Partagez|

N10

Juna
*** Messagère
*** Messagère
avatar

Féminin Age : 23
Messages : 323
Date d'inscription : 04/03/2009

RPG


MessageSujet: N10 Mer 10 Mar 2010 - 20:25

Citation :
N10) Un énorme banquet à l'occasion de la visite du grand Cirque "L'Abominus" de la Nation du Feu est organisé. Parmi eux se trouvent plusieurs hommes recherchés à travers toutes les nations. On craint qu'ils ne mettent la ville à sac, toutefois leurs intentions restent aussi brumeuses que leur réputation. Arrêtez-les avant que le pire ne se produise ! (Nécessite une Baston.) [Par lOulOuch et Kestrel]
L’agitation de la cité était palpable en cette belle matinée. Le soleil arriverait à son zénith dans un peu plus d’une heure, et la foule était déjà surexcitée, en particulier les jeunes enfants qui attendaient avec impatience les évènements de l’après-midi. En effet, le grand cirque « L’Abominus » de la Nation du Feu allait donner une grande représentation après le grand banquet organisé en leur honneur. Ce spectacle était gratuit pour les plus jeunes, par conséquent presque tout le monde avait décider de s’y rendre. Les représentations de ce cirque étaient, paraît-il, magiques, elles relevaient pratiquement du féérique tellement les acrobates étaient agiles, les dompteurs adroits, les clowns amusants, les animaux puissants. Quand on assistait à un de ces spectacles, on ne l’oubliait jamais. Enfin, ce qu’on m’a toujours raconté, car je n’ai jamais eu le privilège d’assister à une de ces représentations si uniques. Peut-être qu’aujourd’hui serait une première pour moi ? Mais avant tout ces évènements, le banquet digne de la réputation du cirque aurait lieu. Bizarrement, j’avais un mauvais pressentiment.

Quand j’arrivai sur la place principale de la ville, c’était à peine si je l reconnaissais. Une énorme tente blanche était dressée, probablement pour protéger d’une éventuelle pluie, après tout c’était la saison, le soleil pouvait s’éclipser d’une minute à l’autre. Cette tente devait bien s’étendre sur 15 mètres de long. Cette troupe devait contenir énormément de membres pour nécessiter une telle organisation. La guide des Nomades ainsi que l’Amiral devaient sûrement être là également. La place ressemblait à un fête foraine, certains artistes exécutaient quelques tours, notamment des cracheurs de feu, ce qui était normal puisque le cirque venait directement de la nation du Feu. Les enfants, comme les adolescents, étaient admiratifs des déluges de flammes qui s’envolaient dans le ciel puis disparaissaient en quelques instants. Il était vrai que cette démonstration était admirable, mais chaque maître du feu en était plus ou moins capable suivant son niveau. A mon avis, ça ne valait pas une puissante attaque d’un grand maître du feu. Je regrettais qu’un maître de l’eau ne soit pas là au cas où il y aurait un petit accident.

J’avançai tranquillement parmi les clowns, essayant de perturber aucun tour ni marcher par inadvertance sur la main d’un enfant. Je regardai partout : à droite, à gauche, en haut, en bas, derrière moi mais pas devant. Cet acte d’inattention me valut une collision avec un clown qui me regarda de travers toujours avec son grand sourire en forme de banane. Il me regarda droit dans les yeux, on aurait dit qu’il voulait m’hypnotiser. Se rapprochant de moi, et se dandinant autour de moi avec des pas assez farfelus, je l’interrompis d’un geste sec et rapide quand il essaya pour son tour de me subtiliser mon arc que j’avais gardé sur moi, car je revenais de la forêt où j’étais partie m’entraîner. Je lui lançai un regard noir-personne ne touchait à mon arc, sous aucun prétexte- et lui, me dévisageait avec des yeux de chien battu. Prise de colère, je lâchai violemment sa main et parti d’un pas un peu trop sûr. J’évitais assez adroitement d’autres individus. Je me serais senti humiliée d’un autre impact avec un acrobate. La rage était vraiment un sentiment particulier.

