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Cœur Tempétueux [Pv : Kestrel]

Rinji
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Date d'inscription : 15/06/2010

RPG


MessageSujet: Cœur Tempétueux [Pv : Kestrel] Ven 25 Juin 2010 - 22:35

Il est des jours où le climat s’accorde à vos humeurs, où de lourds nuages chargent le ciel d’un chagrin dont la pluie tombe déjà sur votre cœur. Les grondements du tonnerre résonnent comme ces cris de rage désespérés qui sont tant morts sur vos lèvres, les éclairs fugaces déchirent le firmament d’une lumière cruelle, de ce même éclat haineux qui se consume dans votre regard.

Même le vent, dans son impérieuse fureur, s’incarne en de vrombissantes rafales, en trombes agressives et désordonnées, heurtant avec sauvagerie les ramures feuillues des arbres alentours, se fracassant contre la pierre humide des humbles maisonnées, sifflant impétueusement contre le bois des volets que vous avez fermé pour vous prévenir de l’orage.

La tempête hurle et exige, semble vous sommer de vous montrer, de vous offrir à son courroux, mais ce bourdonnement qui perce les murailles de votre abri, qui vient vous hanter alors que vous vous étendez sur votre lit de paille… ne vous paraît parfois n’être qu’un écho insignifiant du rugissement de la formidable colère qui brasille au creux de votre estomac.


***

Dans l’intimité exigüe de sa cellule, Rinji, alangui sur sa couchette, coulait un regard indolent vers l’uniforme plafond de pierre blanche. Ses souvenirs lui étaient confus. Le jeune maître avait le sentiment lacunaire de s’être éveillé aux premières lueurs de l’aube afin de tirer du puits l’eau qui lui servirait à faire sa toilette, mais après cela… S’était-il rallongé ? Auquel cas, le sommeil n’avait guère tardé à l’enlacer de nouveau.
Se redressant avec un grognement paresseux, le nomade décocha un coup d’œil embué à la fenêtre close et palpitante, résistant courageusement aux brutaux assauts de la tourmente qui sévissait au sein du Temple de l’Air Austral. Le jeune homme ensommeillé essuya du pouce le relief des larmes que ses songes avaient invoquées, puis se traîna mollement vers les volets de bois sombre, qu’il déverrouilla.

Les froides bourrasques chargées d’eau de pluie se ruèrent aussitôt à l’intérieur de la frêle cellule du maître de l’air, assénant sur sa peau leurs gifles glacées et assombrissant la teinte doucement orangée de sa toge à mesure que l’averse pénétrait. Rapidement frigorifié et s’étreignant de ses bras grelottants, Rinji détailla le maelström terrible de ces nuages enténébrés qui dévoraient le ciel, guettant de son regard saphir le soleil craintif et impuissant qui s’abritait aux confins de l’horizon. Le crépuscule approchait, et la nuit serait la proie des tempêtes jusqu’à ce qu’intervienne l’aurore.

Avec un soupir agacé, le nomade trempé mais parfaitement lucide à présent, referma les battants.

La chevelure du jeune homme -semblable à un fin ruban de soie noire courant jusqu’à sa nuque- ruisselait en abondance et gouttait sur le sol dallé tandis que Rinji traversait sa mince chambrée d’un pas méditatif. La journée s’achevait déjà, et il n’avait été éveillé qu’un bref couple d’heures. Son absence au réfectoire était certainement passée inaperçue, toutefois, il ne s’était joint à aucune séance commune de méditation, tout comme il n’avait pas participé à la moindre corvée.
Ces dernières semaines, Rinji avait comme la désagréable impression que les moines le tenaient à l’œil, qu’ils entretenaient à son intention une vigilance accrue. Le jeune nomade n’ignorait pas qu’un sévère sermon l’attendait s’il persistait à résider au Temple tout en maintenant ce style de vie apathique.

