edhon Huang pu prendre le temps de reculer pour ne pas se faire embrocher et ainsi me libérer de son pieds qui écrasait mon corps.

-Tu es a bout de force, pourquoi continuer?
-J'ai fais une promesse..
-une promesse?
-Venger mon père blesser lors de votre rafle, venger la famille dont vous m'avez priver. Venger tout ce que j'aime et que vous avez blesser... Depuis longtemps je vis avec cette idée. Avais-je répondu en redressant doucement mon buste.
-Je constate donc que nous fûmes pour chacun de nous une obsession mutuelle.

Son regard ambré était perçant, et sur ses lèvres un rictus amusé s'était dessiné. Il fit un pas en avant alors que je pointai de nouveau la lance de glace en sa direction, comme ultime moyen de défense. Maintenue fortement entre mes mains, le froid engendrait une sensation de brulure et de picotement désagréable.
Alors que l'homme avançait tout de même lentement, voilà que je reculais en rampant, craignant une nouvelle attaque de cet homme redoutable. Lorsque mon dos se posa contre un mur de la pièce, ravivant par la même occasion la douleur, il n'y avait plus échappatoire. Posant mes mains sur le sol, dérapant légèrement sur mon propre sang, et utilisant mes faibles forces, je réussis doucement à me repositionner maladroitement debout.
Mon oncle se stoppa doucement dans sa marche sans me quitter des yeux totalement surprit. Malgré la total absence d'espoir et les blessures voilà que je m'étais redresser face à lui, arme en main, prête a lui faire de nouveau face, pour tenter de changer le destin.

-Impressionnant. Lâcha-t-il en faisant rouler ses yeux le long de mon corps. Mais pas assez pour venir a bout de moi.

L'homme envoya une boule de feu en ma direction qui fut tranchée en deux dans sa lancée avec un coup portée avec la lance de glace qui je maniai comme une épée. Faisant quelques pas vers mon oncle en boitant, je venais de me remettre en position de combat, provoquant une nouvelle fois mon ennemi en duel. Il fallait remporter la victoire, je l'avais promis, promis que personne ne sera une nouvelle fois blesser par ma faute, ce si je devais abandonner ma vie en ôtant celle de mon oncle.

Mon regard se posa sur Nasso qui semblait calmement allongé, si je voulais tenter de m'y approcher, il fallait absolument avancer dans le combat.

************************************************************

La petite fille prénommée Laïza sasit doucement la main de Nasso, ce qui réussit a lui donner un frisson. L'enfant qui était sous ses yeux avait hanté ses cauchemars étant enfant suite à l'accident dont il avait été témoin, à son cadavre retrouvé dans un état méconnaissable. Son amie d'enfance semblait pourtant belle et bien vivante, elle était là, devant lui, et venait de lui prendre la main avec tendresse.

-C'est bien toi? Questionna Nasso en s'agenouillant pour percevoir l'enfant dans les yeux et examiner son visage.
-Mais oui Nasso. Répondit-elle en souriant avant de commenter d'un ton amusé: Tu as bien vieillit!
-Mais tu... tu es... non ce n'est pas possible je dois être mort... Finit par croire le maître du feu en se parlant a lui même.
-Non, non Nasso, tu es bien vivant. Nous sommes bien vivant.
-Mais, où sommes nous? La Nation du feu? Edhon Huang? Kalae? Où sont-ils?

Nasso se releva d'un geste vif et tourna sur lui même cherchant à reconnaître ce qu'il avait quitter quelques instants auparavant, mais rien, le vide les entourait d'un voile noir qui semblait interminable.
Doucement l'homme sentis quelques gouttes d'eau tomber sur sa tête, puis sur son visage. Les gouttes qui s'écrasaient au sol relevait une odeur de pluie et aussitôt la petite fille qui accompagnait Nasso posa ses mains en visière pour éviter que des gouttes ne lui tombent dans les yeux.

-Il se met a pleuvoir. Constata-t-elle sans bouger.

Le bruit de la pluie tombant sur le métal raisonnait dans la pièce, Nasso essaya de chercher la source de ce bruit autour de lui, mais ce n'est que quelques instant plus tard qu'il s'apperçu qu'il était lui même le facteur de ce son. En effet le maître du feu disposait soudainement d'une armure. * Que?!* Seulement, il est des armures que l'on reconnaît au premier coup d'œil. Le maître du feu sentit son cœur tressaillir de surprise lorsqu'il reconnu l'armure qu'il portait au temps où il était encore dans le militaire. Toute sa panoplie d'époque lui avait été imposée, comment était-elle arrivée ici? Qui lui avait mit? Comment?
Voilà que de nombreuses questions envahissaient l'esprit de Nasso déjà troublé par ses précédentes découvertes.

Doucement le lieux dans lequel il était s'éclaircit et un décor grisâtre s'offrit à lui et a sa jeune amie d'outre tombe. Les collines typiques de la nation du feu étaient posées face au maître du feu, et un grand paysage naturel s'étendait à perte de vue, sous cette pluie qui venait de s'intensifier.
Nasso cru reconnaître une partie des Terres Maldaurannes, une petite parcelle sur laquelle dépassait la périphrie d'une petite ville voisine sans histoires qu'il eut déjà l'occasion de traverser voilà maintenant longtemps. Pourquoi se retrouvait-il ici?

L'enfant lui fit signe de la main de la suivre, comme un guide elle fit amener Nasso auprès d'une petite place où grand kiosque japonais à la toiture particulièrement haute tonnait. Une troupe de gens vêtues de noirs se tenaient droit, laissant la pluie s'abattre sur eux comme si ce détail leur était égal.
Laïza ressaisit doucement Nasso par la main, comme intimidée à l"idée d'approcher cette foule auquel elle avait pourtant guider son ami de toujours.
Le maître du feu s'avança donc et doucement il cru reconnaître quelques visages, d'abord celui de sa mère et de son père qui se tenaient l'un contre l'autre, à leur coté se tenaient Tukko et Luca, leur lèvres étaient serrées et vacillantes tandis que leur yeux humides regardaient droit devant eux et ma mère a leur coté pleurait a sanglot dans leur bras. Un peu plus loin, dans un fauteuil muni de roues, mon père entièrement recouverts de bandages maintenaient une doucement une torche. Pourquoi ce regroupement? Pourquoi tant de chagrin?

Sa soeur lui apparut lorsqu'elle se retourna vers lui, tenant de manière distinguée un mouchoir blanc avec lequel elle essuyait les larmes qui coulaient le long de ses joues. Elle ne lui adressa qu'un simple regard avant de lui tourner le dos à nouveau pour replonger dans sa tristesse.

(musique proposée: http://www.youtube.com/watch?v=M3aKFrsapjc)

C'est d'un pas hésitant que Nasso s'avança lentement. L'homme se mêla parmi la foule qui n'était autre que des parents proche, une toute petite communauté aux liens soudés.

-Mère! Père! Dit-il en arrivant a leur coté. Que vous arrive-t-il? Est-ce-que tout va bien?
-Mon pauvre fils.... Murmura sa mère d'une faible voix. Le chagrin t'as rendu fou...
-Toutes mes condoléances Nasso. Termina son père en posa sa main sur l'épaule de son fils comme pour le soutenir dans cette épreuve.

Le visage de Nasso prit une grave tournure * mes condoléances …? * se répéta-t-il lentement. Le maître du feu finit par porter son regard au loin, et au centre du grand kiosque auquel tout le monde faisait face, un long socle de bois avait été installé sur lequel mon corps avait été disposée sur un lit de fleur. Vêtue d'une longue robe de satin aux couleur bleu et rouge, mon corps sans vie avait été disposé avec soin attendant la venue des flammes de la torche que maintenait mon père.
L'homme qui commençait tout juste a se rétablir tenta de se lever avec beaucoup de difficulté, mais lorsqu'il réussit, il pu contempler le visage de sa fille endormi pour l'éternité une dernière fois.

-Kalae était... Commença mon père se mordant les lèvres pour retenir ses sanglots tandis que ses yeux pleuraient ... Etait une jeune femme pleine de courage et d'ambition... Son sourire et son rire étaient une source de joie... Son sacrifice nous l'avons tous en mémoire. Elle ne saura pas ô combien nous avons pleurer sa disparition, et même si chacun d'entre nous n'avons pu lui dire adieu, dans son cœur elle savait que nous l'aimions...

-Elle non plus tu n'as pas pu la sauver... Murmura la petite Laïza a l'oreille de Nasso qui était resté face à cette scène, lui qui venait d'être plongé dans un univers qui n'était pas le sien, et qui ne voulait que son malheur.
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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Sam 12 Nov 2011 - 13:42

Sur les derniers mots de la maitresse de ses rêves, l'homme tomba à genoux, ses derniers devinrent immédiatement humide dû à une flaque d'eau en formation mélangé avec de la poussière mais cela, l'homme n'en avait que faire, persuadé d'avoir échoué à nouveau dans la protection d'une personne qui lui était chère, l'homme était dévasté. Il resta là, sous la pluie, alors que la foule se dispersée une fois la combustion bien entamée. Kalae, maitresse de l'eau et bien aimée du fils du feu s'en était allé. La famille de Kalae s'en était allé en posant un regard lourd sur le fils du feu, l'homme avait mené leur fille à la rencontre de la mort, il lui en voulait visiblement alors qu'il n'avait fait qu'essayer de les sauver eux, pourquoi ne comprenait-il pas? Pourquoi n'avait-il pas été assez fort?

" Je suis désolé Kalae! Tout est de ma faute, j'aurais du t'empêcher de m'accompagner. " chuchotait Nasso à plusieurs reprises.
" Tu peux l'être oui! Sans toi, elle serait encore en vie! Tu es faible Nasso, tu l'as toujours été. Je suis morte par ta faute, tu as été en prison parce que tu n'étais pas assez fort pour faire punir quelqu'un d'autre à ta place, Mina est morte sans que tu ne paies ta dette et maintenant Kalae, tu fais vraiment un maitre du feu pitoyable. Tu ne nous méritais pas Nasso et tu as à chaque fois tout raté! " Lui reprocha-t-elle alors que des images lui retraversé l'esprit de ces différentes époques.

L'homme qui pensait avoir obtenu sa rédemption au pôle nord se retrouvait de nouveau emplit de doutes et de tristesses face à tous ces échecs. Il serait à jamais hanté par les fantômes de son passé.

Suivirent à la suite de l'enterrement de la maitresse de l'eau, une longue période de pluie où l'homme était seul avec lui même dans sa chambre à observer les Terres Maldaurannes sous les averses, le renfermant davantage dans un cercle de torture morale. La petite fille l'avait abandonné elle aussi. Des souvenirs de l'affrontement contre Edhon Huang lui revenait, Kalae perdant connaissance et lui l'abandonnant pour reprendre le combat, était-elle morte là? Cela restait flou et pourtant la culpabilité le rongeait. Il reprit tant bien que mal par la suite ses activités de propriétaire de domaine, participant avec ses employés aux efforts sous les intempéries. Dans l'hiver qui suivit, son père affaiblit par l'âge fut atteint d'une violente fièvre qui l'emporta. Ce fut une tombe de plus devant laquelle le maitre du feu se retrouvait, engendrant de nouvelles questions dans l'esprit de l'homme désorienté par l'absence de ce père si sage: Était-il devenu le fils que son père attendait? Il tenta de répondre à cette question de manière positive en se consacrant corps et âme au domaine tentant de le rendre toujours plus compétitifs mais alors que le temps passait et que les récoltes furent fructueuse, l'homme en avait oublié sa mère qui rongeait par la tristesse, mourut de chagrin, d'être seul et de voir son fils devenir aveugle à ses sentiments et distant, deux années après celle de son mari.

" Quel fils indigne tu fais! Incapable de protéger le seul être qui t'aimait encore sur cette terre, le bien le plus précieux de ton père. Allons, pourquoi t'acharnes-tu, Nasso? " S'exclama la jeune fille en refaisant son apparition.
" SILENCE! " Hurla Nasso contre Laïza, la tristesse et les reproches que portaient déjà le maitre du feu avait fait de lui un homme incapable de recevoir davantage de reproches extérieurs.

Suite à ce nouveau décès, le domaine perdit de sa splendeur, le maitre du feu devenu totalement intolérant et autoritaire perdit petit à petit ses ouvriers et ses partenaires commerciaux. Les récoltes furent moins bonnes malgré des efforts toujours plus grand, il n'arrivait pas à compenser la baisse de ses effectifs et combattre en même temps des saisons déréglées. Le domaine Lumens que lui avait laissé son père se dirigeait de plus en plus vers la faillite, les troupeaux destinées au dressage ne se renouvelaient plus. Le fils Lumens accepta tant bien que mal, pour conserver le domaine en état, un mariage arrangé avec la veuve d'un vieux bourgeois. Le domaine étant la seule chose qu'il lui restait, il se refusait de le perdre et les taxes l'étranglaient jusqu'à ce mariage.

De ce mariage naquirent deux garçons, d'autres enfants mort-nés avaient précédés ces naissances et la petite Laïza ne s'était pas privé de se faire un malin plaisir d'accuser le fils du feu d'être un mauvais géniteur et qu'il n'avait que ce qu'il méritait: la mort et la désolation autour de lui.

Leurs enfants grandirent, peu perspicaces, ils se montraient des enfants médiocres dans toutes les matières et ne se distinguaient guère mieux physiquement alors que dans le même temps, la femme du maitre du feu ne cessait de le commander, lui un fier maitre du feu était devenu son larbin faute de quoi son domaine serait réquisitionné par l'état faute de paiement des impôts. Le maitre du feu acceptait son sort, c'était sa punition pour avoir était aussi faible et déçu sa famille et ses proches.

L'homme ne pratiquait plus sa maitrise depuis son mariage, sa femme lui demandant toujours plus entre deux engueulades, l'éducation des enfants semblaient la priorité de la femme qui n'avait eu aucun descendant avec son précédant mari qu'elle avait subit suite à un mariage arrangé pour enrichir sa famille d'origine. Ainsi Nasso tenta de remplacer les différents précepteurs toujours aussi incompétent mais lui même du se résoudre à l'idée que ses enfants étaient des ignares endurcis. Il convainc sa femme qu'à défaut d'en faire des hommes d'esprits, de les former au travail de la terre. Ceci fut l'élément déclencheur qui lui permit de retourner sur les traces de son passé, la demeure Lumens et ses terres abandonnées depuis dix ans à la broussailles. Sa femme investit d'immenses sommes pour la réhabilitation de ces terres alors que le maitre du feu initiait ses fils au travail manuel, tentant de leur inculquer l'art de la récolte. Tant qu'ils recevaient des consignes et étaient sous la surveillance de leur père, ils étaient de parfaits ouvriers, l'homme ayant réussi à les discipliner un minimum à l'autorité parentale.

Les enfants se montrèrent extrêmement grossiers avec les nouveaux ouvriers qui se plaignaient sans cesse auprès du maitre de domaine mais les enfants étaient intouchables, protéger par la main bienveillante de leur mère qui payait tous les salaires du domaine.

six années s'écoulèrent encore et les enfants abandonnèrent finalement les champs pour les montures et enchainaient bêtises sur bêtises dans la région. Face à ce nouvel échec, sa femme hurla contre le maitre du feu qui avaient plus de la soixantaine à présent, elle avait dépensé des sommes folles pour avoir des enfants toujours aussi inutiles bien que les voir aussi joyeux la comblaient de plaisir. Elle décida qu'il était temps de quitter à nouveau le domaine et alors que la maison était à trois kilomètres du convoi de déménagement le maitre du feu entendit retentirent une explosion, la maison Lumens était en flammes et déjà à moitié soufflée, les récoltes ne tarderaient pas elles aussi à être en proie aux flammes et réduiraient à l'état de cendre tout le domaine.

" Qu'est-ce que...? " S'exclama Nasso.
" J'ai déjà perdu trop d'argent avec ce domaine miteux! Voilà votre punition pour votre échec mon époux! " S'exclama sa femme. " À présent reprenons, si vous souhaitez dormir au chaud ce soir, nous ne devons pas tarder! "
" Rahhhhhhhhh je vous hais! " Hurla le fils du feu qui dans son excès de rage démoli le carrosse dans lequel il se déplaçait avec son épouse et ses deux enfants.

Les occupants furent légèrement blessés et observèrent le maitre du feu quitter le convoi pour se diriger à pied au pas de course vers la demeure en flamme. Cela ne leur fit ni chaud ni froid, la femme se contentait de ses enfants et vis versa, le convoi reprit sa marche à cadence élevée.

" Tu n'y arriveras pas Nasso, il est déjà trop tard! " S'exclama la petite fille qui courait à ses côtés.

Le maitre du feu qui n'avait pas réellement pratiqué sa maitrise depuis presque vingt ans s'en aller avec l'intention d'arrêter un véritable brasier avec cette dernière. Sa course en direction de la maison était bien loin de sa célérité de la trentaine mais qu'importe ce qu'il advenait, il devait sauver tout ce qu'il restait de sa famille.

************************************************************

Le combat faisait rage entre le propriétaire de la demeure Huang et de la descendante mi fille du feu mi fille de l'eau. La maitresse tentait tant bien qu'elle pouvait de rejoindre le fils du feu tout en ne subissant aucun dommage supplémentaire, sa blessure dans le dos, elle l'avait soigné en vitesse grâce à sa maitrise mais elle restait faible. Ses soins laissaient malgré tout une coupure dans l’emblème familiale à jamais divisé en deux.

" Nasso réveille-toi! J'ai besoin de toi! " S'exclama Kalae qui était encore à quelques mètres du fils du feu.

Rien à faire, le fils du feu restait plongé dans son sommeil qui durait déjà depuis dix minutes, peut-être qui si elle arrivait jusqu'à lui elle pourrait atténuer les effets de la toxine lui permettant de sortir de cet affreux cauchemar mais encore lui faudrait-il qu'Edhon Huang la laisse s'en approcher et suffisamment de temps pour agir.

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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Dim 13 Nov 2011 - 11:31

Encore trop loin du maître du feu il était impossible de venir à son secours. Edhon Huang chargea dans un cri de guerre en brandissant ses poing enflammés tandis que je fonçais également tête baissée dans sa direction. Le choc fut brutal, nos deux corps se heurtèrent violemment en même temps que ses poing venaient frapper sur mes bras réduisant en cendre les petites manches rouges qui jusque là couvraient ma peau.
Contrattaquant avec une série de coup de poing rapide, ce fut le tour du maître des lieux d'esquiver les attaques de son adversaire. Lorsqu'il fit un mouvement de bras pour tenter de stopper l'une de mes attaque, la seringue qui contenait le poison dont Nasso avait été victime roula au sol dans un bruit fragile.

Tout deux attirés par ce petit bruit, la seringue vide roula jusqu'au pied du mur. Seulement Edhon Huang réalisa une faute grave, instinctivement, son regard se posa sur un sablier disposer sur le rebord d'une cheminée. L'homme sembla porter une attention toute particulière au temps qui passait. Pourquoi?
Tournant alors mon regard sur le sable qui s'écoulait tout s'éclaircit rapidement, Les effets de la drogue était temporaire, mon oncle lui même l'avait préciser, et a en croire l'écoulement du sablier qui touchait presque à sa fin, Nasso pourrait bientôt sortir du cauchemar.

Edhon Huang devait agir, si Nasso se réveillait, cela lui ferrai un ennemi de plus, autant l'achever maintenant, une menace de moins serait ainsi facilement éliminée. Mon ennemi abandonna donc soudainement le combat et me contourna au pas de course pour foncer sur le corps de Nasso dans le but d'en terminer.

-Non! NON! Hurlais-je en apercevant mon ennemi prêt a se jeter sur le corps de l'homme à terre.

Saisissant la lance de glace comme un javelo elle fut lancer avec toutes les forces qui me restait. Un craquement dans mon épaule retentit lorsque le lancé avait été fait. Le pic de glace traversa la salle à grande allure en tournoyant dans les airs avant de venir se planter dans le dos de mon ennemi.

-RAAAAHHHH!! Hurla de douleur mon oncle en se penchant sa tête en arrière alors qu'il était à mi chemin de son but.

L'homme put constater que la lance glacée avait traversée son armure et s'était planté dans son corps. Ce fut désormais son sang qui vint tacher le sol de sa demeure. Le sang bleu des Huang coulait à nouveau sur le carrelage brisé, le sang d'un meurtrier et d'un traitre.

Edhon Huang recula de quelques pas en apposant ses mains autour de la glace qui sortait de son corps. Une certaine panique vint d'abord l'envahir, comment était-ce possible? Il tenta de retirer l'arme de son buste, mais à peine apposait-il une main sur la glace que la douleur était insupportable.
Profitant de ce moment de stupeur de la part de mon ennemi maintenant gravement blessé, je me mit à courir en direction du maître du feu pour qui mon cœur brûlait d'amour.

-Nasso! Nasso! Tu m'entends? Demandais-je de manière inquiète en prenant son visage endormit entre mes mains. Mon amour, répond! Réveil toi!

Le maître du feu ne répondit pas. Endormit suite a cette injection, sa respiration était saccadée, son coeur battait à une vitesse folle dans sa poitrine, et son teint anormalement pâle, extérieurement il semblait presque mort.

Nasso!! NASSO!! répétais-je en implorant son retour.