Je continuai mon chemin, toujours énervée, quand une petite personne –encore plus petite que moi- s’approcha en faisant la roue puis en sautant d’un bond pour se planter juste devant moi. Son sourire chaleureux réussit à faire disparaître ma colère passagère. Mais elle ne fut pas dupe de mon humeur précédente et commença à me scruter d’un œil d’inspecteur. D’ordinaire, ce comportement m’aurait amusé, j’aurais sûrement éclaté de rire mais cette fois, je fus plutôt gênée. Elle commença alors à me questionner avec un ton trop sérieux pour elle :

- Juna, tu n’aimes pas les cirques ?
- Si, ce n’est pas ça le problème, je n’aime pas les clowns qui touchent à mes affaires, répondis-je un peu blasée.
- Hum, hum, je vois jeune apprentie ! Sois plus détendue ! Aller viens, nous allons manger ! s’écria-t-elle.

Je n’avais pas le choix et ça lui faisait plaisir, je n’allais pas lui gâcher son bonheur parce qu’un inconnu avait voulu toucher mon arc si précieux à mes yeux, il ne pouvait pas le savoir.
Revenir en haut Aller en bas
Juna
*** Messagère
*** Messagère
avatar

Féminin Age : 23
Messages : 323
Date d'inscription : 04/03/2009

RPG


MessageSujet: Re: N10 Mer 17 Mar 2010 - 18:31

Nous nous approchâmes doucement de la tente blanche. J’aperçus la table dressée pour tous les convives, elle était impressionnante. Pas moins de 30 couverts se tenaient sur la longue table recouverte de plusieurs nappes blanches. A coté des assiettes, des corbeilles de fruits, des cruches remplies et des dessous-plats, n’attendant que les mets qui allaient arriver d’une minute à l’autre, ornaient le meuble. La décoration était simple mais élégante. Je n’aurais jamais imaginé qu’une troupe de cirque, aussi réputée soit-elle, puisse disposer d’un tel luxe pour un séjour dans une cité, mais puisqu’il en était ainsi, après tout ce n’était pas un mal. En continuant notre marche, nous arrivâmes juste derrière Kestrel, notre guide, et un membre du cirque, qui à juger par son air devait être le directeur. Il avait un visage rond, une petite moustache brune et un crâne quelques peu dégarni. Il portait un costume rouge avec un pantalon blanc. Il paraissait assez gentil, le genre d’homme à chérir ses artistes et leur accorder le moindre caprice tout en sachant faire preuve d’autorité. En vue de nez, il semblait correspondre au stéréotype du futur grand-père mais je ne devais pas me fier aux apparences.

Perdue dans mes pensées, je poussai un couinement aigue lorsque que mon maître me tapa dans le dos en déclarant :

- Alors, on ne dit plus bonjours aux Hauts-Gradés ?
- Euh si, bien sûr, excuse-moi … susurrai-je un peu gênée.
- Mais ce n’est pas si grave ! intervint Kestrel, telle une véritable sauveuse pour moi.

Elles arboraient tous un sourire sincère et joyeux. L’heure de manger devait bientôt arriver, puis la représentation tant attendue. En saluant maladroitement la Guide des Nomades, j’en profitais pour faire de même avec le directeur du cirque et appris en même temps son nom : Norbert Condor. Lui aussi affiché un sourire enchanté, peut-être était-il pressé de passer à table.

Soudain, plusieurs personnes portant des plateaux garnis de nourriture encore fumante arrivèrent de nulle part. Des légumes, de la viande, du poisson, se trouvaient à présent sur la table, à distance à peu près égale. Norbert frappa dans ses mains et les différents artistes arrêtèrent leur activité pour se mettre à table. Les acrobates furent, pour la plupart, émerveillés par tous les différents mets présentés. Je remarquai le petit sourire de la guide des Nomades et de son amirale qui venait d’arriver. lOulOuch m’entraîna un peu à l’écart de l’immense tente qui abritant le banquet et Kestrel commença un discours concis sur l’honneur que procurait la visite de la troupe à notre nation et qu’elle espérait que leur séjour se déroulait dans les meilleurs conditions. Ensuite, ils se mirent à table. Je quittai avec regret l’endroit où se mêlaient tous les arômes des plats finement cuisinés mais ce repas avait été fait seulement pour le cirque et les Hauts Gradés de notre nation. Peut-être qu’il resterait un petit peu de nourriture, à la fin.