Seulement… que pouvait-il bien y faire ? Devait-il se joindre aux tâches effectuées par les novices ? Enseigner les fondamentaux de la maîtrise de l’air ? La première option était parfaitement dégradante, son apprentissage était révolu depuis bien des années ! Quant à la deuxième solution… Rinji ne possédait absolument pas le moindre zeste de fibre professorale.
La vérité était qu’il n’y avait rien qui fut dans ses cordes, qu’il n’était tout simplement pas dans son élément au Temple… et les moines finiraient bien, eux aussi, par trouver déplacée sa présence en ces lieux.

Les sombres pensées du jeune nomade soufflaient en lui un vent de détresse qui lui nouait l’estomac, point focal virulent de déjà tant de colère refoulée et de tristesse bâillonnée. Son regard océan voilé par le découragement, Rinji s’approcha de son bureau et extirpa de l’un des tiroirs un morceau de jade poli qui lui renvoyait piètrement son image, ainsi que le même genre de petite pierre anguleuse et acérée dont se servaient les bonzes pour se raser le crâne.
Contemplant son pâle reflet, le maître de l’air apposa la lame rocailleuse contre la pointe de la flèche bleutée du tatouage qui lui ceignait le front, puis hésita…
Plus jeune, il avait eu l’habitude de se défausser de sa chevelure, principalement afin d’imiter son maître d’alors, mais ces dernières années… il ne le faisait plus que sporadiquement, avec répugnance. A quoi bon faire semblant d’appartenir au peuple nomade, de feindre d’honorer leurs coutumes, de respecter leurs valeurs ? Se fondre dans la foule en parodiant leurs habitudes lui paraissait encore plus indigne que de tout simplement admettre qu’il échouait à s’adapter.

Le jeune maître laissa la pierre s’écraser contre le sol dans un bruit mat. Le miroir de jade, reposé sur le bureau, eut le temps de réfléchir le sourire crispé et sardonique de Rinji Youdon alors qu’il quittait sa cellule en claquant la porte.

***



Les couloirs désertés filèrent sous le pas hâtif du nomade agité, dont le visage blême et l’expression figée poussèrent les quelques âmes rencontrées à se retourner sur son passage. Vaguement hébétés, les résidents du Temple suivirent d’un regard soucieux la vive traversée de ce spectre aux yeux glacés qui déjà disparaissait au plus proche tournant.

Et Rinji déambulait sans but, ni raison, en proie à une irritation aussi mordante qu’irraisonnée. Ses sentiments conflictuels et cette perpétuelle errance spirituelle éveillaient chez lui un profond dégoût. Cette rancœur féroce qu’il alimentait lui paraissait vaine et puérile, mais quand bien même, le jeune nomade ignorait comment apaiser ce brasier dément qui le consumait.
Devant une salle d’entraînement vide, le maître de l’air se figea, comme par réflexe. Avec une hésitation palpable, le jeune homme tendit la main vers la porte et la fit lentement coulisser. Le sombre azur de son regard s’aventura dans la pièce au sol boisé et aux murs dénudés, goûta son atmosphère sobrement martiale, et puis, en quête d’un exutoire, Rinji pénétra les lieux, refermant derrière lui.

Ce n’était pas la première fois qu’il tâchait de recourir à l’entraînement, voire à la méditation afin de se tempérer. Les résultats demeuraient toutefois mitigés. S’il s’apaisait en surface, les racines de sa hargne demeuraient vivaces et animées d’une frénésie inextinguible.