*********************************************

Inconscient, perdu dans son voyage temporel où son destin n'était que tristesse, échec et déception, Nasso avait vu des années s'écouler, années qu'il avait finit par prendre pour la réalité.

Le maître du feu faisait désormais face au grand brasier qui détruisait sa demeure familiale, ayant laisser son épouse qu'il n'avait jamais aimer derrière lui et ses deux enfants incapables et capricieux.

La chaleur du feu lui sembla familière et pourtant si lointaine. Durant presque trente ans il avait délaisser sa maîtrise, pendant presque trente ans, l'homme l'avait abandonné pour répondre aux exigences de son épouse qui ne le remerciait que par des reproches récurrents après avoir perdu le goût de la vie suite aux nombreux décès qui se suivirent dans son entourage. Aussi lorsqu'il tendit ses mains vers le brasier pour tenter de le maîtriser et l'éteindre, malgré toute sa volonté rien ne se passa.

Combattre ainsi l'élément, se retrouver dans une situation si périlleuse lui rappela sa jeunesse, le temps ou il vivait d'incroyables aventures en compagnie de divers compagnons ou de la seule femme qu'il avait véritablement aimé. L'homme tenta de puiser dans ses souvenirs, de se concentrer pour retrouver son pouvoir enterré.
L'homme du se souvenir de quelques exercice de respiration, et au plus il respirait grandement et calmement, au plus une chaleur installait dans son cœur.

-Cela ne sert à rien Nasso. Commenta Laïza qui rejoint son vieil ami.

Le maître du feu ignora la remarque de la petite fille qui malgré les trente années passées avait gardée son apparence enfantine. L'homme avait finit par apprendre a vivre avec, pensant finalement qu'elle n'était que dans son esprit, qu'il était hanté par les fantômes de son passé.

-Ta Maîtrise à finir par mourir, tout comme tout ce que tu as pu toucher.
-Tais-toi! Ordonna Nasso en tentant toujours de se concentrer.
-Ta demeure brûlera.
-TAIS-TOI! Hurla t-il en se retournant vers l'enfant.

La petite fille sursauta et recula d'un pas. Pour la première fois depuis trente ans, Nasso semblait vouloir se ressaisir lui qui avait jusqu'à maintenant accepter son destin comme une punition.
Quelques poutres de la grande maison Lumens s'effondrèrent lourdement devant les yeux du maître du feu qui tenta alors de nouveau d'arrêter le gigantesque brasier.

(Musique proposée: http://www.youtube.com/watch?v=im5CIpMFo4Q&feature=related )

Nasso!! NASSO!! Entendit-t-il comme un écho dans les airs.

L'homme fut déconcentré par cette voix qui l'envahit soudainement. *Non... c'est impossible.... * Cette voix le maître du feu semblait l'avoir déjà entendu, il y a maintenant longtemps de cela. Elle lui évoqua de la douceur et son bonheur passé qu'il avait finit par oublier. Pourquoi était-elle si triste et dégageait une telle émotion? D'où pouvait-elle venir?

-J'ai besoin de toi... Reviens vers moi... Continua la triste voix féminine.

Le maître du feu releva les yeux, et dans la fumée provoquée par le brasier qu'il n'avait pas réussit à éteindre, il cru apercevoir des formes apparaître. Doucement un visage sembla se dessiner, le visage d'une femme au long cheveux animés par cette fumée nébuleuse. Ses yeux aux longs cils se posèrent sur l'homme au sol. Progressivement la visage devint de plus en plus net tandis que le visage de Nasso se décomposait de stupeur. Kalae, la femme qu'il avait enterré trente ans auparavant et donc il avait été éprit apparaissait devant lui. s'agissait-il d'une hallucination? D'une manifestation de l'au delà?

Doucement les effets de la drogue s'affaiblissait, mélangeant de manière troublante des éléments de la véritable vie à son cauchemar pourtant si réaliste.

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Nasso
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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Lun 14 Nov 2011 - 19:29

Ce visage, cette voix, l'homme âgé qu'étais devenu Nasso n'avait jamais imaginé pou voir en être un jour à nouveau témoin. Était-ce une hallucination ou bien l'ange de la mort qui se présentait à lui pour lui promettre que son tour viendrait sous peu? Une main de l'entité de fumée se présenta en face du maitre du feu, elle semblait l'appeler à elle, il ne lui restait plus qu'à la saisir pour sortir de ce terrible cauchemar...

Dans le doute, l'homme ne savait que faire, sa main se déplaça comme si une lourde charge était accrochée à son poignée, quelques centimètres à présent séparait les deux mains lorsqu'il la déplaça vivement séparant la main de l'entité du reste du corps de la femme qui le regardait triste. Non, le maitre du feu n'allait pas à nouveau céder à la facilité, il devait sauver la demeure familiale et c'est sans un mot qu'il transperça l'entité, une larme à l’œil fonçant dans ce qu'il comprenait être une mission suicidaire.

L'intérieur de la maison avait perdu toute sa splendeur après l'explosion certaines parties de l'étage et du toit s'étaient invités au rez-de-chaussé alors que la fumée et les flammes semblaient avoir conquis la totalité de l'immense propriété, fierté des Lumens depuis plusieurs générations. Respirer était difficile, l'air était brûlant, la vision limitée sans compter le cœur du maitre du feu qui s'affolait suite à sa course effréné alors qu'il n'avait plus pratiquer d'exercice depuis bien des années et qui avait été chamboulé par sa vison. Le maitre du feu, tenant à peine sur ses deux jambes dans un certain tremblement non pas provoqué par la peur mais par l'accumulation de ces conditions, tenta de se rappeler au mieux comment il agissait par le passé.

" Abandonnes! Fuis comme tu l'as toujours fait. Tu n'en es pas capable. " S'exclama la petite fille qui le suivait partout et qui semblait n'avoir aucune des difficultés du vieil homme.
" J'ai toujours su au fond de moi! " Lui dit le fils du feu.
" Quoi?! " L'homme effectua deux trois mouvements, le feu acceptait toujours de répondre à ses ordres, l'élément à la volonté propre se pliait à ses commandements pour se détacher du mur pour foncer sur la petite Laïza, tout du moins son icône.
" Tu n'es pas elle. " Continua-t-il alors qu'elle était à présent allongé au sol recouverte de flammes.

La jeune fille semblait à présent inconsciente mais les flammes qui la recouvrait semblait refuser de la consommer, elle rouvrit soudainement les yeux alors que toutes les flammes qui la recouvraient se retrouver à présent tout le long du corps du fils du feu, ces dernières brûlaient le fils du feu dans la plus grande douleur.

" Non! Je suis toi! " Rétorqua-t-elle un sourire machiavélique ornant son visage autrefois angélique.

*********************************************

" Nasso! " Continuait d'appeler la maitresse de l'eau alors qu'aux yeux du maitre du feu, il s'était écoulé plusieurs minutes pour la maitresse de l'eau seulement quelques secondes avaient séparé ses dernières paroles.

Une fièvre soudaine gagnait son bien aimé, elle qui tenait son visage entre les mains ne pouvait que s'en apercevoir.

" Mon dieu, tu es bouillant! " S'exclama-t-elle en apposant de l'eau sur le front du fils du feu en espérant le soulager.
" Une fièvre? Ça n'était encore jamais arrivé." Dit-il de façon à inquiéter la jeune femme alors qu'il souffrait de martyre "Ton regard désespéré me satisfait au plus haut point Kalae, il n'y a que tes larmes qui pourraient m'abreuver davantage en plaisir. ".
" Je vais vous tuer! " Dit-elle à son ennemi.
" Qu'est-ce que tu crois, Kalae? Tu n'es pas comme moi, tu n'es pas une vraie Huang. Tu aurais fait un cadeau à ma famille en ne venant jamais au monde et c'est bien ce que je compte corriger. " Dit-il après avoir attrapé une petite sonnette cachée jusque là dans son armure qu'il fit retentir.

*********************************************

Le maitre du feu voyait et ressentait sa chair se consumait, son corps en ébullition le faisait souffrir de partout une goutte d'eau parvint à traverser les flammes pour tomber sur son corps déjà bien dévorer par l'élément dont il était le maitre. D'autres suivirent s’immisçant par une fuite dans le plafond provoquée par l'explosion, les flammes qui le recouvraient s'évanouir, la petite fille était dans l'incompréhension totale, elle même trempée, elle assistait à l'extinction de la demeure. Rapidement, l'homme dont les yeux avait été gravement endommagée tout comme les restes de ses tissus recouvrit la vu puis le reste de son corps se soignant à une vitesse accélérée, lui rendant sa jeunesse d'autrefois par la même occasion. La pluie s'arrêtait alors que les murs de la demeure retrouvait à leur tour toute leur splendeur, la scène était surréaliste, tout retrouvait sa place comme dans son enfance, sa mère, son père, sa sœur, ses proches, tous revenaient dans le hall en face de lui alors qu'une jeune femme, aux formes si familières lui tournait encore le dos.

" Ka...Kalae! " Hésita-t-il alors qu'il se rapprochait de son aimée et de toutes les personnes qui l'avaient soutenu dans sa vie.

Il retourna la jeune femme de la force de ses bras et s'en chercher à comprendre, l'embrassa ne lui laissant aucune chance de prononcer le moindre mot.
Un bruit de clochette résonna alors tout autour de lui sans qu'il n'en détermine la provenance trop occupé à embrasser sa tendre aimée.

*********************************************

" Qu'est-ce..? " Commença à demander Kalae à son opposant avant de s'interrompre lorsqu'elle sentit le contact des lèvres de son aimé se poser sur les siennes alors qu'il s'était redressé vivement après s'être extirpé de son cauchemar.
" Je t'aime Kalae! " S'exprima le fils du feu à peine eut-il terminer de l'embrasser.
" Seigneur Huang, vous nous avez demandé? " Demanda un homme de la garde personnelle de l'amiral Huang qui était à la tête d'une dizaine d'autres hommes sur-armés.
" Éliminez-les! " Dit le maitre des lieux très amochés.

Kalae et Nasso se redressèrent faisant à présent face à leurs nouveaux ennemis qu'avaient fait demander l'oncle de la belle. Ainsi avait-il l'occasion à chaque instant de les faire intervenir et avait eu la prétention de n'en avoir nullement besoin. C'était alors qu'il était dans la plus grande détresse qu'il faisait finalement appel à eux.

" Non! " Rétorqua l'homme de confiance de l'amiral.
" NON? Vous dîtes NON à Edhon Huang! " S'insurgea le maitre du feu noble.
" C'est cela. Avec les hommes, on s'est dit que puisque vous nous avez toujours tenu en otage par notre famille et bien que si un jour nous vous retrouvions sur le trépas, nous... " s'arrêta l'homme.
" Vous...? quoi?! Dépêchez-vous de les tuer ou je vous promets à tous une punition des plus inimaginables! " Menaça Edhon Huang.

Le chef de l'armée rapprochée de l'amiral Huang décocha son épée et alors qu'il s'apprêtait à attenter à la vie de son maitre, il fut foudroyer sur place parce dernier plus rapide. L'attaque propulsa l'homme à travers ceux qui suivaient le mouvement de révolte, il était visiblement mort lorsque ces derniers déplacèrent son corps pour se dégager et ne pas être une cible facile.

" Savez-vous qui je suis? Je suis EDHON HUANG! " Hurla-t-il haut et fort dans une frénésie totale tout en se relevant par la seule volonté de sa haine, il trouvait la force nécessaire pour tuer et pour continuer toujours plus dans on arrogance. " Non! Personne ne me tueras! Ce soir, je deviendrai le Huang le plus puissant de tous les temps! "

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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Mar 15 Nov 2011 - 18:56

Nasso était enfin sortit de sa léthargie. Malgré toutes ses années écoulées et son long chemin à travers le temps, le maître du feu ne montrait aucunement son air troublé. Il s'était redressé doucement alors que je le maintenais par le bras, ne souhaitant que l'aider dans sa remise sur pied, inquiète pour son état et si heureuse de le revoir parmi nous.

Edhon Huang s'était refusé à ôter le pic de glace qui transperçait son corps par peur de se vider de son sang. Voilà maintenant qu'il était debout et annonçait sa future victoire en jubilant, animé par une frénésie et une folie meurtrière. Ses cheveux noirs et sa coiffure avaient perdu de sa forme, de nombreuses mèches collaient maintenant son visage salit et un regard presque animal apparaissait sur son visage.

-Oui le meilleur!! Repetat-il en crispant ses doigts.

La folie qui avait gagner mon oncle était terrifiante, tous les regards se portèrent sur lui et sur le pauvre malheureux qui avait été le porte parole de ses amis eux même au service des Huangs. Ces hommes ne servait mon oncle non pas par conviction ou idéologie ou encore pour l'argent non, ils avaient été forcés, leur famille retenu en otage surement dans les cellules de la demeure. Ils n'étaient eux aussi que des victimes, des hommes prêt a mourir pour sauver la vie d'un être cher, après tout, cette mort leur semblait être la plus belle.

Le rire machiavélique d'Edhon Huang s'arrêta lorsqu'une toux violente vient s'abattre sur lui. Du sang coula alors de ses lèvres mais bien qu'il se savait gravement blesser il n'en fit aucun commentaire, il se contenta de s'essuyer du revers de sa manche avant de poser son regard sur ses sbires.

-Achevez-les! C'est un ordre!
-Nous sommes au services de la Famille Huang. Répondit l'un sur un ton calme et serein. Nous acceptons de nous prosterner aux pieds des Huang et d'offrir nos services, mais il ne s'agira pas des vôtres cette fois ci.
-Comment?!

Le maître de la demeure écarquilla les yeux de surprise lorsqu'il aperçu ses esclaves s'incliner respectueusement devant Nasso et moi. Un genou à terre et regard vers le bas voilà qu'une vingtaine d'homme nous faisait face, voyant en nous leur libération, la fin de leur vie de prisonnier, désireux de retrouver leur liberté ils se donnaient à nous.

-Mademoiselle Huang, maîtresse, nous vous obéirons.

Presque gênés Nasso et moi avions échanger un regard surprit, le retournement de situation était imprévu et presque impensable. Mais avant même que nous puissions faire le moindre commentaire ce fut mon oncle qui prit les devant, fou de rage devant la situation qu'il ne contrôlait plus.

-SUFFIT ce n'est pas une Huang! c'est une sang-mêlé, une ennemie! JE suis votre maître!

Il envoya un jet de flamme au pied des esclaves pour les faire se relever précipitamment. Certain reculèrent en poussant un cri de surprise ou de douleur lorsque la flamme était venu caresser leur peau. Face a cette nouvelle attaque Nasso intervint rapidement faisant barage au puissant jet de flamme pour éviter qu'il ne blesser d'autres hommes.

-Partez! Ordonnais-je en leur faisant un signe de main.
-Pouvons nous faire quelque chose? Demanda l'un qui ne voulait pas voir Edhon Huang remporter la victoire.
-Je ne vous demanderez qu'une seule chose, descendez dans les cellules et débarrassez vous des gardes, libérez les prisonniers, vos famille et la mienne doivent s'y trouver, une fois réunit, partez. Soyez libre.

L'homme afficha une expression indescriptible, subtile mélange entre l’émotion et la joie.

-Merci. répondit-il d'une petite voix avant de disparaitre en courant avec ses amis.

La salle ne comptait désormais plus que trois personnes: Nasso, Mon oncle et moi-même. L'amiral avait perdu ses secours et se savait maintenant dans une posisiton délicate. Face a Nasso qui avait reprit de la fougue et de la colère pour son ennemi le jet de flamme d'Edhon Huang perdit peut à peut du terrain. Oui l'amiral faiblissait contre celui qu'il avait oser insulter, un maître du feu courageux et talentueux.
Nasso en profita pour se rapprocher de son ennemi qui finit par faire disparaitre ses flammes ne pouvant lutter d'avantage, trop affaiblit. L'homme qui hantait mon cœur était maintenant à une distance assez proche de son ennemi pour saisir mon oncle par le col de sa veste rouge qui dépassait de son armure cabossée. Tandis que la lame du katana que j'avais ramasser au sol alla se placer sous la gorge du maître des lieux désormais a deux doigts de la mort.
Nasso le maintenait, je n'avais plus qu'une geste, un seul a effectuer pour mettre fin à la vie d'Edhon Huang et venger tout ceux que j'avais perdu. Lui trancher la gorge paraissait simple et a de nombreuses reprises je l'avais souhaiter, pourquoi alors mon bras s'était stopper? La lame du katana carreser la peau de son cou mais l'égratigner, face a une telle immobilité Nasso apposa son regard sur moi.

-Tue-le Kalae! Lança-t-il pour me ressaisir.

A de nombreuses reprises la mort avait marcher à mes cotés, à de nombreuses reprises nous l'avions aperçut et avions du avoir affaire à elle lorsque la situation exigeait de se défendre. Mais jamais encore elle m'avait accompagner pour tuer délibérément. Jamais elle ne m'avait pousser à venir jusque devant ma proie, jamais encore elle ne m'avait pousser à devenir une chasseuse.
Beaucoup de sang avait couler sur mes mains; mais pas en tant qu'assassin.

-La petite fille faiblit... Se moqua mon oncle en restant droit, tenant à garder sa fierté malgré tout.

le bruit de la lame retentit sèchement lorsqu'elle découpa sa chair. Suivant la prolongation de mon bras, une giclée de sang vint tacher le mur sous forme de trainée. Tâcher du sang qui était sortit de la plaie de son ennemi, Nasso lâcha doucement le col par lequel il maintenait Edhon Huang. Mon oncle tenta d'apposer sa main sur sa gorge blessée, très vite, l'air vint a lui manquer, ne pouvant plus respirer. Doucement son sang se déversait sur le sol et venait à nos pied salissant nos chaussures. Il tomba à terre lourdement, le regard figé sur nous. Edhon Huang venait de mourir.

Le katana tomba au sol quelques secondes après. La silence avait envahit la salle comme pour marquer cet instant tant attendu. Nasso apposa doucement son regard émeraude sur moi tandis que je n'avais relâcher mon oncle du regard, puis, lorsqu'il vint croiser celui du maître du feu un étrange sourire soulagé s'afficha discrètement avant que je ne vienne me lover dans ses bras cherchant à retrouver un peu de douceur après tant de violence. Nous avions réussis, Edhon Huang avait été tuer et Nasso était sortit indemne de son hallucination.
Ne restait plus qu'a rejoindre les anciens esclaves, désormais hommes libres qui avaient eu la gentillesse de se placer du coté de celui et celle qu'il considérait digne de servir...

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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Mer 16 Nov 2011 - 18:46

La confrontation avec l'oncle de Kalae avait été un duel contre un titan, le stratège et arrogant maitre du feu avait été défait malgré sa puissance. De ce combat, Kalae et Nasso en ressortaient couvert de bleus, d'écorchures, quelques signes de brûlures et une cicatrice scindant en deux le symbole des Huang pour le cas de la maitresse de l'eau. Qu'importait les petites blessures, douleurs, l'amour qui unissait les êtres des éléments opposés ne cherchaient davantage que la chaleur et l'étreinte de l'autre.

Alors que l'étreinte s'achevait, Nasso demanda à la demoiselle de ne pas regarder pendant que le fils du feu, après avoir ôter l'armure, réduisait son oncle à l'état de cendre. La vision d'un homme se faisant dévorer par les flammes n'étant pas un spectacle appréciable au regard, déjà que l'odeur qui s'en dégageait était immonde. Cela prit plusieurs longues minutes pour faire disparaitre le corps, le sol pavé de marbre avait peu souffert de la fournaise mais des traces noires dues à la combustion régnaient sur le mur et le plafond.

L'homme qui avait sombré dans le pire cauchemar qu'il n'avait fait été à présent bien de retour, il faut dire qu'à son réveil, il avait malgré le temps écoulé dans son rêve, compris qu'il était de retour dans la réalité, le temps qui s'était écoulé dans son rêve avait peu à peu disparu pour ne garder qu'en mémoire les grands axes de cette obscure hallucination.

Kalae accompagné de celui qu'elle aimait quittait à présent la salle dans un état chaotique, même si le corps d'Edhon Huang ne serait pas retrouvé, nul doute que sa mort ne serait pas un mystère aux yeux d'hypothétiques enquêteurs mais qu'importait, comment remonteraient-ils jusqu'à eux, il semblait évident qu'Edhon Huang n'aurait laissé aucunes traces de ces méfaits et victimes, donc aucunes traces de Kalae ou du maitre du feu...

La maison était déserte, les deux amoureux descendirent doucement l'escalier par le passé monté à la hâte et empruntèrent le chemin par lequel la famille de la maitresse de l'eau avait été emporté par les mercenaires, espérant l'y retrouver, saine et sauve. Ils durent pour cela descendre un escalier en colimaçon et assez exigu avant de tomber dans des sous-sols de la maison sombres et lugubres éclairés par des torches parsemées ci et là.

Un homme, un garde qui s'était rallié au côté de l'héritière Huang, dernière représentante de la famille noble la plus influente du dernier siècle les y attendait, la famille de Kalae avait été libérée des mains des mercenaires mais cette dernière méfiante avait demandé à voir Kalae avant de les suivre vers la surface. En arrivant dans la salle où sa famille avait été faîtes captives quelques semaines, Kalae et Nasso pouvaient apercevoir au sol quelques cadavres de mercenaires et fier soldat, ainsi que quelques mercenaires qui avaient déposé les armes et étaient à présent les captifs des hommes fidèles aux Huang.