Mon maître remarqua ma petite mine et déclara avec un de ses sourires si réconfortants : « Viens avec moi, je vais te montrer quelque chose qui va te plaire ». Elle m’emmena dans un lieu un peu reculé, il était derrière la scène réservée pour la représentation à venir. Elle bondissait à chaque pas et quand nous arrivâmes devant les roulottes de la troupe elle susurra : « Nous y sommes presque ». Nous glissâmes derrière plusieurs cabines roulantes toutes d’un rouge flamboyant avec inscrit dessus en grand « L’Abominus » accompagné de l’emblème de la nation du Feu. Décidemment, ils devaient vraiment beaucoup aimé cette emblème, on aurait dit qu’elle était omniprésente. Nous contournâmes une énième roulotte pour arriver enfin à un petit cercle formé par plusieurs de celles-ci. Là nous vîmes deux personnes qui s’occupaient de fauves en cage. C’étaient les dompteurs. Ils échangèrent un regard complice avec lOulOuch puis partirent en la remerciant. Je restai perplexe et je ne réussis à retenir les questions qui me brûlaient les lèvres :

- Qu’est-ce que ça veut dire ça ? Je ne comprends pas tout.
- C’est très simple. Ces jeunes gens ne voulaient pas quitter leurs animaux mais il fallait absolument qu’ils assistent au repas. Alors, afin de ne pas les laisser seuls trop longtemps, j’ai eu la bonne idée de leur proposer de veiller sur eux le temps qu’ils déjeunent et comme ça, tu peux voir des créatures que tu n’as jamais vu.

Je ne savais pas quoi dire, je souris simplement. Puis nous dirigeâmes lentement vers une des bêtes qui somnolaient. Je ne connaissais pas leur espèces mais ils n’avaient pas l’air très farouches ni méchants. Ils semblaient calmes. Puis, ils commencèrent à s’agiter, sans raison. L’un d’eux rugit même. Son rugissement retentit au loin, si bien que quelques instants plus tard, les dompteurs revinrent essoufflés. Ils s’approchèrent des fauves et les touchèrent à différents en droits pour vérifier une anomalie, en vain. Ils déclarèrent qu’ils allaient rester ici et que ce n’était pas grave car il n’y avait plus de place sur la table où se trouvaient le reste de la troupe. Je me tournai directement vers mon maître. Le nombre de couvert n’avait-il pas été compté précisément pour que chaque membre puisse manger sans problème ?
Revenir en haut Aller en bas
Juna
*** Messagère
*** Messagère
avatar

Féminin Age : 23
Messages : 323
Date d'inscription : 04/03/2009

RPG


MessageSujet: Re: N10 Ven 2 Avr 2010 - 18:54

Mon maître gardait l’air songeur. Elle, non plus, ne comprenait pas la situation. C’était d’autant plus inquiétant car elle avait perdu toute trace d’enthousiasme, ce qui ne lui ressemblait pas du tout. Elle aurait presque sembler inquiète. Je ne l’avais jamais vu dans cet état. Les yeux qui scrutaient le néant, elle se grattait le menton avec son index, puis me prit soudainement par le bras ; je sursautai. Ensuite, elle courut, toujours en me tenant vers la place où déjeunait la troupe et les deux hauts-gradés des Nomades. Nous avions emprunter des petites ruelles pour y arriver, alors quand nous arrivâmes devant la tante nous pouvions observer clairement la scène sans pour autant être aperçue. Là, elle me demanda de scruter avec attention les gens qui étaient autour de la table. Je regardai avec attention mais ne remarquai rien d’anormal. Elle me força à examiner mieux. Alors, en bout de table je vis 5 hommes dont 2 assis à table et 3 debout qui n’avaient pas la même carrure que le reste de la troupe. Ces personnes semblaient ternes, renfermées, malveillantes … Tout le contraire des gens naturellement joviales de la troupe. Ils portaient des manteaux noirs, de long manteaux noirs.

