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Mission 28 - Réprimer le soulèvement.

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MessageSujet: Mission 28 - Réprimer le soulèvement. Mar 3 Aoû 2010 - 22:28

Thème du post: Numb - Linkin Park


La Nation du feu est en grande agitation. En ces temps de crise, et après la disparition du fameux avatar, l'incarnation de notre Terre mère; tous voient poindre à l'horizon un avenir sombre et occulté par le spectre des conflits planétaires. Une boucle semble avoir été tracée dans l'histoire millénaire du temps, condamnant les habitants de ce monde à revivre sans cesse les méandres des tréfonds de l'histoire. Il y a deux cent ans de cela, l'Avatar Aang reparaissait suite à une disparition inexpliquée ayant duré plusieurs générations, et ce dans un monde en proie à l'incertitude et enclin à la guerre. Aujourd'hui, l'histoire se répète. Celui en qui des populations entières placèrent leurs espoirs disparu à nouveau, laissant derrière lui un gouffre béant dans l'équilibre des forces gérant le monde connu. En absence de leur lumière, de leur lien avec le monde des esprits, les hommes, telles des créatures éffrayées, se complaisent dans ce qui leur donne l'illusion de vivre en dehors des crises actuelles. Le pouvoir, l'argent, les plaisirs charnels; Mais également la garde, les murs, les villes fortifiées. Autant de choses qui nous éloignent de ce que nous vivons réellement, laissant les rennes de nos vies à des personnes qui ignorent pourtant ce que vit le bas peuple, préférant tergiverser sur l'argent qui devrait chacun leur revenir, ou bien encore à quel seigneur ou noble appartient telle ou telle terre à céder. Mais c'est peut être mieux ainsi, après tout, nombreux sont ceux préférant rêver leur vie, car vivre ses rêves est un défi n'étant pas à la portée du premier venu. On ne peux le leur reprocher...

Une jeune femme marche seule sur les pavés métalliques jonchant les longues allées lumineuses des quartiers huppés de la Capitale. Sur son passage, les villageois se retournent et les quolibets et racontars fusent alors de toute part. Certains sont francs, lancent leurs estimations au nez et à la barbe de cette jeune femme. D'autres, par ailleurs, préfèrent se taire sur son passage et médire lorsqu'elle a le dos tourné. Car après tout, elle détient un pouvoir dont tout le monde ne peux se vanter en ces lieux. Elle le sait, et ne se formalise pas de ceux n'ayant pas un pouvoir égal au sien. Elle parcours son chemin en ligne droite, empruntant de temps à autre une artère de la ville, plongeant dès lors dans une foule drue vacant à ses occupations. En relevant la tête, elle aperçoit des visages outrés sur son passage. En relevant la tête, elle aperçoit des bâtiments de métal ternes et froids, malgré la chaleur ambiante. En relevant la tête, elle voit un flot continu de personne, telle une vague, remonter la rue en direction des beaux quartier où échoppes, services et administrations se situent.

Elle, marche à contre-courant. Bousculant au passage sans crier garde ni s'offusquer de ceux et celles la traitant de tous les mots. Pourquoi donc? Car elle remonte l'artère en direction des faubourgs de la Capitale. Là où reclus et parias vivent dans la plus grande indifférence. Non, le mot serait plutôt Survivre. Car loin des lieux ouverts au grand public, loin des fastes et de la beauté des quartiers huppés, une autre face de la ville se découvre. Celle d'une nation fatiguée par le régime presqu'exclusivement militaire de leur gouvernement. Celle d'une nation épuisée par les efforts de guerre déployés plusieurs années durant et malgré le temps de paix. L'image d'une nation triste de son sort, malgré la renommée prospère des maîtres du feu, et le bien portant de l'économie métallurgique.

Une femme avance dans les rues sinueuses et tortueuses des quartiers arrières de la ville. Les coulisse du faste et de la grandeur de la Nation. Elle monte escalier sur escalier, savourant malgré elle le fumet indélicat de la rouille et malgré la chaleur élevée des lieux. Visiblement, elle cherche quelqu'un. S'immobilise quelques minutes, tourne la tête à droite et à gauche, avant de sortir une feuille de papier chiffonnée de sa poche. Quelques secondes plus tard, la voila repartie dans son périple.