" Mademoiselle! " S'exclama le nouveau chef de troupe en s'agenouillant suivi par les autres hommes.

La maitresse de l'eau était gênée de la réaction de ces hommes, elle qui avait pour habitude d'une armée du feu connue pour son racisme bien qu'elle l'avait côtoyé et apprécié lors d'une précédente mission en collaboration avec Nasso pour l'escorte d'un prisonnier des plus dangereux.

" Ka..Kalae! " S'exclama la mère libre et en sanglot de Kalae avant de se jeter autour du cou de sa fille bien-aimée.

Les deux frères s'ajoutèrent à leur mère autour de Kalae qui ne put s'empêcher de déverser quelques larmes de joie face à ses retrouvailles qu'elle avait tant espéré et redouté, elle qui avait imaginé que les membres de sa famille puissent lui en vouloir d'être la cause de leur captivité mais il n'était rien de cela bien que le destin de son père, qu'elle avait abandonné, pour rejoindre les terres du feu, gravement blessé restait incertain.

Nasso avec un œil au beurre noir souriait en contemplant ces retrouvailles et fit signe aux hommes à genoux de se libérer avant de dire au nom de la maitresse de l'eau qu'ils pouvaient rejoindre leur famille.

" Sir, nous allons vous faire sortir de l'île en toute sécurité avant toute chose. Les gardes à l'extérieur avaient pour consigne d'y rester quoi qu'ils adviennent mais ils sont toujours fidèles à l'homme qui a normalement autorité sur eux, le seigneur Huang, nous allons vous escorter jusqu'aux navires en tant que "prisonniers", de là, vous irez où bon vous semble. Nos familles sont sur l'île voisine, chez nous, à présent mort, l'amiral ne pourra plus envoyer d'hommes s'en prendre à nos familles. " dit-il avant de recevoir l'accord d'un hochement de tête du maitre du feu.

" Mais...c'est le vieux maitre du feu que tu nous avais ramené Kalae! " S'exclama d'un coup l'un de ses deux frères qui n'avait pas pu l'apercevoir plus tôt gêner par ses rétenteurs et jusque là focaliser sur sa petite sœur adoptive. " Il est plutôt amoché. "

Le maitre du feu démentit d'un geste de la tête et par un soupir.

" Tuko, Luca, Maman, c'est grâce à Nasso que vous êtes libre, lorsqu'il a apprit pour la maison en flammes, il a tout de suite proposé son aide et sans lui, rien aurait été possible. "
" La maison, ton père!? " Dit ça mère ne pensant à présent qu'à une chose en savoir plus sur l'état de son bien-aimé, même si au fond elle, elle était reconnaissante au fils du feu, ses pensées allaient tous en direction de lui depuis plusieurs semaines et l'attente était insupportable.

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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Ven 18 Nov 2011 - 18:28

L’accident de mon père me revint brutalement en mémoire. Voilà plusieurs semaines que je l’avais abandonné pour voler au secours des autres membres de ma famille jusqu’ici captive.Ma mère réussit à lire une inquiétude sur mon visage, aussi comprit-elle rapidement que quelque chose lui était arrivé.

-Il … est mort ? Demanda-t-elle effrayée alors que ses jambes flageolaient.
-Non, non rassure toi maman. Avais-je répondu en posant ma main sur son épaule pour la calmer. Enfin, il à été blessé, très blessé…
-Il faut rentrer à la maison. Nous avons été trop longtemps séparés ! Je veux le voir.

Ma mère fit un pas en avant et nous dépassa déjà prête à rejoindre la surface. Mes deux frères regardèrent leur mère partir avant d’apposer un triste regard sur moi, ils savaient la gravité de la situation et avaient sentit que je ne voulais pas inquiéter ma mère et l’angoisser pour le reste du voyage. Eux aussi étaient désireux de retrouver les terres de glace, cachant malgré toute leur peur qui envahissaient peu à peu leur cœur, la peur de devoir faire face à la mort.

Luca et Tuko se posèrent devant Nasso avant de lui serrer amicalement et chaleureusement la main. Il n’y avait pas de mots pour exprimer les remerciements qui s’échangeaient. Les deux chasseurs de la tribu de l’eau devaient sûrement leurs vies à leur petite sœur et au maître du feu qui m’avait accompagné à nouveau et qui avait été d’une aide précieuse, encore une fois.

Guidés par les anciens esclaves, nous passâmes par un sentier sous terrain qui avait été révélé par une entrée secrète au fond de la salle de réception en plein cœur de la demeure. La marche ne prit qu’une petite dizaine de minute avant de rejoindre la surface, bien loin des murailles Huang, devant le port principal de cette petite île.

-Vous voilà en sécurité mademoiselle ! Confirma le leader du groupe en positionnant son poing serré sur sa poitrine, comme une mission qu’il venait d’accomplir. Si vous revenez, n’hésitez pas à nous appeler, vous nous avez aidé, nous vous sommes dévoués.
-Merci. Avais-je répondu d’un sourire touché.

L’homme répondit par un sourire amical avant de se placer devant Nasso calmement.

-Monsieur Lumens. Dit-il en s’inclinant respectueusement avant de se redresser.

Lorsque l’homme se retira suivit de ses compagnons, nous nous retrouvâmes entre nous sur ce quai particulièrement calme. Depuis leur enlèvement ma famille avait posé de nombreuses questions tentant de trouver une raison à cette agression, eux qui n’avaient été que des artisans sans histoires vivant de leir pêche et de leur ventes. Ils finirent par apprendre que ‘avais été la raison de leur ennuis, que la petite fille qu’ils avaient élevés et vu devenu femme cachait en elle un lourd fardeau.
Mais pour autant leur amour et leur confiance ne s’en était allée. Je restais pour eux celle qui j’avais été et celle qu’ils avaient aimés.

Ma mère expliqua tout ceci calmement, ses yeux étaient doux et sa voix rassurante. Apprendre q’ils ne garderaient pas envers moi de la rancœur soulagea mon cœur accablé de culpabilité. Au contraire, ils étaient fiers et heureux de ce que j’avais pu faire pour eux.

Elle ne manqua pas aussi de noter la précieuse présence de Nasso et finit par le serrer dans ses bras. L’homme fut surprit de voir ce petit corps pas plus haut que le miens se coller à lui. Timidement il passa ses mains dans son dos. Nasso avait toujours été aimé par ma famille qui voyait en lui un homme sûr de lui et digne de confiance.

Nous nous dirigeâmes vers un quai où un navire qui ravitaillait l’île débarquait des produits de la mer du Nord.
Ces hommes allaient pêcher ses poissons tant demandés par les férus de produits de la mer, dans les eaux glacées. Faisant de nombreuses haltes aux grands ports de la tribu de l’eau lorsque les marins souhaitaient toucher terre.

Nasso décida de nous accompagner jusqu’au pôle Nord. Malgré son absence lors de l’accident de mon père il souhaitait prendre de ses nouvelles et être à nos cotés en ces retrouvailles incertaines.
Après tout, même si personne n’était au courant des liens qui nous unissaient Nasso et moi, le maître du feu faisait partit de la famille.

Les marins nous acceptèrent à bord contre une petite compensation financière. Ce ne fut pas Nasso qui paya le voyage cette fois-ci, mes deux frères insistèrent pour payer le voyage, eux qui avaient en leur possession quelques vieux vils au fond de leur poche.

-C’est à nous de payer ! Insista Luca en mettant sa main dans sa poche. Deux semaines en compagnie de Kalae n’a pas du plaire à ta bourse ! Blagua-t-il.
-Que dis-tu ?! Je suis parfaitement raisonnable !
-Ouais… C’est ce qu’elles disent toutes ! Commenta Tuko, le plus âgé, un sourire amusé sur son visage.

Nasso afficha un discret rictus sur ses lèvres, il retrouvait bien là les deux farceurs de la troupe. Lorsque nous montâmes à bord les hommes nous dévisagèrent étrangement, voilà que des personnes blessées et aux vêtements abimés montaient sur leur navire. Qui pouvaient être ces étrangers ?

Le navire ne tarda pas à quitter le port et une cabine fut attribuée à chacun des membres du groupe.
Ne souhaitant pas attirer l’attention sur nous durant le voyage, nous qui n’avions encore rien annoncé à personne, nous avions décidé de nous voir discrètement et de nous rejoindre le soir venu pour partager la soirée ensemble.

A peine venions nous de quitter le port que déjà les hommes étaient montés dans les cordages du navire à voile tandis que le ciel se couchait doucement.
La petite île sur laquelle le combat sanglant s’était déroulé s’éloignait progressivement. Cote à cote la main de Nasso frôlait la mienne jusqu’à ce qu’il me la saisisse tendrement. Personne ne fut témoin de son attention, si ce n’est Tuko qui était légèrement en retrait et qui de derrière pu apercevoir de geste qui lui suscita de nombreuses questions. Puis il afficha un sourire malicieux lorsqu’il comprit le jeu des deux amants qui se cachaient encore.

Lorsque l’île fut effacée de l’horizon, ma mère partit se reposer dans sa cabine suivit de mes frères qui se posèrent dans leur compartiments. Ayant quelques égratignures, le maître du feu me laissa les rejoindre pour que je me charge rapidement de leur cas lui qui semblait pourtant en avoir le plus besoin. Mais l’homme insista, après les épreuves qu’avaient subit les prisonniers, il fallait les soigner.

Je disparu alors et Nasso s’en retourna à sa cabine. Une fois arrivé, Il ôta sa chemise déchirée et la posa sur son lit. Maintenant torse nu, il alla se poser devant le miroir pour inspecter ses blessures.
Une bassine d’eau avait été mise a disposition dans chacune des cabine. Le maître de l’élément vivant déchira un morceau de son ancienne chemise aujourd’hui en lambeau puis il l’humidifia afin d’essuyer ses plaies. Son corps était couvert de blessures et le contact du tissu froid sur celles-ci était désagréable. Il commença à se soigner autant qu’il le pu avec les pauvres moyens mit à sa disposition.

Il se stoppa et releva la tête intrigué lorsqu’il entendit le verrou de sa porte s’ouvrir.

-Kalae ? S’exclama-t-il surprit de me voir dans l’encablure de sa porte si tôt. Tu ne devais pas soigner tes frères et ta mère ?
-Leur blessures n’étaient que superficielles, ce fut rapide. Et puis, je m’inquiétais pour toi. Avouais-je en me rapprochant. Tu t’es sacrément battu.
-Ne t’en fais pas. Rassura l’homme au torse découvert.
-Laisse-moi voir ça. Murmurais-je gentiment en m’approchant.

Avec une extrême douceur mes mains virent se poser sur son corps musclé pour examiner les blessures. Grâce à la maîtrise de l’eau sa guérison ne fut pas douloureuse et rapide, ses plaies se refermèrent, ses rougeurs et ses bleus disparurent tout comme son œil au beurre noir qui cernait son œil droit.

Une fois totalement soigné, l’eau qui englobait mes mains s’évapora doucement, alors que la vapeur d’eau montait dans les airs, Nasso passa lentement sa main dans mes cheveux me repositionnant par la même occasion une mèche hors du visage.
Mes yeux bleus étaient amoureusement posés sur lui et sous ses caresses sur mon visage, un léger soupir de bien être m’échappa.

-Tu as toujours été là Nasso. Commençais-je d’une voix douce. Depuis le début tu m’accompagner, protéger puis aimer. Sans toi tout aurait été différents. Je te dois tant.

L’homme ne répondit pas et préféra apposer doucement ses lèvres sur les miennes avant que je ne vienne me blottir contre lui et lui avouer une nouvelle fois mon amour.
La nuit était déjà tombée depuis longtemps et pourtant nous n’étions pas encore décidé à aller dormir…
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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Dim 20 Nov 2011 - 20:45

Durant la nuit, les deux amants avaient exprimé leur amour de la plus belle façon qui soit avant de s'endormir l'un contre l'autre comme il l'avait fait dans la maison des Sung. La fraicheur marine fut oubliée grâce à leur chaleur mutuelle et s'est paisiblement qu'ils se réveillèrent au petit matin dans cette même position. La maitresse de l'eau sortit du lit pour rejoindre sa cabine et alors qu'elle ouvrait la porte de cette dernière, Luca sortit de la sienne, apercevant Kalae à sa porte.

" Déjà levée!? " S'exclama-t-il un sourire aux lèvres.
" Oui comme tu vois, je sortais à l'instant de ma chambre. " Répondit-elle en se justifiant après avoir été surprise.
" Bien dormi? " Continua-t-il.
" Oui oui et toi Luca? " Dit-elle en lui rendant un sourire des plus amicaux.

Il lui fit signe de la tête pour lui répondre puis il monta sur le pont laissant Kalae seule dans le couloir, respirant à nouveau persuadée que son frère n'avait pas vu la supercherie. Le voyage en mer s'annonçait relativement long et cacher sa relation avec le maitre du feu ne serait pas chose aisée mais elle ne voulait pas faire une telle annonce à sa famille alors que toutes leurs préoccupations allaient légitimement vers M. Yukahiro que la jeune femme avait quitté dans un état critique bien que prit en charge par les meilleurs guérisseurs de la tribu de l'eau. Non, ce n'était vraiment pas le moment et le maitre du feu qu'elle aimait l'avait comprit.

La maitresse de l'eau avait regagné sa chambre tandis que le maitre du feu constata que la seule tenue en état qui lui restait était sa tenue de soirée, bien trop habillé pour sembler naturelle aux yeux de tous mais le règlement du navire leur avait été énoncé en montant à bord, le capitaine ne voulait pas voir de passager torse nu sur son navire et même si cela aurait été autorisé, la fraicheur de la mer et plus tard du nord l'en aurait empêché. Il sortit donc habillé sur son trente et un, passa dans la chambre de Kalae pour lui dire qu'il allait sur le pont et une fois arrivé, il se dirigea sur la passerelle où se trouvait le commandant du navire de pêche industrielle. L'homme qui avait le commandement de l'embarcation de fer était des plus sérieux et courtois, les conditions de vie qu'imposait son métier et celui de ses hommes ne devaient selon lui pas être un motif valable pour régresser au stade de brute des mers. Nasso chercha à savoir si le navire profitait de ses haltes pour embarquer et vendre d'autres marchandises que les poissons, comme des vêtements mais ce n'était hélas pas le cas mais le capitaine expliqua que jusqu'à l'arrivée du navire sur les côtes septentrionales de la Nation du Feu, le navire ferait une halte à mi-parcours pendant une journée complète dans un port pour renouveler son équipage qui était en mer depuis plusieurs mois par son équipage secondaire. Ces deux équipages alternaient des services de trois mois en mer, trois mois à terre. Cela serait la seule halte du navire jusqu'aux terres glacés, jusque là, le maitre du feu devrait patienter mais une fois à terre, il pourrait trouver des vêtements bien moins tape à l’œil.

Il lui faudrait attendre quatre jours pour mettre pied à terre et se changer, après quoi s'annonçait encore une traversé de deux semaines pour atteindre le port de la capitale de l'eau et le capitaine leur avait dit de s'estimer heureux car en général, une telle traversée aurait demandé plus d'un mois pour rallier l'île noble aux terres polaires du nord. Le navire qui avait éprouvé bien des tempêtes était resplendissant, son moteur rutilant, son bateau bénéficiait d'un très bon rendement, expliquant une vitesse accrue pour une consommation modérée en charbon et ceux grâce aux ventes fructueuses que le capitaine et ses hommes faisaient avec les nobles friands de leurs récoltes maritimes abondantes.

Le maitre du feu salua le capitaine avant de retrouver sur le pont toute la petite famille Yukahiro dont celle qu’il aimait, les saluant tous individuellement, le maitre du feu les mis au courant de la prochaine halte proposant de tous en profiter pour se vêtir et se préparer au grand nord. En effet, si le maitre du feu avait perdu sa chemise, Kalae avait déchiré son ensemble rouge lors de l’affrontement et du coup de lame reçu dans le dos tandis que les prisonniers avaient vécu avec les mêmes habits dans des conditions peu enviable environ un mois. Même s’ils avaient profité de leur cabine pour se nettoyer, les vêtements étaient pour la plus part irrécupérables. Ils les portaient à défaut de n’avoir aucun change, ce qu’ils comptaient bien à l’annonce du maitre du feu remédier, bien qu’ils n’avaient plus d’argent après l’achat des billets. Le maitre du feu proposa de leur offrir mais les frères tinrent sur le terme « emprunt » qu’ils comptaient fermement rembourser une fois dans les plaines glacées. Seulement, avaient-ils oublié que la totalité de leurs affaires étaient partis en cendre après l’incendie de la maisonnette familiale?

Durant les jours qui suivirent, Nasso et Kalae « disparurent » à plusieurs reprises du navire, ne pouvant s’empêcher de s’offrir mutuellement l’un à l’autre à travers des baisers passionnés. Exprimant leur amour à travers des « Je t’aime » qu’ils n’arrivaient plus à retenir. Les deux êtres s’étaient découverts il y a plus d’un an et avaient petit à petit bâti une relation solide, de celle-ci un amour non avoué jusqu’à peu avait émergé. Le reste du temps, il le passait souvent ensemble, le maitre du feu observé amoureusement par la maitresse de l’eau alors qu’il effectuait des entrainements de maitrise du feu sur une partie du pont sur laquelle le capitaine l’y avait autorisé à la pratiquer et à se dévêtir de sa veste qui aurait pu se déchirer ou gêner les mouvements de maitrise.

Bientôt, l’homme à la vigie annonça à l’équipage qu’ils étaient en approche du port, tous les hommes s’excitèrent à l’idée d’enfin retrouver la terre pour trois mois, les quelques haltes dans les ports du nord ne remplaçait pas l’amour d’une famille et c’était en homme aisé qu’ils retrouvaient les leurs pour quelques mois.

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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Lun 21 Nov 2011 - 20:04

Ces jours en mer après une telle aventure er une telle confrontation était l’occasion pour tous de profiter tranquillement des journées qui passaient rapidement.

Ma mère et mes frères avaient retrouvés leur vivacité. Tuko et Lucas avaient retrouvé leur malice et leur gaité remarquant à plusieurs reprises les disparitions soudaine et mystérieuse de leur sœur et du maître di feu.
Les pensées de ma mère étaient à de nombreuses fois tournées vers mon père. Elle me demanda comment j’avais découvert mon père parmi les décombres de la maison. Je ne pouvais plus lui mentir, ses brûlures avaient été grave, mais il avait été prit en charge par les meilleurs guérisseurs de la tribu, avais-je rajouté pour la rassurer.

Le navire annonça pour bientôt son arrivée au port, sa dernière escale avant son entre dans les eaux de glace. De nombreux marins attendirent impatiemment cette escale, tenta d’apercevoir depuis le pont les cotes où leur vie et leur famille les attendaient.
Lorsque le navire amarra et que le capitaine donna l’autorisation de descendre à terre, ils descendirent un sourire aux lèvres sur le quai, embrassant leur femme et leurs enfants tandis que de nouveaux matelots les embrassaient avant leur longue séparation de plusieurs mois.

Le petit groupe que nous étions descendit également, le navire ne repartirai pas avant le couché du soleil, nous avions donc encore le temps de faire de nouveaux achats pour nous préparer au grand froid.
Les boutiques qui possédaient des vêtements chauds sur ces terres étaient rares. Ce n’est qu’après une longue recherche que nous trouvâmes enfin une boutique adéquate.

Chacun de nous dut, en plus de prendre un manteau, renouveler leurs vêtements tachés de sang et déchirés sous tous les angles.
La vendeuse s’avança gaiement vers l’entrée de sa boutique lorsqu’elle entendit la clochette qui annonçait de nouveaux clients. Mais très vite son entrain disparut lorsqu’elle posa son regard sur ces rescapés de guerre.

-Par toutes les flammes messieurs dame ! S’exclama-t-elle presque choquée d’apercevoir des gens dans un tel état.

Particulièrement grande et élancée, cette demoiselle semblait porter une grande importance à son esthétique et assumait pleinement sa féminité au point même parfois de paraitre prétentieuse et hautaine.

-bonjour ! Répondit Tuko en affichant un sourire béat.

La demoiselle examina mon frère de haut en bas sans lui répondre avant de s’adresser au groupe.

-Que puis-je pour vous ?

Le comportement de cette vendeuse n’était particulièrement pas commercial, l’envie de fuir sa boutique était la seule envie qu’elle transmettait, mais malheureusement elle était surement la seule boutique en ville à vendre le genre d’article que nous recherchions.
-Nous voudrions renouveler nos vêtements, et acheter de chauds manteaux pour un voyage dans le nord.

- Je vois, je vois…. Veuillez me suivre s’il vous plait.

La jeune dame tourna les talons et nous guida dans les entrailles de sa boutique sur le coté droit, les vêtements femmes étaient à disposition juste en face du rayon homme sur la gauche. Le groupe se sépara donc selon la nature des individus. Chacun de nous savions que notre budget était maigre aussi avions nous essayer de sélectionner le moins cher.