Prenant possession du centre de la salle, Rinji inspira profondément, puisant dans ce gouffre d’énergie déchaîné qui bouillonnait au creux de son estomac. Les sens en alerte, vivifiés par les flux de chi exaltés qui déferlaient dans son organisme, le jeune maître décocha un long regard circulaire sur les lieux, visiblement vides. Pourtant, il ressentait comme… une réaction dans l’air ambiant, comme si celui-ci était imprégné de l’essence vitale d’autres individualités. Aux yeux de Rinji, le phénomène n’avait rien de bien surprenant, des novices pouvaient s’être entraînés à cet endroit durant la journée et l’avoir ainsi marqué de leurs énergies résiduelles, mais… parce que sa sensibilité, son émotivité avait toujours été à fleur de peau, Rinji trouvait étouffant ce relief de chi stagnant dans l’air. Ecœuré de se sentir tremper dans le reliquat spirituel d’une poignée d’apprentis, le jeune maître concentra sa propre énergie au creux de la paume de ses mains, la modelant en une sphère où il initia une faible rafale tourbillonnante. Invitant l’air extérieur à pénétrer le globe qu’il maintenait, Rinji le fit enfler jusqu’à ce qu’il se confronte aux parois de pierre de la salle, et à ce stade, relâcha sa prise sur la sphère d’énergie.
L’air concentré fit souffler une brise rafraîchissante dans toute la pièce, l’imprégnant de la personnalité de l’égoïste Rinji, qui à présent en terrain familier, n’ayant guère à souffrir d’une autre présence –même infime- que la sienne, se posa au sol, assis en tailleur.

Le nomade porta sa main gauche au chapelet en bois d’ébène qu’il conservait autour du cou, égrenant une à une chacune de ses perles, il prononça doucement le premier Tantra, se laissant pénétrer des paroles rituelles censées mener son esprit à la sérénité.
Mais son cœur était lourd, conflictuel, et l’enchaînement d’antiques couplets saints ne suffisait guère à épurer la confuse rivière de ses pensées.

Alors Rinji lâcha le rosaire et joignit les paumes de ses mains, y fusionnant son chi pour enfanter une sphère d’énergie virevoltante, rendant visible les concentrations d’air pour leur donner la couleur d’un bleu opalin. Le jeune maître libéra avec prudence et douceur ce qui serait la première perle de ce nouveau chapelet d’un tout autre genre.
C’était là un exercice que lui avait enseigné son professeur d’autrefois, qu’il avait conçu afin d’apporter la paix à l’esprit tumultueux de son juvénile élève.

Un rosaire comportait cent-huit perles.
- Cent-huit perles pour les cent-huit épreuves qui séparent le mortel de l’Illumination,
Cent-huit perles pour les cent-huit passions que doit surmonter le fidèle afin de se rapprocher de son idéal de méditation et d’ascétisme,
Cent-huit perles…


Et à mesure que se poursuivait la prière, les mains de Rinji connaissaient l’élégante virevolte nécessaire à la composition d’une nouvelle sphère, celles-ci s’accumulant petit à petit autour du jeune maître de l’air pour composer ce chapelet aérien dont il usait afin de donner de la consistance à sa méditation. La tâche requérait de la concentration, demandait au maître de s’immerger dans la complexe prière qui maintenait usité tant le conscient que l’inconscient de l’esprit. Si la récitation était un effort de mémoire, la conception du rosaire était mue par la répétition spontanée de gestes réalisés des centaines de fois.

Le cœur apaisé, à présent doucement lénifié par l’acte de méditation, Rinji eut comme la subite et curieuse impression d’être observé. Dévoué à la prière machinale qu’il exécutait, le jeune maître tendit finement l’oreille, de longues minutes durant, alors que s’amoncelaient en une confuse nébuleuse les perles aériennes composées. Et puis, le nomade en fut certain, il perçut les discrets bruissements qui s’élevaient derrière la porte coulissante, imagina la furtive ouverture de celle-ci où se glisserait l’œil du curieux.
Un infime sourire égaya la courbe des lèvres de Rinji alors qu’il se préparait à dénicher l’insolent petit fureteur.

Ainsi s’éleva un souffle de vent puissant, relevant le corps alangui du jeune maître pour le propulser sur ses pieds en direction de la porte, qui coulissa d’un coup sec sous le joug d’une brusque rafale.