Ayant cherché près d'une journée dans les bas fonds des lieux, elle arrive enfin sur une place dégagée des lieux où plusieurs civils semblent vaquer à leurs occupations tout en tenant compagnie à leur famille. Que pense donc cet ouvrier? Son vêtement est propre, son sourire est joyeux, mais son regard vide. Il se demande comment faire pour sortir ses enfants de cet endroit. Il se demande quand enfin il pourra savourer la paix et la quiétude de la vie. Enfin, de ce qui lui reste de vie. On lui a diagnostiqué un cancer des poumons et une déformation de la colonne vertébrale. Tout cela à cause de son travail dans les forges de la nation. Il se demande ce qu'il adviendra de ces deux enfants de sept et douze ans qui jouent ensemble à se poursuivre. Il a le regard vide et triste, mais se force à sourire. Car de toute manière, il a vécu son temps, et de toute manière, son aîné, le grand fils, a rejoint l'armée de la Nation des flammes, et bientôt il sortira ses frères et soeurs de ces taudis, leur offrant ce que lui, leur père, n'a pu leur offrir. Triste constat lorsque l'on sait que ce fils s'est vu exécuté par les dirigeants de la cité. Il livrait des informations aux adversaires de la nation du feu, pour faire vivre sa famille. La trahison est considérée comme la pire des fautes, elle fut réprimée par la pire des sanctions...

Les voila donc. Là, à l'autre bout de la place, une dizaine d'hommes discutent bruyamment. Ils rient et boivent, répandent leur déchets dans un périmètre puant l'alcool. A la vue de la femme, ils semblent se calmer, et observent cette silhouette qui s'approche peu à peu, distinguant son apparence au fur et à mesure. Relativement grande, une poitrine visiblement ferme et droite. Des cheveux blonds. Et un uniforme de l'armée du Feu, l'écusson fièrement arboré au niveau du coeur. Elle arrive et pose des questions embarrassantes. Ils lui répondent de manière évasive et insolente. Après tout, ce n'est qu'une femme, et même si elle fait partie de l'armée, ils sont plus nombreux. Mais la réponse ne lui suffit pas visiblement. Ils se montrent plus persuasifs, voire aggressifs. Elle insiste. Cette fois, plus de quartiers. Ils se lèvent les uns après les autres et entourent cette " femelle ". Apparemment, il faut être encore plus persuasif, après tout, elle n'est pas si moche, " Il y a moyen ".

Le plus grand parleur s'approche d'elle, un rictus vicieux déformant son visage porcin. Il arbore une brûlure au niveau de la pommette droite et une partie de son crâne est vide de toute pilosité. Visiblement, il a déjà gouté à la colère d'un maître du feu, et en redemande. Elle sourit en le voyant approcher. Lui prends cela pour un geste dicté par la peur, et attrape sa mâchoire. D'une vivacité inattendue, elle attrape son poignet par le pouce et lui fait faire un arc de cercle descendant avec la main droite. Le temps d'un battement de cil, elle abat son genou sur le coude tendu au maximum de l'autre. Un craquement sinistre et un cri de douleur terminent la prise. Un cri aussitôt arrêté par le bruit d'une face rencontrant le sol dans un second craquement sinistre. En un éclair, elle avait remonté son bras valide à l'arrièrre de la tête de l'autre et lui avait écrasé la face dans le métal chaud du sol composant la cité.

Voyant leur ami à terre, le bras inutilisable et sombrant peu à peu dans l'inconscience, quatre d'entre eux se jettent sur cette femme à qui il va falloir apprendre à vivre. Le plus près n'a pas le temps de comprendre ce qu'il lui arrive. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il récolte le talon de la jeune femme en plein dans la pomme d'adam et s'affaisse. Le second attrape le pied toujours levé de la demoiselle tandis que le dernier se hâte de la ceinturer. Profitant de l'appui inespéré que lui confère l'aggresseur ayant attrapé sa jambe, elle relève la seconde et parviens à asséner un coup de pied ravageur ascensionnel dans la mâchoire de ce dernier. Et une mâchoire fut brisée. Pour contrer celui qui la maintien, elle attrape ses parties intimes et les broie sous sa poigne de fer. Il ne faut pas plus d'une ou deux secondes pour qu'il lâche prise, prostré en position foetale, tentant vainement de réprimer la douleur. Les cinq hommes à terre, les autres détalent sans demander leur reste, pensant sûrement récupérer leurs compagnons plus tard.

Debout devant leurs corps meurtri, la jeune femme passe la main dans ses cheveux et attrape leur tête les unes après les autres. Avant de déclarer venir au nom de la nation du feu. Ajoutant que les prochaines perturbations en ces lieux mèneraient une sanction bien pire. La femme tourne ensuite les talons, laissant là les cinq erreurs de la nature. Leur nez est cassé et une immense brûlure, ressemblant vaguement à une main, orne à présent leurs joues gauche. Laisser les corps là, pour que leurs amis viennent les chercher constitue une mise en garde assez effrayante...

" J'ignore d'où vous venez. Je n'en ai rien à faire.Pliez vous à nos lois, ou subissez en les conséquences. Bonne journée messieurs "
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Nasso
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MessageSujet: Re: Mission 28 - Réprimer le soulèvement. Mer 4 Aoû 2010 - 10:23

Validation: + 60 XP + 15 vils

Commentaire: Une première mission très intéressante aussi bien sur le contenu que sur le développement et la forme. Continuez ;)

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