Faisant pour la première fois leur achats à la nation du feu, ma mère et mes frères craignaient d’être reconnu, comme des fugitifs ils ne cessaient de se méfier. Ils durent se convertir aux couleurs de la nation opposée, qui tournaient principalement autour du rouge, du noir et du doré.
En une dizaine de minutes nous ne tardâmes pas a avoir choisit un nouvel ensemble et un manteau chaud Seul Tuko tardait encore, hésitant entre deux modèles et en profonde réflexion.

-Dépêche toi ! Râla Lucas en tapotant son frère du coude. Tu es pire qu’une fille !
-J’ai du goût, c’est différent ! Se justifia le jeune homme. Mademoiselle !! Appela Tuko en se tournant vers la vendeuse. Selon vous lequel serait le mieux ?

Evidemment elle fit semblant de réfléchir et lui conseilla l’ensemble le plus cher avant de pointer du doigt l’article.

-Quel bon choix, vous avez surement raison ! Acquiesça-t-il avant de se tourner vers nous. Et vous, vous en pensez quoi ?
-L’autre ! Avions-nous répondit en cœur ayant connaissance du prix de chacun des deux ensembles.

Tuko afficha une drôle de grimace avant de reposer l’ensemble auparavant choisit par la vendeuse.

- La majorité à parler !
* Quel naze… * Pensa Lucas d’un air dépité.

Grâce aux efforts de chacun la somme totale fut faible. Seulement une dizaine de pièces d’argent et vingt-cinq pièces de cuivre. Il était évident que la gentillesse du maître du feu, qui avait donné de son argent, ne serait pas oublier et qu’il serait rembourser, bien que depuis l’incendie mes parents avaient tout perdu il restait mon petit logement au dojo et mes petites économies.
Au moment de l’achat, Tuko tenta de négocier un rendez-vous avec la demoiselle, jouant les gros bras et jouant sur l’humour. La réponse de la jeune femme fut ferme et sans négociations « non ».

Mon frère accepta ce refus sans rancune, après tout aurait-il pu la revoir puisqu’il repartait à jamais le soir même. Puisqu’il nous restait encore quelques heures avant le départ nous en profitâmes pour nous balader en ville, faisant découvrir aux trois anciens prisonniers la vie à la nation du feu.
Il eut le droit à quelques mise en scène de rue où des acrobates faisant des démonstrations impressionnantes de saut ou de figure gymnique pour tenter d’amasser quelques sous auprès des passants qui daignaient déposer de l’argent dans leur veste soigneusement étalée sur le sol.

Doucement nous rentrâmes vers le port et montâmes de nouveau à bord. Les cordages furent défait pour pouvoir laisser le navire libre, lorsque toutes les vérifications furent effectuées nous pûmes quitter le port en direction de la tribu de l’eau du Pôle Nord.
Les jours passèrent et de plus en plus la température baissait, doucement nous nous couvrions du manteau que nous avions acheté sur la cote. Les icebergs et les plaques de glace à la surface de l’océan se faisaient de plus en plus fréquents.

Ce fut un matin, très tôt que les cotes du Pôle Nord furent enfin visible. Le soleil montrait à peine ses premiers rayons, peu de gens furent au courant de notre accotement prévu d’ici une à deux heures.

Lucas et Tuko s’étaient levés aux aurores, habitués à vivre selon le rythme du soleil, et au rythme des animaux chassés. Ils furent donc rapidement au courant de notre arrivée imminente et ne se privèrent pas pour aller prévenir ma mère , quitte à la réveiller. Ma mère fut particulièrement heureuse d’apprendre son retour sur sa terre natale, cette nouvelle la motiva à sortir de son lit.
Face à l’enthousiasme de leur mère, mes deux frères affichèrent un sourire. Voilà longtemps qu’ils ne l’avaient pas vu ainsi. Les deux inséparables chasseurs quittèrent la pièce et se dirigèrent vers la porte de ma cabine pour me transmettre la nouvelle. Ils toquèrent et atteindre une réponse. Rien, le silence. Luca renouvela l’appel et toqua à la porte à nouveau.
Face à la non présence de réponse, ils se permirent d’entrer dans la chambre qu’ils découvrirent vide.

-Elle n’est pas là. Constata Luca.
-Et elle n’est ni sur le pont, nous y étions. Rajouta Tuko.
-Où s’est-elle encore fourrée… ?!

Profondément endormit dans le lit du maitre du feu et blottit dans ses bras, nous dormions paisiblement sans nous douter que j'étais recherchée.
Quelqu’un toqua à la porte de la chambre de l’homme, le bruit même nous réveilla et c’est en poussant un gémissement que nous exprimâmes le fait que nous ne voulions sortir du sommeil.

-Qui est-ce ? Demanda Nasso sans ouvrir les yeux.
-Nasso, c’est Luca et Tuko. Ouvre s’il te plait.

Nos yeux s’ouvrèrent avec précipitation.

-Deux minutes ! Demanda l’homme alors que je me levais de manière précipité, le drap enveloppant mon corps.

Les deux frères qui attendaient derrière la porte réussirent à entendre et percevoir une certaine précipitation dans la chambre. Ils ne comprirent pas et échangèrent un regard interloqué.

-Oui ? S’exclama le maître du feu en ouvrant la porte et en s’affichant torse nu, un air décontracté.
-Tu n’as pas vu Kalae ? Demanda Tuko. Nous la cherchons et elle n’est pas dans sa chambre.
-Vraiment ? Fit Nasso d’un faux air surprit en lançant un discret regard dans le coin de la pièce où j’étais dissimulée.
-Tu dors sans les draps ? s’étonna Lucas après avoir jeter un rapide coup d’œil dans la pièce.
-Oui… heu… j’ai chaud la nuit !

Les deux frères échangèrent un nouveau regard un air étonné, comment un homme pouvait dormir torse nu et sans draps au large du Pôle Nord ? C’était décidément une autre culture…
Les deux chasseurs laissèrent tomber et s’excusèrent du dérangement avant d’annoncer à Nasso notre arrivée imminente. Lorsqu'ils refermèrent la porte je ne pu m'empêcher de sourire telle une gamine amusée par ses jeux de cache-cache risqués. Eux qui par le passé s'amusaient à me mentir pour utiliser leur petite sœur lors des corvées, voilà maintenant que le tableau avait été retourné, nous les avions bernés et oui, c'était amusant.
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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Mer 23 Nov 2011 - 13:34

Alors que les deux frères repartaient dépités et quelque peu inquiets quant à la disparition de leur sœur. Le maitre du feu et sa tendre aimée se préparèrent en quatrième vitesse, un fois fait, le maitre du feu sortit en éclaireur dans le couloir afin de s'assurer que personne ne verrait la jeune femme sortir de sa chambre. Bien que dans les mers glacées du pôles nord, la température ambiante à l'intérieur des couloirs restait agréable et ceux grâce à un système de canalisations d'eau bouillante qui passait le long des plafond à une hauteur qu'aucun humain normal n'atteignait sans sauter.

Une fois que la jeune femme fut à son tour sortit de la chambre, ils décidèrent de monter sur le pont sans attendre, un mensonge élaboré rapidement avait été préparé pour les deux frères.

" Tuko, Luca, je l'ai retrouvé! " S'exclama le fils du feu suivit de la maitresse de l'eau une fois sur le pont. " Elle sortait de la salle des machines lorsque je l'ai croisé. " continua-t-il.

Les deux frères regardèrent hagards le fils du feu, que pouvez bien faire leur sœur dans une telle salle, la mécanique n'intéressait pas les deux chasseurs alors encore moins leur sœur. La maitresse de l'eau ayant ressentit leur perplexité, elle vint alors justifier l'argument du fils du feu.

" J'avais froid dans ma chambre, ce bateau est mal isolé alors je suis descendu dans la salle où se trouvait les fourneaux pour prendre un peu de chaleur en cette matinée. "

L'explication de leur sœur semblait tout à fait plausible bien qu'une fille de l'eau ayant vécu toute sa vie au pôle nord avait du connaitre pire fraicheur que celle à l'intérieur des chambres. Les deux frères semblèrent alors se référer à un stéréotype des plus machistes et à la fois tellement vrai "Les filles ont toujours froid".

Quoi qu'il en était, le bateau arriva à l'entrée du grand port de la tribu de l'eau, celui de la capitale protégé par une immense muraille de glace et une fois que des gardes eurent inspecté le navire comme il en était coutume pour toute arrivée de bateau étranger, ils quittèrent le navire comme ils étaient arrivés avant de faire signe à leur camarade de laisser le passage au navire.

Le bruit significatif de l'ouverture des grandes murailles attira sur le pont Madame Yukahiro plus qu'impatiente que jamais de retourner auprès de son bien-aimé qui lui avait tant manqué et pour lequel elle s'était tant inquiétée.

Alors que les manœuvres d'accostage allait être réalisé, le second du capitaine fut envoyé en émissaire par le chef du navire afin de rappeler à leurs passagers de ne pas quitter le bord avant la fin des manœuvres et la parfaite attache au port des amarres et de la passerelle, ils acquiescèrent. Le capitaine du navire était aux commandes pour ce moment délicat qu'était l'accostage et une fois réalisé avec brio, il vint saluer ses passagers une dernière fois alors que ses hommes installaient la passerelle. Les salutations furent brèves et assez neutre, le capitaine n'avait pas réellement cherché à socialiser avec des gens qu'il ne reverrait certainement jamais et se limita aux règles de politesse avant de se rendre le premier à terre pour remplir la paperasse administratives obligatoire pour tout accostage dans le grand port de la cité.

La famille Yukahiro et Nasso Lumens emboitèrent le pas au capitaine pour rejoindre la terre, pour les natifs de l'eau s'était un réel soulagement que de retrouver leur bonne vieille capitale et son climat si particulier. Néanmoins habillés en étranger, chacun des membres de la famille ressentit ces regards désagréables, cette impression d'être une bête de foire alors qu'ils étaient des leurs.

" Y a tout le monde qui nous regarde. Ces vêtements sont vraiment ridicules. " S'exclama Tuko.
" Ca suffit Tuko, dépêche-toi, je veux revoir ton père. " S'exaspéra sa mère d'ordinaire si calme.

Parcourant les rues, la famille ne tarda pas à atteindre l’hôpital de la cité de glace où Kalae avait accompagné son père et l'avait vu pour la dernière fois. Ainsi accoutrer, le personnel soignant à l'entrée de se dernier observait de haut en bas et de bas en haut leurs nouveaux arrivants. Ne reconnaissant pas la famille Yukahiro dans ces vêtements tellement Nation du Feu, ils pensèrent tout d'abord à des étrangers cherchant à obtenir les soins des meilleurs guérisseurs du monde mais bientôt Madame Yukahiro vint jusqu'à la demoiselle chargé de l'accueil afin de se présenter.

Les présentations faites, la femme à l'accueil se refusa à tout commentaire sur l'état du patient que son interlocutrice lui demandait, elle n'était pas habilité à en dire quoi que ce soit et avait à peine sur son registre la liste des personnes en cours de soin dans l'hôpital et leur numéro de chambre. Dans la capitale de l'eau qui avait fait de la thérapie sur l'eau le pilier de son commerce international, cet hôpital était le plus grand et composé de deux cents chambres pour vingt guérisseurs de haut niveaux. Les soins coutaient cher pour les étrangers requérant leur soin tandis que les fils et fille de l'eau payer quand à eux un impôt pour rendre le recours aux soins gratuits.

Un guérisseur ne tarda pas à se présenter à la famille après avoir était demandé, l'homme, un quarantenaire salua poliment la famille bien atypique ainsi vêtue et reconnu la maitresse de l'eau Kalae qui avait amené son père malgré la parure rouge et chaude qu'elle portait.

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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Ven 25 Nov 2011 - 18:02

L'homme qui avait prit en charge mon père reconnu mon visage et lorsque nous confirmâmes quel patient nous désirions voir il acquiesça et nous laissa entrer dans les locaux, nous précisant son numéro de chambre de mon père avant de repartir rapidement à son travail très prenant et important.

Le bâtiment était grand et haut. Construit à même dans la glace et la neige il semblait résistant à toutes épreuves. Nous nous étions aventurés dans les couloirs à la recherche de la bonne chambre, apercevant de temps à autre un patient envelopper dans une chaude couverture sur un lit surélevé. Les plus chanceux bénéficiaient de la présence de leur famille et se rétablissaient gentiment.

Les patients étaient de diverses nationalités espérant profiter des meilleurs soins du monde. Certains d’entre eux, encore enfermés dans leur nationalisme et animé d’une réticence envers les nations qu’ils disent « inférieures », se retrouvaient là, par dépit, espérant guérir en échange de quelques sous.

Un hurlement de désespoir retentit dans le couloir dans lequel nous avancions. Une femme sortit en pleure, implorant un médecin de toute urgence, répétant sans cesse que le patient venait de mourir. Surement était-elle très proche de lui. Ses pleures er ses appels au secours venaient du cœur. Rapidement deux soigneurs arrivèrent au pas de course avant de s’engouffrer dans la salle pour tenter de le réanimer.

Nous continuâmes notre chemin sans nous arrêter malgré l’agitation qui régnait, néanmoins, un regard à la fois curieux et compatissant fut jeter à l’intérieur de cette salle où les soigneurs tentaient en vain de sauver un innocent.

Voilà que nous arrivâmes face à la porte au chiffre indiqué. Ma mère fut la première a poser la main sur la poignet avant d’ouvrit la porte avec délicatesse et avec une once de peur. Mon père, celui de mes frères et époux de ma mère était allongé dans son lit, son corps couvert de bandage blanc et lui-même recouvert d’une couverture. En entendant la porte s’ouvrir, il ouvrit les yeux faiblement en essayant de les apporter sur nous. Les yeux de mon père s’humidifièrent lorsqu’il nous vit enfin. Il entrouvrit la bouche et ne pu que murmurer nos noms avec émotions.

Il était mourant. Son corps ne semblait plus lui obéir, complètement immobile et recouverts de toile blanche. L’émotion sur son visage fut émouvante et apporta rapidement une larme dans le coin des yeux de ma mère tandis que je serrais tristement mes lèvres.

Doucement, ma mère apposa sa main sur le haut de sa tête en faisant attention de ne pas éveiller la douleur.

-Mon chéri… Murmura maman en apposant un tendre regard sur son époux.
-Kiya… Murmura mon père d’une faible voix, rassurer de revoir sa femme avant son trépas.

Les deux fils du grand blessé se posèrent au pied du lit, saluant leur père qui tentait de leur sourire.

-Papa…. Commençais-je doucement en apposant ma main sur sa couverture. Je les ai ramener. Je te l’avais promis.
-Ka…lae. Je… je suis fier d…de toi.
-Je suis désolée pour tout ! Avouais-je en tentant de retenir ma voix qui faiblissait a son tour, étrangler par l’envie de pleurer. Je m’en veut tellement… tout cela ne serait pas arrivé si..
-Non… coupa le mourant. Non… ma fille, je… je t’aime, co…comme j’aime chacun d’une vous. Tu… tu as tout fait p…pour nous aider…
-Je n’étais pas seule. Nasso fut a mes coté, une nouvelle fois.

Le maître du feu qui jusqu’à maintenant était resté en retrait de peur de s’incruster fit quelques pas. Les deux chasseurs s’écartèrent légèrement pour laisser la visibilité à leur père cloué au lit.

-Nasso… Murmura mon père en posant son regard bleu sur le maître du feu qu’il reconnu rapidement. A…approchez…

L’homme s’exécuta et s’avança auprès du lit, s’incisant entre moi et ma mère.

-Vo… voilà que nous nous retrouvons, ma…malheureusement… dans un moment si tragique.
-Je suis désolée monsieur. Répondit Nasso en baisant les yeux.
-… Ne le soyez pas. Articula difficilement mon père. Encore une fois… vous avez aidé ma fille… Et vous…vous nous avez aidé nous. Ma… ma famille vous est redevable, Nasso Lumens…
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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Dim 27 Nov 2011 - 19:27

L'homme qui avait visiblement lutté de toutes ses forces pour rester en vie suffisamment longtemps pour revoir sa famille saine et sauve s'affaiblissait à vue d’œil.

" Vous ne me devez rien monsieur, votre fille avait tellement fait pour moi, je me devais de lui rendre la pareille. Reposez-vous, votre femme a besoin de vous. " Rétorqua le maitre du feu conscient de l'état critique du père adoptif de Kalae mais se voulant toujours optimiste auprès de ce dernier.
" Je ne.. suis pas du..pe! Mer..ci. " S'exclama le père en retour avec toujours autant de difficulté.

L'homme était conscient de son état et avait compris la tentative vaine du fils du feu de le rassurer. Le maitre du feu se retira, si l'homme vivait ses derniers instants, il ne voulait les voler à sa famille. L'homme à l'agonie observa le maitre du feu se mettre derrière sa fille, avant de demander à ses enfants chacun leur tour de venir à lui, leur donnant à chacun tant bien que mal un peu d'amour et des conseils.

Un guérisseur passa devant la salle et bien que conscient que l'homme se vidait de ses dernières forces, il n'interrompit pas les visites, il était condamné et c'était déjà un miracle qu'il ait autant tenu. Bientôt, ce fut le tour de Kalae d'avoir son entretien père-fille en "privé".

" Kala..e, ma fille! Tu as.. été pour ta... mère et moi..., un véritable ca..deau. Je t'aime ma chérie et.. si tu pen...se avoir trou..vé l'âme sœur, n'hési..te pas. Ta mère a é...té ma plus b..elle aven..ture. " Dit-il tout en ignorant la relation existante entre elle et Nasso bien qu'ayant quelques impressions.

La maitresse de l'eau fit un câlin à son père aussi doux qu'elle le pouvait en évitant les zones douloureuses puis s'éloigna pour laisser sa mère "seule" avec son époux, tandis qu'elle se mettait en retrait près du fils du feu sous le regard de son père. La maitresse de l'eau avait besoin de réconfort et c'est le fils du feu instinctivement qui fit passer son bras gauche derrière elle pour la rapprocher de lui et lui offrir chaleur et caresses le long de son bras gauche. La demoiselle ainsi que l'assemblée ne le remarqua pas davantage, les yeux étant posés sur les deux amoureux se disant probablement leurs adieux, Kalae se ressentait malgré tout supporter dans cette épreuve sans qu'elle n'en n'identifie la raison.

Le père de Kalae fermait les yeux alors qu'il était encore en pleine discussion avec sa femme, provoquant la panique dans la chambre, Kiya sa femme hurla à l'idée que son mari soit mort, les deux grands garçons retenaient leurs larmes tandis que Kalae sentit ses jambes faillirent. Le maitre du feu la rattrapa juste avant que ses genoux ne touchent terre et demandant à la maitresse de l'eau si ça allait aller. Les yeux emplit de larmes, il était évident qu'elle n'allait pas supporter la perte de cet être cher.

Alerté par les hurlements, deux guérisseurs accoururent dans la chambre et habitué à ces cris significatifs, se dirigèrent immédiatement vers le patient immobile et paisible. L'un d'eux appliqua sans attendre de l'eau au niveau du cœur tandis que l'autre effectuait de rapides diagnostics.

L'épreuve était très dure pour cette petite famille au grand cœur mais au contraire de ce qu'ils avaient imaginé, et ceux confirmait par les médecins, l'homme n'avait fait que sombrer dans un profond sommeil à cause de la fatigue et ils demandèrent à la famille de laisser l'homme se réveillait par lui même et par conséquent, qu'il n'autorisait qu'une personne à rester dans la chambre dans la condition qu'elle ne fasse rien pour réveiller l'homme.

Les membres de la famille et Nasso n'allaient pas contester les soigneurs et c'est tout naturellement que la place aux côtés de Monsieur Yukahiro fut laissée à son épouse, les enfants prendraient chacun un tour de garde lorsque leur mère aurait besoin de repos. L'épouse du mourant allait à présent veiller au chevet de son être aimé, celui qui plusieurs décennies plutôt lui avait remis le collier de ses fiançailles après avoir demander l'autorisation à son père, cet homme avait été extraordinaire, le parfait époux aimant et attentionné que toute femme désire. Elle avait eu de la chance, elle le savait et avait essayé de lui rendre de son mieux tout l'amour qu'il lui inspirait.

À présent en dehors de la chambre, assis sur un banc attendant une meilleure solution, les trois enfants Yukahiro et Nasso patientaient dans le silence. Que faire? Rester? Voir ce qu'il restait de leur maison réduite en cendre et espérer sauver quelque chose? Même si après ces semaines les restes avaient dus être fouillés et recouvert par une pellicule de neige. Chercher un refuge pour la famille? La chambre de Kalae au Dojo serait une roue de secours mais pas une solution.

Plonger dans le doute, la tristesse et l'inquiétude, les enfants ne savaient que faire tandis que Nasso cherchait un moyen de leur venir en aide. Ici, il n'avait aucune influence et sa bourse n'était pas suffisamment garnie pour trouver une solution à l'impasse dans laquelle était cette famille. Il se contentait alors d'être patient et de réconforter la maitresse de l'eau toujours avec des caresses ou des mots d'encouragement alors que Tuko et Luca n'en prenait toujours pas note...