Je me lassai pas de dévisager ces hommes inquiétants, quand lOulOuch me tira par la manche et nous marchâmes en direction de ces individus assez malhonnêtes. Mon maître semblait tendue, peut-être redoutait-t-elle ces personnes ? Nous nous dirigeâmes tout droit vers eux. Ils remarquèrent sûrement que nous avancions dans leur direction car aussitôt les deux assis se levèrent de table sans bruit et quittèrent la troupe discrètement en passant derrière la tente, se dirigeant vers d’autres ruelles, sombres. Au moment nous allâmes dépasser l’espèce de chapiteau, lOulOuch fit quelques bons de côté pour se retrouver à côté de Kestrel et Amaya afin de leur susurrer quelques mots. Je ne vis pas leur réaction mais mon maître revint dans les instants suivants à mes côtés en confirmant le fait que nous pistions les individus « louches ». Nous prîmes la même ruelle qu’avaient emprunter les hommes. Puis la maître de l’air s’arrêta -je fis de même- et commença à expliquer :

- Ces hommes sont des bandits. Kestrel m’a avertie à l’instant de la menace qu’il représentait pour la ville. Nous devons les arrêter au plus vite avant qu’ils ne causent trop de dégâts. Ils viennent de la nation du feu et sont recherchés là-bas, prends garde.
- Euh, oui, bredouillai-je, mais qu’ont-ils donc de particulier ? Ce sont de simples voleurs ? Ou ont-ils commis des crimes plus grave ?
- Je l’ignore, répondit-elle laconiquement.

Nous reprîmes notre chemin quand nous arrivâmes à une petite place, ou plutôt une sorte de carrefour encadré par quatre maisons moyennes. Là, les cinq hommes étaient réunis en cercle et parlaient à voix basse, sûrement des dégâts qu’ils allaient causer. Puis lOulOuch se racla la gorge pour indiquer notre présence. Les hommes se retournèrent, visiblement mécontents voire inquiets. Mon maître leur dit qu’ils étaient en état d’arrestation, ils rirent. Nous préparâmes à nous battre …

La suite c'est ici :D
Revenir en haut Aller en bas
Juna
*** Messagère
*** Messagère
avatar

Féminin Age : 23
Messages : 323
Date d'inscription : 04/03/2009

RPG


MessageSujet: Re: N10 Ven 28 Mai 2010 - 16:29

Mon bras me brûlait. J’avais mal. En effet, j’avais sûrement un peu sous-estimé mon adversaire. J’avais appris une bonne leçon car, à présent, je voyais des petits canards virevoltaient en harmonie au son d’une mélodieuse mélopée s’échappant de mes oreilles telle de la fumée une fois qu’on a trop réfléchit. Je pouvais compter que la petite famille des canards comportaient 14 membres. Le papa et le tonton étaient bleus, normal, la maman et la tata étaient rouges, les 2 petites sœurs étaient roses, le petit frère était violet, le bébé était jaune –étrange, étrange-, les grands-parents étaient oranges et je ne pus distinguer les derniers car ils s’en allèrent. Ils avaient l’air d’avoir peur, très peur. Un cri démentiel retentissait dans les environs, ça devait être cela qui les inquiétaient. J’essayais de distinguer le sens des décibels émis, enfin, s’ils avaient un sens. Je me concentrais et j’entendis : « Juuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuna ». Tiens, mais c’est moi ! Pourquoi entendais-je donc mon prénom ? Le ciel tournait, il bougeait vite. Que se passait-il ? Aïe.

J’ouvris soudainement les yeux. Je constatai que lOulOuch se tenait devant moi et elle fronçait les sourcils. Elle ne devait vraiment pas être contente pour être dans cet état. En outre, ma joue était chaude. J’imaginai qu’elle m’avait giflée. J’allais lui répondre avec une excuse lamentable comme j’arrive à en trouver de temps en temps mais je n’eus pas le temps de lui répondre qu’elle commença à me réprimander :

- Nan, mais ce n’est pas vrai ! Dîtes-moi que je rêve ! Tu n’es même pas capable d’arrêter cette bande de minables ! Alors que tu avais une chance en or pour t’améliorer !
- Mais ! Ils sont censés être méchants et dangereux ! Et puis c’est quoi ce maître qui laisse son élève se débrouiller toute seule face à un groupe d’énergumènes sans cervelles ? Je veux bien que les salaires soient restreints, que ce soit la crise, qu’il y ait des protestations mais quand même !
- Oui, c’est vrai. Tu as raison, nous aurions dû combattre ensemble mais tu vois, j’étais fatiguée, j’ai beaucoup de travail en ce moment, je devais me reposer, j’avais confiance en toi, je pensais que tu pouvais le faire ! Oh et puis zut, il faut que nous les rattrapions.
- Il est vrai, allons-y.