***


Derrière la fine cloison, Rinji découvrit un chétif nomade, dont la juvénilité apparente le convainquit que ce frêle espion ne touchait pas encore du doigt sa dizaine d’années. Le jeune visage du moine était transfiguré par la surprise, ainsi que par une petite pointe d’effroi. S’attendait-il à voir surgir ainsi le maître qui faisait l’objet de sa discrète observation ? Rinji pariait que non.
L’émeraude candide de son regard était un timide miroir des émotions soudaines qui étreignaient sa jeune âme. « Je n’ai rien fait de mal ! » Paraissait-il glapir silencieusement. Etait-ce pécher que de s’être laissé séduire par la ronde éthérée de ces belles sphères d’azur ? D’avoir simplement souhaité contempler leur danse, juste un petit moment encore ?
L’appréhension rendait l’enfant tremblotant, ses lèvres doucement rosées bredouillèrent d’inintelligibles paroles, mais comment, à son âge, ne pas avoir peur de ce nomade aux yeux perçants et glacés, dont le visage rigide semblait réprouver le moindre de vos actes ?
Pourtant, dans la main qui se posa doucement sur l’épaule du garçon, il n’y avait aucune colère. C’était là juste un geste apaisant, une étreinte légère et nullement possessive.

« Que fais-tu ici, petit curieux ? » Sa voix non plus n’était pas effrayante, elle était chaude, caressante comme le velours, pareille à celle du moine supérieur qui se chargeait de son instruction.

L’enfant, un peu rasséréné, hésita tout de même à avouer. Instinctivement, peut-être sentait-il que ce n’était… « pas très bien » de l’avoir observé en cachette. La mine penaude, le petit bonze garda le silence, détournant le vert de ses yeux.

« Aucune importance. Lâcha avec gentillesse Rinji, le regard comme adouci. Quel est ton nom, mon jeune ami ? »

- Tashi. Prononça-t-il timidement, l’œil filant au-dessus du crâne du maître qui s’était agenouillé pour lui parler, comme contemplant quelque chose à l’intérieur de la salle d’entraînement.
Rinji tourna la tête à son tour afin de voir ce qui accaparait ainsi l’attention du jeune novice.
A l’endroit où il s’était précédemment assis, tournoyaient nébuleusement des dizaines de sphères aériennes, faiblement imprégnées d’un bleu doucement céruléen. Dans ce lent tourbillon, les perles zéphyriennes s’évanouissaient l’une après l’autre, libérant un tendre souffle d’air.

Le jeune maître laissa échapper un soupir misérable. Il avait suffit qu’il relâche sa concentration pour que la moitié de son travail s’évapore aussitôt. Prenant une brève inspiration, renouant avec le flux d’énergie qu’il avait puisé jusqu’alors, Rinji raffermit son emprise sur les globes tourbillonnants, empêchant ainsi leurs courants intérieurs de se disperser. La tâche menée à bien, il revint au petit Tashi, qui le regardait à présent sans se soucier de dissimuler son émerveillement.

« Comment vous faites ? » Explosa aussitôt le garçon, un sourire épanoui lui dévorant la moitié du visage. Cependant, malgré cette brusque question, l’enfant ne laissa même pas à son interlocuteur le loisir de répondre. Comme si la digue de son tempérament réservé venait de voler en éclat, Tashi laissa jaillir tout un flot de paroles qui sonna aux oreilles de son aîné tel un bien confus babillage.

« Je dois apprendre à faire la même chose ! Disait-il en pointant les perles aériennes. Mais quand je commence à faire la boule, le vent s’échappe et je dois tout recommencer. Maître Jamyang me dit de prendre patience, qu’en m’appri…voisant, je finirai par y arriver, et là ça fait quatre jours et ça marche toujours pas ! »

Joignant le geste à la parole, Tashi modela l’air alentour et composa un ovale grossier, dont le sommet creva et recracha tout le vent concentré dans une tiède bourrasque qui éclaboussa le visage des deux nomades.
L’enfant laissa échapper un « Ah ! » pitoyable et gémissant, lorgnant peureusement son aîné qui secouait doucement la tête pour écarter de ses yeux les mèches éparses que le souffle de vent y avait amené.