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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Lun 28 Nov 2011 - 18:44

Le couloir était vide de monde. Le calme régnait au sein de cet établissement où la vie et la mort se liait étroitement. Les yeux posés sur le sol, nos pensées tournées vers cet avenir vide de tout désormais. Où vivre ? La famille serait-elle à nouveau au complet ?
La main du maître du feu n’avait cessée de m’englober en caressant doucement mon bras pour me consoler. Les gestes de Nasso étaient doux et réconfortants mais cette inquiétude s’était encrée bien trop profond dans les cœurs pour disparaitre si rapidement.

-Rah !! S’exaspéra Lucas en se levant d’un bon avant de commencer à faire les cents pas.
-Que t’arrive-t-il ? Demanda son frère en relevant enfin ses yeux.
-Cette attente est insupportable ! Répondit-il. Papa est entre la vie et la mort tandis que nous attendons.
-Que pouvons-nous faire d’autre ? Il est entre les mais des meilleurs soigneurs du Pôle !
-Que deviendra maman si papa disparait ? Rappela Lucas à juste titre. Où vivrons-nous ? Tu ne te rends pas compte de la gravité de la situation !
-Je ne me rends pas compte ? J’étais là Lucas, et après tout ce qu’il s’est passé je pense avoir eu le temps de réfléchir et d’imaginer oui. Je le sais, nous sommes en grande difficulté…
-Allons, allons… Murmura Tuko comme pour calmer les ardeurs de son jeune frère impatient. Nous sommes encore là pour elle. Maman sait qu’elle peut compter sur ses enfants. Nous prendrons les responsabilités de papa si il venait à partir, nous reprendrons une vie comme elle le fut…

La voix de Tuko présentait une certaine fragilité bien qu’il réussit à bien la dissimuler. Il se leva doucement avant de se diriger vers une fenêtre pour s’y accouder, scrutant la neige et les glaciers à perte de vue tandis que Lucas prit sa place.
Nasso se leva silencieusement avant d’entrer dans la chambre du blessé pour demander si une quelconque évolution avait été remarquée. Ma mère était toujours assise aux coté de son époux, sa mains dans la sienne, lorsqu’elle vit le maître du feu curieux de la situation, elle lui fit comprendre d’un simple regard que rien n’avait changé. Il ressortit alors et quand toute l’attention fut sur lui espérant obtenir des nouvelles, le maître du feu secoua doucement la tête en signe négatif.

-Si nous sortions quelques minutes. Proposa Tuko qui se sentait mentalement faiblir dans un tel endroit.
-Je souhaiterai voir ce qu’il reste de chez nous. Rajouta doucement son frère.

Nasso et moi avions acquiescés, et c’est après avoir prévenu notre mère que mes frères nous guidèrent dans les locaux pour trouver la sortie. Une fois dehors, nous réajustâmes nos manteaux de fourrure pour couvrir notre cou du froid du grand Nord. Sans moyen de locomotions c’est à pied que nous nous étions rendu dans le petit village voisin, a quelques minutes de marche de la capitale.
Nasso reconnu rapidement l’endroit, sa petite rues principale, ses petits commerces peu nombreux et artisanaux, la maison des deux petits jumeaux avec qui il avait, malgré lui, partagé une aventure. Et à l’emplacement habituel où une petite maisonnette siégeait humblement, le vide avait remplacé la demeure. Depuis la désertions des Yukahiro sur les terres glacées, rien n’avaient été reconstruit. Face a une disparition si soudaine des membres de la famille après l’incendie de nature criminel, plusieurs rumeurs s’étaient répandus, les témoins de la scène expliquèrent l’attaque de mercenaire du feu et d’un enlèvement, quand a ceux qui aimaient répandre les bruits, ils parlaient d’un incendie domestique qui aurait tué la famille et détruit la maison, ou encore d’un crime et que tous les membres de la famille avaient péri.
Ce fut donc une surprise pour certain que de voir les trois enfants Yukahiro de retour dans leur village, pour certain nous revenions du monde des esprits et avions par un miracle inexplicable échappé a l’incendie, pour d’autres nous nous étions échapper ou avions été relâché. Nous apercevoir en tenue de la nation du feu intrigua beaucoup d’habitants qui commençaient déjà à murmurer entre eux.

Une fois parvenu devant les débris nos yeux se posèrent sur l’ancien emplacement. Quelques débris n’avaient encore pas été totalement recouverts. Instinctivement, Tuko et Lucas s’aventurèrent sur les lieux creusant légèrement la neige pour tenter de voir si rien ne restait de leur vie passée tel des rescapés après une bataille.
Nasso resta silencieux, examinant avec précision la scène qui se déroulait sous ses yeux, sûrement lui rappela-t-elle aussi d’anciens moments de sa vie lorsqu’il fut encore à l’armée, des batailles ou encore des accidents…Quoi qu’il en soit, la maison dans laquelle il avait été accueillit et où avait été logé avait disparut.

-Tout s’est envolé. Rappelais-je aux garçons qui cherchaient malgré tout.

Ils firent mine de ne rien entendre et continuèrent malgré tout leur recherches. Nasso s’aventura a son tour sur le terrain, tentant d’aider les deux chasseurs dans leur recherches, bientôt Tuko ne tarda pas a tomber sur quelque chose, un morceau de toile semblait être bloqué sous un petit amas de bois calciné, lorsqu’il les retira il aperçu une vieille représentation de nous tous. Les cinq membres de la famille étaient là au complet, sur cette vieille toile qui était à l’ origine timidement expos au premier étage nous paraissions tous avec dix ans de moins, montrant fièrement nos petits frimousses de gamins ou de jeunes d’adolescents aux coté de nos deux parents.
Cette toile était l’un des rares que nous possédions, d’abord pour le prix que leur confection demandait, et ensuite parce que l’ami peintre qui avait eu la gentiesse de nous peintre cette représentation gratuitement s’en était allé depuis longtemps maintenant, emport dans une avalanche alors qu’il était à la recherche de nouveaux paysage à immortaliser.

-J’ai trouvé quelque chose ! Alerta le jeune homme.

Tous arrivâmes rapidement avant de découvrir la petite toile aux coins noircis et ondulé avec la neige, une chance que la représentation n’avait té que peu touchée. La joie d’avoir retrouvé un souvenir parmi les cendres de notre passé se lu sur nos visage.

-Il fallait que ce soit celle-ci qui survive à l’incendie. Ironisa doucement Luca en s’examinant alors qu’il n’était âgé que d’une dizaine d’année, faisant une grimace particulièrement réussit.
-Moi je la trouve parfaite, c’est tout à fait toi ! Répondis-je un sourire aux lèvres.
-Vous avez eu de la chance qu’il survive aux flammes. Fit remarquer Nasso.
-Oui. Acquiesça Tuko. Nous le ramènerons à notre mère, elle sera heureuse de le garder auprès d’elle.
-D’ailleurs, peut-être serait-il temps de retourner auprès d’elle, bientôt nous devrons prendre la relève.
-Tu as raison.
-Mais j’y pense ! S’exclama soudainement Lucas en redressant le visage de sur le portrait. Il reste l’atelier ! Nous pourrons nous en servir momentanément en attendant de reconstruire la maison.

Le jeune homme, plongé dans ses pensées, n’avait pas suivit le sujet de discutions, néanmoins, il marquait un point, l’atelier dans lequel notre père fabriquait tout ce qu’il exportait par la suite serait un endroit parfait en attendant une meilleure solution.

Seulement, commençais-je en réfléchissant, ce n’est pas dit qu’il soit aménagé pour nous accueillir la famille entière.
Ce sera toujours mieux que ton petit logement au dojo, bien que c’était très gentil a toi de proposer, c’est bien plus grand, nous pouvons être a plusieurs sans se marcher dessus.
Tu as raison.

Tuko tendit la toile délicate à Nasso qui la saisit alors avant de refaire le lacet de sa botte qui s’était défait avec la marche

-Voilà ce que nous allons faire ! S’exclama le chasseur un genou au sol. On va se séparer, Nasso et moi on va ramener la toile et voir si une quelconque évolution est apparut, quand Kalae et Lucas nous vous laissons aller à l’atelier qui n’est pas loin, tentez de voir si il est possible d’y faire quelque chose, d’y vivre temporairement, vous nous rejoindrez dans l’établissement directement.
-Tentez de revenir avant la nuit. Précisa Nasso en déposant un gentil regard sur moi qui n’échappa pas aux yeux aiguisés des chasseurs.
-Nous ne tarderons pas, nous te rejoindrons le plus rapidement possible, promis. Répondis-je en lui souriant tout en lui rendant son regard doux.
-… bien. Coupa doucement Lucas qui finit par se sentir presque de trop. Alors, on y va Kalae !

Mon frère me saisit le poignet avant de me tirer doucement pour que l’on prenne enfin la direction de l’atelier.

-Aaaah ? Lançais-je en me sentant partir sur le coté.
-A plus tard ! S’exclama Lucas en lançant un rapide signe de main.

S’est en me retournant sur le chemin que j’avais aperçu les deux hommes que nous avions quitté nous regarder disparaitre avant de prendre eux le chemin en direction de la ville pour rapporter la toile et soutenir ma mère qui n’avait quitté le chevet de son époux.

En chemin Lucas était resté silencieux, plongé dans ses pensées mystérieuses et néanmoins qui semblaient sérieuses. A l’autre bout du village, légèrement à l’écart se trouvait l’atelier de travail de notre père. Voilà maintenant longtemps qu’il n’avait pas été visité.
Lorsque Luca ouvrit la porte d’entrée, elle grinça affreusement. Les rayons du soleil passaient au travers des vitres salit par la neige qui avait finit par laisser des traces sur le verre.
Au fond de la grande pièce éclairée par les rayons du soleil qui traversaient les vitres, un lit avait été installé, surement pour permettre à notre père du repos lorsqu’il allongeait ses heures de travail et restait a l’atelier pour finir ses confections.
Sur la droite, de grandes étagères gardaient tous les morceaux et instrument nécessaire dans la confection d’outils, d’armes ou d’objets typiques, juste en face du grand plan de travail qui longeait le mur de gauche.
Lucas fut le premier a entrer tout en enlevant de son doigt une petite toile d’araignée qui avait commencer à se former. L’araignée qui fit sa création détruite pendit le long de son doigt avant de remonter son fil rapidement.
Lucas lança un regard complice envers moi lorsque l’idée d’une betise lui traversa l’esprit, lui qui connaissait bien sa sœur savait comment jouer avec elle et l’embêter.

-Ne m’approche pas !! Ordonnais-je en reculant d’un pas horrifiée. N’approche pas cette bête de moi !!
-Je n’en reviens pas que c’est grâce a toi que nous sommes libre. Fit remarquer Lucas en se débarrassant de l’insecte. Tu as peur d’une simple araignée, heureusement que Nasso était là.
-Grrrr ! Grognais-je en levant les yeux vers le ciel.

Une fois à l’intérieur, nous tentâmes de repérer si il était possible de vivre temporairement dans l’atelier, fort heureusement, un évier à même tailler dans la pierre avait été là, surement pour permettre a mon père de laver ses instruments ou ses mains après le travail, une cheminée était aussi présente, il s’agissait là d’un excellent moyen pour chauffer la maisonnette tout en pouvant préparer a manger. Quand au plan de travail il ferrait un excellent support pour préparer la nourriture ou même mangé. Et une petite salle de bain rudimentaire était a disposition dans une petite pièce à part.

Le seule souci qu’il se posait restait le lit, il n’y en avait qu’un… l fallait trouver une solution pour en mètre quatre de plus pour pouvoir tous nous héberger, au moins cette nuit, bien que notre mère désirerait surement dormir dans la chambre de mon père cette nuit.

La seule solution qu’il nous vint a l’esprit fut de retourner au village et d’aller gentiment demander aux voisins de nous prêter quelques sacs de couchage ou de petits matelas ainsi que des couvertures. Les villageois nous reconnurent rapidement et connaissant notre détresse rare furent ceux qui se refusèrent à notre requête. Ils profitèrent de notre demande pour récolter des informations sur ce qu’il c’était véritablement passé.
La version que nous leur avions donné avait était quelque peu différente de la réalité, les Huang n’avaient pas été énoncés. Nous avions expliqué que nous avions juste eu juste la malchance de tomber sur des mercenaires originaires de la nation du feu qui s’abattaient fréquemment au hasard sur une famille en l’échange d’une rançon. Et grâce a notre débrouillardise nous avions réussit à nous échapper.
Les voisins ne puent que croire notre version des faits et c’est en nous soutenant qu’ils nous laissèrent repartir avec quelques matelas de rechange et quelques couvertures en main.

Nous nous étions chacun répartit les matelas, trainant quelque fois derrière nous de par leur lourdeur. L’air s’était rapidement rafraichit et un vent violent s’abattait sur nous en même temps que les flocons de neige étaient violement emporter dans le ciel. Le temps n’était pas des plus rassurant, habitués au climat du Nord, nous nous doutions que ces signes annonçaient pour bientôt une tempête de neige. Mieux valait donc ne pas trainer.
Voilà maintenant une bonne petite heure que nous nous étions séparé de Nasso et Tuko. Une fois de retour dans l’atelier nous disposâmes correctement les matelas sur le sol, aux cotés du lit de notre père avant de les recouvrir d’une grosse couverture.

-Voilà qui est fait ! Lançais-je en me redressant, ne reste plus qu’à allumer un bon feu et manger un bon plat chaud en rentrant !
-Chut ! Exigea mon Frère en tendant l’oreille.
* ??*

Le silence fut fait rapidement, et a bien y couter il semblait ne rien avoir si ce n’est le bruit du vent violent qui régnait dehors.

-Mais qu’est-ce qu’il y a ? Demandais-je sans rien entendre.
-Non, j’ai de l’halluciné.
-La nuit est tombée. Remarquais-je soudainement en me pressant. Il faut rentrer, les autres vont s’inquiéter !
-Oui, partons.

Nous remontâmes nos manteaux bien hauts pour affronter le vent glacial et dangereux du grand Nord. Une fois dehors, nous prîmes soin de bien refermer la porte derrière nous. Luttant contre le vent nous avancions lentement dans le noir en direction du village, jusqu’à ce qu’un hurlement de loup raisonne dans les airs, puis, plusieurs animaux de la même espèce répondirent à l’appel.
Lucas et moi avions échangés un regard, le jeune homme n’avait donc pas rêvé il avait bien entendu quelque chose depuis l’atelier, son ouïe de chasseur ne l’avait pas trompé.
( http://www.youtube.com/watch?v=U3yc2kzHPqw&feature=related )
Les animaux sauvages arrivaient en notre direction au pas de course poussant quelques grognements sauvages. Bien trop nombreux pour être affrontés à deux nous prîmes la fuite face aux loups blancs affamés qui nous avaient prit en chasse.

-Cours !! Cours !! Ordonna Luca en attrapant violemment mon poignet de peur que je ne le suive pas.

Il n’était pas rare que quelques loups ne s’aventurent vers le village dans l’espoir de se nourrir, mais jamais encore ils n’étaient venus en si grande meute et avec autant de sauvagerie. Ils attaquaient délibérément !
A plusieurs reprises nous avions faillit glisser sur une plaque de glace mais sans trébucher.
Malgré la noirceur de la nuit, les lumières des maisons du village nous indiquaient que nous n’étions plus très loin. Petits a petits nos forces diminuaient et notre vitesse ralentissaient, les animaux sauvages se rapprochaient dangereusement jusqu'à ce que l’un d’eux ne sautent dans le dos du Lucas en poussant un grognement terrifiant.
Mon frère tomba au sol sous le poids de l’animal qui n’hésita pas a planter ses crocs dans ses bras.

-Ahhh !! Lança Lucas en se retournant pour dégager l’animal tout en sortant de son dos un sabre taillé dans l’os.
-Lucas !! Appelais-je en dérapant pour freiner ma course.

Le jeune homme ne tarda pas à se retrouver face aux loups qui sautèrent à son cou, malgré ses tentatives de défense il retomba au sol, submergé par quelques animaux féroces avant que je n’intervienne en les frappant avec un fouet d’eau. Certain se retirèrent en couinant sous les claquements douloureux du fouet tandis que d’autres obnubilés par le goût du sang résistaient au fouet.

Lucas abattit son sabre sur le corps d’un des loups qui s’était couché sur lui dans l’espoir de goûter d’avantage à son bras. Un loup artique vint violemment planter ses crocs dans une de mes jambes espérant lui aussi se rassasier et sous mes hurlements de douleurs, Lucas fut avertit du danger et il n’hésita pas a abattre sauvagement l’animal qui touchait à sa sœur.

Voilà que nous étions encerclés par ses animaux nombreux, donc deux cadavres gisaient sur le sol blanc. L’odeur du sang les rendait fous, certains sautaient sur eux même impatient de goûter aux deux humains.
Quelques villageois alertés par les chargés de ronde autour du village vinrent rapidement à notre secours, brandissant diverses armes tout en poussant des cris de guerre pour effrayer les animaux.
Sentant qu’ils étaient inférieurs en nombres les animaux décidèrent de prendre la fuite à regret.

Lorsque le danger fut écarté des remerciements s’imposèrent et c’est avec bon cœur qu’ils les acceptèrent avant de rentrer chez eux et après nous avoir conseillé de soigner nos vilaines blessures.

Lorsque nous fumes de retour dans le cœur du village, ce fut chose faite, les soins de bas nous fut administrés par nos propres soin, mais nous devions rapidement retourner au bâtiment où Nasso et Tuko nous attendaient, nous avions déjà prit pas mal de retard, approfondir les soins aurait prit d’avantage de temps, de plus, nos blessures n’étaient que superficielles.
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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Mar 29 Nov 2011 - 19:38

Le maitre du feu et le frère de la maitresse de l’eau qui le guidait avaient retrouvé la mère de la famille Yukahiro pour la mettre au courant de l’évolution à l’extérieur : il n’y avait rien à tirer des débris de la maison mais il leur restait une toile qui lui fut remise par son fils, quand elle l’ouvrit, une larme de soulagement, celui de ne pas avoir tout perdu, vint à son œil droit. Elle remercia son fils et l’homme qui l’accompagnait, Tuko l’informa aussi que Kalae et Luca étaient actuellement à l’atelier du chef de famille pour voir si les lieux pourraient servir de refuge temporaire acceptable.

La femme fatiguée appréciait les efforts déployés par les membres de sa famille pour agir au mieux, l’homme s’éveilla faiblement peu après le retour des deux hommes et la femme accourue vers lui, l’homme parlait faiblement mais elle essayait de ne pas perdre un mot qui sortait de sa bouche. Il n’eut le temps de dire que quelques mots, des mots d’amour et de tendresse avant de sombrer à nouveau dans ce que sa femme pris par une nouvelle perte de connaissance. Hélas, il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre, en l’absence de respiration que l’homme cette fois-ci s’était bien éteint.

Une immense tristesse et un appel de détresse prirent instinctivement place, Tuko et Nasso restaient en dehors de la salle comme ordonnait par les guérisseurs accoururent auprès de la mère. La femme en pleurs restait accrochée à son époux comme pour essayer de l’empêcher de s’en aller dans l’autre monde. Tuko d’abord assailli par le doute et la tristesse ne sut que faire et alors que Nasso allait tâter le pouls du père de Kalae, l’homme força sa mère à se détacher pour la prendre dans ses bras et essayer de la réconforter. Mais les larmes gagnèrent aussi ses yeux bien qu’il tentait de se refuser à pleurer.

Après que Nasso ait constaté que l’homme qui avait élevé celle qu’il aimait avait trépassé, les guérisseurs vinrent et constatèrent que cette fois, il n’y avait plus rien à faire. L’homme avait reçu depuis toute ses semaines tous leurs efforts pour le maintenir en vie mais il avait été trop endommagé lors de l’incendie de la maison, superficiellement bien sûr mais de nombreux organes avaient aussi soufferts.

Les papiers remplis et le dernier adieu de son épouse apposé sur les lèvres de son défunt mari, le corps fut emporté par le personnel de l’hôpital, il serait rendu à la famille lorsque la cérémonie d’adieu à l’homme serait prête. Alors que le chagrin continuait d’occuper la salle, Nasso remarquait que la nuit tombait et que son aimée et le frère de cette dernière n’étaient toujours pas revenus.

Le maitre du feu ne tarda pas à prendre la décision d’aller chercher sa belle, même si c’était précipité, il se sentait de trop dans cette salle où le fils réconfortait la mère. Se débrouillant de lui-même et après avoir prévenu Tuko, le fils du feu sortit du bâtiment hospitalier. Traversant les rues toujours aussi discrètement avec sa tenue rouge flamboyant. L’homme attira de nombreux regards curieux et alors qu’il avançait, il fut bousculé par une enfant qui tomba, elle, à la renverse au contact du fils du feu. L’homme apposa son regard sur l’enfant avant de l’aider à se relever, la gamine d’abord effrayé par l’homme s’accola à la jambe de Nasso quand trois garçons sortirent de la rue d’où elle venait.

Il n’était pas difficile de comprendre ce qu’il se passait, le maitre du feu apposa son regard sur les jeunes garçons de façon à leur faire comprendre de déguerpir mais ce n’est pas ce qu’il se passa.

« Un fils du feu ! » S’exclamèrent-ils en brandissant autour d’eux de l’eau en suspension.