Je m’étais mise en colère toute seule. Mais comment pouvait-elle me reprocher de m’être fait battre alors qu’elle n’avait même pas pris part au combat ? C’était de l’injuste caractérisée.

Nous traînions dans les rues, cela dit nous essayâmes d’aller un minimum vite pour ne pas leur laisser le temps de faire trop de bêtises. Personnellement, je boudais. Marre de l’injustice, si ça continuait j’allais me plaindre à Kestrel. Nous empruntions les routes où leurs empreintes semblaient être présentes. Ils n’avaient pas pris beaucoup de précautions dans leur fuite. Il y avait plusieurs traces dans le sable, des traces de passages d’armes dans les petites rues. Je me demandais s’ils étaient réellement dangereux, enfin le manque d’intelligence ne mettait pas en cause l’importance des actes.

Le silence omniprésent des ruelles étroites me perturbaient. J’étais certaine que quelque chose de grave allait se produire bientôt. J’avais peur car mon intuition ne me trompait que rarement et de nombreux enfants étaient sortis en vue de la représentation donnée plus tard dans l’après midi par le fameux cirque. J’accélérai alors le pas ce qui étonna mon maître. Elle me prit par l’épaule et me tourna afin que ses yeux rencontrent les miens. A son expression, j’en déduis qu’elle avait compris que je redoutais l’arrivée d’un évènement remarquable. Nous sortîmes enfin des petites rues et perdîmes ainsi la trace des « terroristes » de la nation du feu. Des bruits plutôt inappropriés à la situation nous parvinrent. C’était des cris, plusieurs personnes étaient en train de crier, on aurait dit des appels au secours alors qu’à côté la fête battait encore son plein. Nous nous rendîmes sur les lieux d’où provenaient les hurlements à vive allure et vîmes sur la place que les fauves avaient été libérés. Plusieurs dompteurs avaient déjà quitté le banquet et s’étaient déjà occupés de les regrouper pour les réinstaller dans les cages tandis que j’observai Amaya qui avait attrapé 3 des hommes et les avait attachés ensemble. Quand elle nous aperçut, elle nous demanda :

- Rendez-vous vers le temple de l’air, c’est dans cette direction que se sont enfuis les deux derniers quand je suis arrivée pour m’assurer du bon fonctionnement des choses, enfin nous avons pu éviter le pire pour le moment. Je crains qu’ils n’aient quelques obscures idées pour la suite de leur plan.

Je soupirai et nous fîmes demi tour pour rejoindre ledit temple afin d'empêcher une suite catastrophique.


Dernière édition par Juna le Sam 29 Mai 2010 - 23:23, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Juna
*** Messagère
*** Messagère
avatar

Féminin Age : 23
Messages : 323
Date d'inscription : 04/03/2009

RPG


MessageSujet: Re: N10 Sam 29 Mai 2010 - 16:35

J’attrapai lOulOuch par la manche et je m’engageai avec elle sur le chemin du temple. Je voulais y être le plus rapidement possible. J’avais peur de ce dont était capable ce maître du feu, sûrement de tout et n’importe quoi. Le temple n’était pas très loin mais nous n’avions à priori pas vraiment beaucoup de temps. La petite Nomade se pencha vers moi et susurra d’une voix presque inaudible : « Avance en sautant sur les toits, il pense sûrement que tu es toujours dans les vapes. On aura un avantage avec un effet de surprise. En revanche, ne t’éloigne pas trop de moi s’il te plaît, tu risquerais de rater ton entrée, notre timing (comment on dit en français ? ><) doit être parfaitement synchronisé. » J’acquiesçai et pris mon élan sur un mur avec ma maîtrise pour arriver sur le toit de la maison opposée. J'entendis mon maître soupirer. C’était pourtant amusant de faire ce genre de choses. Elle devait considérer que cette attitude était une attitude d’andouille et elle n’aimait pas que je me conduise comme ça, c’était la seule explication que je trouvais à cela.
Nous poursuivîmes donc notre avancée vers notre précieux temple. lOulOuch allait vite et il était difficile de la suivre car de temps en temps je devais bondir afin d’atteindre un autre toit puisque les maisons n’étaient pas toujours côte à côte. Je me disais que la maîtrise de l’air était bien pratique dans ces conditions. Nous arrivâmes au temple rapidement mais j’étais déjà essoufflée. Si c’était un échauffement, il était dur. Les maîtres de l’air ont aussi leurs heures de cruauté. Devant le temple, les deux hommes restants dont celui que j’avais affronté antérieurement se tenaient debout, face au temple. On aurait dit qu’ils réfléchissaient, pour de vrai. Ils étaient si absorbés par leur réflexion qu’ils ne se rendirent même pas compte de la présence de lOulOuch. Je m’étais cachée derrière un arbre proche pour pouvoir observer la scène et agir au moment le plus approprié. Ils ne devaient pas posséder une très grande attention car ils commencèrent une conversation des plus intéressantes :