« Pardon… » Marmonna Tashi, les pommettes embarrassées d’un lourd rouge pivoine. Confus, le garçon l’était. Souvent on lui avait reproché son impatience et les maladresses qu’elle entraînait. Il n’aurait guère été surprenant que le maître à qui il s’adressait lui fasse une petite remarque, lui prodigue une mise en garde, un court sermon, mais au lieu de tout cela, ce fut comme un faible tremblement qui agita les lèvres claires de Rinji.
Un éclat de rire, doucement grave mais léger comme la brise, retentit dans l’austère couloir du Temple. Les épaules secouées d’un infime soubresaut, le maître laissa s’éteindre sa discrète hilarité en portant à sa bouche une large manche de sa robe monastique.

Penaud et plus écarlate encore, l’enfant posa son regard sur ses pieds nus, ne sachant guère plus où se mettre.

- Je suis un très mauvais professeur. Avoua Rinji en considérant le jeune moine d’un œil rieur et amusé. Mais si tu le souhaites, Tashi, recommence plus doucement l’exercice et je te préviendrais si je trouve quelque chose à y redire.

La figure du petit bonze s’éclaira d’un sourire rayonnant, bien qu’effrayant de prime abord, ce nomade-là était en fait aussi aimable et gentil que les autres. Peur et timidité envolées, Tashi fit tracer à ses mains un nouveau cercle, répétant plus lentement ses mouvements précédents.
Une bulle d’air esquissée, le maître l’interpella.

« Arrête-toi. »

Les grands doigts fins de Rinji vinrent trouver les petites mains du moine, y exerçant une légère pression afin de l’amener à desserrer ses phalanges, à les décrisper. De son avis, il y avait bien trop de tension chez le jeune bonze, trop d’énergie rigidifiée là où il convenait de demeurer souple.

« Relâche de même tes épaules. »

Tashi s’exécuta, puis poursuivit son œuvre en initiant une légère rafale tourbillonnante, gardant ses yeux fermés et son front plissé sous l’effort de concentration. Sans mot dire, Rinji poussa le garçon, qui avait tendance à se recourber sur lui-même, à se redresser ainsi qu’à fléchir subtilement les jambes. La position du moine lui paraissant satisfaisante, le jeune maître ne fit guère d’autres remarques alors que son « élève » tâchait de forcir les courants qui parcouraient la sphère.
Sans nullement prévenir, avec un bruit de tissu déchiré, l’air condensé explosa de nouveau aux visages des deux nomades.

Tant penaud l’un que l’autre, Rinji et le petit bonze échangèrent un regard piteux.

« …navré Tashi, comme je te l’avais dit, je ne suis pas doué pour enseigner. Mieux vaudrait que tu redemandes conseil à ton maître. »

- Oui… Fit le jeune garçon avec un sourire grimaçant.

- Allez, vas donc le retrouver, et reste avec lui. Il serait préférable que tu ne te promènes pas seul par ce temps.

Prononça Rinji, l’index levé, pointant le plafond qui vibrait et résonnait encore de l’incessant martèlement du déluge sur la toiture. L’enfant acquiesça doucement, faisant un pas en arrière, comme prêt à filer, mais s’immobilisant à la dernière seconde pour gratifier son aîné d’une courtoise révérence. Le jeune maître s’inclina pour toute réponse, et le regard vaguement imprégné d’une rêveuse tendresse, retourna à son entraînement.

Seules trois sphères bleutées flottaient encore dans l’air, sans y prendre garde, il avait de nouveau relâché son attention. Etouffant un petit gémissement chagriné, le nomade revint s’asseoir, et de gestes fluides de la paume des mains, recomposa sans précipitation le chapelet aérien, une perle à la fois.
Etait-il nécessaire de préciser qu’à cet instant, le cœur tempétueux de Rinji Youdon goûtait aux délices de la sérénité ?
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