Les trois enfants, des novices en maitrise de l’eau se sentaient capable d’assaillir un fils du feu dont ils ignoraient tout. Bravement, ils propulsèrent leurs attaques imprécises en direction du fils du feu et de l’enfant, qui évita sans difficulté les attaques des gamins, le fils du feu avait vu des attaques de maitres de l’eau de niveaux largement supérieures par le passé.

« Il bat en retraite, il n’a aucun pouvoir nous allons l’avoir sans difficulté ! » S’exclama le garçon au centre.

Le maitre du feu posa la gamine au sol en lui disant de ne pas bouger avant de foncer de front contre les gamins, il ne savait pas ce qu’ils voulaient à la gamine mais quoi qu’il advenait, il semblait nécessaire de les corriger. Les trois novices tentèrent un combo pour prendre le maitre du feu au piège dans sa course, le fils du feu évita le premier en se décalant sur la droite, puis rapidement retourna à gauche pour éviter la seconde attaque et quand la troisième vint de front sur lui, il se propulsa dans les airs des flammes sous les pieds pour ratterir derrière les trois enfants et les attraper dans le dos par le manteau, en soulevant deux du bras droit et un dans l’autre.

« Halte-là fils du feu ! » S’exclama un garde d’une patrouille.

Le maitre du feu lâcha les trois chenapans qui prirent la fuite sans demander leur reste. Les ennuis s’annonçaient pour le fils du feu qui n’avait rien demandé, la petite fille embêtée par les trois garçons avait elle aussi disparu profitant de l’affrontement pour s’évanouir.
Après une explication avec les gardes, les hommes décidèrent de laisser partir le maitre du feu puisque les enfants avaient pris la fuite, ils en conclurent que le maitre du feu devait être de bonne foi. Après une mise en garde, le fils du feu repris sa route et c’est en arrivant aux portes de la ville qu’il croisa son aimée et son frère blessé, c’est avec inquiétude qu’il les rejoint.

Ils n’étaient pas en danger de morts mais dans un sale état visuel, le fils du feu se proposa de porter Kalae jusqu’à l’hôpital sans lui laisser le temps de répondre, il la souleva et elle vint se blottir contre lui. Au vu de la situation, l’homme ne leur fit pas part de la nouvelle qui ne tarderait pas à les abattre.

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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Mer 30 Nov 2011 - 19:01

Blotti contre le maître du feu qui avait tenu à me porter en nous voyant blessée, je m'étais laisser faire, touchée et attendrit par l'attention que cet homme si cher a mon coeur me portait. Il était venu parce qu'il avait été inquiet de ne pas nous voir alors que la nuit était maintenant bien tombée. Durant la petite marche le maître du feu ne parla pas de notre père et de son décès, comment annoncer une telle nouvelle? ?Nasso savait parfaitement les conséquences que cela apporterai, le décès d'un être cher était toujours douloureux et pour certains insurmontable...
Le maître du feu préféra nous demander ce qu'il nous était arrivé pour apparaitre avec ces blessures. Lorsqu'il eut connaissance de l'affaire des loups il s'éttona d'abord avant de penser que nousa vions été chanceux d'avoir reçu l'aide des villageois.

http://www.youtube.com/watch?v=bwwDX7IU3iI&feature=related
Voilà que nous fûmes rapidement de retour devant le grand bâtiment de glace où ma mère et Tuko étaient toujours enfermé, noyant leur peine dans les bras l'un de l'autre. Nasso me reposa délicatement au sol et nous rentrâmes dans le batiment silencieusement.

-Kalae... je... Commença Nasso d'une voix hésitante prêt à annoncer la nouvelle.
-Vous êtes blessés! Constata une infirmière en se posant brutalement devant nous.
-Ce n'est rien, répondit Lucas, ce ne sont que des égratignures.

Le jeune chasseur dépassa l'infirmière et Nasso, prêt a s'aventurer dans un couloir.


-Je vais voir papa, vous venez?
-Oui! Répondis-je en commençant à le suivre.
-Attendez... Appela Nasso en se retournant calmement avant de passer sa main dans sa nuque, gêné. Je... comment vous dire ça... Votre... Votre père est mort dans la soirée... Je suis désolé.
-...Q...quoi? Murmura Lucas en fixant le maître du feu de ses yeux bleus.

Ma respiration s'était coupée net aux paroles de Nasso et s'était retenue quelques secondes alors qu'un lourd et funeste silence s'était installé, choqué par la nouvelle. Nasso eut le temps d'appercevoir mes yeux se remplir de l'armes doucement, tandis que les poings de Lucas s'étaient resserrer sur eux-même pour contenir sa peine.

-N...non... murmurais-je alors que les sanglots étaient sur le point d'arrivé. Ce n'est pas possible!
-Kalae... Commença le maître du feu en s'approchant de quelques pas.

Je m'étais enfuis en courant dans les couloirs de l'établissement qui me paraissaient désormais effrayants, comme jetée dans une fosse sans moyens de rejoindre la surface. La chambre de mon père m'apparut enfin au loin, devant la porte dans le couloir, Tuko avait toujours ma mène dans ses bras alors qu'elle pleurait à chaude larmes. Sans même m'arrêrter devant eux et en glissant sur le sol glacé, j'étais rentré de manière précipité dans la chambre esperant y trouver mon père.
Le bruit de ma respiration raisonnait dans la pièce vide que je balayais du regard tandis que j'avançais. Personne, il n'y avait personne. Le lit avait été vidé, les draps retiré, il ne restait qu'un matela sur un lit sur-élevé et ses affaires personnelle avaient été retirées.

Mes genoux tombèrent bruyament au sol devant le lit vide tandis que ma tête vint s'enfoncé dans mes mains avant que de forts sanglots ne trahissent ma peine. Nasso arriva à son tour au pas de course suivit par Lucas qui s'empressa de rejoindre sa mère pour la soutenir. Nasso entra dans la pièce de l'ancien malade avec energie, lorsque son regard vert brillant se posa sur moi une expression de tristresse l'envahit.
Il s'approcha avant de s'agenouiller à mes cotés et de me tirer vers lui; il serra ses bras autour de moi et plaqua sa tête contre la mienne avant de caresser doucement mes cheveux dans le but de me consoler.

-Je suis navrée Kalae... Murmura-t-il d'une voix particulièrement douce.
-je.. je n'étais pas là. Articulais-je difficilement avec les pleurs. je ne lui ai même pas dis que je l'aimais! Je ne lui ait pas dit au revoir...

Pronfondement touchée, quelques sanglots d'une plus grande emplitude se firent entendre. Attristé lui aussi par cette perte et de voir la peine que cela nous procurait, il ferma les yeux avant d'enfoncer sa tete dans ma nuque et de resserer l'etreinte.

Doucement il me laissa me calmer et après plusieurs minutes il m'aida lentement à me relever, sentant ma faiblesse. Le soutient que m'apportait Nasso était essentiel, et même si sur le moment, trop préoccupée par la mort de l'homme qui m'avait elever, je ne lui avait pas dit, je le pensais du plus profond de mon coeur.
Nous quittâmes la pièce vide de vie et rejoignâmes les autres dans le couloir. Lorsque ma mère m'appercu elle m'ouvrit les bras cherchant une étreinte pour trouver du réconfort et me rassurer.

Tuko et Lucas virent rapidement se joindre à l'étreinte tandis que Nasso avait reculer d'un pas. Ma mère releva son visage couvert de larme vers le maître du feu avant de lui tendra sa main, ne voulant pas l'offenser Nasso la lui sasit et elle le guida doucement vers nous pour qu'il se joigne à nous dans ce moment où chacun de nous avions besoin des autres.
Lorsque l'étrinte prit fin, Tuko expliqua a son frère et à moi que notre père avait été emmener afin que son corps soit prêt aux dernières visites avant sa disparition sous terre. Mais il précisa qu'il ne serrait possible que de le voir a partir de demain, que le batiment, au vu de l'heure, allait interdir toute visites et conseillait aux familles de rentrer chez ellles et de revenir le lendemain matin lorsque les visites seraient autorisées.

c'est donc ensemble, le coeur lourd et inondé de tristesse que nous quittâmes l'établissement, accompagné d'un vide troublant. Ensemble nous rejoignâmes l'atelier que nous avions amenager plus tôt sans se douter du désastres qui se déroulait pendant ce temps là. Ma mère avait apprecier tous les efforts que nous avions fait pour nous trouver rapidement un toit plutôt que d'aller demander l'hospitalité aux voisins qui aurait peut être eux peur de se faire atatquer à leur tour, comme si accueillir les Yukahiro leur aurait apporter malheur...

Sur le chemin, nous recroisâmes les deux loups artiques qui avaient été abbatut par Lucas plus tôt ce qui donna d'avantage une idée à Nasso de notre péripéthie, et ce qui informa notre mère et Tuko la cause de notre retard. Si seulement ses loups n'avaient été là, peut être aurions nous pu être présent lors du dernier soupir de notre père.

Une fois arrivé au seuil de l'atelier ma mère fut la première à y entrer, caressant le mur en bois tout en avançant doucement dans la petite maisonette où sont mari se rendait chaque jour et travaillait ardement pour pouvoir nourrir sa famille. Dans ses yeux une certaine nostalgie se lisait ainsi que du regret, elle aurait aimé vivre encore à ses cotés quelques années de plus, sentir sa chaleur, entendre sa voix et croiser son sourire... Mais il n'en serait plus rien désormais, son âme avait rejoind le monde des esprit et il l'y attendrait jusqu'a ce qu'elle ne le rejoigne.
Comme pour se changer les idées, ma mère se pencha rapidement sur la confection du repas, elle se contenta de faire quelque chose de simple, le plaisir de cuisiné n'était pas au rendez vous ce soir, tout comme l'appétit... Nous nous contentâmes de boire une soupe chaude silencieusement. Fatigués par cette journée particulièrement éprouvante, nous ne tardâmes pas à aller nous coucher après le diner, personne n'avait envie de prolonger cette journée.

Ma mère s'installa dans l'ancien lit de mon père, tandis que mes deux frère s'installèrent sur deux matelas disposés au sol. Nasso s'installa dans le troisième juste voisin de celui où je m'étais refugier. Le maître du feu du attendre que Tuko souffle sur la petite flamme de la bougie pour se rapprocher d'avantage et passer doucement son bras autour de moi pour ne pas me laisser seule durant la nuit, dans un tel moment.
Ma mère réussit a s'endormir, épuisée par ses pleurs et sa tristesse elle s'endormit d'elle même. Mes deux frères ainsi que le maître du feu réussirent à trouver le sommeil également, et maintenant que l'atelier était plongé dans les tenebres de la nuit, j'attendais en vain la venu du sommeil.

N'osant pas bouger pour ne pas reveiller le maître du feu j'attendais encore et encore, soupirant quelques fois. Une petite heure passa ainsi sans qu'aucune évolution ne soit visible. Doucement j'avais retirer l'épaisse couverture qui me recouvrait tout en soulevant le plus délicatement possible pour ne pas le sortir de son sommeil. Armée de mon manteau, j'ouvris discrètement la porte. Une vent froid vint s'abbatre sur mon visage alors que je venais de sortir.
http://www.youtube.com/watch?v=2BqCap_thK8&feature=related
L'air était frais et pur. Le ciel noir était perlé d'étoiles étincellantes. Le ciel du Nord offrait un spectacle incomparable à travers le monde, en n'importe quelle circonstance il était là, accompagnée de la lune habitée par la princesse antique.
Sagement assise sur le porche du petit atelier, les yeux rivés vers les étoiles, j'attendais. Quitte à ne pas dormir, mieux vallait profiter du spectacle.

Quelsues minutes s'écoulèrent calmement. Sentant pendant son sommeil une absence Nasso finit par se reveiller et s'apperçu en tappotant sur mon matela que j'avais disparut.
A l'aide de sa maîtrise il éclaira d'une petite flameche les lieux et m'appercu à travers la petite fenetre, les yeux rivés sur le ciel. L'homme curieux de me voir là enfila alors son manteau dans le but de me rejoindre.

Le petit grincement de la porte me sortit de mes rêveries, en appercevant l'homme pour qui mon coeur battait, un petit sourire timide anima mon visage. Ce rictus plut à Nasso qui vit à nouveau un signe de bonheur et de bien être. Doucement, le maître du feu vint s'assoir à mes cotés.

-Que fais-tu ici? Demanda t-il en mettant ses mains dans ses poches pour ne pas se retrouver avec les mains glacées.
-Je n'avais pas sommeil. Répondis-je en posant mon regard sur la neige.

Nasso ne répondit pas, comprenant parfaitement la raison pour laquelle le sommeil ne venait pas. Il leva a son tour les yeux et admira les étoiles ainsi qu'une legère aurore baureale qui commençait doucement a se former. Le bruit d'un animal attira notre regard, resseblant a un petit gemissement maladroit. Une panthère blanche tacheté de points noirs passait a une petite dizaine de mètre de nous accompagnée de ses petits particulièrement turbulents. Le fauve tirait derrière lui le cadavre d'un de loups mort pour pouvoir se nourir elle et sa famille. L'animal apposa son regard argent sur nous puis nous dépassa sans aucun signe d'agressivité avant de siaprait dans le paysage.

-Que feras-tu après ça Nasso? Demandais-je enfin.
-Je l'ignore. Répondit-il d'un air pensif. Ma famille doit s'inquieter de mon absence depuis le temps.
-Oui et c'est normal. Je suis désolée de t'avoir attirer ici.
-Non, ne le sois pas, c'est moi qui ai voulu t'accompagner. Rassura l'homme en souriant.

Il y eu un petit silence durant lequel mes yeux détaillèrent le visage de Nasso, les sentiments que je ressentais pour cet homme étaient forts, et comme le fut ma mère envers mon père, Nasso représentait ma plus belle aventure. Sentant ce regard sur lui, il tourna son son regard vers moi, curieux.

-Quand tu prendras le navire pour la nation du feu, je partirai avec toi.
-Mais, et ta famille? Questionna-t-il en imaginant leur réaction.
-j'ai perdu mon père. je ne veux pas te perdre toi... Je ne pourrai pas supporter ton absence, je t'aime trop.
-Kalae... Murmura naso en saisisant ma main.
-La seule chose est que je ne sais pas comment annoncer ça aux autres, ni même quand. La situation est délicate...
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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Ven 2 Déc 2011 - 17:03

La jeune femme semblait à la fois sûre de sa décision mais celle-ci engendrait aussi de nombreux doutes dans son esprit, l’homme qu’elle avait décidé de suivre comprenait la jeune femme et la pris contre lui à l’aide de son bras, ainsi la jeune femme profitait de chaleur, de tendresse et d’une certaine forme de réconfort. Que pouvait-il faire de plus en cet instant que soutenir celle qu’il aimait, il n’y avait pas de remède magique à la mort et la déclaration de Kalae ne tomberait certainement pas au meilleur des moments, on avait enlevé à cette famille son chef et voilà qu’il allait leur arracher un autre membre, la seule fille élevée par les Yukahiro. C’était peut-être égoïste, mais l’homme ne désirait que continuer à partager ses jours et ses nuits avec la maitresse de l’eau aux formes épurées et aux attentions qui réchauffent le cœur.

Bien que leurs manteaux fussent épais, le froid accentué par la nuit commençait à engourdir le visage, le maitre du feu ordonna d’une façon bienveillante à la jeune femme de retourner à l’intérieur sans quoi elle risquait de tomber malade. Quelque peu soulagé d’avoir parlé au maitre du feu de ce qui la tracassait, bien que sans solutions concrètes, la maitresse de l’eau obéit sans broncher au maitre du feu et rentra à l’intérieur après que l’homme ne lui ait ouvert la porte tel un gentleman.

La situation n’était pas des plus favorables à la relation qu’entretenait le fils du feu et la fille de l’eau. Les obligations du maitre du feu ne lui permettraient pas de rester dans les environs très longtemps et pourtant, il ne souhaitait pas forcer la maitresse de l’eau à accélérer les choses au vue des événements récents.

Les deux amoureux se couchèrent à nouveau l’un contre l’autre après avoir quitté leur manteau et après un petit temps, la fatigue réussit finalement à emporter la demoiselle au pays des songes.

En tant que fils du soleil père, la maitre du feu avait pour habitude de se lever avec le soleil et pensait avoir le temps nécessaire pour se défaire de la maitresse de l’eau avant qu’on ne les aperçoivent l’un contre l’autre mais c’était sans compter sur les deux chasseurs, eux, habituer à se lever tôt pour la chasse d’un certain gibier sortant de sa cachette aux aurores et demandant donc de se lever tôt lorsqu’ils désiraient le chasser.

Les deux frères de la demoiselle ne purent que constater ce dont il se doutait déjà, le vieux maitre du feu et la tendre maitresse de l’eau entretenait à priori plus que de simples liens d’amitié mais que dire contre l’union de leur petite sœur et de l’homme qui avait tout risqué pour lui porter assistance dans leur secours?

Ce matin là, il ne s’était pas levé dans l’optique de la chasse mais parce qu’il voulait être certain d’être prêt pour aller au près de leur père au plus tôt, il fallait donc aux hommes de la famille, comme il en était coutume, réfléchir à la cérémonie, son déroulement, son emplacement, les mots qu’ils diraient, tant de choses à penser qui incombait à ses hommes qui se faisaient en plus un devoir de soulager leur mère du maximum d’obligations.
Lorsque les deux hommes se préparèrent à sortir, ils firent preuve d’une extrême attention à ne pas faire de bruits, leur talent de chasseur, similaire à ceux d’un voleur, en faisaient des hommes extrêmement silencieux quand ils le désiraient. Ce n’est qu’une fois sortis que la maitre du feu s’éveilla alors que quelques rayons apparaissaient à l’horizon.

Le maitre du feu constata que les frères de la maitresse de l’eau n’étaient plus là, sûrement les avaient-ils vu, il observait la maitresse de l’eau toujours assoupie et en absence de personnes réveillées, le maitre du feu se dit qu’il pouvait poursuivre son étreinte de la jeune femme un peu plus longtemps de peur qu’elle ne soit troublée dans son sommeil par la disparition de la chaleur qu’il lui procurait.

Pendant le petit déjeuner, la mère de Kalae et la maitresse de l'eau éveillées mangeaient tranquillement un maigre met à base du peu d'aliments présents dans l'atelier du défunt et non périmés. Le maitre du feu qui partageait le repas pris une décision, avant son départ, il irait acheter tout le matériel nécessaire à la reconstruction d'une maison dans la limite de sa bourse en prévoyant de garder juste le nécessaire au voyage du retour. Certes, il ne pourrait payer l'intégralité mais avec l'argent qu'il lui restait dans sa bourse, ils auraient déjà de quoi faire les murs. De plus, la famille Yukahiro pourrait certainement bénéficier d'un peu d'aide des villageois pour les aider à reconstruire plus vite après leurs heures de travail.

Oui, le maitre du feu était décidé, quoi qu'ils en disent, il tenait à venir en aide à sa "belle" famille encore non officielle. Ce serait un gage d'amitié, de bonté et ça aiderait peut-être aussi à faire passer la pilule du départ de Kalae auprès de sa famille meurtrie par la perte du père et époux.

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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Sam 3 Déc 2011 - 18:18

Tandis qu’il mangeait le maigre repas que nous avions préparé avec ce que nous avions pu trouver Nasso semblait pensif. Ses yeux fixés avec une grande concentration dans le vide, ses mouvements ralentit alors qu’il avait perdu a motion du temps plongé dans ses pensées.

-Nasso ? Questionnais-je en passant ma main devant son visage pour le ramener à la réalité.

L’homme cligna des yeux et secoua légèrement la tête, il cacha sa détermination par un sourire amical qu’il déposa sur moi et ma mère. La nuit avait été d’une certaine aide pour ma mère qui avait doucement prit conscience de la triste situation. Ses pleurs étaient moins fréquents même si son joli sourire était encore loin…

Rapidement après manger et lorsque les derniers préparatifs furent fait, nous avions quittés tous les trois l’atelier de mon défunt père pour prendre la direction de l’athanée où il attendait nos dernières visites avant que son corps ne nous quitte physiquement.

Mes deux frères déjà debout depuis longtemps avaient fait le voyage et se trouvaient déjà à la capitale du pôle nord dans le funeste bâtiment en question. Assit aux cotés de leur père qui semblait si paisible ils lui parlèrent avec beaucoup de sérieux et de maturité. Les deux chasseurs savaient maintenant que de nombreuses responsabilités leur revenaient, qu’ils devraient veiller sur les deux femmes de leur famille comme le faisait avec attention l’ancien chef de famille. Ils lui avouaient leur chagrin, eux qui avaient vécu des années aux coté de leur père sans réellement se rendre compte de la chance de ce que pouvait être une famille au complet, une famille unie.
Les deux chasseurs furent la promesse de prendre soin de tout ce qu’avait pu laisser leur père derrière lui, une main posé sur leur cœur et les yeux rivé sur l’homme qui les avait vus grandir.

Ils entendirent quelqu’un toquer timidement à la porte et lorsque Tuko fit le déplacement pour ouvrir la porte il aperçu sa mère, sa sœur et le maître du feu qu’il avait surprit plus tôt dans les bras de sa petite sœur. Il nous laissa entrer et Nasso referma la porte derrière nous.