- Alors, tu te souviens de ce que tu as à faire ? demanda le chef à celui qui semblait le plus jeune.
- Oui, je m’infiltre dans le temple et je cherche la salle où se trouvent les rouleaux de technique, répondit le subordonné.
- Ce sont des techniques secrètes pour le moment si elles se trouvent encore ici alors fais bien attention. Si tu te fais prendre, tu sais ce que tu as à faire, maintenant va, conclu le premier.

Il s’élança vers la porte principale, c’était plutôt originale pour un voleur. Soudain lOulOuch poussa un rire cristallin et s’empressa de dire :
- Il n’ira nulle part.
- Vas-y cours, c’est un ordre ! Je m’occupe du reste ! vociféra l’homme que j’avais eu à combattre.

Mon maître n’eut pas l’occasion de lui répondre. En un clin d’œil, il eut le temps de se positionner devant son acolyte qui, lui, put détaler vers l’endroit de ses désirs. La nomade allait utiliser un de ses sauts acrobatiques pour le poursuivre quand le vilain maître du feu bondit lui-même en arrière afin de se retrouver juste à côté du temple et il cria :

- Ne tente même pas de le suivre.
- Pourquoi donc ? l’interrogea lOulOuch.
- Sinon je mets le feu au temple de l’air, ce sera un énorme traumatisme pour tout ton peuple, non ?

Un silence s’installa. Nous étions bouche bée. Il allait commettre un tel acte ? Seulement pour des techniques ? Même des techniques d’une grande puissance et classées secrètes ne méritaient pas quelque chose de si atroce pour un peuple. En outre, il devait encore y avoir des personnes à l’intérieur du temple. Cet homme était beaucoup plus dangereux que je ne l’avais imaginer. lOulOuch reprit son assurance et demanda :

- Tu seras prêt à sacrifier ton homme ?
- Pourquoi pas ? Il sait à quoi il s’expose en étant sous mes ordres, il en est conscient et puis c’est un maître du feu, lui aussi. Ce ne sont pas les flammes qui lui font peur.
- Bon, eh bien, je n’ai pas le choix. Au nom de notre Guide et du peuple des nomades de l’air, pour sauver le temple, je vais devoir t’affronter.

Il rit

- Toi ? Alors que as préféré te reposer pendant que ton amie me combattait ? Tu n’as pas levé le petit doigt, et tu me reproches d’abandonner un des hommes et en plus tu souhaiterais me combattre ? Tu es vraiment pathétique.
- Il ne faut pas juger un livre à sa couverture. Et « en plus » est grammaticalement incorrect.

Elle profita de l’effet de surprise qu’elle avait causé grâce à sa remarque sur son expression fausse pour attaquer. Elle bondit en l’air et envoya une bourrasque qui l’écarta du temple. Il avait juste esquivé mais c’était en ça que consistait l’attaque. Il fallait l’entraîner plus loin, voire en dehors de la ville pour éviter des victimes inutiles. Mais elle n’avait pas le temps, elle allait peut-être s’y prendre avec le plus de légèreté possible pour ne rien abîmer. Elle s’élança à vive allure vers lui et lui assena un coup de pied dont il allait se souvenir longtemps et qui l’éjecta à quelques mètres plus loin. De là, elle me cria d’aller rattraper l’autre homme. Je sortis alors de ma cachette et courut à l’intérieur du temple. Ils avaient sûrement dû traversé des endroits sales car les empreintes de ses pas étaient comme imprimées sur le sol qui avait été nettoyé quelques jours auparavant. Il me fut facile de le retrouver et je le découvris en train de fouiller dans une des pièces les plus reculées où plusieurs étagères avec des parchemins et des documents importants occupaient la majeure partie des emplacements disponibles. Je voulus arriver avec ma discrétion naturelle mais manque de chance, une latte de parquet grinça sous un de mes pas et l’homme se retourna immédiatement. Il fronça les sourcils et eut un sourire mauvais.