Devant le corps inanimé de mon père, ma mère s’asseyait doucement, examinant son visage endormi pour l’éternité avant de lui apposé un baiser sur son front froid et pale et de lui murmurer à l’oreille quelques mots qui nous furent imperceptible, sûrement ses derniers mots d’amour. Au même moment, mes mains chaudes firent se poser sur celle de mon père avant de la lui serrer avec délicatesse.

Quelques voisins qui avaient eu vent de la funeste nouvelle étaient venus à l’athanée, saluer une dernière fois leur voisin, ami et ancien collègue de chasse. Nous devions être en tout une petite quinzaine à s’être doucement retrouvés. Nombreux voisin et amis se demandèrent qui pouvait bien être Nasso, cet étranger qu’ils n’avaient encore jamais croisé au village et maître du feu qui plus est. Mais ils passèrent outre sa présence, le traitant comme l’un des leur, un ami à monsieur Yukahiro.
Une petite heure s’écoula ainsi ou de nombreuses condoléances furent échangées, puis l’arrivée d’un médecin sucita la curiosité de tous.

Il s’imposa doucement, prévenant que l’heure serait bientôt venue pour la cérémonie. En effet les corps ne pouvaient être gardés indéfiniment. C’est en lançant un regard sur le défunt que nous quittâmes la pièce pour laisser des hommes vêtus de manteau d’un bleu sombre faire leur travail, ils emportèrent avec eux le corps afin de le préparer à son dernier voyage.

Nous nous étions tous donner rendez-vous au village côtier, la cérémonie se déroulerait à même dans le lieu où nous avions tous vécu. Prévu en début de matinée nous étions en attendant rentrés chez nous, pour nous pencher sur les derniers mots envers notre père. Tuko serait notre porte parole, ni ma mère, ni moi n’aurions eu la force de prononcer le discours d’adieu. Quand à Lucas, il laissa ce privilège à son ainé.

Chacun de nous avions soumis nos idées et lorsque le moment fut venu, nous nous étions rendus sur le bord de mer. L’océan glacé était à perte de vu, attaché avec une corde, un petit canoë était maintenu tout près du rivage. Dedans, calment allongé, mon père y avait été déposé. Ses yeux clos et ses deux mains sur sa poitrine, il semblait tranquille.
A ses cotés quelques effets personnels y avaient été déposé par nous, d’anciennes armes qu’ils prenaient toujours lors de ses journées de chasses, ainsi que d’autres reliques personnelles qui lui avaient été précieuses durant sa vie.

Les hommes vêtus de sombre habits et qui avaient préparé mon père attendaient aux coté de la barque leur mains dans leur dos. Rapidement les voisins qui étaient venus à l’athanée nous avaient rejoints. Et lorsque tout le monde fut réunit, Tuko s’avança timidement devant la foule.
Il examina du regard tout ces gens, presque intimidé et à la fois triste de devoir prononcer les mots à venir.

-Je… Commença Tuko d’un ton calme et hésitant. Je vous remercie d’être tous venu. Et je suis navré que nous nous réunissions dans de telles circonstances. Je suis sûr qu’il aurait été ravi de vous voir tous ici pour lui…

Le silence planait dans la petite assemblée attristée. Ma mère regardait son fils d’un regard tendre et touchée, voyant à travers lui le fruit de son amour avec son mari décédé. Doucement ma main vint saisir celle de Nasso qui apposa ses yeux sur moi tandis que toute mon attention allait vers mon frère.

-Papa avait toujours été là pour nous. Il était un voisin et un ami souriant, toujours prêt à proposer son aide. Il fut un époux aimant, et un père protecteur. Nombreux furent ses sacrifices au long de sa vie, nous ne l'oublirons jamais, son image restera auprès de nous comme un homme bon et calme, un homme de confiance et de coeur.

Ma main serra d'avantage celle du maître du feu alors que je tentais de retenir ma tristesse. L'homme perçu ma detresse dans ce moment fort en "motion et passa son bras dans mon dos afin de me rapprocher de lui pour me consoler. Ma mère apposa instinctivement et doucement sa main sur son collier de fiançaille, collier auquel elle tenait énormément.

-Nous ne t'oublirons jamais, papa. Termina Tuko en se retournant vers on père, tournant le dos a son auditoir. Nous t'aimerons encore.

les hommes vêtus de noir détachèrent doucement la petite cordelette qui maintenait le canoë sur le rivage. porté par le courant, la petite structure de bois et l'homme endormit furent portés par le courant de l'océan. Doucement il s'éloigna, l'element de l'eau reprenait un de ses enfants.

Progressivement, les gens s'en étaient allé. Ils eurent avant l'idée de nous invité le soir venu pour ne pas que nous nous rettrouvions seul après le deuil du chef de famille, nous proposant ma la même occasion un repas chaud et consistant. Touchés par leur intention et pensant que voir du monde ferrai le plus grand bien,mes deux frère et ma mère acceptèrent. Ce soir, nous dinnerions tous ensemble, esperant oublier momentanément cette tragedie.

Nous rentrâmes doucement à la maison, Nasso nous quitta en chemin, précisant qu'il avait au préalable une affaire à regler. Malgré nos questions l'homme resta mystérieux et c'est sans lui que nous étions rentrer à l'atelier.

Le maître du feu s'en était allé voir un maçon. L'un des seuls du village et lui passa commande pour les bases d'une nouvelle maison sur l'emplacement de l'ancienne maison Yukahiro brulée. Le bricoleur fut surprit de voir une telle commande être passé par un maitre du feu, mais qu'importe son client avait de l'argent et il payerait en liquide et dans l'instant. Voyant un client aussi fiable et genereux, il lui promis que les travaux ne seraient pas long, qu'il tenterait de faire de son mieux le plus rapidement possible. C'est confiant que Nasso lui donna en échange la somme demandée.

Aucun de nous tous ne savions les idées du charmant et attentionné maître du feu, et il serait certain que cela toucherai ma mère desesperée ainsi que ses trois enfants inquiets quand à l'avenir. Il serait certain qu'une certaine gêne apparaiterai face au maître du feu qui avait débourser autant d'argent pour nous, ne sachant comment le remercier en retour de son attention.


Dernière édition par Kalae le Lun 5 Déc 2011 - 22:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Dim 4 Déc 2011 - 20:17

Les plaines de ce pays blanc abritaient et faisaient vivre tout un peuple que Nasso avait lentement appris au cours de ces multiples venues et rencontre avec ses représentants à connaitre. Ils étaient pour la plupart des gens simples, peu enclin à l'avarice et à l'avidité, leur mode de vie était basé non pas sur l'individualisme mais le communautarisme. Cette façon de vivre avait dû trouver ses origines chez les premiers colons de ces lieux qui avaient nécessairement dû apprendre à s'entraider dans un climat à première vue hostile à la vie humaine. Le maitre du feu en faisant cet acte de générosité envers les Yukahiro démontrerait une sorte de semi-intégration dans ce pays de l'eau, il n'avait certes jamais été avare mais débourser une telle somme de bon cœur démontrer une réelle intégration non pas dans la tribu de l'eau mais dans la famille Yukahiro.

Bientôt la famille découvrirait son cadeau et Kalae, elle, devrait s'acclimater à la Nation du feu et ses coutumes. La richesse de la Nation du feu naissait dans son caractère aux premiers abords austères. Les maitres du feu habitués à être toujours dans la concurrence les uns des autres, dans l'individualisme et l'orgueil avaient sans s'en rendre compte développé un contexte favorable aux technologies, aux performances toujours plus innovantes, expliquant leur avancée technologique sur le reste du monde. Pour quelqu'un venant d'un autre pays, ce caractère était difficilement supporté mais dans le fond, les hommes et femmes du feu restaient toujours des êtres humains capables de bontés.

Une fois rentré à l'atelier, le maitre du feu ne dis pas un mot de ce qu'il avait réservé à la famille, tout le monde se préparer lentement et dans un silence presque religieux au repas de la soirée. Le retour de Nasso ne provoqua qu'un détour de regard de toute la famille avant qu'ils ne retournent à leurs occupations. Seule Kalae semblait suspicieuse, le maitre du feu les avait quitté sans réelles explications et elle sentait que quelque chose se tramait.

Afin de se laver de tous soupçons, le maitre du feu expliqua à la maitresse de l'eau qu'il avait profitait de la géographie, du climat du nord pour se trouver un coin tranquille afin de se dégourdir les muscles et de soumettre sa maitrise une nouvelle fois à la rudesse des environs, espérant développer pour l'avenir une maitrise soit plus puissante soit moins couteuse en énergie hors du pôle nord. La maitresse de l'eau cru le maitre du feu, après tout pourquoi lui mentirait-il? Aller s'entrainer se dépenser, n'était-ce pas là un moyen de se libérer l'esprit, la maitresse de l'eau y avait songé mais comment aurait-elle été perçue si elle avait user de sa maitrise comme si de rien était? La maitresse de l'eau ne souhaitait pas se libérer l'esprit, elle savait qu'il y avait un moment pour tout, dont un pour le deuil et elle souhaitait le respecter, quelques jours au minimum.

" Tu ne te prépares pas, Nasso? " Demanda la mère en tutoyant le fils du feu comme si cela était des plus normal en constatant que le fils du feu c'était défait de son manteau.
" Eh bien, que fais-tu?! " Questionna Kalae à son tour en regardant celui qu'elle aime ne comprenant pas.
" C'est gentil mais non. Vos voisins vous ont invité vous, les Yukahiro, la famille du défunt, ils n'ont pas invité le maitre du feu qui vous accompagnez. Je me sentirais de trop. " S'exclama le fils du feu qui cherchait à expliquer ses raisons du mieux qu'il pouvait, il n'était pas du genre à s'imposer là où il n'était pas convier. L'homme d'affaire qu'était Nasso savait se tenir à sa place de par son éducation et son passé dans l'armée.
" Pas de discussion jeune homme, vous ne croyez tout de même pas que vous allez rester seul ce soir pour manger? " Dit-elle sur un ton tellement habituel d'une maman qui éduque un enfant en s'adressant au trentenaire.

La maitresse de l'eau lui adressait un regard si doux et les autres membres de la famille pesaient eux-aussi leurs yeux sur le fils du feu qui se sentait totalement assailli et pas en position de refuser. De plus, même si les voisins ne l'avaient pas directement invité, il préférait faire l'incruste que de contrarier la famille du défunt un peu plus. Le maitre du feu après avoir finalement accepter d'accompagner la famille à ce repas, pour le plus grand plaisir de la maitresse de l'eau, alla se laver rapidement le visage avant de remettre son manteau.

Bien qu'ayant commencé à se préparer après tout le monde, ce furent les femmes les dernières prêtes, les deux chasseurs n'en manquant pas une pour faire une remarque machiste à l'oreille du maitre du feu. Oui, la peine provoquait par la perte de leur père était toujours présente mais ils savaient aussi que la vie continuait et leurs vieilles habitudes ne tarderaient pas à reprendre le dessus.

La marche en direction de la résidence des voisins qui avaient conviaient les Yukahiro, une petite maison à peine plus grande que l'ancienne maison familiale en cendre, se trouvait être une marche courte car leurs hôtes étaient les propriétaires de la maison la plus proche de l'atelier, pour les atteindre, il y avait tout de même un peu de marche dans l'obscurité et Nasso avait offert ses services pour éclairer le convoi et ses alentours offrant par la même occasion une protection dissuasive pour d'éventuels prédateurs.

Arrivés à destination, c'est Luca qui toqua à la porte et c'est une petite fille de huit ans qui leur ouvrit, Katara, la petite dernière de la famille qui portait le même nom de l'épouse du dernier Avatar connu, grande ambassadrice des tribus de l'eau du Nord et du Sud. Les membres de la famille Yukahiro la connaissait assez bien et la saluèrent alors qu'elle les invitait à entrer toute enthousiaste par le fait d'avoir été chargé par ses parents de l'accueil des invités. Le maitre du feu apparut aux yeux de la petite fille en dernier, passant après Kalae qui le tirait par la main pour rentrer. La petite fille surprise et quelque peu apeurait à la fois ne savant comment réagir, elle avait déjà vu l'homme plusieurs fois aujourd'hui, elle savait que c'était un fils du feu, pourquoi poursuivait-il ainsi la famille Yukahiro? Pourquoi s’immisçait-il dans la maison. la crainte de voir ce qui était arrivé à la maison Yukahiro à la sienne lui vint à l'esprit et sans dire un mot, elle s'enfuit en courant dans la cuisine abandonnant les invités et la porte ouverte que le fils du feu referma.

Le maitre du feu n'y prêta pas réelle attention et rejoint la famille, un peu en avance, dans le salon alors que les hôtes terminaient de se préparer et la mère de famille était en ce moment même en cuisine en train de fignoler le repas et écouter sa fille lui faire un rapport sur la nouvelle à sensation dont elle venait d'être témoin et qui l'inquiétait au plus haut point.

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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Lun 5 Déc 2011 - 22:09

Planqué dans son atelier, le maçon s’était déjà penché sur ses plans et les matériaux dont il aurait besoin pour commencer son travail d’ici quelques heures. L’homme n’avait pas peur de travailler de nuit, qui plus est lorsque son client avait payé en avance et demander des travaux rapides.
Une fois dans la chaude maison, nous retirâmes nos manteaux de fourrure tout en saluant une nouvelle fois ces amis qui nous avaient accueillit. La maîtresse de maison, encore aux fourneaux et sans cesse perturbée par sa petite fille nous salua de loin avant de venir à notre rencontre pour nous accueillir comme il se devait et avec le sourire.
La petite Katara se cachait derrière les jambes de sa mère dépassant son petit nez de derrière sa mère, posant son regard bleu ciel sur l’intimidant maître du feu. Il lui semblait grand et fort, la petite fille était prise entre une curiosité dévorante et une timidité nourrit par une certaine crainte.

-Merci pour ton invitation Kya. Commença ma mère en affichant un sourire fatigué.
-C’est normal. S’exclama la maîtresse de maison avec sympathie.

En me penchant discrètement vers Nasso, je lui expliquai rapidement qui était Kya, une voisine de longue date avec laquelle mes parents s’étaient toujours entendus. Nous dûmes présenter à notre vieille amie l’homme qui nous accompagnait depuis notre retour des terres du feu. Kya ignorait par quels moyens Nasso était parmi nous, ni comment nous l’avions connus et sa présence ne faisait que révéler la légendaire curiosité qui hantait toutes les femmes.

Elle nous invita à nous assoir. Assurant qua son mari reviendrai et se joindrai à nous d’ici quelques instants. Katara nous avait rejoint et s’était doucement invité sur mes genoux, elle apposa son regard sur Nasso, assit juste à mes cotés.
Gêné d’être ainsi observé, l’homme finit par croiser le regard avant de lui sourire amicalement.

-Mais tu es qui ? Demanda enfin la gamine d’un air nié.
-Je m’appel Nasso. Répondit l’homme.
-Mais qu’est-ce que tu fais avec Kalae ?
-Ben… Je voyage. Répondit le maître du feu ne sachant comment répondre à l’enfant.
-Et, c’est ton amoureuse ? Questionna-t-elle comme elle l’aurait fait avec un autre enfant de son âge.

Nasso et moi avions échangé un regard embarrassé, nous qui étions encore dans le secret. Puis lorsque nous prîmes tout deux une inspiration pour lui répondre, sa mère intervint en portant un plat fumant.

-Et voilà ! Lança-t-elle avec joie brisant cet instant de silence.

La porte d’entrée s’ouvrit en grand avant qu’un homme ne rentre en frissonnant.

-Me voilà ! Lança une voix masculine.
-PAPA !! S’exclama Katara en sautant brutalement de mes genoux avant d’aller se lover dans les bras de l’homme.

Le manteau du père de famille était encore recouvert de neige. Les flocons dehors tombaient maintenant depuis quelques minutes. Il s’asseyait à table, s’excusant de son retard qu’il justifia par une pêche qui s’était éternisée. Ses excuses furent évidement acceptées, même comprises, en effet, chacun de nous savions que la pêche demandait beaucoup de patience en l’absence de maîtrise

L’homme de maison prit la charge de découper la viande de phoque cuite dans un bouillon de légume. Le repas n’était pas spécialement un repas surprenant et original, mais durant les froides nuits polaires ce plat n’était que des bienvenues.
Nasso goûtait la viande de phoque pour la première fois, habitué à la viande rouge et cuite au feu de bois, l’homme perçu une différence de goût qui lui demanda quelques bouchées d’adaptations.
Pendant le repas, Kya se pencha sur le sujet de conversation qui lui brûlait les lèvres depuis le début de soirée : Nasso Lumens.

-Alors monsieur, commença-t-elle après avoir avaler sa bouchée, depuis combien de temps connaissez-vous les Yukahiro ?
-Depuis environ 1 an.
-Et comment les avez-vous connu ?
-J’ai rencontré Kalae à la nation du feu.
-Kalae à la nation du feu ? Mais en quelles circonstances ?

Ma famille avait eu vent de mon séjour au boiling rock, de mon emprisonnement de force et du complot dont j’avais été victime. Ils savaient aussi que ma rencontre avec Nasso avait eu lieu lorsque l’homme s’était introduit dans la prison pour venir me sauver alors même qu’il ignorait tout de moi.

-C’est une vieille et longue Histoire. Répondis-je finalement. Disons qu’il est toujours là au bon moment.

Kya acquiesça mystérieusement, un sourire en coin avant de se repencher sur son assiette. Le repas fut maintenant bien entamé, ma mère avait à plusieurs reprises sourit à nouveau sous les récits des aventures folles et amusantes que nous racontaient avec un talent d’humoriste Tuko et Lucas. Décidément, les calamités semblaient être de famille.

Les rires autour de la table réchauffaient les cœurs, le sourire faisait doucement son apparition à tel point que la soirée passa rapidement. En guise de désert, Kya nous offrit un met glacé, spécialité du Nord. La sucrerie fut engloutit rapidement et avec gourmandise, accompagnée de cette même ambiance que personne ne voulait arrêter. Il s’agissait surement là d’un de mes derniers repas de ce type puisque bientôt l’heure de mon départ pour la nation du feu ne tarderai plus. Une certaine nostalgie s’était emparée de moi, mais l’envie de vivre auprès de Nasso sur les terres Maldauranes était plus forte. L’amour guidait mes gestes et mes pensées

Le repas prit fin tard dans la soirée. Katara s’était endormit sur le petit sofa du salon, près de la cheminée, ce malgré nos rires bruyants qui sortaient spontanément de notre bouche. Doucement nous décidâmes de nous lever et d’aider Kya à débarrasser la table.
Mes frères étaient en pleine discutions traitant de la chasse avec le maître de maison et trainèrent quelques minutes de plus à table laissant pour le moment le rangement de coté.

Nasso fut le premier à entrer dans la cuisine quelques assiettes en main avant de les déposer dans l’évier de pierre. Lorsque j’entrai à mon tour, le maître du feu se décala légèrement pour me laisser poser les couverts dans le même évier. Profitant du fait que nous étions seuls, il saisit spontanément mon visage pour y apposer un baiser sur mes lèvres avec tendresse tandis que surprise puis satisfaite, mes bras virent entourer son cou.
C’était sans se douter que quelqu’un était sur le point d’entrer dans la pièce. Le plat vide entre ses mains, ma mère avait été témoin de la scène du baiser. Extrêmement surprise elle s’arrêta sur le seuil de la porte, cachée dans l’ombre du couloir. Il lui fallut quelques petites secondes pour réaliser et se ressaisir avant d’entrer dans la pièce, alertant sa présence par un petit toussotement qui sonnait faux. Le maître du feu arracha ses lèvres avant que je ne recule de quelques pas, espérant ne pas avoir été aperçu avant de reprendre le travail de la vaisselle comme si de rien n’était.
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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Jeu 8 Déc 2011 - 19:01

Il n’y avait nul goût en ce monde qui était aussi agréable au maitre du feu que celui des lèvres chaudes de la maitresse de l’eau sur les siennes. L’envie avait été plus forte que la raison et il avait pris de court la jeune femme avec le plus grand des plaisirs. Au moindre bruit, il s’en était séparé et la mère de celle qu’il chérissait fit son entrée mine de rien dans la cuisine afin d’y apposer le plat vide qu’elle transportait bientôt rejoint par la maitresse de maison elle aussi chargée.

Alors que le spectre de leur baiser hantait toujours leurs lèvres, le maitre et maitresse des éléments opposés quittèrent la pièce, quelque peu satisfait d’avoir jouer à un jeu dangereux.

Après ce repas consistant, les adultes s’échangèrent quelques histoires fugaces destinées toujours à faire oublier le temps d’une soirée la raison de leur invitation chez leurs hôtes. Ce fut extrêmement apprécié par les Yukahiro et c’était un plaisir pour Kya et sa famille que de faire du bien à la famille d’un homme qui n’avait jamais rechigné à aider qui que ce soit au village. En plus de leurs histoires, des anecdotes, la mère avait un nouveau sujet en tête : la relation cachée de sa fille et du maitre du feu qui s’était toujours révélé être des plus courtois. Elle n’avait pas été préparé à cette idée, la surprise l’avait rendu confuse et elle n’avait plus personne à qui parler de son secret, son mari n’étant plus là.

Quand le maçon eut finit de faire ses croquis et son estimation de matériels nécessaires et après avoir vérifié la présence d’un stock suffisant dans son hangar greffé à sa maison, l’homme éclairé par une torche malmenée par le vent glacial alla taper tardivement à la porte de quelques voisins afin de s’entretenir avec eux.

La famille Yukahiro sortit sous les coups d’une heure du matin de la maison où elle avait diné. Il n’y avait rien d’anormal à l’extérieur, les membres de la famille accompagnée de Nasso avaient quitté leurs hôtes fatigués par leur longue journée mais relativement de bonne humeur par rapport à leur situation. La mère de Kalae regardait les deux amants marchant côte à côte à l’avant du groupe, le maitre du feu menant le groupe avec sa maitrise, cette histoire allait occuper son esprit pour quelque temps, lui évitant ainsi de se torturer l’esprit en repensant à son défunt aimé.

Ni Nasso ni Kalae ne soupçonnaient avoir été pris, aussi bien par les frères que par la mère et leur relation qu’ils supposaient encore cachée n’en était plus une, la déclaration de la maitresse de l’eau ne serait pas une surprise, sauf son départ en serait une.
Dans l’atelier, tous se libérèrent rapidement de leur manteau, le feu de cheminée qu’ils avaient laissé en partant avait maintenu les lieux chauds bien qu’à présent il ne restait plus que des braises. Pendant que Nasso s’occupait de remettre du bois et que la maitresse regardait son amour usait de sa maitrise pour faciliter la reprise, la mère de famille décida finalement de parler de ce qu’elle avait vu avec ses deux fils, les grands frères de Kalae et à présent autorité masculine de la famille.

« Quoi ?! Ce n’est que maintenant que tu le comprends maman ? » S’exclama Tuko à la déclaration de leur mère qui venait de leur expliquer ce dont elle avait été témoin ce soir.
« Vous le saviez ? » Demanda –t-elle alors.
« Bien évidemment. » Rétorqua Luca comme s’il s’agissait d’une évidence.
« Et qu’en pensez-vous ? Que devons-nous en dire ? » Questionna-t-elle perdu de ces repères qu’était son époux.
« [color="cyan"] Pour le moment, rien. » S’exclama Tuko prenant un air paternel comme s’il s’investissait du rôle.
« Attendons de voir ce qu’il en découle avant d’agir. » Ajouta Luca avec le même air, comme s’il n’était qu’un ou que la concurrence les faisait toujours surenchérir.

La mère décida d’écouter ses fils et qu’en Kalae et Nasso vinrent à proximité, la discussion avait prit court et tout le monde décidait d’aller se coucher afin de se reposer de leur journée longue et éprouvante.

Bien que les rayons du soleil avaient pénétré dans l’atelier désormais propriété de la veuve, personne ne s’était encore levé, fatigué d’avoir veillait aussi tard et ce n’est que sous les coups de neuf heure que la famille se leva petit à petit. Luca et Tuko avait quitté leur air si sérieux de la veille pour taquiner Kalae et Nasso après les avoir à nouveau surpris aussi près l’un de l’autre sans révéler être en connaissance de leur relation. Non ils avaient usé de leur célèbre sens de l’humour pour dissimuler un message subliminal : leur relation ne leur était pas un secret. La duperie fonctionna très bien puisque la maitresse de l’eau et le maitre du feu bien que gêné étaient en apparence serein.

Décidant de se rendre à la capitale pour consulter les nouvelles commandes adressées à leur père depuis leur disparition et restées sans réponse, les deux frères quittèrent la maison accompagnée de leur mère qui insista pour les accompagner à la banque postale et commerciale de la capitale et remplir par la même occasion quelques paperasses pour permettre à ses fils d’accéder au compte de leur père. Kalae et Nasso à présent seul dans la demeure allaient en profiter pour s’aimer, retrouver la chaleur du maitre du feu dans une étreinte amoureuse, la maitresse de l’eau n’avait osé en profiter plus tôt.

Bien plus tard, alors que Nasso et Kalae étaient auprès du feu, Luca entra vivement dans l’atelier laissant s’engouffrer un violent air froid qui frigorifia sur place le maitre et la maitresse de l’eau tranquillement assis.

« Venez vite ! C’est incroyable ! » S’exclama Luca.

Ni le maitre du feu ni Kalae ne savaient ce qui pouvait bien rendre si hâtif l’homme mais se vêtir rapidement de leur manteau et suivirent le frère de la demoiselle qui les menait directement vers le village.

La scène était stupéfiante, là où des décombres jonchaient encore au sol la veille, commençait à s’établir une nouvelle demeure. La majorité des hommes du village avaient quitté leurs occupations quotidiennes pour venir en aide au maçon qui touchait par la générosité du maitre du feu avait demandé l’aide du village pour rendre à la famille une maison dans les délais les plus courts. L’argent du fils du feu ne payait que les deux tiers des matériaux nécessaires, c’est le reste du village qui s’était mobilisé pour le tiers restant et qui travaillait bénévolement sous la direction du maçon. Les deux petits garnements de la précédente péripétie de Kalae et Nasso dans les terres glacées s’était joint à l’aventure et bien qu’il ne faisait que porter de petits seaux d’eau, ils étaient pleins de bonnes intentions et étaient des plus touchants.

Au rythme auquel les hommes avançaient, la maison serait prête dans une semaine tout au plus, elle ne serait pas plus grande que l’ancienne maison des Yukahiro mais elle serait bâti avec cœur. Non loin de la façade où se trouverait la nouvelle porte d’entrée se trouvait Tuko et sa mère toujours bouche-bée et ne comprenant pas ce qui se passait. Personne ne leur avait annoncé comment avait été déclenchée cette opération, ils étaient tombés sur la construction de l’ouvrage en revenant de la capitale quand Tuko avait demandé pour passer au village avant de retourner à l’atelier.

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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Ven 9 Déc 2011 - 21:48

Les fondations de la maison étaient déjà élevées, les murs a moitiés entamé et déjà certains villageois s'étaient afférer dans la confection du planché.
En se rendant compte que les Yukahiro étaient désormais témoins de la surprise que leur avait réservée le maître du feu ils nous saluèrent gaiement sans pour autant abandonner leurs taches importantes. Les yeux de ma mère pétillèrent de nouveau d'espoir tandis que Tuko restait béa devant la nouvelle maison qui s'élevait, balayant l'histoire tragique de l'ancienne maison de bois qui s'était écroulé sous les flammes.

-Comment c'est possible? Demandais-je en faisant un pas en avant sans relâcher mon regard de la maison en construction.

Nasso afficha un petit sourire satisfait devant le travail qui avançait rapidement et en voyant la joie que cela apportait. Le maçon reconnu de loin le maître du feu qui lui avait confié ce travail, lorsqu'il le salua d'une main, Nasso lui répondit en levant sa main en l'air, lui faisant comprendre qu'il l'avait aperçu et qu'il était satisfait de l'avancée des travaux. Lucas perçu cet échange et compris alors que l'homme qui accompagnait sa sœur depuis le début était à l'origine de ce chantier.

- Que faites-vous? Demanda Tuko en s'approchant vers le maçon, accompagné de sa mère. Nous n'avons pas l'argent pour payer vos efforts voyons!
-Ne vous inquiétez pas! Répondit l'homme travailleur. Tout fut déjà régler grâce à votre ami l'étranger.
-L'étranger? Questionna ma mère pour qui Nasso était maintenant l'un des notre.
-Oui! Confirma le maçon comme si il s'agissait d'une évidence. Le maître du feu!

Les deux membres de la famille tournèrent leur regard vers l'homme désigné avec stupéfaction avant de s'avancer vers nous d'un pas décidé. Sortie de mes pensées j'étais doucement retournée au cotés de Nasso et de mon frère, juste avant d'être interpelé par les deux nouveaux arrivant.

-C'est bien toi Nasso qui à fait ça? Demanda Tuko au maître du feu d'un air surprit.
-Nasso? Répétais-je en faisant la liaison, surprise par son geste.
-Vous étiez dans le besoin, sans réel abri, j'espère qu'avec ça vous serez un peu plus a l'aise et que vous aurez le confort nécessaire.

Ma mère n'attendit aucun instant supplémentaire pour venir se blottir contre le maître du feu touchée et émue par son geste généreux.

-Merci! Lui murmura-t-elle avec émotion.

L'homme referma ses bras dans le dos de notre mère pour partager cette étreinte amicale, lui même attendrit par la réaction de la veuve. Ma main vint se poser sur le bras fort de Nasso comme pour lui faire comprendre que ce qu'il avait fait était bien et vraiment très apprécier. Mon regard était doux et aimant, posé sur cet homme en lequel mes projets étaient fondés. Ma mère se retira doucement en essuyant le coin de son œil humide.

-Nasso, Commença Lucas en s'approchant, c'est vraiment gentil à toi!
-Merci, mon frère! Enchaina Tuko en lui proposant sa main pour la lui serrer.

L’appellation "mon frère" réussit à surprendre Nasso qui perçu là un nouveau pas franchis entre lui et les frères de son aimée, comme si son geste les avaient rapproché, qu'il s'était d'avantage attiré la sympathie des deux chasseurs, déjà bien acquise. Il sera la main des deux hommes du Nord avec énergie et amitié, le geste de Nasso nous sortait tous d'une grande impasse, grâce à cette maison, une nouvelle vie pourrait commencer, les frères pourraient reprendre les affaires de mon père et travailler comme il se doit dans l'atelier tandis que ma mère retrouverai un petit cocon dans lequel elle habriterai encore ses enfants. L'argent et le confort reviendra petit à petit et cette perspective éclaira le tableau qui depuis quelques jours était encore plus sombre que le noir.
Tous se retournèrent face a la maison en construction, retrouvant quelques formes similaire à la précédente maisonnette, passionné par la surprise que le maître du feu leur avait caché.

- Ce que tu as fais Nasso est vraiment merveilleux. Confiais-je en me penchant vers lui doucement. J'espère sincèrement que tu n'en a pas eu pour cher, ça nous semble tellement énorme.
-Ne t'en fais pas pour ça. Rassura l'homme en passant discrètement son bras derrière mon dos. L’important c'est que ta famille ait de quoi se reconstruire.
-Tu n'imagines pas à quel point ton geste est apprécié. Tu nous a redonné à tous l'espoir.

Les yeux verts de Nasso étaient tendrement posés sur moi, son beau visage semblait serein et satisfait, son geste avait atteint ses espérances. Ma mère pointait déjà du doigt des façades en construction de la maison, faisant quelques commentaires quand à la future décoration et aux futures attributions des salles notamment concernant les chambres.

-La plus petite pour Kalae! S'empressa de dire Lucas. Au vu de sa taille elle peut se permettre.
-Parfaitement! Et la plus grande pour moi!
-Que vous êtes méchants! Tenta de corriger ma mère un sourire aux lèvres malgré tout, sans pour autant nié la remarque.
-Heu....tentais-je de m'interposer pensant que le sujet était l'idéal pour passer l'annoncer qui nous trottait en tête depuis plusieurs jours. Peut-être que vous pourrez utiliser ma chambre comme une chambre d'amis?
-Une chambre d'ami? Mais qu’est-ce que tu dis, où vas tu dormir? Questionna ma mère en se retournant vers la maison d'un air penseur.
-Je… je ne pense pas que je dormirai encore ici.
-Comment-ça?
-Hum, je pensais sérieusement vivre à la nation du feu...
-La nation du feu? S'tonnèrent-il tous.
-Mais que vas-tu y faire là bas?
-Comme si tu allais réussir à t'intégrer! Se moqua Tuko en riant doucement pensant à une plaisanterie.
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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Sam 10 Déc 2011 - 20:58

" Maman, Tuko, Luca, vous serez toujours ma famille, rien ne pourrait changer cela mais j'espère que vous comprendrez. Je souhaite aller bâtir la mienne auprès de celui que j'aime, comme maman l'a fait. Si pour cela, je devais aller au fin fond du monde j'irais, la vie a voulu que mon avenir soit de retourner sur les terres de la nation qui a vu naitre mon père biologique. " S'expliqua la demoiselle en essayant de rassurer sa famille sur le fait qu'elle ne les abandonnait pas.
" Celui que tu aimes? Mais qui est-ce? Quand l'as-tu rencontré? " Fit mine de ne pas comprendre Luca pourtant bien au courant de la situation.
" Je ne suis pas d'accord! Je veux le rencontrer d'abord! " Surenchérit Tuko.

La maitresse de l'eau se voyait à présent le centre des attentions et la victime du jeu de ses frères. Nasso fit un pas en avant devant les frères de Kalae.

" C'est moi! Je vous demande l'autorisation de fréquenter votre sœur, je vous promet de lui porter la plus grande attention et de la protéger. " Nasso se tourna ensuite vers la mère " J'espère que vous me le permettez. "

Les deux fils de l'eau s'esclaffèrent de rire à l'annonce du maitre du feu.

" Toi? " Questionna Tuko en riant.
" Mais tu es trop vieux pour l'intéresser. " continua à rire le second.

Après s'être remis rapidement de leur rire totalement artificiel et ceux pour jouer un tour aux deux amants, les deux frères se reprirent.

" Un instant, j'ai cru que vous étiez sérieux! " S'exclama Tuko essuyant une larme.
" Ça l'est. C'est Nasso que j'aime. " Rétorqua Kalae.

Ils rirent de nouveau avant que la mère ne demande aux frères d'arrêter leur blague, ils s’exécutèrent et laissèrent leur génitrice parler.

" Kalae, ma fille! Tu es devenue une si belle et grande jeune femme, ne me demande pas pourquoi, mais j'ai sû dès que nous t'avons recueilli que tu quitterais les terres du nord. Tu es une fille d'aventure et ceux depuis ton plus jeune âge. Je me souviens encore du premier jour où tu as essayé d'attraper un pingouin. " Elle s'arrêta un instant laissant apparaitre un sourire aux lèvres de la mère, de Kalae et de ses frères, tous au courant de cette anecdote. " Si tu crois trouver ton bonheur aux côtés de Nasso, alors n'hésites pas, ma fille. C'est un homme charmant. "

Kalae en écoutant sa mère parler ne pouvait s'empêcher de sourire à sa mère qu'elle aimait tant, elle était si gentille, si compréhensive et acceptait parfaitement sa relation avec celui qu'elle aimait. Une certaine forme d'émotion vint jaillir aux bords de ses yeux, communément appelée larmes de joie. C'est dans le froid ambiant que les deux femmes échangèrent une étreinte chaleureuse.

Les deux frères quant à eux vinrent faire face au maitre du feu. Un air et une posture virils face à lui.

" On ne te laissera pas notre sœur comme ça! Crois pas que parce que tu nous paye la reconstruction de la maison qu'on va te donner notre sœur. " Commença Luca
" Non non non! Il te faudra nous battre pour prouver que tu es digne d'elle et capable de la protéger. " Termina Tuko.

L'idée de se confronter aux frères de la demoiselle ne faisait pas trembler le maitre du feu mais devait-il vraiment en arriver là et risquer de leur faire mal. La confrontation était peut-être un rituel habituel chez les fils de l'eau et refuser serait peut-être pour eux preuve de faiblesse, provoquer un maitre du feu en duel n'était en plus pas la meilleure idée, les Agni Kaï avaient longtemps été monnaie courante dans leur vie sociale et les provocations laissaient rarement place à un refus.

" C'est d'a.. " Commençait Nasso avant d'être coupé.
" Ah non! " S'exclamèrent les deux femmes s'attendant déjà à devoir ramasser les morceaux de la confrontation, il est vrai qu'en général les femmes avaient le mauvais rôle de jouer les infirmières après ce genre d'affrontement.

Les deux femmes grognèrent sur les frères afin qu'ils choisissent un autre moyen de prouver la valeur de l'homme qui demandait à fréquenter leur sœur, ou plus simplement de l'approuver dans l'instant. L'homme avait après tout participé à leur libération. Après une longue et mûre réflexion, les deux fils de l'eau décidèrent de défier le maitre du feu, en glisse sur pingouin. Ce genre de discipline n'était pas pratiqué chez les fils du feu et un tel duel serait pour lui difficile à remporter, faire passer l'affrontement pour trop enfantin serait une bonne parade mais Kalae s'exclama en son nom qu'il acceptait avant de faire un clin d’œil à son aimé.

Sur le chemin, elle expliqua au maitre du feu comment appâter les pingouins et la façon de monter ses créatures très joueuses et comment les contrôler. Elle dit au maitre du feu de ne pas s'inquiéter, il y arriverait sans problème. Arrivé au niveau d'un troupeau de pingouin en haut d'une colline de glace et de neige, les femmes se positionnèrent en spectatrice et les hommes une fois le signal de départ annoncé se mirent à la capture de leur pingouin. Ils obtinrent tous rapidement une proie, les frères réussirent à monter plus vite et prirent le départ suivit de près par le maitre du feu qui avait d'ors-et-déjà de gros à priori face à ce jeu risqué auquel sa tendre lui avait demandé de participer.

Rapidement, et sans comprendre pourquoi, les pingouins qui supportaient Tuko et Luca perdirent de la vitesse alors que Nasso ne décélérait pas, toujours en pente et pourtant sur la même neige que les frères qui en plus se permettaient de monter sur les pingouins debout, comme sur une planche de surf que certains jeunes hommes du feu pratiquaient.

Alors qu'ils étaient tous au même niveau, le maitre du feu cherchant toujours un moyen de prendre les frères de distance, les deux pingouins supportant les frères eurent un mouvement violent provoquant la chute des deux frères, laissant Nasso seul en course.

Plus haut sur la colline, la mère de Kalae n'avait pas été dupe et avait vu sa fille se concentrait sur la neige sur laquelle passait les frères de Kalae et leur monture, elle n'en dirait rien, elle n'aurait rien vu, rien ne devait se mettre en travers de l'amour à ses yeux et le bonheur de sa fille lui importait grandement.

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MessageSujet: Re: Les cendres du passé. <Terminé!> Dim 11 Déc 2011 - 21:22

« AAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHH !! » Fut le cri que les deux chasseurs poussèrent lorsqu’ils sentirent leur équilibre faillir et qu’ils trébuchèrent violement dans la neige avant de tomber lourdement dans la poudre blanche.

Seules les jambes de Lucas dépassaient de la neige alors qu’il les remuait vivement pour tenter de se dégager, faisant rire ma mère. Tuko ressortit la tête rapidement, constatant que son pingouin finissait seul sa glisse et que Nasso, toujours assit sur sa monture les avait dépassé depuis longtemps.
Comment cela avait été possible ? Que c’était-il passé ? Eux qui avait toujours été bon en glisse de pingouins depuis leur plus jeune âge, voici qu’ils venaient déchouer comme des débutants.

Arrivé au bas de la petite pente, le pingouin de Nasso ralentit doucement avant de s’arrêter. Le maître du feu descendit de l’animal qui se remit sur ses deux pâtes arrière avant de repartir avec sa démarche si propre.

-C’est impossible d’avoir perdu à une course de pingouin ! S’indigna Tuko en frappant la neige molle.
-C’est de la triche ! Enchaina Lucas qui réussit enfin à émerger de la neige.
-Il n’y a eu aucune triche ! Répondit ma mère. Nasso a gagné dans les règles de l’art. Vous devez l’accepter, et accepter le contrat. Le maître du feu et votre sœur ont le droit de rester ensemble.

Les deux maîtres de l’eau échangèrent un regard, laisser la jeune femme avec laquelle ils avaient grandit et qu’ils aimaient à un autre homme qui l’emmènera loin des terres du Nord était une idée à laquelle ils avaient du mal à se faire, mais ils avaient été perdant et avait donné leur parole.

-Très bien, très bien ! Fit Tuko en se redressant et en s’enlevant la neige de son manteau avant d’aider son frère a sortir de la neige.

En faisant attention de ne pas trébucher, ma mère et moi avions descendu rapidement la pente enneigée en se laissant glisser.

-Le vainqueur de l’épreuve est Nasso ! S’exclama ma mère depuis le haut de la colline en levant un bras en l’air. Félicitation !
-Bravo !! Lançais-je en me jetant dans les bras de Nasso avec élan et qui me fit faire un tour en me soulevant légèrement avant de m’enlacer.

Les deux guerriers de la tribu de l’eau s’avancèrent presque honteux d’avoir perdu avant de se positionner face au prétendant de leur sœur.

-Une parole est une parole Nasso. Commença Tuko doucement. Nous te laisserons voir Kalae.
-Mais prends y soin, ou sinon nous n’hésiterons pas à te rendre visite.
-Ne vous inquiétez pas ! Répondit Nasso confiant. Elle m’est aussi précieuse que pour vous.
-N’oublie simplement pas les valeurs que nous t’avons inculqué Kalae, rappela ma mère, et reviens nous voir de temps à autre.
-Ne t’inquiète pas maman, je reviendrai.

Ma mère afficha un sourire attendrit lorsqu’elle aperçu sa fille collée amoureusement au maître du feu. Tuko et Lucas échangèrent une poignée de main avec Nasso pour scellé leur accord. Nous ignorions pour quand encore le départ serait planifié, mais bientôt Nasso devrait rentrer, sa famille aussi l’attendait, et encore fallait-t-il maintenant prévenir également ses parents du nouveau membre qui vivrait dans la demeure Lumens.
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