- Si tu fais un pas de plus, tu ne reverras plus aucun de ces bouts de papiers. Ils finiront tous en cendre. Alors ne fais rien d’imprudent, d’accord ?

Je ne vis pas d’intérêt à lui répondre. Je n’étais pas encore très adroite avec la maitrise de l’air alors de je décochais deux flèches et les lançais sur lui. Il les brûla avant qu’elle ne puisse l’atteindre. Mauvais plan, à présent il allait essayer de provoquer un incendie. Je ne réfléchis plus, je m’élançais sur lui et donnai un coup de pied dans le ventre. Le choc dut lui couper le souffle car il s’écroula suite au coup. Je ramassais une des pointes de métal de mes flèches à présent disparues et le coinçai sous sa gorge. Là, je m’approchai et dis doucement à son oreille :

- Si tu fais un geste de plus, tu ne reverras plus jamais la lumière de jour. Alors ne fais rien d’imprudent, d’accord ?

Ces paroles me firent un drôle d’effet. Jamais auparavant, je n’avais menacé quelqu’un de mort. Je dus me retenir pour qu’une nausée n’envahit pas mon esprit. Ce que je venais de faire, me dégoutait profondément. J’attrapais ensuite ses deux mains avec celle qui me restait et le forçais à avancer. Quand nous sortîmes du temple, je découvris lOulOuch qui s’était occupé du chef. Il semblait assommer et elle, arborait un magnifique sourire comme elle savait si bien les faire. Elle attrapa l’homme que je tenais fermement et enroula une cordelette autour de ses mains. « Va, tu ne causeras plus de bêtises, mon petit. Tu vas pouvoir séjourner un peu en prison avant d’être renvoyé dans ta nation pour y être jugé ». L’ironie de sa phrase avait une touche d’humour noir mais bon, tant pis. Un message sera envoyé d’ici peu pour prévenir la nation du feu.
Amaya se chargea des hommes avec lOulOuch et elles me dirent chacune de retourner voir le spectacle enfin, la fin puisqu’il avait bien dû commencer depuis un moment. Je m’approchais doucement et finis par arriver à côté de Kestrel. Elle me demanda de m’assoir à côté d’elle et de me raconter ce qui s’est passé :

- Nous avons évité le pire, répondis-je.
- J’aurais dû vous prévenir que c’était des hommes dangereux qui s’amusaient à détruire les villes où ils passaient avant de les piller, dit-elle en riant presque.
- Oui, il aurait peut-être fallu, ça nous aurait évité quelques soucis mais puisque tout cela est réglé, ça importe peu, poursuivis-je. (ça fait bizarre Ôo)
- Oui, c’est réglé … peu importe.

Et nous regardâmes tranquillement la fin du spectacle. Les enfants étaient en extase, le soleil se couchaient progressivement et le ciel arborait cette teinte bleu, rose, orange qui faisait tellement rêver. C’est dans ce paysage paisible que la troupe salua, même les fauves, sous le fouet des dompteurs, se courbèrent en rugissant. Il nous fut possible d’admirer une dernière fois ces puissantes créatures avant leur départ, demain à l’aube. En attendant, il nous restait les souvenirs de cette journée si particulière.

***

Fin de la mission !
Revenir en haut Aller en bas
Kestrel
****
****
avatar

Féminin Age : 29
Messages : 2611
Date d'inscription : 15/10/2008

RPG


MessageSujet: Re: N10 Mar 1 Juin 2010 - 14:54

\o/ Tu l'as eu !!
Super mission, de bout en bout ! J'ai adoré ! :D

240XP+45XP(baston) = 265XP
Bonus fin de RP: 66XP

Compte final:
+331XP

+66 vils (décompté du capital)
+5PDN aux Nomade de l'air !

Et comme c'est une mission extra, tu gagnes une médaille d'or ! :D Alala, serial missionneuse =O

Report des points transmis à Hank. =)

__________________________________________________________


art © artgerm
Revenir en haut Aller en bas
http://thelastairbender.forumactif.com/
Contenu sponsorisé




RPG


MessageSujet: Re: N10

Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: